Les anabaptistes en France au 12e siècle, bis

L’an1147: Henricus Petri Tholossanus, c’est-à-dire Henri de Toulouse, à cette époque et après, attaqua vigoureusement le baptême des enfants, avec les armes spirituelles de la vérité divine; qu’il avait déjà commencé à l’époque de Pierre de Bruys, comme il a été mentionné pour l’année 1126; et il n’a cessé de le poursuivre jusqu’à et après la mort dudit Pierre de Bruys; quelle matière est décrite par Jacob Mehrning, Bapt. Hist., page 664 comme suit : «Maintenant, Pierre de Bruys ayant été condamné et brûlé, Henri maintint vigoureusement sa doctrine; car il était un collaborateur de Pierre et avait plusieurs adeptes de sa doctrine.» Peter Cluniacensis écrit qu’entre autres choses, il a enseigné :

  1. Que les enfants ne puissent être baptisés ou sauvés par la foi d’autrui; mais ils doivent être baptisés et sauvés par leur propre foi; car le baptême sans foi individuelle ne sauve personne.
  2. Cette foi individuelle sans baptême est également inutile.
  3. Que les enfants qui n’ont pas encore atteint les années de compréhension ne peuvent pas être sauvés par le baptême de Christ.
  4. Que ceux qui ont été baptisés dans l’enfance doivent, lorsqu’ils deviennent plus âgés, être rebaptisés, car cela, dit-il, n’est pas rebaptiser, mais bien plutôt baptiser correctement.
  5. Que le corps et le sang du Christ ne soient pas offerts à la messe publique; et que ce sacrifice n’a aucune vertu pour le salut de l’âme. Encore une fois, que les autels doivent être abattus ou brisés en morceaux.
  6. Que la doctrine des formes et de la transsubstantiation du sacrement est fausse.
  7. Que la Cène ne doit plus être administrée (comme leurs accusateurs les ont chargés de le maintenir), elle ayant été donnée une fois par Christ aux apôtres.
  8. Que le sacrifice de la messe, la prière, l’aumône, et ainsi de suite, les œuvres des vivants pour les morts sont une folie et une méchanceté, et ne servent à rien.
  9. Que les moines et les prêtres se marient, plutôt que de commettre la fornication, et vivent continuellement dans l’obscénité.
  10. Que les crucifix ne doivent pas être honorés ou adorés; et les nombreuses croix, qui tendent à la superstition, devraient bien plutôt être abolies que conservées.
  11. Que l’homme ne devrait pas construire tant d’églises coûteuses, qui ne sont souvent pas utilisées pour entendre la Parole de Dieu; et ceux qui sont construits devraient être démolis.
  12. Que par le chant de l’église hurlant des prêtres et des moines, Dieu est moqué et non réconcilié.
  13. Que la viande peut être consommée le dimanche et les autres jours.
  14. Qu’ils ne reçoivent pas tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament, à savoir ceux
    qui sont appelés apocryphes; mais l’Évangile seulement.
  15. Qu’ils ne croient qu’aux saintes Écritures, mais ne mettent pas les écrits des pères sur un pied d’égalité avec eux.

L’an1199: Il est dit qu’à cette époque les Albigeois, qui ne formaient qu’une église avec les Vaudois, s’étaient tellement multipliés dans le comté de Toulouse, que, comme s’en plaignaient les papistes, «près d’un millier de villes en étaient polluées». Introduction M. M., page 52, Col. 1, de Baron. A.D. 1199, numéro 13.

Avec cela le seigneur de St Aldegonde est d’accord, quand il dit (in’t Tafereel der Geschil., cap. 12, folio 142) : «Bien que Pierre de Bruys a été brûlé comme hérétique, à Saint-Gilles, près de Nîmes, leur doctrine s’est néanmoins répandue dans toute la province de Gascogne, dans le comté de Foix, Quercy, Agenois, Bourdelais, et presque dans tout le Languedoc, et le comté de Jugrane, maintenant appelé Venise. En Provence aussi cette doctrine était presque universellement acceptée, et les villes de Cahors, Narbonne, Carcassonne, Rhodes, Aix-la-Chapelle, Mézières, Toulouse, Avignon, Montauban, S. Antonin, Puflanrens, Castres, Minerve, Béziers, Beaucaire, Lombes, Pannes, et le pays de Bigorre furent remplis avec elle, avec beaucoup d’autres villes qui leur étaient favorables, comme Tarascon, Marseille, Perces, Agenois, Marmande et Bordeaux; par quoi cette doctrine se répandit encore plus, d’un côté en Espagne et en Angleterre, de l’autre, en Allemagne, Bohême, Hongrie, Moravie, Dalmatie, et même en Italie.

«En effet, cette doctrine s’est répandue de telle manière que, si assidûment que agissaient les papes, et tous leurs représentants, aidés des princes et des magistrats séculiers, à les exterminer, d’abord par des disputes, puis par le bannissement et l’excommunication papale, et les anathèmes, proclamant croisades, indulgences et pardons à tous ceux qui commettraient des violences contre eux, et enfin, par toutes sortes de tortures, feu, potence et effusion de sang cruelle, oui, de telle manière que le monde entier était en émoi à cause de cela; pourtant, ils (les papistes) n’ont pas pu empêcher les cendres de s’envoler à l’étranger et de se disperser au loin, presque jusqu’aux extrémités de la terre.» Introduction M. M., page 52, col. 1, 2.

À propos de Bob Goodnough

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