Une exhortation chrétienne fraternelle de l’année 1420

[Une épître de la Barbe Bartholémi Tertian aux églises évangéliques de Pragela, écrit vers 1420 AD.]

Jésus soit avec nous.

À tous nos fidèles et aimées comme frères en Jésus Christ. Salut soit à vous tous. Amen.

La présente est pour avertir votre fraternité, en m’acquittant du devoir que j’ai envers vous de la part de Dieu, principalement touchant le soin du salut de vos âmes, selon la lumière de vérité, laquelle nous a départi le Très-Haut; qu’il plaise à un chacun de vous maintenir, accroître et chérir de votre pouvoir, sans diminution de bons commencements, usages et coutumes lesquelles nous ont été laissées par nos aïeux, desquelles nous ne sommes pas dignes.

Car il nous serait peu profitable d’avoir été renouvelés à l’instance paternelle, et par la lumière laquelle nous a été donnée de Dieu, si nous nous adonnons aux mondaines, diaboliques et charnelles conversations, abandonnant le principal qui est Dieu, et le salut de nos âmes, pour la brève vie temporelle. Car le Seigneur a dit en l’Évangile, quel profit est-ce à l’homme s’il gagne tout un monde, et il fait perte de son âme? Car il nous vaudrait mieux de n’avoir point connu la voie de la justice, qu’en l’ayant connu faire le contraire.

Car nous serons inexcusables, et condamnés plus gravement, car il y aura plus grand tourments contre ceux qui auront eu plus de connaissance. Pour laquelle chose, je vous prie par la charité de Dieu, que vous ne diminuiez point, mais accroissiez la charité, la crainte et l’obéissance du à Dieu, et à vous-mêmes entre vous, et garder toutes les bonnes coutumes, lesquelles vous avez ouïes et entendues de Dieu, par notre moyen, et que vous ôtées et purgées du milieu de vous tout défaut et manquement troublant la paix, l’amour et l’accord, et toute chose laquelle vous ôter la liberté du service de Dieu, votre salut et l’administration de la vérité si vous désirez que Dieu vous soit propice es bien temporelles et spirituelles. Car vous ne pouvez faire aucune chose sans lui.

Et si vous désirez d’être héritiers de sa gloire, faites ce qu’il vous dit. Si tu veux entrer dans la vie, garde mes commandements. Faites qu’il ne se nourrice entre vous aucun jeu, ni gourmandise, ni paillardise, ni danse, ni autres débauches, ni questions, ni tromperies, ni fraude, ni usure, ni malveillance, ni discordes; ne supportez point entre vous, et n’entretenez point aucune personne de mauvaise vie ni qui donnent entre vous scandales ou mauvais exemple, mais que charité et fidélité règne entre vous, et tout bon exemple, traitant l’un l’autre comme un chacun voudrait qu’il lui soit fait à lui-même. Car autrement il n’est pas possible qu’aucun puisse être sauvé ni ait la grâce de Dieu ni des hommes en ce monde, ni en l’autre la gloire.

Et il faut que les conducteurs principalement tiennent la main à ces choses, et ceux qui dirigent et gouvernent : car quand le chef est malade tous les membres s’en sentent. Et pourtant, si vous espérez et désirez posséder la vie éternelle, être en estime et bonne renommé et crédit, et prospérer en ce monde, aux biens temporels et spirituels. Purgez-vous de toute vie désordonnée entrevous afin que Dieu soit toujours avec vous, lequel qui n’abandonne jamais ceux qui espèrent en lui. Mais sachez ceci pour certain, que Dieu n’exauce point ni n’habite point avec les pécheurs, ni en l’âme se donnant à la malveillance ni à l’homme qui est assujetti aux péchés. Et pourtant qu’un chacun dresse les voies de son cœur et fuir les dangers s’il ne veut pas périr en eux.

Nul autre pour le présent, sinon que vous mettiez en effet ces choses et le Dieu de paix soit avec vous tous, et nous accompagne aux vrais dévots et humbles prières, en saluant tous les fidèles et aimés de Christ. Amen.

Votre Batholémi Tertian, prêt à vous servir en toutes choses possibles selon Dieu.

[Cette épître aurait été premièrement écrite en occitan. La traduction utilisée ici est celle de Jean Paul Perrin de l’an 1618, sauf que j’ai changé quelques mots qui sont maintenant tombés en désuétude.]

À propos de Bob Goodnough

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