Cyprien : le transition d’Israël à l’église

Cyprien de Carthage (200 à 258), né en Afrique du Nord de parents païens d’origin berbère, s’est converti à l’age de 35 and et plus tard est devenu éveque de Carthage. Il a dit « coutume sans vérité n’est rien qu’erreur ancienne. » Il a écrit la liste suivante pour corriger la pensée de certains selon laquelle Christ reviendrait pour établir un royaume juif terrestre.

1. Israël était sous le coup de la colère pour avoir abandonné Dieu et suivi des idoles (Exode 32.1, 31-33 ; Deutéronome 32.17 ; Juges 2.11-13 ; 4.1 ; Malachie 2.11).

2. Ils n’ont pas cru des prophètes et les ont donc tués (Jérémie 7.26 ; 25.4, 6-7 ; 1 Rois 19.10 ; Néhémie 9.26).

3. Leur aveuglement était prédit (Ésaïe1.2-4 ; 6.9-10 ; Jérémie 2.13 ; 4.10 ; 7.7-9 ; Proverbes 1.28-29 ; Psaume 28.4-5 ; 82.5 ; Jean 1.11-12).

4. Ils ne pouvaient pas comprendre les Écritures, mais ils les feraient quand Christ viendrait (Ésaïe 29.11-18 ; Jérémie 23.20 ; Daniel 12.4-7 ; 1 Corinthiens 10.1 ; 2 Corinthiens 3.14-16 ; Luc 24.44-47).

5. Les Juifs doivent croire en Christ avant de pouvoir comprendre les Écritures (Ésaïe 7.9 ; Jean 8.24 ; Habacuc 2.4 ; Genèse 15.6 ; Galates 3.6-9).

6. Les Juifs perdront Jérusalem et la Palestine (Ésaïe 1.7-9 ; Matthieu 23.37-38).

7. Les Juifs perdront la lumière du Seigneur (Ésaïe 2.5-6 ; Jean 1.9-10 ; 3.18-19).

8. La circoncision de l’Esprit remplacera la circoncision de la chair (Jérémie 4.3-4 ; Deutéronome 30.6 ; Josué 5.2 ; Colossiens 2.11).

9. La loi mosaïque cessera (Ésaïe 8.16-17 ; Matthieu 11.13).

10. Une nouvelle loi sera donnée (Michée 4.2-3 ; Ésaïe 2.3-4 ; Matthieu 17.5).

11. Une autre dispensation et une nouvelle alliance sont promises (Jérémie 31.31-34).

12. L’ancien “baptême” cessera (Ésaïe 48.21 ; Matthieu 3.1 ; Jean 3.5-6).

13. L’ancien joug doit être remplacé par un nouveau (Psaume 2.1-3 ; Matthieu 11.28-30 ; Jérémie 30.8-9).

14. Les anciens pasteurs seront remplacés par des nouveaux(Ézéchiel 34.10-16 ; Jérémie 3.15 ; 31.10-11).

15. L’ancien temple sera remplacé par celui de Christ (2 Samuel 7.4-5, 12-16 ; Matthieu 24.2 ; Jean 2.19 ; Marc 14.58).

16. Les anciens sacrifices seront annulés (Ésaïe 1.11-12 ; Psaume 50.13-15 ; 23.4-5 ; Malachie 1.10-11).

17. Le sacerdoce éternel remplacera l’ancien (Psaume 110.3 ; 1 Samuel 2.35-36).

18. Un autre prophète donnera le Nouveau Testament qui était promis (Deutéronome 18.18-19 ; Jean 5.39-40, 45-47).

19. Les aînés et les jeunes sont prédits (affirmant qu’Israël était l’aîné et l’église chrétienne le plus jeune) (Genèse 25.23 ; Osée 2.23 ; 1.10).

20. L’église, à cause de l’inclusion des païens, aura plus d’enfants que la synagogue n’en a jamais eu (Ésaïe 54.1-4 ; 1 Samuel 2.5)

21. Les païens croiront (Genèse 11.1-3 ; 27.27-29 ; 48.17-19 ; 49.8-12 ; Nombres 23.14 ; Deutéronome 28.44 ; Jérémie 6.18 ; Psaume 18.45-46 ; Jérémie 1.5 ; Ésaïe 55.1, 4-5 ; 11.10 ; 9.1-2 ; 45.1 ; 46.18-19 ; 5.25-26 ; 52.15 ; Actes 13.46-47).

22. Les Juifs diminueront, mais l’église accroîtra sur la terre (Ésaïe 55.13-15 ; 5.26-27 ; 3.1-2 ; Psaume 34.9-11 ; Jean 6.35 ; 7.37-38).

23. Le royaume des cieux est aussi pour les gentils (Matthieu 8.11-12).

24. Les Juifs ne peuvent être sauvés que par moyen de l’église (Ésaïe 1.15-20).

25. Christ est appelé une pierre (Ésaïe 28.16 ; Psaume 118.21-26 ; Zacharie 3.8-9 ; Josué 24.26-27 ; Actes 4.8-12).

26. Ensuite, cette pierre deviendra une montagne et remplira toute la terre (Daniel 2.31-35).

27. Cette montagne sera manifestée dans les derniers jours, et les païens y viendront, et tous les justes y monteront (Ésaïe 2.2-4 ; Psaume 24.3-6).

28. Le signe de la croix est salut pour toutes les personnes qui sont marquées surs le front (Ézéchiel 9.4-6 ; Exode 12.13 ; Apocalypse 14.1).

29. Que Christ vienne en tant que juge (Malachie 4.1 ; Psaume 50.1-6 ; Ésaïe 42.13-14 ; Psaume 68.1-7 ; 82.8 ; Matthieu 8.29 ; Jean 5.32-33 ; 2 Corinthiens 5.10).

30. Qu’il régnera pour toujours (Zacharie 9.9 ; Ésaïe 33.14-17 ; Malachie 1.14 ; Psaume 2.6 ; 22.27-28 ; 24.7-10 ; 45.1-4 ; 74.12 ; Matthieu 2.1-2 ; Jean 1.36-37).

31. Qu’il est à la fois juge et roi (Psaume 72.1-2 ; Apocalypse 19.11-16 ; Matthieu 25.31-46).

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Méditations sur l’actualité

Dimanche dernier, Tiger Woods a remporté le tournoi de golf Masters. Un triomphe incroyable pour un homme qui, il y a quelques années, pensait que son temps de jouer au golf était fini. Quatre interventions chirurgicales et de longs mois d’entraînement rigoureux plus tard, il surpasse les meilleurs au monde.

Il a dû endurer la douleur, le ridicule et le mépris et les a tous vaincus. Sa récompense ? Une autre veston verte, une pile d’argent et des tonnes d’éloges et de publicité.

Ce sont des choses qui vont périr avec le temps. L’apôtre Paul a écrit au sujet du sport et a déclaré que les chrétiens devraient s’entraîner comme des athlètes, sans tenir compte des protestations de leur corps. Mais, dit-il, ils le font pour gagner un prix terrestre, nous le faisons pour gagner un prix céleste.

L’autre grande nouvelle de cette semaine est l’incendie qui s’est déclenché lundi après-midi à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le président Macron a annulé un discours télévisé et les politiciens ont cessé de faire campagne. Avant le midi du prochain jour, de riches familles françaises s’étaient engagées à verser 700 millions d’euros pour reconstruire la cathédrale. C’est plus d’un milliard de dollars canadiens. De toute évidence, ce bâtiment vieux de 800 ans a une grande signification pour un grand nombre de personnes.

Mais l’apôtre Paul a déclaré : « Le Dieu qui fait le monde et tout ce qu’il vient de dire, seigneur du ciel et de la terre, n’a l’habitude de se perdre dans les temples de faits d’homme ».

Que devrait donc considérer le chrétien comme le plus précieux de tous les objets terrestres ? Pas quelque chose à vénérer, mais la chose qui compte le plus pour la vie chrétienne ?

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C’est la croix ; la croix où notre Sauveur est mort, et où nous devons aussi mourir aux impulsions de notre corps. Au-delà de la croix se trouve la résurrection. Pour Jésus, c’était à la fois une résurrection corporelle et spirituelle. Pour nous, la résurrection spirituelle vient en premier, la résurrection corporelle plus tard.

Puissions-nous ne jamais banaliser la croix en appelant les petites difficultés de la vie une croix. Ce n’est pas la croix vers laquelle Christ nous dirige. La croix du Christ est un instrument de mort. Pour devenir ce que Dieu veut que nous soyons, ce pour qu’il nous a créés, tout ce qui nous en empêche doit être cloué à la croix et laissé là pour y mourir.

Cela signifie que tous nos désirs, espoirs et ambitions humains doivent être écartés. Rien que d’y penser, cela crée de l’agonie et de la peur. Mais au-delà de la croix se trouve une nouvelle vie, avec des bénédictions que nous ne pouvons pas imaginer et que nous n’éprouverons jamais si nous nous éloignons de la croix.

Leenart Bouwens, prédicateur anabaptiste du XVIe siècle et collègue de Menno Simons et de Théodore Philippe, baptisa plus de 10 000 personnes. Nous ne savons pas grand-chose à son sujet, mais on dit qu’une fois, un couple s’est approché de lui pour se faire baptiser. Après avoir parlé avec eux, il a déclaré : « Vous devez d’abord rentrer chez vous et mourir. Je ne baptise jamais de personnes vivantes. »

La croix de Christ est toujours le moyen que nous devons emprunter pour remporter le prix céleste.

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Ouvert pendant les rénovations.

Au cours des deux prochaines semaines j’apporterai des modifications à ce site. Cette page sera la page cible pendant cette période, celle que vous verrez en premier lorsque vous visiterez le site.

Je serai en train de poster des documents plus longs, sans les envoyer par courriel. Certains de ces documents ont déjà été publiés au coup par coup ; Je veux les combiner en documents complets et les rendre plus visibles sur le menu en haut du blog.

Mon intention est de faire de ce blog une source de documents importants de l’église primitive, des anabaptistes et des mennonites.

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N’hésitez pas à venir voir les changements pendant les travaux de rénovation.

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Responsabilité personnelle

L’homme doit cesser d’attribuer ses problèmes à son environnement et réapprendre à exercer sa volonté – sa responsabilité personnelle dans le domaine de la foi et de la morale.
-Albert Schweitzer

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La tentation à devenir caméléon

Certains membres de l’église primitive voulaient que les convertis païens soient des caméléons. Ils pensaient que de circoncire les chrétiens païens leur donnerait l’apparence d’être convertis à la religion juive. Certains chrétiens juifs ont pensé que cela les épargnerait de la persécution par d’autres Juifs pour leur association avec les païens. Ces personnes parmi les croyants juifs étaient les vrais caméléons, essayant de dissimuler qu’ils croyaient autre chose que ce que croyaient les autres Juifs.

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Image par Roy Buri de Pixabay

Actes 15 montre comment l’église primitive a mis fin à cela en déclarant qu’il n’était pas nécessaire de circoncire les croyants païens. Bientôt, les païens sont devenus la majorité dans l’église. La tentation caméléon était maintenant que les croyants maintiennent suffisamment de conformité extérne aux cérémonies païennes pour éviter la persécution. Dans ses lettres, l’apôtre Paul donna de nombreux avertissements et instructions contre cela.

Quelques siècles plus tard, un empereur romain a fait du christianisme la religion officielle de l’empire. La persécution a pris fin pendant un certain temps, mais l’église est rapidement devenue un mélange de pratiques chrétiennes et païennes. On ne savait pas vraiment qui était vraiment chrétien et qui observvait simplement les rites de necessité.

Beaucoup de chrétiens sont restés en dehors de cette créature caméléon qui s’est appelée l’église de Dieu ; ils se sont efforcée de vivre en tant que chrétiens, quel qu’en soit le prix. Pour certains, cela leur a coûté la vie, car le caméléon ne pouvait tolérer ces croyants qui étaient un reproche vivant de son compromis. La persécution se dressait contre ceux qui maintenaient l’intégrité de la foi. D’autres les ont appelés par beaucoup de noms, celui qui a collé le plus longtemps est anabaptiste.

La réforme protestante a commencé comme une protestation contre le grand caméléon, l’Église catholique romaine. Elle a seulement créé plusieurs petits caméléons, églises d’État à adhésion obligatoire et le salut promis par des cérémonies plutôt que par la foi.

La persécution des anabaptistes semblait avoir réussi, ceux qui restaient étaient dispersés et sans dirigeants. Dieu a suscité de nouveaux chefs qui ont rassemblé le troupeau dispersé. Les évangélistes itinérants ont amené de nombreux nouveaux croyants dans le bercail au cours de cette période tumultueuse. Les anabaptistes sont maintenant connus sous le nom de mennonites, du nom de Menno Simons, l’un des plus audacieux de leurs dirigeants.

Pour les personnes nées de nouveau dans les églises d’État, les cérémonies et les sermons du caméléon n’ont pas été rafraîchissants. Certains se sont rencontrés en privé pour un soutien mutuel et des encouragements, tout en se conformant extérieurement aux cérémonies du caméléon. Ils se considéraient comme « les gens paisibles du pays », menant une vie spirituelle intérieure et une vie extérieure qui ne leur causerait pas de problèmes.

Les mennonites croyaient également en l’importance de la vie spirituelle intérieure, mais ne trouvaient aucune justification dans la Parole de Dieu pour mener une double vie. Ils croyaient que si la piété intérieure était véritablement de Dieu, la vie extérieure le montrerait, y compris la volonté de souffrir pour la foi. Et beaucoup d’entre eux ont souffert, car tous les caméléons les détestaient.

La persécution active a diminué avec le temps, mais il restait beaucoup de suspicion. De nombreux groupes mennonites ont trouvé la tolérance en adoptant la formule piétiste qui consiste à être « les gens paisibles du pays ». Ils ont essayé de maintenir la vie spirituelle intérieure, mais avec le temps, même cela a faiblit. Dans beaucoup de dénominations qui utilisent aujourd’hui le nom mennonite, la mémoire de ce que signifiaient autrefois anabaptiste et mennonite a disparu.

« Néanmoins, le fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau : Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent ; et : Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité »(2 Timothée 2.19). Nos ancêtres anabaptistes-mennonites étaient convaincus que le fait de sortir de l’iniquité n’était pas quelque chose de secret, mais qu’il fallait aussi renoncer à toute forme de duplicité.

Considérez les paroles de l’apôtre Paul à l’église de Philippes :

Seulement, conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j’entende dire de vous que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d’une même âne pour la foi de l’évangile, sans vous laissez aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut, et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenant le même combat que vous m’avez vu soutenir, et que vous apprenez maintenant que je soutiens.

L’apôtre Paul croyait que la volonté de souffrir pour la foi était un gage du salut accordé par Dieu. Dieu n’a pas changé. Son peuple ne devrait pas non plus s’adapter à l’esprit de notre époque. Pour réclamer légitimement au salut de Dieu, nous ne devons pas essayer d’être des caméléons.

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La seule parole de Christ me suffit

Frères, je vous dis la vérité et ne mentez pas. Je ne suis pas Enoch, je ne suis pas Élie, je n’ai pas de visions, je ne suis pas un prophète qui peut enseigner et prophétiser autrement que ce qui est écrit dans la Parole de Dieu et compris dans le Saint-Esprit. (Quiconque essaiera d’enseigner autre chose quittera bientôt la piste et sera séduit.) Je ne doute pas que le Père miséricordieux me garde dans sa Parole, en sorte que je n’écrirai ou prêcherai rien que ce que je puisse prouver par Moïse, les prophètes, les évangélistes et autres Écritures et doctrines apostoliques, expliquées dans le vrai sens, selon l’Esprit et l’intention de Christ. Jugez-vous, vous qui êtes spirituels.

Une fois de plus, je n’ai ni visions ni inspirations angéliques. Je ne les veux non plus de peur d’être trompé. La seule parole de Christ me suffit. Si je ne suis pas son témoignage, alors tout ce que je ferai sera en réalité inutile, et même si j’avais de telles visions et inspirations, ce qui n’est pas le cas, même alors cela devait être conforme à la Parole et à l’Esprit de Christ, ou ce ne serait que pure imagination, tromperie et tentation satanique.

-Menno Simons

MennoSimons

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Orgueil évangélique

[Les paragraphes suivants sont cités de Less Than Conquerors : How Evangelicals Entered the Twentieth Century, par Douglas W. Frank, copyright 1986 par William B. Eerdmans Publishing Company. Ils exposent l’orgueil d’un segment des chrétiens évangéliques qui prétendent avoir découvert les connaissances de l’Écriture et de l’histoire du monde qui sont cachés pour le commun des mortels.]

Je soupçonne que la montée en puissance du pré-millénarisme au cours des décennies qui ont suivi la guerre civile a réellement représenté un geste audacieux de la part des évangéliques pour reprendre leur contrôle de l’histoire. Sandeen le dit succinctement : les millénaristes croyaient « que tout ce panorama de la gloire et du jugement à venir était spécifiquement prédit dans les prophéties où l’on pourrait, si enseigné par l’esprit, découvrir la vérité et se préparer à la venue de l’époux ». Pour les millénaristes, il ne pouvait y avoir de surprises. Ils avaient une ligne sur l’avenir, et cette ligne leur permettait de placer sous leur propre contrôle intellectuel ou spirituel chaque événement susceptible de se produire au cours des derniers jours. Le mal était-il en augmentation ? Bien sûr, la doctrine millénariste l’a prédit. La civilisation chrétienne était-elle menacée par « un formalisme religieux, des amitiés adultères avec le monde, un déclin de la foi, la tyrannie, l’anarchie, la révolution générale? » Naturellement, n’importe quel lecteur de la Bible s’y serait attendu. Les familles se désintégraient-elles ? Oui, ils l’étaient – et cela ne ferait qu’empirer jusqu’à ce que Christ revienne.

On peut voir avec quelle facilité les craintes de perdre le contrôle se sont ainsi transformées en affirmations de possession. Pour les millénaristes attendant le retour du Seigneur, une mauvaise nouvelle était essentiellement une bonne nouvelle. Plus les choses allaient mal, plus leur récompense approchait. Aucun mal ne pourrait arriver au monde qu’ils n’avaient pas prédit et qu’ils ne pouvaient pas accueillir…

Mais pour la plupart des évangéliques qui recherchaient un tel contrôle, le millénarisme seul était insuffisant. Au cours des années 1880 et 1890, il semble que la plupart des évangéliques aient également adopté le dispensationalisme. Ce système doctrinal est l’invention de l’un des fondateurs du mouvement des Frères de Plymouth en Angleterre, John Nelson Darby, qui l’a amené en Amérique du Nord à sept occasions différentes entre 1862 et 1877. C’est le millénarisme de Darby, en particulier, que nous devons examiner si nous voulons comprendre l’étendue de la volonté évangélique de reprendre le contrôle de l’histoire…

En Amérique, du moins jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’absence d’établissement religieux formel a amené des évangéliques comme Moody à penser avant tout à la société, et non à l’Église elle-même, comme un navire naufragé. Mais en Grande-Bretagne, une identification formelle étroite existait entre l’église et la culture. En outre, Darby a estimé que l’église établie était impliquée dans son propre manque de pouvoir spirituel et son orientation vers les œuvres dans les jours précédant sa délivrance. Ces faits ont conduit à une articulation légèrement différente des temps en déclin. Les mots mêmes de Darby étaient : « L’église est en ruine ». Son inculpation étendue et détaillée de l’église ne l’a cependant pas conduit à un appel à la réforme. À son avis, l’église était irréparable. Il serait mieux pour les croyants d’abandonner l’église établie et se séparer de cette incarnation du mal, gardant leur culte pur en se réunissant plutôt en petits groupes où, sans rituel ni hiérarchie, ils pourraient symboliser l’unité de l’église en Christ Jésus. Comme Darby l’a exprimé, « il est affirmé positivement (2 Timothée 3) que l’église échouerait et deviendrait aussi mauvaise que le paganisme, et le chrétien est prié de se détourner du mal et de se tourner vers les Écritures, et Christ (Apocalypse 2 et 3) se révèle comme jugeant l’état des églises…  »

C’est une image très différente de celle alors à la mode de l’Église de Jésus-Christ qui marche triomphalement pour répandre l’Évangile et inaugurer le millénaire. Loin d’être le vecteur de la victoire du Christ, l’Église est devenue entre les mains de Darby le signe le plus clair de l’apostasie, soumise au jugement de Dieu…

J’ai tendance à penser que c’est justement cette qualité de dispensationalisme : son rigeur rationaliste et sa globalité systématique, qui la recommandait aux évangéliques qui, à l’époque périlleuse de la fin du XIXe siècle, cherchaient de nouveaux moyens pour amener l’histoire sous leur contrôle. Le dispensationalisme supposait que la Bible était un guide de l’histoire humaine à peine déguisé : tout ce qui était nécessaire pour décoder son message et acquérir ainsi le schéma directeur de Dieu était, selon les dispensationalistes, un engagement en faveur d’une lecture littérale réaliste des Écritures et du postulat qu’Israël et l’église étaient deux entités très distinctes. En utilisant ces outils, on peut essentiellement séparer les Écritures, verset par verset, et les réorganiser en un système de vérité solide et cohérent – un système, par exemple, qui peut être affiché graphiquement sur une carte soigneusement dessinée et suspendu au-devant de l’auditorium de l’église pour tous les fidèles à voir.

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Le pardon au lieu de vengeance

Il est arrivé il y a quatre-vingts ans en Corée, qu’un jeune homme a tué le fils des parents chrétiens. Le garçon a été arrêté, a subi un procès et a été trouvé coupable.

Au moment où le jugement va tomber, le père de la victime se leva pour demander la parole. On la lui a accordé.

« Je n’ai plus de fils. Ne mettez pas à mort ce garçon qui a tué mon fils, ne le mettez pas en prison. Permettez-moi plutôt de l’adopter comme mon fils à la place de celui que j’ai perdu. »

Le juge demanda : « Êtes-vous bien certain de ce que vous demandez? »

« Oui », répond l’homme.

Un grand silence descend sur la salle comme tout le monde attendait le verdict.

« Accordé! » dit le juge.

Le récit de ce père qui a rendu le bien pour le mal s’.est répandu à travers tout le pays pour la gloire du Seigneur Jésus.

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L’action de Jésus-Christ en nous

L’éthique est ensuite nécessairement apologétique. Mais cela ne doit pas être pris dans le sens habituel, de défense et démonstration de la vérité chrétienne, c’est-à-dire une opération intellectuelle. L’apologie qui ne peut en réalité être conduite par l’homme, est celle dont il est question dans Matthieu 5.16 : « que votre lumière brille devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père ». C’est-à-dire que les œuvres faites en vertu, en conséquence de l’éthique doivent apparaître à la lumière de Jésus-Christ comme des véritables bonnes œuvres. Le monde est incapable de voir par lui-même ces bonnes œuvres, il ne peut le faire que par cette illumination, et il faut que nos œuvres proviennent si directement de l’action de Jésus-Christ en nous qu’elles en soient illuminées pour le monde.

-Jacques Ellul

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Le retour du Maître

Quelle que soit la gravité réelle que puissent présenter les temps de la fin, nous ne croyons aucunement scripturaire la notion selon laquelle certains chrétiens y échapperont par un enlèvement miraculeux préalable.

Nous ne pouvons croire non plus que l’enlèvement sera secret. Cette hypothèse relativement récente, d’origine irvingienne et de première diffusion darbyste, est absolument contraire à ce que l’Écriture dépeint quant au caractère retentissant de l’apparition du Seigneur.

Avec tous les auteurs antérieurs à l’école futuriste et avec la majorité des plus compétents interprètes, nous croyons que, quelles que soient ses phases, le Retour du Maître ne formera qu’un seul et même grandiose événement, acte final de toute l’histoire humaine.

Robert Dubarry

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