L’autre épidémie

Image par DiamondRehabThailand de Pixabay 

Une épidémie sévit dans notre pays, des gens meurent, d’autres sont incapables de travailler ou d’entretenir des relations. Non, je ne parle pas du COVID, il s’agit d’une épidémie qui existait avant le COVID et qui continuera probablement d’affliger les gens longtemps après la disparition du COVID. Comme cette épidémie ne touche que les personnes dépendantes des drogues de la rue, le reste d’entre nous peut penser que nous pouvons l’ignorer.

Dimanche dernier, la sœur de ma femme a été retrouvée morte dans une ville située à plusieurs heures de chez nous, avec un attirail de drogue sur la table devant elle. Elle n’avait pas de téléphone, personne dans la famille ne savait où elle vivait. Ma femme avait réussi à la localiser et à lui rendre visite à quelques reprises ces dernières années, mais elle déménageait sans cesse et ne gardait pas le contact avec sa famille.

Parfois, l’épidémie d’opioïdes cesse d’être un simple article dans le journal, se rapproche de nous et nous prive d’un membre de la famille bien-aimé. Les personnes qui vendent des drogues dans la rue ne sont pas des pharmaciens ou des chimistes, les drogues qu’ils vendent n’ont pas un effet uniforme. Lorsqu’une personne consomme de telles drogues pendant des années, elle finit tôt ou tard par obtenir quelque chose qui lui fait faire une mauvaise expérience ou qui l’éteint définitivement. La naloxone inverse les effets des opioïdes, mais il semble que personne n’était avec ma belle-sœur quand elle a pris sa dernière dose. Personne pour l’emmener à l’hôpital ou pour trouver un travailleur de rue avec un kit de naloxone.

Que pouvons-nous faire pour aider ces personnes? Nous nous sentons obligés de faire ce que nous pouvons pour réparer des vies brisées. La dure réalité est que nous ne pouvons rien faire pour sauver des personnes contre leur gré. Ils ont fait des choix, des choix qui semblaient petits et insignifiants à l’époque, qui les ont conduits à être piégés dans un style de vie où rien : la famille, le travail ou la maison, ne signifie autant que de se procurer sa prochaine dose de drogue. Ils doivent commencer à faire de petits choix pour se libérer de cette toile. Personne d’autre ne peut faire ces choix à leur place.

Que pouvons-nous faire pour aider ces personnes? Nous pouvons prier. Nous devons prier. Nous ne pouvons pas manipuler Dieu, Dieu ne manipule personne. Mais nous pouvons prier pour qu’en un lieu et un moment donnée, une connexion puisse être établie entre Dieu et la personne pour laquelle nous prions. Nous pouvons faire de notre mieux pour maintenir un lien avec cette personne. Ce ne sera pas facile, car les dépendances conduisent à des connexions brisées, ou à des connexions dans le seul but d’obtenir de l’argent pour acheter de la drogue.

Par-dessus tout, nous devons nous maintenir dans l’amour et la paix de Dieu, sans colère ni amertume. Un proche qui est dépendant à la drogue a probablement trahi notre confiance, nous a menti et nous a peut-être même blâmés pour son problème. Mais cette personne dépendante reste une personne que Dieu aime et que nous devons aussi aimer. Si nous sommes en colère ou amers, notre bien-aimé le saura et cela constituera une barrière entre nous.

À propos de Bob Goodnough

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