Que signifie être humain ?

Je roule sur l’autoroute et j’entends un bip. Un message s’affiche sur l’écran de ma voiture pour m’indiquer que j’ai reçu un SMS sur WhatsApp et me demander si je souhaite l’écouter. J’appuie sur le bouton à l’écran et une voix féminine agréable lit le SMS. Elle me demande ensuite : « Souhaitez-vous répondre ? » Je réponds oui, puis je dicte ce que je souhaite dire. Elle me demande à nouveau : « Souhaitez-vous envoyer le message ? » Je réponds oui, et c’est fait.

C’est un exemple d’intelligence artificielle utile. Il n’y a personne derrière cette voix féminine agréable qui me parle, lit à haute voix un SMS et convertit mon message vocal en texte pour l’envoyer à quelqu’un, seulement un algorithme informatique.

Vous pouvez demander à l’IA de faire des recherches sur n’importe quel sujet. En quelques secondes, elle produira un rapport rédigé dans un langage clair et grammaticalement correct. Pouvez-vous lui faire confiance ? Peut-être. Peut-être pas. Comment le savoir sans faire vous-même des recherches ? On rapporte que des étudiants universitaires utilisent l’IA pour rédiger leurs dissertations. En quoi cela les aide-t-il à apprendre ?

On rapporte également que certaines personnes reçoivent des messages étranges, parfois effrayants, de la part de l’IA. Cela ne signifie pas que des services d’espionnage étrangers, des extraterrestres ou des forces démoniaques ont pris le contrôle de l’IA. Il s’agit simplement d’un algorithme puissant qui effectue des recherches sur Internet et répond avec ce qui semble pertinent par rapport aux mots que vous avez tapés sur botre clavier.

La vraie question est la suivante : si nous déléguons notre réflexion à un algorithme, à un robot, notre propre capacité à penser commence-t-elle à s’atrophier ? Si nous laissons un algorithme dépourvu de conscience penser à notre place, notre propre conscience commence-t-elle à s’atrophier ? Peut-être même notre humanité ?

Que signifie être humain ? Qui pourrait le savoir si ce n’est pas celui qui nous a créés ? Pouvons-nous être pleinement humains si nous n’avons pas une relation étroite avec notre Créateur ?

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Joyeux Noël

Gloire à Dieu dans les lieux très hauts,
paix sur la terre
et bienveillance envers les hommes !

Joyeux Noël
de chez nous
jusqu’à chez vous

Bob et Chris Goodnough

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Les trois erreurs les plus courantes concernant le sabbat

1 Le sabbat est un jour de repos et de rafraîchissement pour l’esprit et le corps, afin de se préparer pour le travail de la semaine suivante.

2 Le commandement du sabbat appelle les gens à se rassembler pour le culte.

3 Les chrétiens ont changé le sabbat du samedi au dimanche.

EXPLICATION :

1 L’homme peut penser que Dieu a institué un jour de repos par semaine, car après six jours de travail, le corps et le cerveau humains ont besoin de repos. Mais la Bible ne dit rien de tel. Abraham Joshua Heschel, rabbin et théologien juif, a écrit dans son livre The Sabbath que ce type de pensée est dans l’esprit d’Aristote, et non dans l’esprit de la Bible. Heschel affirme que le sabbat n’a pas été institué dans le but de reprendre des forces pour continuer à travailler, mais pour le bien de la vie. C’est le repos spirituel qui donne un sens à la vie, et non le travail.

Imaginons-nous qu’au premier jour de la semaine suivante, Dieu ait préparé son déjeuner, pointé à l’horloge et commencé une nouvelle semaine de travail ? La Bible dit que son œuvre est achevée depuis la fondation du monde (Hébreux 4.3). Le septième jour était le début d’un repos sans fin pour Dieu, et la promesse qui nous est faite est que nous pouvons entrer dans ce repos. Le but du sabbat était de séparer les gens des soucis terrestres afin qu’ils puissent contempler les réalités éternelles. Le Nouveau Testament indique clairement que le travail qui doit cesser est nos vaines tentatives pour gagner le salut.

Dans Matthieu 11.28-29, Jésus nous invite à cesser notre travail, à déposer nos fardeaux, et il nous donnera du repos pour nos âmes. Hébreux 11.1-10 est une invitation à cesser notre travail et à entrer dans le repos de Dieu, le sabbat. « Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses propres œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes” (Hébreux 4.10). Nous entrons dans ce repos lorsque nous naissons de nouveau. Nous reconnaissons Dieu comme notre Père et nous sommes assurés qu’il nous reconnaît comme ses enfants. Il nous comble d’amour, de joie, de paix et de tous les fruits de l’Esprit. Il nous guide, nous réconforte et nous aide dans toutes les difficultés que nous rencontrons dans la vie. Vivre le sabbat exige également que nous pardonnions aux autres, que nous ne gardions pas de rancune, que nous ne favorisions pas une personne plutôt qu’Une autre, mais que nous voyions les autres comme Dieu les voit.

Dieu a donné au prophète Ésaïe (Ésaïe 58.6-14) une belle image de la bonne façon de jeûner et d’observer le sabbat. Cela ressemble-t-il à quelque chose que nous ne devions faire qu’à certaines occasions ou un jour par semaine ? N’est-ce pas plutôt l’image du royaume de Dieu du Nouveau Testament, où les enfants de Dieu vivront le sabbat tous les jours ?

2 Lisez le quatrième commandement (Exode 20.8-11). Il n’y a ici aucune instruction de se réunir pour le culte un jour par semaine. À l’époque de l’Ancien Testament, il n’y avait que trois fêtes annuelles au cours desquelles tous les hommes adultes étaient tenus de se réunir pour le culte à Jérusalem.

L’Ancien Testament ne donne pas non plus d’instructions concernant la création de synagogues et la tenue de cultes un jour par semaine. Il s’agit d’une tradition qui semble avoir vu le jour pendant la captivité babylonienne, et c’était une bonne tradition. Les chrétiens ont adopté cette tradition et le culte hebdomadaire est devenue la principale source de soutien de notre vie spirituelle. Ce n’est pas une loi gravée sur des tables de pierre, mais cela devrait être une loi écrite dans nos cœurs que nous voulons nous rassembler là où et quand la nourriture spirituelle est servie.

3 C’est pourquoi nous ne pouvons pas dire que l’église chrétienne a changé le jour du sabbat. Le sabbat hebdomadaire a été ordonné comme un avant-goût du repos spirituel qui serait offert par le Messie. Ce repos s’accomplit lorsque nous sommes nés de nouveau et que la vie devient un sabbat perpétuel. Nous connaissons Dieu comme notre Père, et nous sommes assurés qu’il nous connaît comme ses enfants. Il nous comble d’amour, de joie, de paix et de tous les fruits de l’esprit. Il nous guide, nous réconfortons et nous aidons dans toutes les difficultés que nous rencontrons dans la vie.

Nous sommes entrés dans le sabbat, non pas un jour de notre calendrier terrestre, mais un temps qui durera jusqu’à la fin des temps et dans l’éternité. Les réalités spirituelles ont désormais la priorité sur les réalités matérielles. Nous n’avons pas à nous soucier de notre statut aux yeux des autres ; ce qui importe, c’est que nous sommes enfants de Dieu, entourés de son amour.

Le sabbat n’a pas été modifié ni aboli par les chrétiens, il a été accompli et ils vivent cet accomplissement chaque jour. Lorsque les chrétiens se réunissent un jour par semaine pour le culte, ce n’est pas le sabbat, c’est un jour de culte, une occasion de nourrir et de rafraîchir l’âme plutôt que le corps. Ce n’est pas une loi à obéir, mais une grâce à recevoir avec joie.

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Un livre uni et unique

La Bible est un livre
J’avais 27 ans lorsque j’ai commencé à lire la Bible par moi-même. Avant de commencer, je m’attendais à trouver un mélange d’événements et d’idées confus et contradictoires. Mais j’espérais que, peut-être, dans tout cela, je trouverais quelque chose qui porterait la marque d’un message de Dieu. En réalité, j’avais une idée très confuse de qui était Dieu, voire même de l’existence d’un tel personnage.

Après plusieurs mois de lecture quotidienne de larges passages de l’Ancien et du Nouveau Testament, jeme suis rendu compte que le livre que je lisais était un seul livre. Même s’il avait été écrit par 40 personnes différentes sur une période de 1600 ans, dans différents pays et différentes langues, tout était inextricablement lié. Que devais-je penser ? Que c’était la plus grande arnaque de tous les temps ? Cela ne semblait pas possible, car les preuves montraient qu’il s’agissait de l’œuvre d’un seul esprit. Qui ? À ce stade, la seule réponse possible était Dieu. Je crois que si une personne se penche sur la Bible et l’étudie dans son ensemble, c’est la réponse incontourable.

La Bible est un livre uni
Tout ce qui est écrit dans la Bible tourne autour d’un seul message, le Chema Israël (Écoute Israël), trouvé dans Deutéronome 6.4-7:

Ecoute, Israël ! l’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel.
Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur.
Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.

Ces paroles sont la profession de foi du judaïsme et elles sont récitées dans les prièeres de matin et de soir. Dans le Nouveau Testament, lorsqu’on a demandé à Jésus lequel était la plus grand commandement, il a répondu en récitant le Chema Israël. On peut le lire en Mathieu 6.37.

La Bible est un livre unique
De nombreux livres enseignent des principes moraux élevés et des enseignements pour nous aider à mener une vie paisible, à être gentils et honnêtes. Seule la Bible nous dit que nous sommes incapables d’y parvenir.

L’Ancien Testament est un récit des échecs répétés des gens à obéir aux enseignements de Dieu. Le Nouveau Testament nous dit que Dieu a ouvert une voie, par la mort sacrificielle et le sang de Jésus-Christ, pour vaincre les forces du mal. Il nous dit également qu’une personne qui se repent de ses péchés reçoit le Saint-Esprit pour accomplir ce que nous ne pouvons pas faire par notre propre volonté et notre propre force.

Aucun autre livre ne fait de telles promesses. Au cours des deux derniers millénaires, des millions de personnes ont prouvé que ces promesses sommes vraies.

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Le triple objectif de l’Église

En lisant le Nouveau Testament, il ressort clairement que l’Église a un triple objectif. Chacun de ces objectifs est lié aux autres et en dépend. On pourrait comparer cela à un tabouret à trois pieds : si l’un de ces pieds est plus court que les autres, le tabouret devient instable.

  1. Glorifier Dieu
    Le premier objectif est de glorifier Dieu. « Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant  : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau. Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants ; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu, en disant : Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 7.9-12). Ce passage se déroule autour du trône de Dieu dans les cieux, mais nous devons commencer à glorifier Dieu ici et maintenant afin de pouvoir continuer à le faire dans l’éternité.

Les fruits de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix et tout le reste, doivent être évidents dans l’église. La joie ne doit pas être étouffée au nom de l’humilité, ni forcée par sens du devoir. La paix doit être authentique, fondée sur la reconnaissance du pardon de Dieu et la disposition à pardonner aux autres.

  1. Être un lieu sûr pour le peuple de Dieu
    Le deuxième objectif est de fournir une bergerie au troupeau de Dieu, un lieu où il peut être nourri, soigné et protégé des ennemis qui cherchent à lui nuire. « Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité. » (Éphésiens 4.13-16).

L’Église devrait être un lieu où les blessés et les fatigués peuvent trouver un véritable amour fraternel qui sera un baume pour leurs blessures et accélérera leur guérison. Mais l’Église doit aussi être pure. Les membres faibles doivent se sentir les bienvenus, mais ceux qui vivent dans la désobéissance volontaire doivent être réprimandés et, s’ils ne se repentent pas, ils ne doivent pas être retenus dans la bergerie, de peur que leur désobéissance ne soit un piège pour les autres.

  1. Faire de nouveaux disciples
    Le troisième objectif est de proclamer l’Évangile salvateur de Jésus-Christ aux autres. « Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28.18-20). « Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Corinthiens 5.18-20).

La Grande Mission nous demande d’enseigner et de faire des disciples de toutes les nations. Proclamer l’Évangile n’est qu’un début. Lorsqu’une personne se convertira, ce n’est encore que la première étape de l’accomplissement de la mission que Jésus nous a confiée. Les nouveaux convertis ont besoin de l’aide de chrétiens expérimentés pour discerner si une nouvelle vie a jailli en eux, ou s’il s’agit simplement d’un désir de nouvelle vie. Ils ont besoin d’enseignement, de soutien et d’encouragement alors qu’ils abandonnent leurs anciens chemins et apprennent à marcher avec Jésus. Nous avons tous besoin du soutien de croyants authentiques tout au long de notre vie chrétienne.

Je ne crois pas que l’un de ces trois objectifs prime sur les autres. Si nous sommes véritablement guidés par le Saint-Esprit, nous accomplirons les trois. Si nous laissons l’Esprit accomplir son œuvre parfaite en nous, l’Église ne sera pas vue par les gens de l’alentour comme un tabouret instable et vacillant,

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Autre hymne de Michael Sattler

Quand Christ par son enseignement véridique
A rassemblé un petit troupeau,
Il disait que chacun devait, avec patience
Chaque jour le suivre en portant sa croix.

Il dit, vous mes chers disciples,
Vous devez être courageux en tout temps
Sur terre, ne rien aimer de plus
Que moi et suivre mon enseignement.

Le monde va chercher èa vous tuer
A vous faire bien d’outrages et des méprises,
Il vous chassera et vous déclarera hors-la-loi,
Comme si Satan était en vous.

Si maintenant on vous agresse et vous outrage,
Que l’on vous persécute et vous batte pour ma cause,
Réjouissez-vous, car voici votre rétribution
Vous est préparé au trône célèeste.

Regardez à moi, je suis le Fils de Dieu,
Et j’ai toujours agi selon le bien.
Oui, je suis aussi le meilleur d’entre tous
Et quand même ils m’ont mis à mort finalement.

Si le monde m’appelle un esprit méchant
Et un égareur de foule
Et s’oppose à ma vérité
Il ne vous laissera pas vous en tirer à si bon compte.

Mais soyez sans crainte devant tel homme
Qui ne peut tuer que le corps,
Mais craignez plutôt le Dieu fidèle
À qui il appartient de pouvoir damnez les deux.

C’est lui qui vous éprouve comme l’or,
Et qui, en même temps tient à vous comme à ses enfants.
Tant que vous demeurerez dans mon enseignement,
Je ne vous lâcherai plus.

Car je suis à vous et vous êtes à moi,
Et pour cette raison, là où je demeure, vous devez être,
Et qui vous tourmente, touche à mon oeil,
Malheur à lui en ce jour-à.

Votre misère, crainte, peine et douleur,
Deviendront pour vous, là-bas une grande joie,
Et cette honte un prix et un honneur
Oui, devant toute la multitude des cieux.

Les apôtres ont accepté ces choses,
Et les ont aussi enseignées à tout homme;
Que celui qui veut marcher à la suite du Seigneur
S’attende à de telles choses.

Ô Christ, aide toi-même ton peuple
Qui marche à ta suite en toute fidélité,
Afin que par ta mort amère
Il soit sauvé de toute détresse.

Louange à toi, Dieu sur ton trône,
Et à ton fils bien-aimé,
Ainsi qu’à l’Esprit Saint,
Qu’il en attire encore beaucoup à son royaume.

Hymne n° 7 de l’Ausbund, attribué à Michel Sattler

Traduction française de Claude Baecher
Comme trouvé dans le livre l’affaire Sattler, publié en France dans l’an 1990 par Éditions Sator, en collaboration avec Éditions Mennonites.
(Ce livre est actuellement épuisé.)

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Entente fraternelle de l’an 1527

Ces sept articles sont souvent appelés la Confession de Schleitheim. Ils sont le résultat d’une réunion de plusieurs ministres chez Michael Sattler à Schleitheim, dans le nord de la Suisse, le 24 février 1527. C’était une période de persécutions intenses et les frères souhaitaient exprimer leur conviction commune sur l’ordre à suivre pour maintenir la pureté de l’Église de Dieu, dans l’intérêt de ceux qui viendraient après eux s’ils devenaient martyrs pour leur foi. La possibilité du martyre était très réelle. Michael Sattler fut arrêté quelques mois plus tard et mourut sur le bûcher le 20 mai 1527.

Premièrement: remarquez ceci pour ce qui est du baptême; le baptème doit être donné à tous ceux qui sont enseignés concernant la repentance et le changement de vie, et quiucroient ern vérité que leurs péchés ont été ôtés par Christ; le baptême doit être donné à tous ceux qui veulent marcher dans la résurrection de Jésus-Christ et désirent être ensevelis avec lui dans la mort pour qu’ils puissent ressusciter avec lui, et à tous ceux qui le désirent et nous le réclament eux-mêmes dans ce sens. Par là, se trouve excxlu tout baptême d’enfant, le pire et première abomination du pape. Pour ceci, vous avez le fondement et le témoignage de l’Écriture et de l’usage des apôtres (Mt 28.19; 16.16; Axtes 2.38; 8.36s; 16.31-33; 19.4s) À cela, nous voulons nous tenire simplement mais fermement et en être assurés.

Deuxièmement: nous avons été unis coimmer il suit, sur l’exclusiom. L’exclusion doit être employé à l’égard de tous ceux qui se sont donnés au Seigneur, qui marchent à sa suite dans ses commandements, et à l’égard de tous ceux qui ont été baptisés dans l’unité d’un corps de Christ, qui se font appeler frères et sœurs et qui, ceendant, font un faux-pas de quelque manièreet tombent dans und faute et un péché, y étant précipîtés par ignorance. Ceux-ci doivent être exhortés deux fois en secret, et la troisième fois ouvertement corrigés devant toute l’assemblée selon le commandement de Christ (Mt. 18.31). Mais cela doit être fait selon l’ordre de l’Esprit de Dieu (cf Mt 5.23s et 1 Co 11) avant la fraction du pai, afin que nous tous, unaniment et dans le même amour, nous puissions tous rompre et manger du même pain et boire de la même coupe.

Troisièmement: en ce qui concerne la fraction du pain, nous avons été rendu uni et d’accord ainsi: tous ceux qui désirent rompre un même pain en souvenir du corps brisé de Christ, et tous ceux qui veulent boire un même breuvage pour le même souvenir de Christ, doivent d’abord êtyre unis à un corps de Christ, c’est-à-dire dans l’Église de Dieu, dont Christ est la tête, et ceci par le baptême. Car, comme Paul lew montre (1 Co 10.21), nous ne pouvons en même temps prendre part au table du Seigneur et à celle des démons. De nême nous ne pouvons avoir part et boire à la fois à la coupe du Seigneur et à celle des démons. C’est-à-dire que tous ceux qui ont communion avec les œuvres mortes des ténèbres n’ont aucune part avec ceux qui sont appelés hors du monde à Dieu. Ceux qui sont étendus dans le mal n’ont popint part au bien. Il devrait et doit donc en être ainsi; celui qui ne partage pas l’appel d’un même Dieu à une même foi, à un même baptême, à un même Esprit, à un même ccorps, en commun avec tous les enfants de Dieu, ne peut non plus être fait un même pain avec eux, comme ce doit être le cas où on veut en vérité rompre le pain selon le commandement de Christ.

Quatrièmement: nous avons été unis sur la séparation. Elle doit se faire d’avec la méchanceté et d’avec le mal que le diable a plantés dans le monde uniquement afin que nous n’ayons pas de communion avec lui et ne courons pas avec lui, participant à la multitude de ses abominations. Dans ce sens, parce que tous ceux qui ne sont pas entrés dans l’obéissance dew la foi, et qui ne sont pas unis à Dieu pour vou;oir faire sa volonté, sont une grande abomination devant lui. Il n’y aura que les choses abominablers qui peuvent croître d’eux, ou qui croîtront vraiment, ou même germeront. Car il n’y a dans le monde et toute la création que bon ou mauvais, croyant et incrédule, ténèbres et lumière, le monde et ceux qui sont hors du monde, le temple de Dieu et des idoles, Christ et Bélial, et aucun des premiers ne peut avoir une quelconque part avec l’autre (2 Co 6.14-16). L’injonction du Seigneur nous est donc révélée, dans laquelle ill nous appelle à être et à devenir séparés du mal afin qu’il veuille être notre Dieu et que nous devcenions ses fils et ses filles (2 Co 6.17). De plus il nous exhorte à nous retirer de Babylone et de l’Égypte terrestre afin que nous ne participions pas à la douleur et à la souffrance que le Seigneur fera venir sur elles. Nous devons en tirer la leçon que tout ce qui n’est pas uni à notre Dieu et à Christ ne peut être qu’une abomination que nous devons fuir et rejeter. Cela inclut toutes les œuvres et tous les services religieux papistes et anti-papistes, les réunions et la fréquentation des églises, les débits de boissons, les affaires civiques, les engagements [pris dans] l’incrédulité et autres choses de ce genre, qui sont très appréciés par le monde mais qui sont pourtant menés en contradiction flagrante avec le commandement de Dieu, conformément à toute l’injustice qui règne dans le monde. Nous nous séparerons de toutes ces choses et n’y prendrons aucune part, car elles ne sont qu’une abomination et la cause de notre haine devant notre Christ Jésus, qui nous a libérés de l’esclavage de la chair et nous a rendus aptes au service de Dieu par l’Esprit qu’il nous a donné. C’est pourquoi nous abandonnerons sans aucun doute les armes chrétiens, diaboliques et violentes, telles que l’épée, l’armure et autres, ainsi que leur utilisation [que ce soit] pour nos amis ou contre nos ennemis en vertu de la parole de Christ : « Ne résistez pas au mal .»

Cinquièmement: concernant les pasteurs dans l’Église de Dieu : le pasteur dans l’Église de Dieu doit, comme Paul l’a prescrit, être quelqu’un qui jouit d’une excellente réputation auprès de ceux qui ne partagent pas la foi. Sa fonction sera de lire, d’exhorter et d’enseigner, d’avertir, de discipliner, d’exclure de l’Église, de diriger la prière pour le progrès de tous les frères et sœurs, de lever le pain lorsqu’il doit être rompu, et de veiller en toutes choses au soin du corps de Christ, afin qu’il soit édifié et développé, et que la bouche du calomniateur soit fermée. Celui-ci sera en outre soutenu par l’église qui l’a choisi, dans le cas où il serait dans le besoin, afin que celui qui sert l’Évangile puisse vivre de l’Évangile comme le Seigneur l’a ordonné. Mais si un pasteur commet un acte nécessitant une sanction disciplinaire, il ne sera jugé que sur la base du témoignage de deux ou trois témoins. Et lorsqu’ils pèchent, ils seront sanctionnés devant tous afin que les autres puissent craindre. Mais s’il arrivait que, par la croix, ce pasteur soit banni ou conduit vers le Seigneur [par le martyre], un autre sera ordonné à sa place dans la même heure, afin que le petit troupeau et le peuple de Dieu ne soient pas détruits.

Sixièmement: concernant l’épée : l’épée est ordonnée par Dieu en dehors de la perfection de Christ. Elle punit et met à mort les méchants, et garde et protège les bons. Dans la Loi, l’épée était ordonnée pour punir les méchants et les mettre à mort, et la même [épée] est [maintenant] ordonnée pour être utilisée par les magistrats mondains. Dans la perfection de Christ, cependant, seul le bannissement est utilisé pour avertir et excommunier celui qui a péché, sans mettre à mort la chair, – simplement l’avertissement et l’ordre de ne plus pécher. Maintenant, beaucoup de ceux qui ne reconnaissent pas [cela comme] la volonté de Christ pour nous demanderont si un chrétien peut ou doit employer l’épée contre les méchants pour la défense et la protection des bons, ou par amour. Notre réponse est unanime : Christ nous enseigne et nous commande d’apprendre de lui, car il est doux et humble de cœur, et c’est ainsi que nous trouverons le repos pour nos âmes. De même, Christ dit à la femme païenne qui a été surprise en adultère, non pas qu’il faille la lapider selon la loi de son Père (et pourtant il dit : « Comme le Père m’a commandé, ainsi je fais »), mais avec miséricorde, pardon et avertissement, de ne plus pécher. Nous devons également adopter cette attitude, conformément à la règle de l’excommunication. Deuxièmement, on demandera si un chrétien doit rendre un jugement dans les disputes et les conflits mondains que les incroyants ont entre eux. Voici notre réponse unanime : Christ n’a pas voulu trancher ou juger entre deux frères dans l’affaire de l’héritage, mais a refusé de le faire. Nous devons donc faire de même. Troisièmement, on demandera, au sujet de l’épée : doit-on être magistrat si l’on est choisi pour cette fonction ? La réponse est la suivante : ils voulaient faire de Christ un roi, mais il s’est enfui et n’a pas considéré cela comme la volonté de son Père. Nous devons donc faire comme lui, le suivre, et ainsi nous ne marcherons pas dans les ténèbres. Car il dit lui-même : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. De plus, il interdit lui-même [l’emploi] de la force de l’épée en disant : « Les princes de ce monde dominent sur eux, etc., mais il n’en sera pas ainsi pour vous. » De plus, Paul dit : « Ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, etc. » Pierre dit également : « Christ a souffert (et non régné) et nous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces. » Enfin, on observera qu’il n’est pas approprié pour un chrétien d’exercer la fonction de magistrat pour les raisons suivantes : La magistrature gouvernementale est selon la chair, mais celle des chrétiens est selon l’Esprit ; leurs maisons et leurs demeures restent dans ce monde, mais celles des chrétiens sont dans les cieux ; leur citoyenneté est dans ce monde, mais celle des chrétiens est dans les cieux ; les armes de leur conflit et de leur guerre sont charnelles et ne s’opposent qu’à la chair, mais les armes des chrétiens sont spirituelles et s’opposent aux fortifications du diable. Les gens du monde sont armés d’acier et de fer, mais les chrétiens sont armés de l’armure de Dieu, avec la vérité, la justice, la paix, la foi, le salut et la Parole de Dieu. …

Septièmement: concernant le serment : le serment est une confirmation entre ceux qui se disputent ou font des promesses. Dans la Loi, il est commandé de le faire au nom de Dieu, mais seulement dans la vérité, et non faussement. Christ, qui enseigne la perfection de la Loi, interdit à ses disciples de jurer, que ce soit vrai ou faux, ni par le ciel, ni par la terre, ni par Jérusalem, ni par notre tête, et cela pour la raison qu’il donne peu après : « Car vous ne pouvez rendre blanc ou noir un seul cheveu. Vous voyez donc que c’est pour cette raison que tout serment est interdit : nous ne pouvons pas tenir ce que nous promettons lorsque nous jurons, car nous ne pouvons pas changer [même] la moindre chose en nous. Christ nous a également enseigné la même chose lorsqu’il a dit : « Que votre communication soit oui, oui ; non, non ; car tout ce qui est en plus vient du mal. » Il dit : « Votre discours ou vos paroles seront oui et non. [Cependant], lorsqu’on ne souhaite pas comprendre, on reste fermé au sens. Christ est simplement oui et non, et tous ceux qui le cherchent comprendront simplement sa Parole. Amen.

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Hymne d’adieu d’un martyr anabaptiste mort sur le bûcher en 1527

Puisque maintenant il faut que nous nous quittions,
Que Dieu veuille nous accompagner,
Chacun à sa place!
Là, vous voulez vous soucier avec zèle
De manifester votre vie
En conformité avec le contenu de a Parole de Dieu.

C’est ceci ce que nous devrions exiger,
Et ne pas nous laisser aller ;
La fin s’approche rapidement.
Nous ne connaissons pas le lendemain,
Pour cela, soyez attentifs,
Le danger a de multiples aspects.

Examinez bien toutes choses
Car le Seigneur nous a demandé de veiller,
D’être prêts en tout temps,
Car s’il nous trouvait
Dans l’assoupissement et dans le péché,
Nous le regretterions.

C’est pourquoi armez-vous à temps,
Et évitez tous péchés ;
Vivez dans la justice,
Car veillez authentiquement, c’est cela,
Ce qui est utile, pour ce dont nous parlons,
Et pour la félicité éternelle.

Sur ce, soyez recommandés à (la grâce de) Dieu
Qu’il veille tous nous chercher,
Et par sa seule grâce,
Il nous relève pour la joie éternelle,
Afin qu’après cette vie
Nous n’éprouvions pa la souffrance de l’enfer.

Voici seulement mon désir,
Souvenez-vous de moi dans le Seigneur,
Comme moi ausi je suis enclin à le faire.
Maintenant soyez tous vigilants ensemble
Par Jésus-Christ, Amen.
La séparation est nécessaire.

Hymne n° 136 de l’Ausbund, attribué à Michel Sattler

Traduction française de Claude Baecher
Comme trouvé dans le livre l’affaire Sattler, publié en France dans l’an 1990 par Éditions Sator, en collaboration avec Éditions Mennonites.
(Ce livre est actuellement épuisé.)

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LA BERGERIE

La Bible mentionne souvent une bergerie, et sans doute les gens de cette époque comprenaient exactement ce que cela signifiait. Mais c’était il y a bien longtemps, connaissons-nous vraiment aujourd’hui à quoi ressemblait une bergerie ? D’après les descriptions que j’ai lues, il en existait plusieurs sortes. Il y avait des bergeries temporaires avec des murs ou des clôtures de ronces pour empêcher les animaux sauvages d’entrer la nuit pendant que les brebis dormaient. D’autres, plus permanentes, étaient construites avec des murs de pierre, surmontés de ronces ; parfois, une grotte était utilisée avec un enclos construit devant avec des pierres et des ronces. Enfin, il y avait les bergeries d’hiver, construites avec des murs de pierre et dont la partie arrière était couverte d’un toit. À l’avant, il y avait un enclos de pierres, surmonté d’épines et de ronces, où les brebis pouvaient dormir par temps plus doux.

Car ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’aurai soin moi-même de mes brebis, et j’en ferai la revue. Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis, et je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour des nuages et de l’obscurité. Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis, et je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour des nuages et de l’obscurité. Je les retirerai d’entre les peuples, je les rassemblerai des diverses contrées, et je les ramènerai dans leur pays ; je les ferai paître sur les montagnes d’Israël, le long des ruisseaux, et dans tous les lieux habités du pays. Je les ferai paître dans un bon pâturage, et leur demeure sera sur les montagnes élevées d’Israël ; là elles reposeront dans un agréable asile, et elles auront de gras pâturages sur les montagnes d’Israël. C’est moi qui ferai paître mes brebis, c’est moi qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel. Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice. (Ézéchiel 34.11-16).

Ici, dans Ézéchiel, Dieu parle de son désir de rassembler en une seule bergerie toutes ses brebis dispersées. Les brebis dispersées sont les enfants d’Israël qui ont été dispersés au loin à cause des bergers infidèles et des prédations des armées étrangères.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. (Jean 10.16).

Ici, Jésus exprime le même désir de rassembler ses brebis en une seule bergerie. Qui sont les brebis que Jésus veut rassembler ? L’apôtre Paul explique qu’une transition s’est produite à l’’époque du Nouveau Testament. Les vrais Juifs ne sont plus les descendants naturels d’Israël, mais sont héritiers par la foi.

En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie, En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous (Romains 1.13-16).

Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu (Romains 2.28-29).

Lorsque Jésus a envoyé les soixante-dix disciples à la recherche des « brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu 10.6), il les a envoyés annoncer aux Juifs que l’ancienne alliance touchait à sa fin. Le Messie était venu et commençait à rassembler ses brebis dans une nouvelle bergerie.

Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. (Jean 10.7-9)

Il y a beaucoup de belles images ici. Jésus est la porte de la bergerie : cela fait référence à la pratique des bergers qui dormaient à l’entrée de la bergerie pour pouvoir détecter l’approche des prédateurs. Cela signifie également qu’il ne laisse entrer que ses propres brebis dans la bergerie. La bergerie est un refuge, un lieu de sécurité, et le berger y conduit son troupeau pour qu’il y trouve la bonne nourriture et l’eau rafraîchissante.

Tout cela m’amène à conclure qu’à notre époque, les brebis perdues de la maison d’Israël sont des personnes nées de nouveau, héritières de la foi d’Abraham, partie de la famille du véritable Israël spirituel, mais qui errent dans les montagnes comme des brebis sans berger. Elles sont en proie des prédateurs, des maladies, de la malnutrition, et beaucoup d’entre elles ne connaissent peut-être même pas la vraie bergerie où le berger voulait les protéger et les nourrir.

Je crois que notre Seigneur désire toujours envoyer ses disciples pour rassembler ces brebis dispersées loin de la bergerie. Ce ne sera pas facile. Beaucoup d’entre eux ont été blessés par les circonstances dans les églises et les mouvements religieux du monde. Elles sont craintives et méfiantes. Peut-être ont-elles été infectées par de fausses doctrines qui plaisent à l’esprit, mais qui ne produisent pas le fruit paisible de la justice. Pourtant, elles sont les brebis de notre Maître et il les aime.

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Mourir d’un manque de compassion

Un lépreux vint à lui ; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant : Si tu le veux, tu peux me rendre pur. Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit : Je le veux, sois pur. (Évangole de Marc 1.40-41)

Le lépreux était impur. Il ne doit pas toucher ou être touché par un autre être humain. Combien de temps s’était-il écoulé depuis que cet homme n’avait pas senti la chaleur du contact d’une main humaine ? Était-ce peut-être pire que la maladie elle-même ? Notez que dans l’Écriture ci-dessus, Jésus a tendu la main et a touché l’homme AVANT de le purifier de sa lèpre.

Pendant la période du COVID, une femme âgée est tombée et s’est cassé la jambe. Elle a été hospitalisée et la famille n’a pas été autorisée à s’approcher d’elle. Elle est morte à l’hôpital et sa fille a dit qu’elle était morte d’un cœur brisé. Combien d’autres cas y a-t-il eu comme ça ? 

Combien de décès de personnes âgées pendant le COVID ont été causés par un manque de compassion plutôt que par le virus ? Nous ne le saurons jamais, mais je suppose que c’était des milliers.

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