UN MIROIR DU BAPTÊME

AVEC L’ESPRIT, AVEC DE L’EAU ET AVEC DU SANG

En trois parties, tiré des Saintes Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament,

par Henry Funk, né en Suisse et devenue ministre de l’Évangile dans l’Église mennonite en Pennsylvanie.

Ce livret apparut pour la première fois dans l’an 1744 en langue allemand. La version française ci-dessous a été légèrement abrégé de l’originale.

INTRODUCTION

Beaucoup de choses ont été dites dans le passé et le sont encore au moment présent au sujet du baptême, mais souvent sans connaissance du véritable baptême de l’Ancien et du Nouveau Testament. Cela est dû au fait que trop preuves fallacieuses tirées d’histoires sur le baptême ne sont pas meilleures que celles de « fables de vieilles femmes » et que cela se mélange à la Parole de Dieu. Ainsi, les vérités de la Bible ont été tellement obscurcies que la signification du baptême des Saintes Écritures n’est pas si facilement découverte et comprise.

Quand je compare le travail de ceux qui ont traité le sujet du baptême et que leurs opinions divergentes ont contredit le sujet, je ne peux pas faire de meilleure comparaison que de les comparer à des marchands qui changent et contrefont leurs produits, tout en les louant et en les exaltant comme si ils étaient les plus authentiques et fraudaient ainsi les acheteurs. Et celui qui s’engage à dénoncer leur fraude doit bien voir à ses pas pour ne pas être insulté et reproché et subir la persécution. Ceux qui ne veulent pas subir de reproche avec Christ ne doivent pas exposer les mensonges. Car beaucoup se sont attiré des souffrances et des persécutions pour avoir dénoncé des mensonges à l’appui de la vérité.

La désolation a non seulement atteint le baptême d’eau, mais également le baptême du Saint-Esprit, de sorte que beaucoup de gens en ont peu de connaissance. Et le baptême de la souffrance est rejeté par beaucoup.

Mais les croyants en Christ ne doivent pas fonder leur foi sur des « fables de vieilles femmes », mais s’en éloigner et fonder leur foi sur la doctrine des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire et le fondement, Éph. 2.19. Par conséquent, si la vie est épargnée et si le Seigneur le veut, je tirerai de cette source et de ce fondement un traité sur l’ordonnance du baptême et son fondement. Je traiterai chacun de ces baptêmes séparément, comme il peut m’être donné par la grâce de Dieu.

Le lecteur assidu portera une attention particulière au mot baptême et versement dans l’essai suivant, et il constatera que le mot baptême est un versement ou une aspersion dans la Sainte Écriture. Il verra également que le baptême d’aspersion est le baptême fondamental du croyant et le plus proche de la Parole de Dieu, et la Parole de Dieu restera pour toujours.

Mais, cher lecteur, si vous souhaitez avoir une compréhension parfaite de cette question selon la Parole de Dieu, vous devez bannir de votre esprit les écrits des historiens et les doctrines de l’homme, car ils tendent souvent à obscurcir la vérité. Si vous souhaitez savoir comme vous devez savoir, en quoi consiste le mot baptême et quel avantage en tire l’homme, vous devez vous en tenir à la Parole de Dieu et fixer entièrement votre attention sur celle-ci.

Comme le baptême du Saint-Esprit est le principal baptême par lequel l’homme est éclairé et par lequel il reçoit par la foi le baptême d’eau, ainsi que le baptême de souffrances dans l’amour et la patience, où Christ nous a précédés et nous a laissé un modèle, nous commencerons par le baptême du Saint-Esprit tel qu’il est présenté dans les Saintes Écritures.

Le baptême du Saint-Esprit - Premiêre partie

Jean-Baptiste a enseigné : « Je vous baptise d’eau en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. C’est lui qui vous baptisera du Saint-Esprit et de feu, » Matt. 3.11 ; Mark 1.8 ; Luc 3.16 ; Jean 1.33. Et quand Jésus et ses disciples furent assemblés, il leur commanda de ne pas quitter Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père que vous avez entendue de moi. C’est qu’en vérité Jean a baptisé de l’eau, mais vous serez baptisés de la Saint-Esprit dans peu de jours, Actes 1.4-5.

Ce que Jésus et Jean-Baptiste appellent le baptême du Saint-Esprit est évidemment un versement du Saint-Esprit. Peu de temps après que Jésus soit monté au ciel, le Saint-Esprit fut versé sur eux le jour de la Pentecôte, Actes 2.1- 13

Puis Pierre, plein du Saint-Esprit, dit : « Ceux-ci ne sont pas ivres, comme vous le supposez, vu que ce n’est que la troisième heure du jour, mais c’est ce qui a été dit par le prophète Joël : Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes ; et dans ces jours je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et mes servantes ; et ils prophétiseront ; et je ferai des prodiges en haut dans le ciel et des signes en bas sur la terre : du sang et du feu et un vapeur de fumée, Actes 2.15-19.

De ce baptême, l’Éternel prédit par le prophète Isaïe : Car je répandrai des eaux sur le sol altéré, et les ruisseaux sur la terre sèche ; je répandrai mon Esprit sur ta postérité, et ma bénédiction sur ceux qui sortiront de toi, És. 44.3.

Quand Pierre a été appelé chez Corneille, il a déclaré : « Comme je commençais à parler, le Saint-Esprit descendit sur eux, ainsi qu’il était aussi descendu sur nous au commencement » Actes 11.15.. Et des fidèles circoncis qui étaient avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens, Actes 10.45.

De cette manière, le Seigneur Jésus a répandu son Saint-Esprit sur ses disciples, les membres de son temple – son corps – et les a oints d’un onguent spirituelle en tant que prêtres et de vases dans son tabernacle spirituel. Cela a été préfiguré par Moïse, dans Aaron et le tabernacle, qui était une figure de la nouvelle alliance en Christ et dans son église, qui est un tabernacle spirituel – un véritable tabernacle préfiguré par celui de Moïse.

Dans le 30e chapitre de l’Exode, le Seigneur dit à Moïse de prendre les principales épices et de faire un saint parfum. Et avec cela, il oindra la tente d’assignation et l’arche du témoignage, la table et tous les ustensiles, ainsi que la cuve et son pied. Et tu les sanctifieras afin qu’ils soient très saints. Et tu oindras Aaron et ses fils, et tu les consacreras pour qu’ils me servent à la charge du sacrificateur. Et Moïse prit l’huile d’onction et oignit la tente et tout ce qui s’y trouvait, et la sanctifia. Et il versa de l’huile d’onction sur la tête d’Aaron et l’oignit pour le sanctifier.

Dans 1 Samuel 10.1,6,9,10, Samuel prit une fiole d’huile et la répandit sur la tête de Saül, et dit : N’est-ce pas parce que le Seigneur vous a oint pour être le capitaine de son héritage ? Et l’Esprit du Seigneur viendra sur toi. Et ce fut ainsi que Dieu lui donna un autre cœur et que l’Esprit du Seigneur vint sur lui et il prophétisa.

1 Samuel 16.1,13, le Seigneur envoya Samuel à Isaï, Bethléhemite. Et lorsque David se présenta devant Samuel, le Seigneur dit : Lève-toi, oins-le, car c’est lui. Samuel prit la corne d’huile et l’oignit au milieu de ses frères. Et l’Esprit du Seigneur le saisit à partir de ce jour.

Dans 1 Rois 1.39, le prêtre Zadok prit une corne d’huile du tabernacle et oignit Salomon. Et Salomon fut ensuite doté d’une sagesse supérieure à tous ceux qui l’avait précédé ou suivi.

Ainsi, nous voyons que dans l’Ancien Testament, ainsi que dans le Nouveau Testament, le baptême de l’Esprit était caractérisé par la versement et l’aspersion sur le sujet du baptême et sur la tête. Ce Jean-Baptiste appelle un baptême, Matt. 3.11. Jésus l’appelle un baptême, Actes 1.5 ; et l’apôtre des Hébreux appelle cela un baptême tiré de l’Ancien Testament, Héb. 9.10.

Dans la Nouvelle Alliance, Dieu baptisa Jésus du Saint-Esprit dans la ressemblance d’une colombe, Marc 3.16. C’était la précieuse onction dont parle David dans Ps. 45.6-7 : Ton trône, ô Dieu, est pour toujours et à jamais… c’est pourquoi Dieu, le Dieu, t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes semblables.

Tous les saints hommes de Dieu, patriarches et prophètes, étaient ainsi dotés du Saint-Esprit de Dieu ; car tous ceux qui avaient annoncé la parole de Dieu en vérité avaient parlé, car ils étaient émus par l’esprit de Dieu qui reposait sur eux. Dans Nombres 11.25, le Seigneur descendit dans une nuée et prit l’esprit qui était sur Moïse et le donna à soixante-dix anciens ; et il arriva que lorsque l’esprit les reposa, ils prophétisèrent et ne cessèrent pas. Et Moïse dit au verset 29 : Puisse tout le peuple du l’Éternel être composé de prophètes, et veuille l’Éternel mettre son Esprit sur eux.

Le baptême du Saint-Esprit – Deuxième partie

Comment nous sommes préparés de Dieu, par le baptême de l’Esprit, à la nouveauté de la vie.

Ainsi dit le Seigneur, quand on parle de l’effusion de l’Esprit, le baptême spirituel dans Ézéchiel 36.25-27 : Je rendrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerais un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

Quand Moïse a oint le tabernacle et tout ce qui s’y trouvait, il a aspergé sept fois l’huile d’onction sur l’autel. Jean 6.63 : C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. C’est ce que le Seigneur répandra ou sèmera sur le cœur de l’homme, qui est l’autel le plus profond, où les offrandes de prière sont allumées par le feu sacré de l’amour de Dieu. Cette parole, qui est esprit et vie, est semée par le Seigneur sur toute l’humanité. Mat. 13. Et certains sont tombés dans des endroits pierreux où ils n’avaient pas beaucoup de terre. Certains sont tombés au bord du chemin ; et certains sont tombés parmi les épines.

Les fruits spirituels sont issus de la semence spirituelle de la parole de Dieu. Jésus est le semeur ou le baptiseur céleste, dont Jean-Baptiste dit : Moi, je vous baptise d’eau en signe de repentance ; mais qui vient après moi baptisera du Saint-Esprit et de feu (pour amener à la repentance). La Parole de Dieu sera proclamée pour amener l’homme à la repentance et à l’amendement de la vie ; et cette parole spirituelle sera semée par le Seigneur et sera semée par ses serviteurs à travers le monde entier, comme nous le voyons dans Marc 16.15 : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.

Le Seigneur dit dans Joël 2.28 : Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair. La parole de l’Esprit, qui est semée sur toute l’humanité, tombe souvent sur des cœurs durs qui ne perçoivent pas les choses de l’Esprit et où elles ne peuvent prendre racine. Dans d’autres, il tombe sur un sol dur où, faute d’eau, il est brûlé ; dans d’autres, parmi les épines où les soucis de ce monde et la séduction des richesses étouffent la parole qui devient infructueuse. Et chez certains, il tombe sur de bonnes terres et produit abondamment le fruit de l’Esprit.

Mais quand le cœur de l’homme est dur comme une route, ou pierreux sans trop de terre, ou envahi par les ronces, comment peut-il devenir une bonne terre ? Le Seigneur Jésus dit dans Jean 6.44 : Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire. Et dans Jean 3.27 : Un homme ne peut recevoir que ce qui a été donné du ciel. De plus, Jacques 1.17 : toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières. Puisque toutes nos bénédictions proviennent d’en haut, comment ceux qui vivent dans la désolation du péché peuvent-ils l’obtenir ?

Moïse a aspergé l’huile sainte d’onction sept fois sur l’autel. Aussi le Seigneur sème-t-il sa parole, qui est esprit et vie, sur toute l’humanité. Quand la parole est semée plusieurs fois dans le cœur de l’homme et que les oiseaux viennent la nier ou qu’elle est brûlée parce qu’elle n’a pas de racine, il devrait réfléchir à son état perdu, au lourd jugement du pécheur et à la damnation éternelle qui l’attend. Lorsque le pécheur s’alarme du son affreux et menaçant de l’évangile pour que son cœur commence à se briser et à fondre dans la contrition, la parole de l’Esprit est prête à entrer dans le cœur et à l’instruire sur la manière dont le pécheur doit amender sa vie, s’abstenir du péché, et avec la véritable repentance et l’humilité d’esprit, revenez en tant que fils prodigue, en disant : j’ai péché contre le ciel et devant vous ; comme Pierre reconnaît son péché et pleure amèrement et comme ceux de Jérusalem, le jour de la Pentecôte, disent : Hommes et frères, que ferons-nous ? Pierre leur dit : Repentez-vous, et chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Actes 2.38.

Lorsque l’homme est amené à voir et à reconnaître son état pervers par nature, il est alors correctement attiré vers Dieu. Il trouvera en lui une foi vivante, une vie nouvelle et une régénération. Comme l’apôtre Pierre le dit dans sa première épître (1.3) : Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. Aussi Jacques 1.18 : Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.

Lorsque l’homme, par la parole de l’Esprit, sera régénéré et né de nouveau, alors s’accomplira en lui ce que le Seigneur a dit par le prophète Ézéchiel, ch. 36.25-27, comme mentionné ci-dessus. Et quand l’homme est ainsi renouvelé par l’Esprit, il participe au baptême spirituel, Tite 3.5-6 : il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur.

Ainsi, l’homme est régénéré et né de nouveau par la semence de sa parole ; et par l’aspersion de la parole et de l’eau de l’Esprit, il sera lavé et purifié de toute impureté et par la foi en Jésus-Christ, il deviendra un enfant de Dieu et un participant de ses dons spirituels.

Le baptême du Saint-Esprit – Troisième partie

Le bénéfice du don spirituel, de la régénération et du renouvellement du Saint-Esprit.

La régénération et le renouvellement de l’esprit par l’œuvre de l’Esprit sont un grand gain. Ainsi, l’homme devient un sujet apte à être baptisé d’eau au nom du Seigneur Jésus comme membre de son corps, l’église, 1 Cor. 10.2 Il sera ainsi également préparé à recevoir l’Esprit dans une plus grande mesure et à dispenser le don de l’Esprit, comme le Seigneur peut donner à chacun les diverses dons, 1 Cor. 12.7-10. Par le Saint-Esprit, nous appelons Jésus Seigneur. Par l’Esprit une porte de la parole est ouverte aux croyants afin qu’ils puissent comprendre les mystères de l’Évangile et qu’ils puissent parler et les livrer dans leur pureté, selon la volonté de Dieu.

Par l’Esprit, nous sommes amenés à croire en Dieu avec une foi ferme, à l’aimer ardemment de tout notre cœur, et par-dessus tout, à mettre notre espoir en lui et à lui faire confiance patiemment dans toutes les afflictions qui peuvent nous arriver dans sa providence. Par l’Esprit, nous vivons en paix et en amour avec tous les hommes, en exerçant la miséricorde et le pardon avec leurs infirmités et en marchant dans la vérité et l’honnêteté avec tous. Par l’Esprit, nous mortifions nos membres qui sont dans le monde et menions une vie de chasteté ; par l’Esprit, l’orgueil et l’arrogance sont maîtrisés ; et, pour résumer tout, par l’Esprit, Dieu dirige et guide l’humanité dans tout ce qui est bon et envers son royaume éternel. Et sans l’Esprit divin, l’homme ne peut rien faire pour mériter le salut de son âme, encore moins pour l’accomplir.

Ce Saint-Esprit est une sentinelle bienveillante chez le croyant ; de sorte que lorsque l’ennemi tente de surprendre le croyant afin de l’inciter à pécher, il résiste et le met en garde contre le danger de péché. Et s’il tombe dans un sommeil spirituel, il peut facilement retomber dans le péché ; et de cette cause des hommes pieux ont rechuté et sont tombés. Mais quand ils se réveillent à nouveau de leur sommeil spirituel, ils pleurent sur leur triste état, et le bon Esprit ne laissera pas aux croyants contrits et sanctifiés d’endormir dans le péché, mais les éveillera de temps en temps ; comme on peut le voir dans le cas de David, de Pierre et du fils prodigue. Nous voyons ainsi la bonté de Dieu dans le don inestimable de son Esprit ; car tout ce que l’homme peut faire pour assurer le salut de son âme se fait par l’action du Saint-Esprit, et tout ce qui ne se fait pas par l’action de l’Esprit divin de Dieu ne profitera pas à l’homme dans la bénédiction du salut de son âme.

Maintenant, cher lecteur, vous avez ici un récit du baptême du Saint-Esprit, de sa préparation et de ses grands avantages, tous tirés du Nouveau et de l’Ancien Testament. Effectuez une recherche diligente et nous espérons que vous le trouvez correct, l’appliquer, et il peut vous être profitable. A quoi puisse le bon Dieu vous donner la grâce en abondance.

Du baptême d’eau – Première partie

Parmi ceux qui sont nommés chrétiens dans le temps présent, le baptême d’eau se pratique sous diverses formes. Une grande partie d’entre eux administre le baptême aux enfants; d’autres ne le pratiqueront que sur ceux qui sont d’âge mûr et qui professent croire en Christ; ceux-ci ils plongent une fois en arrière dans l’eau. D’autres qui reconnaissent également que le baptême d’eau doit être administré uniquement à des croyants adultes les plongent trois fois dans l’eau. D’autres encore, qui tiennent que le baptême n’est que pour des croyants adultes en Christ versent l’eau sur la tête du sujet. Et il y a une autre classe qui ne tient pas du tout le baptême d’eau, disant que le baptême du Saint-Esprit suffit.

De nombreuses controverses sont nées, qui, sans la fontaine vivante du Nouveau et de l’Ancien Testament, l’humanité ne saurait quel parti croire. Mais comme nous avons cette fontaine vivante, à travers laquelle le Saint-Esprit de Dieu parle encore, je m’efforcerai d’en tirer la véritable mode de l’ordonnance du baptême d’eau.

En vertu de la nouvelle alliance ou la dispensation de l’Évangile, le baptême est un signe ou une preuve que l’homme est enseigné par la parole de l’Évangile, s’est repenti et a cru en Jésus-Christ qu’il est le Sauveur du monde, qui, dans son corps, par la souffrance et le sang sur la croix, a payé la dette de nos péchés. Le baptême est donc l’accomplissement de la justice et la réponse d’une bonne conscience envers Dieu. Comme Jean est venu avant Christ, entre l’ancienne et la nouvelle alliance, il a baptisé en vue de la repentance sous l’Ancienne Alliance. Et au début de la nouvelle alliance, Jean a commencé le baptême de la nouvelle alliance avec Jésus, pour l’accomplissement de toute justice.

Matthieu 28.19: « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Marc 16.15,16: «Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » De là, nous voyons qu’enseigner et croire vont avant; et après ceux-ci, le baptême suit.

Apocalypse 22.1-2 « Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. » Voir aussi Ézechiel 47.

Cette eau est typique de la parole de Dieu qui a coulé du temple, c’est-à-dire de Dieu et de l’agneau, jusqu’à ce qu’elle grandisse et devienne, par Jésus-Christ et son évangile, si pleine et profonde que dans cette eau spirituelle, on ne peut trouver aucune base terrestre pour le salut de l’homme: mais l’homme doit nager sans base ni soutien de la doctrine ou du commandement humaine. Car le base est seul en Jésus et dans sa parole céleste, qui est esprit et vie — là-dessus doit-il être fondé — puis y nager et marcher, car cela est donné pour le salut de l’homme. En Jésus et sa parole seule, l’âme de l’homme sera bénie.

Nous voyons ici que toutes choses nous indiquent que le salut de l’homme, la vie éternelle et la bénédiction sont disponibles uniquement en Christ et en l’effusion de son Saint-Esprit, comme la Parole et l’Esprit déversés du trône de Dieu et de l’agneau.

Dans Actes 2, quand le Saint-Esprit fut répandu sur les apôtres, ceux-ci commencèrent à semer la parole de l’Esprit et à répandre l’eau de l’Esprit sur tout le monde. Philippe prêcha Christ dans une ville de Samarie et à l’Eunuque éthiopien, Ananias à Saul, Pierre à Corneille, Paul à Lydie et d’autres femmes, Paul et Silas au geôlier. Lorsque Paul était à Corinthe et a enseigné, Crispus, le chef de la synagogue, a cru au Seigneur avec toute sa maison. Et beaucoup de Corinthiens qu’entendaient crurent et furent baptisés. Ici aussi, ils ont entendu la parole pour la première fois, ont cru et ont été baptisés. De cela, il est évident que tous ceux qui devaient être baptisés ont d’abord été enseignés par la parole de Dieu de croire en Christ, puis baptisé.

Le baptême d’eau sous la nouvelle alliance a été caractérisé et préfiguré sous l’Ancienne Alliance par la tente de Moïse. Car les choses principales dans l’église du Christ sont représentées figurativement dans la tente de Moïse, dans Aaron le souverain sacrificateur et en Israël. Dans Exode 29.4-9, Moïse fut chargé d’amener Aaron et ses fils à la porte de la tente d’assignation et de les laver de l’eau. Comment cela doit être fait est indiqué dans Nombres 19.6.7: Le début du chapitre montre comment cette eau de purification a été préparée avec les cendres d’une jeune vache rousse sans tache qui a été brûlée en dehors du camp. Les cendres de la vachebrûlée devaient être récupérées, de l’eau courante ajoutée dans un récipient, et ceci était aspergée pour la purification du péché.

C’est pourquoi aussi Jésus, afin de sanctifier le peuple par son sang, a souffert hors de la porte. Dans l’offrande de Jésus, tout son corps, sa chair et son sang étaient compris, avec toute la douce odeur de sa vie vouée au bien de l’homme, tout fut offert et brûlé dans son ardent amour pour l’homme lors de sa mort sur la croix. Mais comme lorsque la vache était brûlée les cendres sont restées et ont été conservées pour une purification de l’impureté, ainsi, beaucoup plus dans l’offrande de Jésus, le saint nom de Jésus-Christ est resté et a été préservé, et seulement par son nom peut-on trouver purification, rémission des péchés et la vie éternelle. Ce nom doit également être conservé et préservé, afin qu’il ne soit pas utilisé avec irrévérence ou en vain.

Ainsi, on voit que l’eau de purification, utilisée par Moïse pour laver et purifier Aaron et les Lévites, ainsi qu’Israël, était typique du baptême d’eau. Le Seigneur Jésus a également commandé que le baptême d’eau soit administré au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Du baptême d’eau – Deuxième partie

Les avantages du baptême d’eau

En premier lieu, le baptême sous la Nouvelle Alliance est une ordonnance et un commandement du Christ. Mat. 3.15; 28.19; Marc 16.16. Lorsque les fils des hommes, par la foi, obéissent au Seigneur Jésus et observent ses commandements, ils ont de grandes promesses en réserve, Jean 14.23.

De plus, c’est l’accomplissement de tout ce qui est juste, Matt. 3.15. Mais le baptême n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu, 1 Pierre 3.21.

Paul a écrit dans 1 Cor. 12.13, car nous avons tous été baptisés par un même esprit pour être un seul corps. Là, l’apôtre parle du corps ou de l’église de Jésus-Christ, dont Christ lui-même est la tête et l’époux. Qui est aussi une maison et un temple de Dieu, par l’Esprit de Dieu uni dans un seul cœur et une seule âme, Actes 4.32.

Par conséquent, nous sommes ensevelis avec lui par le baptême de mort, afin que comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous devrions également marcher dans la nouveauté de vie. Ainsi, les croyants qui sont nés de Christ sont également ensevelis avec lui.

Le vieil homme de péché devrait-il alors être enseveli dans l’eau lors du baptême, comme l’homme extérieur ou naturel est enseveli avec la terre dans sa mort? Ah, cher lecteur, considérez bien ce cas! La terre est extérieure, visible et palpable, de même que l’homme extérieur que Dieu a formé à partir de la terre, qui vit de la terre et est également enseveli dans la terre. Il en est de même de l’eau visible et palpable, et l’homme extérieur en vit et beaucoup de corps d’hommes y sont également ensevelis. Mais le nouvel homme intérieur est spirituel, de même que le vieil homme dans ses affections et ses désirs, ils procèdent de l’intérieur, de l’âme et sont esprit. Par conséquent, ils doivent être ensevelis avec ce qui est spirituel. De même que le baptême d’eau tel qu’il est appliqué au croyant a une signification spirituelle, il en va de même pour le vieil homme, ses affections et ses désirs pécheurs, ensevelis dans la mort par le baptême par la spiritualité qui s’y manifeste.

Mais comment cet ensevelissement est-il accompli? L’apôtre Pierre a dit: Actes 2.38, Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé tous au nom de Jésus-Christ pour la rémission des péchés. On dit aussi que la rémission des péchés chez le croyant est obtenue par la foi au nom de Jésus-Christ. Car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.. Actes 4.12.

Ananias a exhorté Paul à se lever, être baptisé et laver de ses péchés, en invoquant le nom du Seigneur. Actes 22.16. Ici, le baptême, dans son administration, est appelé un lavement des péchés. Dans Éphésiens 5.26, l’apôtre Paul a dit qu’il (Christ) pourrait la purifier (l’église) en la lavant par l’eau de la parole. Ainsi, la parole (Jean 1.1, 4, 12, 17) au nom du Seigneur est le véritable lavage de l’eau lors du baptême, car le croyant est lavé et ses péchés sont pardonnés avec la parole de l’Esprit au nom du Seigneur Jésus Christ. Là où il y a rémission des péchés au nom du Seigneur, il y a aussi un ensevelissement des péchés dans la mort au nom du Seigneur.

Des paroles pour être baptisé dans la mort du Christ et être enseveli avec lui par le baptême dans la mort découle également la doctrine suivante: que, lorsque le croyant se consacre au baptême, il s’abandonne aussi corps et âme pour devenir membre du corps du Christ, de porter sa croix, de s’attacher à lui et de le suivre, même si cela signifierait la perte de ses biens terrestres, de sa vie et de son sang; et plutôt que de nier Christ, mourir la mort d’un martyr et être enseveli afin qu’il puisse ressusciter avec Christ dans la gloire.

Si donc le croyant, par le baptême, est mort au péché et est enseveli, il peut également ressusciter avec Christ dans la nouveauté de la vie, et cette nouveauté de la vie devrait briller et se manifester dans sa vie future par une sainte marche et manière de vivre.

Du baptême d’eau — Troisième partie

Comment l’administrer pour être en accord avec la Parole de Dieu

Dans les pages qui précédent, il a été remarqué combien le baptême d’eau est enseigné et administré différemment selon les dénominations. Par conséquent, il est de la plus haute importance que nous fixions notre attention sur les Saintes Écritures et en tirions ce qui pourrait être le mode et l’ordonnance qui s’accorderait le mieux avec la source infaillible, la Parole de Dieu. Mais dans le Nouveau Testament, nous n’avons aucune prescription en ce qui concerne un mode particulier ou une règle donnée, quelle quantité d’eau doit être utilisée, ou si les sujets doivent être plongée, ou l’eau versée ou aspergée dessus.

Mais dans son infinie sagesse, Dieu a arrangé toutes choses dans sa Parole dans un ordre si magnifique qu’un passage soutient l’autre et qu’une doctrine se jette dans l’autre. Et c’est ainsi avec le baptême, avec l’Esprit, avec de l’eau et avec la passion ou la souffrance de Christ et de ses vrais disciples, qui semblent tous les trois suivre un cours normal et aller jusqu’à un point.

Ainsi, nous avons un modèle pour le baptême d’eau dans le baptême avec l’Esprit, par le baptiseur spirituel, Jésus. Si nous suivons cela, nous ferons sa volonté et nous ne risquerons pas de rater le chemin, car Jésus est lui-même le chemin et la vérité. Par conséquent, la représentation du baptême spirituel de Jésus doit être bien pensée et les mots bien observés que le Seigneur a tenus à Moïse quand il lui a ordonné de faire le tabernacle: « Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne » Exode 25.40; Hébreux 8.5; Actes 7.44.

Il semble qu’une représentation du tabernacle spirituel céleste ait été donnée à Moïse sur la montagne, après quoi il devait ériger le tabernacle figuratif et était chargé de le fabriquer selon ce schéma. Et ainsi l’ordonnance du baptême avec l’Esprit est un modèle clair qui doit être observé dans le baptême avec de l’eau; et comme cela est représenté en versant et en aspergeant dans les Saintes Écritures, il est raisonnable de penser que le fait de verser de l’eau sur la tête du sujet, lors du baptême d’eau, est le plus proche du modèle donné dans la parole de Dieu. Il n’y a pas de mesure donnée combien d’eau doit être appliquée dans le baptême spirituel; en plus de cela, il y a une diversité d’effusion de l’Esprit car certains reçoivent une portion plus riche que d’autres. Et si, dans le baptême de l’eau, certains reçoivent une plus grande quantité d’eau que d’autres, ils ne sont pas plus purs que ceux dont l’effusion a été moindre, car ce n’est pas l’eau qui purifie du péché, mais le nom du Seigneur Jésus-Christ.

Jean-Baptiste, Matthieu 3, montre que le baptême avec l’Esprit et le baptême avec l’eau sont unis dans le même ordre. Il dit: « Pour moi, je vous baptise d’eau… mais celui qui vient après moi… vous baptisera du Saint-Esprit. » Ici, la préposition de est utilisée dans les deux cas et montre que l’eau et le Saint-Esprit sont appliqués de la même manière. L’Esprit et les grâces de l’Esprit sont fréquemment comparés à l’eau. Isaïe 3,5,7; 12,3; Jean 7.37-39.

Que l’eau du baptême soit administrée en versant ou en aspergeant est préfiguré par tous les types et les ombres de l’Ancienne Alliance. L’arche de Noé dans le déluge était une figure du baptême. 1 Pierre 3.21. L’arche se trouvait sur un sol sec quand Noé et sa famille y entrèrent et l’eau comme un baptême tomba dessus.

Parmi les israélites, Paul dit: 1 Corinthiens 10.2: « qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer. » « La colonne de nuée qui les précédait, partit et se tint derrière eux. Elle se plaça entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était ténébreuse d’un côté, et de l’autre elle éclairait la nuit… et les eaux formaient comme une muraille à leur droite et à leur gauche, » Exode 14.19-22. La mer était asséchée, le nuage était naturellement au-dessus d’eux, et les eaux de la mer se dressaient de chaque côté comme un mur, sans doute plus haut qu’Israël, et ils passèrent sur un sol sec; et cela s’appelait un baptême pour Israël, où ils avaient l’eau dessus et non sous eux.

Le baptême dans le tabernacle figuratif avec l’eau de purification avec laquelle Aaron, ses fils et les Lévites ont été aspergés, lavés et purifiés; tels ont été les lavages divers.
Jésus-Christ est le chef de l’église et sur lui le baptême d’eau a commencé sous la nouvelle alliance, pour l’accomplissement de toute justice, et ensuite pour les membres de son corps. Ceux-ci, lorsqu’ils présentèrent leur corps à Christ en tant que croyants, étaient le temple de Dieu, 1 Corinthiens 3.16 et 6.19; 2 Corinthiens 6.16: « Vous êtes le Temple du Dieu vivant, selon ce que Dieu a dit : j’habiterai au milieu d’eux, et j’y marcherai ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » Et comme les croyants sont le temple de Dieu et que Christ est la tête, le baptême d’eau doit donc être administré sur la tête de ce temple, comme il est ordonné sous la nouvelle alliance de Christ, qui est la tête du temple spirituel de Dieu, qui est sa maison, Hébreux 3.6; Éphésiens 2.19-22.

Rien n’a été dit dans les pages précédentes des personnes considérées comme aptes au baptême, mais il convient de noter que tous ceux qui doivent recevoir le baptême doivent d’abord être instruits de la parole de Dieu, se repentant sincèrement de leurs péchés; et croyez dans leur cœur au Seigneur Jésus qu’il est le Sauveur du monde. Tous ceux qui sont ainsi enseignés et qui ont foi dans le Seigneur Jésus-Christ seront baptisés au nom du Seigneur, de chaque tribu et nation. Mais parmi les gens non enseignés, ignorants, incroyants, non régénérés et les enfants qui ne peuvent pas discerner leur main droite de leur main gauche, nous ne trouvons aucun commandement dans les Saintes Écritures que de telles personnes soient baptisés d’eau, mais plutôt qu’ils soient d’abord enseignés. Et si tel est le cas, nous ne pouvons pas voir que c’est un baptême évangélique, ni que ceux qui le sont baptisés n’en ont tiré aucun bénéfice pour le salut de leur âme, vu qu’ils ne le reçoivent pas par la foi; et tout ce qui n’est pas de la foi est un péché, Romains 14.23.

Ainsi, lecteur bien aimé, vous avez devant vous l’ordonnance du baptême d’eau établie par les Saintes Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament, sans la mélanger avec la doctrine de l’homme et comme je le crois, sans interprétation erronée, mais selon l’enseignement du Saint-Esprit, il est tiré des livres canoniques de la Sainte Bible, sur lesquels on ne peut pas trouver de meilleur fondement.

Du baptême de la passion de Jésus – Première partie

Dans l’évangile, sous la Nouvelle Alliance, il y a mention du baptême de la passion de Jésus; et de ce baptême le Seigneur Jésus fut le premier sujet baptisé. Sous ce baptême, le Seigneur Jésus a vaincu le diable et le péché et a triomphé sur eux, ouvrant ainsi un chemin vers son royaume éternel pour l’homme déchu, et par quel moyen il nous commande de le suivre.

Sur ce baptême, Jésus enseigne, Luc 12.49-50, « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli ! » À propos de ce baptême, il a également parlé à la mère des fils de Zébédée, quand ils sont venus à lui, le vénérant et lui demandant d’accorder qu’un de ses fils puisse s’asseoir à sa droite et l’autre à sa gauche, dans son royaume; et il leur demanda, pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ; ils lui répondirent : nous le pouvons. Et il leur dit : il est vrai que vous boirez ma coupe, et que vous serez baptisés du baptême dont je serai baptisé, Matthieu 20.20-23; Marc 10.35-39. Jésus parle ici du baptême de sa passion – de ses souffrances, de la croix et de la coupe qu’il devait boire. Ici Jésus l’appelle un baptême avec lequel il doit être baptisé. De cette manière, l’affliction et la souffrance des disciples du Christ, qu’ils endurent pour lui en portant sa croix après lui, sont également appelées baptême.

Il existe de nombreux types et ombres dans l’Ancien Testament. Dans le tabernacle de Moïse, les rites accomplis ont été énumérés sous les nombreux lavages (ou baptêmes). De même que le baptême de l’Esprit et de l’eau ont leur type et leurs figures dans l’Ancien Testament, il en est de même pour le baptême de la passion et de la souffrance : car sous l’Ancienne Alliance presque tout était aspergé et purifié avec du sang.

Toutes ces aspersions du sang se réalisaient dans la mort du Seigneur Jésus, le baptême de sa passion. Jésus a parlé de cette souffrance dans Luc 12.49-50, « Je suis venu mettre le feu en la terre ; et que veux-je, s’il est déjà allumé ? Or j’ai à être baptisé d’un baptême ; et combien suis-je pressé jusqu’à ce qu’il soit accompli ».

Quand le temps s’est approché pour que Jésus soit offert et accomplisse le baptême de sa passion et l’effusion de son sang, il a été extrêmement triste et il s’est préparé à boire cette coupe amère. Il a donc célébré la Pâque avec ses disciples, institué le sacrement avec du pain et du vin avec eux, qu’ils devraient garder en commémoration de son amour mourant, a prié pour eux et les a recommandés au soin de son Père céleste. Après cela, il est allé à la rencontre de sa souffrance et a bu la coupe amère du baptême de sa passion.

Les soldats ont emmené Jésus dans la salle commune et ont rassemblé toute la bande de soldats. Ils l’ont déshabillé et lui ont mis une robe écarlate. Ils ont tressé une couronne d’épines, l’ont mise sur sa tête et un roseau dans sa main droite, puis ils ont plié le genou devant lui et se sont moqués de lui en disant : Salut, roi des Juifs! Ils ont craché sur lui, ont pris le roseau et l’ont frappé à la tête. Ici encore, on peut voir comment le baptême de la souffrance s’est déversé sur sa tête; par le sang qui a coulé sur sa tête sacrée à cause des plaies des épines piquantes. Ainsi fut-il traité que même le païen Pilate s’exclama avec pitié : Voici l’homme! Mais avec les Juifs, il n’y avait pas de pitié, mais un cri : « Crucifie-le! crucifie-le! » Jésus a également été flagellé pour que le sang coule de son corps sacré. « Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé de longs sillons» Psaume 129.3. Ainsi, par la flagellation, ils ont fait de longs sillons pour que son sang innocent coule sur son corps, et comme il était prédit que son sang serait versé, il a donc été appelé un baptême.

Après cela, ils ont pris Jésus et l’ont conduit à un endroit appelé la place d’un crâne, qui s’appelle en hébreu Golgotha; où ils l’ont crucifié. Ici, Jésus était entouré de la progéniture du serpent – les instruments du vieux dragon qui lui transperçait les mains et les pieds avec des clous rudes pour le clouer à la croix et l’étirer afin que tous ses os puissent être racontés. Psaume 22.16-17. Ici tout le corps de Jésus était aspergé de sang. Ici son sang précieux a été versé sur la terre, comme cela a été fait dans l’offrande figurative pour le péché sous la loi, où le sang de l’offrande a été répandu et versé au bas de l’autel. Et ainsi fut accomplie la grande offrande, comme le dit Ésaïe : « Qui est celui-ci qui vient d’Edom, de Botsra, en vêtements rouges, en habits éclatants, et se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force ? — C’est moi qui ai promis le salut, qui ai le pouvoir de délivrer. — Pourquoi tes habits sont-ils rouges, et tes vêtements comme les vêtements de celui qui foule dans la cuve ? — J’ai été seul à fouler au pressoir, et nul homme d’entre les peuples n’était avec moi ; je les ai foulés dans ma colère, je les ai écrasés dans ma fureur ; leur sang a jailli sur mes vêtements, et j’ai souillé tous mes habits » Ésaïe 63.1-3.

Ainsi le Seigneur Jésus a blessé la tête du serpent; mais le serpent lui a blessé au talon, de sorte que tout son vêtement a été aspergé de sang. Et dans ce concours — ce baptême — Jésus a eu soif et ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel, Matthieu 27.4. « Ils m’ont au contraire donné du fiel pour mon repas ; et dans ma soif ils m’ont abreuvé de vinaigre » Psaume 69.22. « Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eloï, Eloï, lama sabachthani ? ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Et l’un d’eux courut remplir une éponge de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire » Marc 15.34, 36. « Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit » Jean 19:30. Or, quand Jésus avait bu la coupe, il avait été baptisé du baptême dont il disait dans Luc 12.50 « combien suis-je pressé jusqu’à ce qu’il soit accompli ». « un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai » Jean 19.34-35.

Tel était le baptême de la souffrance de la passion et de la souffrance de Jésus-Christ, qui consistait à asperger et à verser de son sang, à un sacrifice expiatoire; et son âme dans la prière et la souffrance l’accomplit et l’acheva. Par ce grand sacrifice ont été accompli tout ce qui était indiqué par les types et les figures de l’Ancienne Alliance. De ce baptême de souffrance et de perte de sang, le Christ Jésus est devenu le premier sujet de la nouvelle alliance et a ainsi acheté pour l’humanité — ceux qui croient en son nom — le salut éternel. Tous les croyants doivent suivre Christ et se préparer à être baptisés avec ce baptême. « Il est vrai que vous boirez ma coupe, et que vous serez baptisés du baptême dont je serai baptisé » Matthieu 2.23; « Or tous ceux aussi qui veulent vivre selon la piété en Jésus-Christ, souffriront persécution» 2Timothée 3.12.

Du baptême de la passion de Jésus – Deuxième partie

Dès que le croyant a reçu le témoignage du baptême spirituel et a reçu le baptême d’eau, il devrait se donner pour recevoir volontairement le baptême de l’effusion de sang pour le nom du Christ, si nécessaire. Il devrait prendre sur lui le témoignage du sang, selon 1 Jean 5.8 : « Il est aussi un témoin de ce qui est rendu sur la terre, savoir l’Esprit, l’eau, et le sang; et ces trois-là se rapportent à un. »

Dans ce baptême, le croyant est baptisé dans le corps de Christ, l’église, 1 Corinthiens 12.13, 27. Il revêt Christ et s’unit à lui pour le suivre véritablement et constamment, en portant sa croix. Si le croyant est appelé à souffrir pour le nom du Christ et à donner sa vie pour son nom, il doit être disposé à être baptisé du même baptême de souffrance et de sang versé, duquel son Seigneur et son Maître a été baptisé lorsqu’il a donné sa vie pour racheter l’homme de la mort. C’est l’allégeance de tous les vrais disciples du Christ dans le monde. « Vous boirez ma coupe et vous serez baptisés du baptême dont je serai baptisé », Matthieu 20.23. « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Souvenez-vous de la parole que vous avez dite : le serviteur n’est plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi », Jean 15.18.20. « Ils vous chasseront des synagogues; croira servir Dieu », Jean 16.2.

« Voici, je vous envoie comme brebis au milieu des loups; soyez donc prudents comme des serpents, et simples comme des colombes », Matthieu 10.16. Et versets 22,25 « Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. Il suffit au disciple d’être comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le père de famille Béelzébul, combien plus appelleront-ils ainsi ses domestiques? » « Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, plus encore sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple », Luc 14.26-27. « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n’est pas digne de moi. Et celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi », Matthieu 10.37-38.

Il est évident que, lorsque les croyants, en tant que membres du Christ, entreront au ciel avec Christ, le fiancé céleste, et assisteront au repas de noces de l’Agneau et boiront le vin nouveau et doux au ciel (Jean 26.10 et Matthieu 26.19), ils devront d’abord boire avec lui la coupe amère de l’affliction et des tribulations et être baptisés de son baptême. Matthieu 20.22,23. Boire de cette coupe et être baptisé de ce baptême doit être faite et endurée pour l’amour de Jésus-Christ et seulement pour son nom.

Étienne fut le premier des disciples de Jésus à être baptisé du baptême de l’affliction. Quand il a été lapidé, il a appelé Dieu en disant : Seigneur, ne leur impute pas ce péché. Ensuite, Jacques, fils de Zébédée, avait été informé par Jésus dans Matthieu 20.23 qu’il devait boire sa coupe et se faire baptiser du baptême avec lequel il avait été baptisé. Douze ans après la crucifixion du Christ, Jacques fut décapité sur l’ordre d’Hérode. Jean, son frère, a vécu à l’époque de la persécution sous Néron et a été exposé à l’affliction et aux tribulations. Dans sa vieillesse, il a beaucoup souffert de la persécution de Domitien, qui l’a banni à l’île de Patmos. Il a trouvé réconfort et consolation en Jésus; et de sa présence immédiate, il a reçu les mystères de l’apocalypse qu’il a écrite.

L’apôtre Pierre a également bu de la coupe et a été baptisé avec le baptême des tribulations et d’effusion de sang. Il a été jeté deux fois en prison, puis livré par des anges. On raconte ensuite que Pierre fut emprisonné par Néron et crucifié à Rome. Ainsi a été accompli ce que Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je te le dis; lorsque tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais lorsque tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et tu mèneras où tu ne voudras pas. Or, il dit cela pour marquer par quel mort Pierre glorifierait Dieu », Jean 21.18-19.

Paul a aussi beaucoup bu de la coupe de l’affliction et a été baptisé du baptême de la souffrance et du sang versé pour le nom de Jésus. Après avoir commencé à prêcher Christ, les Juifs ont pris conseil pour le tuer, Actes 9.23,29. Ils ont excité la persécution à l’encontre de Paul et de Barnabas et les ont expulsés de leurs côtes, Actes 13.50. Il a souffert de lapidation, d’emprisonnement, le naufrage et des coups. Enfin, il a subi le martyre à Rome, où il a été décapité sous Néron et en tant que véritable disciple de Jésus-Christ, son sang a été versé dans la cause de son grand Seigneur et Maître, qui s’appelle par lui un baptême.

De cette manière, de nombreux croyants ont bu la coupe amère des tribulations et ont été baptisés du baptême de l’affliction, de la persécution et de l’effusion de sang. Mais ils se reposent maintenant et sont vêtus de blanc, Apocalypse 6.9-11.

Ainsi, on peut voir que boire cette coupe consiste en beaucoup de souffrances, d’afflictions et de tribulations; et le baptême d’angoisse et d’effusion de sang est principalement infligé aux croyants par les incroyants et les impies.

Ce baptême a commencé par Abel, que Caïn a assassiné. Ensuite, les prophètes sont parvenus à ne pas le contourner, car leur sang a été versé, l’un après l’autre, jusqu’à Jean-Baptiste, précurseur de Jésus et situé entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Lorsque Jean reprocha sa faute à Hérode, il fut mis en prison puis décapité. Ainsi, son sang a été versé comme un baptême.

Du baptême de la passion de Jésus – Troisième partie

Les avantages de la coupe et le baptême de la passion de Jésus.

Les avantages de la coupe de l’affliction et du baptême de sang valent plus que ce ne serait le cas pour le monde entier. Car, par le baptême de la passion de Jésus-Christ et la perte de son sang lorsqu’il est mort sur la croix, il a vaincu l’ennemi, le diable, et a ramené l’humanité du péché d’Adam. Comme Pierre le dit, « sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés… mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache », 1 Pierre 1.18-19. « Afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, » Hébreux 2.14. « Et de réconcilier par lui toutes choses avec soi, ayant fait la paix par le sang de sa croix… Il vous a maintenant réconciliés, par le corps de sa chair, en sa mort, » Colossiens 1.20-22. « Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois », 1 Pierre 2.24. « Et pour toi, à cause de ton alliance scellée par le sang, je retirerai tes captifs de la fosse où il n’y a pas d’eau » Zacharie 9.11. « Prenez donc garde… pour paître l’Église du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang » Actes 20.28. « En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce » Éphésiens 1.7. « Le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » 1 Jean 1.7. « À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang » Apocalypse 1.5. « et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint… avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! » Hébreux 9.12-14. « Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair, » Hébreux 10.19-20.

Ainsi, comme Jésus-Christ, dans sa mort sur la croix, a bu la coupe et a été baptisé avec la passion du baptême et de verser son sang, il a apporté un avantage et un gain inestimables aux enfants des hommes. « Et de réconcilier par lui toutes choses avec soi, ayant fait la paix par le sang de sa croix, tant les choses qui sont aux Cieux, que celles qui sont en la terre » Colossiens 1.20. « Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ… Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même » 2 Corinthiens 5.18-19. « Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » 1 Jean 2.2. Ainsi, Jésus-Christ est le Prince de la paix, le Sauveur et le rédempteur de l’humanité, qui, après le baptême de sa passion, a allumé le feu de l’Esprit Saint — de foi, d’amour et de paix dans le cœur des hommes. Ce feu s’est manifesté dans Actes 2.

Alors que Jésus-Christ buvait la coupe de sa passion et versait son sang sur la croix, il fit la réconciliation et la pleine expiation à l’humanité. Quel avantage sera-t-il pour le croyant de boire cette coupe de Christ et d’être baptisé avec le baptême d’affliction et effusion de sang? Il faut bien le considérer; Christ dans son baptême, par son propre sang, est entré dans le sanctuaire, non pas fait avec les mains, mais dans le ciel même, pour apparaître en présence de Dieu pour nous, Hébreux 9.12,24. Et ainsi, après le baptême de sa passion, Jésus quitta ce monde calamiteux et monta dans son royaume céleste. Et maintenant, il nous parle dans sa parole : « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera » Jean 12.26. « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive » Luc 9.23. Le devoir des croyants est tel qu’avec une volonté parfaite et une résolution ferme, ils suivent leur Seigneur et Maître sur le chemin étroit qui mène au ciel. Et s’il leur est demandé de boire la coupe d’affliction et de persécution et de se faire baptiser du baptême de sang en sacrifiant leur vie pour l’amour de Jésus, ils devraient être disposés à le suivre par la porte étroite et le chemin étroit au ciel. Pour l’apôtre a dit que par beaucoup de tribulation entrer dans le royaume des cieux. Actes 14.22. « Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés » 2 Timothée 3.12. « Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces » 1 Pierre 2.20-21.

Ceux qui suivent Christ, portant sa croix, ont donc de très grandes promesses de les porter et de les réconforter. « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous » Matthieu 5.10-12. « Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle » Matthieu 19.28-29.

La joie, la paix, l’amitié et le bonheur de l’héritage céleste dépasseront de loin toutes les joies et tous les plaisirs terrestres. Ici l’apôtre Paul dit : Considérez donc bien quelle joie et quel bonheur attendent les vrais croyants et disciples du Christ qui ont bu sa coupe et qui ont été baptisés de sa passion et de son sang et qui sont restés fermes jusqu’à la fin, dans le bonheur et les demeures de la joie céleste, où ils rencontreront les grands. une multitude que nul ne peut dénombrer, de toutes les nations, de toutes les familles et de toutes les langues, debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtu de robes blanches et de paumes à la main, pleurant à haute voix et disant : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau. Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants ; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu, en disant : Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ! »

« Et l’un des vieillards prit la parole et me dit : Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus ? Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau. C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux ; ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux » Apocalypse 7.

Oh, comme tous ceux qui sont jugés dignes de se joindre à cette glorieuse compagnie seront bénis et heureux! ils seront transformés et brillent comme le soleil dans le royaume de notre Père. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

Ce traité a mis à la disposition du lecteur le baptême de l’Esprit, de l’eau et de la passion, de la souffrance et de l’effusion de sang, expliqué et illustrés à partir de la parole de Dieu, de l’Ancien et du Nouveau Testament. Et par examen, le lecteur attentif trouvera dans son traitement séparé qu’il s’unit dans le mot baptême et a une ordonnance dans son application et son utilisation, et qu’il va au même point. Il est également montré que Jésus le Sauveur a institué ces baptêmes sous la nouvelle alliance et a été le premier à les recevoir et à les accomplir. De plus, comment ses fidèles disciples doivent être baptisés avec cela, les moyens par lesquels ils sont atteints et l’avantage qui en découle. Et il est présumé que tous ceux qui laisseront de côté les récits fallacieux des histoires, ainsi que leurs préjugés et leur estime de soi, et consulteront les Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament, le trouveront exactement tel qu’il est énoncé dans le abandonner le traité qui est tiré de la parole de Dieu. Et comme tel est le cas, le lecteur peut, par grâce et par la parole de l’Esprit, devenir un fidèle disciple de Jésus-Christ dans ses ordonnances et hériter de son royaume éternel. À quoi le Seigneur des cieux accorde sa bénédiction. Amen.

Puisse le lecteur lire avec un esprit ouvert à la conviction, fuyez toutes les opinions préconçues, puis jugez.

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L’ANTÉCHRIST

[Cette œuvre était trouvée dans un recueil fait à l’an 1120 de sermons et d’enseignements des barbes. Il fut écrit donc avant le temps de Pierre de Vaux, mais plutôt autour de l’ère de Pierre de Bruys qui enseignait à Languedoc et qui a été brûlé vif à St-Gilles. Il est possible que Pierre de Bruys ait été l’auteur de cet ouvrage. Il était un ancien prêtre catholique Romain et l’article décrit en détail les raisons pour lesquelles l’auteur a quitté cette église. Le document fut écrit dans un vieux français dont j’ai essayé de mettre en français courant sans perdre la saveur.]

Antéchrist est un fausseté digne de damnation éternel, couvert d’un espèce de vérité et de justice et de Christ et de son épouse, contraire à la voie de vérité, de justice, de foi, d’espérance, de charité et à la vie morale, et à la véritable ministère de l’église, administré par les faux apôtres et défendu obstinément de l’un et de l’autre bras [de la pouvoir séculier ou ecclésiastique]. On peut dire qu’il cache la vérité du salut par de choses substantielles et ministérielles, ou qu’il est frauduleusement contraire à Christ et de son épouse et à chaque membre fidèle. Cet ennemi n’est une personne spéciale ordonné à un degré, ou office, ou ministère en le regardant universellement, mais c’est le fausseté lui-même, contraire à la vérité, se couvrant et s’ornent d’un semblance de beauté et de piété non convenable à l’église de Christ, aimant des noms des offices, des écritures, des sacrements et de maintes autre choses. L’iniquité de cette manière avec les ministres majors et mineurs, comme ceux qui les suivent, avec un cœur malsain et aveugle, une telle congrégation est proprement appelée Antéchrist, ou Babylone, ou le quatrième bête, ou la prostitué, ou l’homme de péché, le fils de perdition.

Ses ministres sont appelés de faux prophètes, maîtres mensongères, ministres des ténèbres, esprits d’erreur, la prostituée de l’Apocalypse, la mère de fornication, les nués sans eau, arbres morts et déracinés, vagues furieuses de la mer, astres errants, Balaamites et Égyptiens.

Il est appelé Antéchrist, parce que, couvert et orné de l’apparence de Christ, de l’Eglise et de ses fidèles membres, il s’oppose au salut opéré par Christ, et administré véritablement dans l’Église de Christ, et qu’il se place au rang des fidèles par la foi, par l’espérance et par la charité : à ces divers égards, il se montre contraire par une sagesse mondaine, par de fausses religions et par une bonté feinte, par le pouvoir écclésiastique, par la tyrannie séculière, par les richesses, par l’honneur des dignités, par les délices et par les plaisirs mondains. Il s’oppose à Christ par ces moyens.

C’est pourquoi que chacun sache que l’Antéchrist ne peut pas paraître en aucune manière, sinon lorsque les choses qu’on vient de nommer seront réunies ensemble pour former un parfait hypocrite et un parfait mensonge, c’est-à-dire lorsque les sages du monde, les hommes religieux, les pharisiens, les ministres, les docteurs, la puissance séculière, avec le peuple, seront réunis. Alors ils formeront ensemble l’homme de péché et d’erreur entier.

Car, au temps des apôtres, c’est une vérité que l’Antéchrist était déjà conçu, mais parce que, n’étant qu’enfant, il lui manqua de ses membres nécessaires, soit intérieurs, soit extérieurs. C’est pourquoi on pourrait l’avoir connu, détruit et excommunié plus facilement, étant alors dans un état plus brut et grossier. Et il était muet, car il n’avait pas la sagesse qui sait raisonner, qui sait s’excuser, qui sait définir, qui sait prononcer des sentences ; car il lui manqua des ministres sans vérité et des statuts humains ; il lui manqua des hommes religieux extérieurement : en effet, il était bien venu, quant à l’erreur et au péché, mais il n’avait pas les choses avec lesquelles il put couvrir la souillure ou la vergogne des erreurs ou du péché.

Comme il lui manquait des richesses et des dotations, il ne put pas prendre à gages des ministres pour lui ; il ne put pas les multiplier, les conserver, les défendre ; car il manqua de puissance ou de pouvoir séculier ; il ne put ni forcer ni contraindre personne de la vérité au mensonge.Comme il lui manqua beaucoup, il ne put ni ébranler ni scandaliser personne par ses solennités. Et ainsi, étant trop tendre et faible, il ne trouva pas de place dans l’Église. Mais, croissant en ses membres, c’est-à-dire en ses ministres aveugles et hypocrites et en ses gens mondains ; et lui-même grandit jusqu’à être homme fait dans la plénitude de l’âge, c’est-à-dire jusqu’à ce que les hommes écclésiastiques et séculiers et les amis du monde, aveugles en la foi et étant mauvais, se sont multipliés dans l’Église avec tout pouvoir, l’Antéchrist voulant être invoqué, prié et honoré dans les choses spirituelles et couvrir son autorité, sa malice et ses péchés, a eu recours aux saints et aux pharisiens, en cela, comme il est dit ci-dessous.

Car c’est une extrême iniquité de cacher et orner une iniquité digne d’excommunication, et de vouloir paraître ce qui n’est pas donné à l’homme, mais qui appartient à Dieu seul et à Jésus-Christ en tant que médiateur. Enlever frauduleusement à Dieu, par rapine, ces choses et les transporter à soi et à ses œuvres doit être une extrême méchanceté, comme aussi de régénérer, de pardonner les péchés, de distribuer les grâces du Saint-Esprit, de confectionner Christ, et ainsi des autres choses semblables.

Et se couvrir dans toutes ces choses du manteau de l’autorité, de la forme des paroles, et tromper par ces choses le peuple ignorant, suivant ce que fait le monde dans les choses qui sont du monde : éloigner aussi de Dieu, et de la vraie foi, et de la régénération du Saint-Esprit ; éloigner de la véritable repentance, de la persévérance dans le bien ; éloigner de la charité, de la patience, de la pauvreté, de l’humilité, et, ce qui est le pire de tout, éloigner de la vraie espérance et la placer en tout mal et en la vaine espérance du monde ; fournir à tous les ministères pour ces choses, faire idolâtrer le peuple, servir frauduleusement les idoles du monde entier, sous le nom de saints, et les reliques, et prendre part à leurs services ; c’est ainsi que le peuple, s’égarant extrêmement de la voie de la vérité, croit servir Dieu et bien faire, on excite ce peuple à la haine, à la colère et à la méchanceté contre les fidèles et contre les amis de la vérité, et il fait beaucoup d’homicides, et ainsi l’Apôtre dit la vérité : Tel est l’homme de péché accompli, et c’est lui qui s’élève au-dessus de tout ce qui est Dieu ; et qui est servi, et qui s’oppose à toute vérité, et qui est assise dans le temple de Dieu, c’est-à-dire dans l’Église, se montrant de même que s’il était Dieu, et qui vient avec toute sorte de séductions pour ceux qui périssent.

Et si ce rebelle est déjà venu en toute perfection, il ne faut plus le chercher. En effet, par la permission de Dieu, il est formé et déjà vieux, puisqu’il décroît déjà. Car sa puissance et son autorité sont diminuées, et le Seigneur Jésus a tué ce méchant par le souffle de sa bouche et par beaucoup d’hommes de bonne volonté, et il fait intervenir une puissance qui lui est contraire aussi bien qu’à ses amis, qui dissipe ses lieux et ses possessions, et qui met la division dans cette cité de Babylone d’où toutes les générations tirent leur vigueur de malice.

Choses par lesquelles est couverte l’iniquité de l’Antéchrist

Premièrement et principalement cette iniquité est couverte par une profession extérieure de la foi. À l’égard de quoi, l’Apôtre dit : Car ils confessent en paroles qu’ils ont connu Dieu, mais ils le renient par leurs actions.

Elle est couverte, en second lieu, par la longue durée du temps, par des savants, par des ordres religieux, hommes, vierges et veuves, et aussi par un peuple nombreux, duquel il est dit dans l’Apocalypse : Et pouvoir lui fut donné sur toute tribu et langue, et nations, et tous ceux qui habitent la terre l’adoreront.

Troisièmement, par l’autorité spirituelle des apôtres, contre lesquels l’Apôtre dit : Nous ne pouvons rien contre la vérité, et aucune pouvoir ne nous est donné pour la destruction.

En quatrième lieu, par beaucoup de miracles faits ça et là, su quoi l’Apôtre parle ainsi : Son avènement est selon l’œuvre de Satan, accompagné de toute sorte de miracle, de signes et de merveilles mensongères et de toutes les tromperies de l’iniquité.

En cinquième lieu, par une sainteté extérieure, par prières, par jeûnes, par vigiles et aumônes ; contre quoi l’Apôtre dit : Ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force.

Sixièmement, par quelques paroles de Christ et par les écrits des anciens et par les conciles, lesquels ils suivent, autant qu’ils ne condamnent pas leur mauvaise vie et leurs voluptés.

En septième lieu, par l’administration des sacrements, par lesquels ils vomissent l’universalité de toutes leurs erreurs.

Huitièmement, par des remontrances et des prédications verbales contre les vices, car ils disent et ne font pas.

En neuvième lieu, quelques-uns parmi eux vivent dans une prétexte de vertu, et d’autres mènent véritablement une vie vertueuse. Car ces élus de Dieu, ayant bonne volonté et une bonne conduite, retenus là comme dans Babylone, sont comme de l’or avec lequel le méchant Antéchrist couvre sa vanité, ne permettant pas, ni qu’on rende son vrai culte à Dieu seul, ni qu’on mette son espérance en Jésus-Christ seul, ni qu’on s’attache à la vraie religion.

Ces choses et beaucoup d’autres servent comme de manteau et de vêtement à l’Antéchrist, au moyen desquelles il couvre sa malice mensongère, afin de n’être pas réprouvé entièrement comme païen, et à l’ombre desquelles il peut marcher malhonnêtement comme une prostituée.

Devoir de séparation du chrétien

Que le chrétien soit tenu par commandement de se séparer de l’Antéchrist, cela est dit et prouvé par l’Ancien et par le Nouveau Testament :

Car le Seigneur dit, Ésaïe cinquante-deux : Retirez, retirez ; sortez d’ici, ne touchez à rien d’impur, sortez du milieu d’elle ; purifiez-vous , vous qui portez les vases de l’Éternel. Car vous ne sortirez pas en hâte, ni ne vous marcherez pas en fuyant.

Et Jérémie cinquante : Fuyez hors de Babylone, sortez du pays des Chaldéens, et soyez comme des boucs à la tête du troupeau. Car voici, je vais susciter et farre monter contre Babylone une multitude de grandes nations du pays du septentrion; elles se rangeront en bataille contre elle, et s’en empareront.

Nombres, seize : Séparez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un instant. Et ensuite : Éloignez-vous des tentes de ces méchants hommes, et ne touchez à rien de ce qui leur appartient, de peur que vous ne périssez pas en même temps qu’ils seront punis pour tous leurs pêchés.

Lévitique : Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples. Vous observerez la distinction entre les animaux purs et impurs, entre les oiseaux purs et impurs, afin de ne pas rendre vos personnes abominables par des animaux, par des oiseaux, par tous les reptiles de la terre, que je vous ai appris à distinguer comme impurs.

Item, Exode, trente-quatre : Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays où tu dois entrer, de peur qu’ils ne soient un piège pour toi.

Et ensuite : Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays, de peur que, se prostituant à leurs dieux et leur offrant des sacrifices, ils ne t’invitent, et que tu ne manges de leurs victimes ; de peur que tu ne prennes de leurs filles pour tes fils, et que leurs filles, se prostituant à leurs dieux, n’entraînent tes fils à se prostituer à leurs dieux.

Lévitique, quinze, 31 : Vous éloignerez les enfants d’Israël de leurs impuretés, de peur qu’ils ne meurent à cause de leurs impuretés, s’ils souillent mon tabernacle qui est au milieu d’eux.

Ezéchiel, onze, 21 : Mais pour ceux dont le cœur se plaît à leurs idoles et à leurs abominations, Je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête, Dit le Seigneur, l’É ternel.

Deutéronome, dix-huit : Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l’Éternel, ton Dieu. Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins ; mais à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne le permet pas.

Dans le Nouveau Testament aussi, il est manifeste, Jean, onze : Que le Seigneur devait mourir, afin qu’il réunisse en un les enfants de Dieu.

Car c’est pour ces vérités d’unité et de séparation les uns d’avec les autres, qu’il dit, Matthieu dix : Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Et il a commandé de se séparer, quand il a dit : Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi,, etc.

De même – Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, etc.

De même aussi : Gardez-vous du levain des pharisiens.

De même encore : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant ; C’est moi. Et ils séduiront beaucoup de gens. Si quelqu’un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. ; gardez-vous d’aller après eux.

Et, dans l’Apocalypse, il admoneste de sa propre voix et commande à son peuple de sortir de Babylone, disant : Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. Car ses péchés se sont accumulés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités.

L’Apôtre dit ceci même : Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant.

Item, Éphésiens cinq : N’ayez donc aucune part avec eux. Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur.

Item, 1 Corinthiens dix : Je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons.

Item, 2 Thessaloniciens trois – Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous.Vous savez vous-mêmes comment il faut nous imiter,

Et ensuite : Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte..

Item, Éphésiens cinq : Ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres.

De même, 2 Timothée trois : Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles..

Et plus bas : Ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là..

Des choses sus-notées sont manifestement démontrées la malice de l’Antéchrist et sa perversité, etc. Et comme il est ordonné par le Seigneur de se séparer de lui intérieurement comme extérieurement, et de s’unir à Jérusalem la sainte cité. Ainsi donc, connaissant ces choses que le Seigneur nous révèle par ses serviteurs, et croyant à cette révélation, selon les saintes Écritures, et étant en même temps admonestés par les commandements du Seigneur, nous nous séparons intérieurement et extérieurement de celui que nous croyons l’Antéchrist, et nous nous tenons compagnie les uns avec les autres, unis de bonne volonté et d’intentions droites, ayant pour fondement pur et simple de plaire au Seigneur et d’être sauvés, avec l’aide du Seigneur, autant que la vérité de Christ et de son Épouse, comme aussi notre faible intelligence, peuvent le permettre.

Nous faisons donc remarquer quelles sont les causes de notre séparation, comme aussi de notre assemblée, afin que si le Seigneur donne aux autres d’avoir cette même vérité, ils puissent l’aimer en même temps que nous. Et afin que s’ils ne sont pas bien éclairés, ils seront aidés par ce ministère béni arrosé du Seigneur. Et s’il arrive que plus ait été accordé à quelqu’un, et plus abondamment, nous désirons humblement d’en être instruits, de savoir mieux de lui et d’être corrigés en ce qui nous manque.

Les raisons qui suivent sont donc la cause de notre séparation

Qu’il soit connu à tout un chacun, que la cause de notre séparation a été telle ; savoir, pour la vérité essentielle de la foi, et la connaissance intérieure d’un vrai Dieu en trois personnes dans une unité d’essence, connaissance que ne donne ni la chair ni le sang ; le culte convenable dû à Dieu seul, l’amour qui lui appartient au-dessus de toutes choses, la sanctification, l’honneur qui lui est dû aussi au-dessus de toutes choses et de tout ce qui se nomme ; l’espérance vive qui est par Christ en Dieu ; la régénération et le renouvellement intérieur par la foi, par l’espérance et par la charité ; le mérite de Christ en toute suffisance de grâce et de justice ; la communion de tous les élus ; la rémission des péchés, la sainteté de la vie, et le fidèle accomplissement de tous les commandements par la foi en Jésus-Christ ; la véritable repentance, la persévérance jusqu’à la fin et la vie éternelle.

Les vérités qui regardent le ministère sont celles-ci : les assemblées extérieures des ministres avec le peuple qui leur est soumis, en lieu et temps convenable, pour les instruire dans la vérité par la ministère ; savoir dans la vérité mentionnée plus haut, l’y amenant, l’y affermissant et l’y entretenant par de fidèles et fréquentes assemblées ; les bons ministres étant, quant à la foi et à la conduite, en exemple d’obéissance, et de suivre avec vigilance la pratique et l’exemple du Seigneur envers le troupeau.

Les choses auxquelles sont tenus les ministres pour servir le peuple sont celles-ci : Lui prêcher la parole évangélique et la parole de la réconciliation, ou la loi de grâce, selon le dessein et l’intention de Christ. Car, ils doivent annoncer la parole évangélique, et le sacrement étant joint à la parole, confirme son sentiment et son intelligence, et affermit l’espérance en Christ chez le fidèle. La communion administrée par le ministre renferme tout par la vérité essentielle. Et s’il y a quelques autres choses qui concernent le ministère, elles peuvent toutes être comprises dans ce qui a été dit.

Or, de ces vérités particulières, les unes sont essentiellement nécessaires au salut des humains, les autres le sont conditionnellement. Elles sont contenues en douze articles avec l’addition de plusieurs paroles des apôtres.

Quelles sont les œuvres de l’Antéchrist ?

La première œuvre de l’Antéchrist c’est de bannir la vérité et de la changer en mensonge, en erreur et en hérésie.

La seconde œuvre de l’Antéchrist c’est de cacher le mensonge sous la vérité et sous les erreurs, et de le prouver et le confirmer par la foi et par des miracles, d’entremêler la fausseté avec les choses spirituelles aux yeux du peuple soumis, soit à l’aide des ministres on des ministères, ou de toute l’Église.

Et ces deux œuvres renferment une malice parfaite et accomplie, telle que ne purent faire aucun tyran ni aucun potentat jusqu’au temps de l’Antéchrist.

Aussi, avant lui, Christ n’a jamais eu un tel ennemi qui pût ainsi pervertir la voie de la vérité en fausseté, et le mensonge en vérité, et pervertir semblablement les partisans de l’une et de l’autre de la vérité et du mensonge.

De manière que la sainte mère Église avec ses vrais enfants est toute foulée aux pieds en les vérités, spécialement en les ministères des vrais ministres selon la vérité, en les ministères et la manière de s’en acquitter et de la part qu’y prennent ses enfants ; elle pleure en se lamentant, répétant les paroles et les plaintes de Jérémie, disant :

Eh quoi! Elle est assise solitaire la cité du peuple païen et incirconcis ! Elle est devenue veuve, c’est-à-dire de la vérité de son époux. Dame des nations, par leur soumission aux erreurs et aux péchés ; princesse des provinces, par le partage du monde et des choses qui sont dans le monde, pleure et regarde (vois) plus en avant, et tu trouveras maintenant toutes choses accomplies par le temps.

Car la sainte Église doit être tenue pour une synagogue de ceux qui font le mal. Et la synagogue des méchants est prêchée comme la mère qui a bonne croyance en la loi. La fausseté est prêchée à la place de la vérité, l’iniquité à la place de l’équité, l’injustice est prêchée et est tenue pour la justice, l’erreur pour la foi, le péché pour la vertu, le mensonge pour la vérité.

Quelles œuvres découlent des premières ?

Celles-ci : La première œuvre, c’est qu’il a transporté le culte dû proprement à Dieu seul, à lui, à ses œuvres, à la pauvre créature raisonnable et non raisonnable, sensible et non sensible : raisonnable comme les hommes saints ou saintes, transportés hors de ce monde, et leurs images, ossements et reliques.

Ses faits sont les sacrements, spécialement le sacrement de l’eucharistie qu’il adore comme Dieu et comme Jésus-Christ semblablement ; il sert les choses bénites et consacrées, et défend d’adorer Dieu seul.

La seconde œuvre de l’Antéchrist est qu’il ôte et enlève à Christ le mérite de Christ avec toute la suffisance de la grâce, de la justice, de la régénération, rémission des péchés, de la sanctification, de la confirmation et de la nourriture spirituelle ; et il l’impute et l’attribue à son autorité, à ses œuvres, et aux saints, et à leur intercession et au feu du purgatoire ; et il détourne le peuple de Christ et l’amène vers les choses qu’on vient de dire, afin qu’il ne recherche pas celles de Christ ni par Christ, mais seulement dans les œuvres de ses mains, et non par une foi vivante en Dieu, ni en Jésus-Christ, ni au Saint-Esprit, mais selon la volonté et les œuvres de l’Antéchrist, ainsi qu’il publie que tout le salut consiste dans ses œuvres.

La troisième œuvre de l’Antéchrist, c’est qu’il attribue la régénération donné par le Saint-Esprit à la foi morte et extérieure, et baptise les enfants en cette foi, enseignant que c’est par elle que sont consacrés le baptême et la régénération ; c’est dans la même foi qu’il confère et donne les ordres et les autres sacrements, et c’est en elle qu’il fonde tout le christianisme ; ce qui est contre au Saint-Esprit.

La quatrième œuvre de l’Antéchrist est celle par laquelle il bâtit et édifie, en même temps, en la messe, toute la religion et la sainteté du peuple, en ayant fait un tissu de différentes cérémonies judaïques, païennes et chrétiennes. Et y conduisant, pour l’entendre, l’assemblée et le peuple, il prive celui-ci de la nourriture spirituelle et sacramentelle, et l’éloigne de la vraie religion et des commandements de Dieu, l’éloigne aussi des œuvres de miséricorde par ses offertoires ; et par cette messe il loge le peuple dans une espérance vaine.

La cinquième œuvre de l’Antéchrist, c’est qu’il fait toutes ses œuvres, afin qu’il soit vu et qu’il satisfasse son insatiable avarice, comme aussi, afin qu’il puisse mettre toutes choses en vente et ne fasse rien sans simonie.

La sixième œuvre de l’Antéchrist, c’est qu’il donne lieu à des péchés manifestes, sans sentence ecclésiastique, et qu’il n’excommunie pas les impénitents.

La septième œuvre de l’Antéchrist, c’est qu’il ne dirige ni ne défend son unité par le Saint-Esprit, mais à l’aide du pouvoir séculier, et qu’il l’appelle également à son secours pour les choses spirituelles.

La huitième œuvre de l’Antéchrist est qu’il hait, persécute, accuse, pille et met à mort les membres de Christ.

Ce sont là les principales œuvres qu’il fait. Il les fait contre la vérité, et personne ne peut les compter toutes ni les écrire. Mais qu’il suffise pour le présent d’avoir montré comme au doigt ces choses comme les plus générales par lesquelles est couverte cette iniquité.

Six iniquités de l’Antéchrist

Les erreurs et les impuretés préscrites par le Seigneur, touchant l’Antéchrist, sont les suivantes : savoir, un service idolâtre varie et innombrable, accordé contre le commandement de Dieu et de Christ, non fait au Créateur, mais à la créature visible et non visible, corporelle ou spirituelle, intelligente et sensible, produite naturellement, ou par un art quelconque, ou sous quelque nom que ce soit, comme de Christ et des saints ou des saintes, et, des reliques, et des personnes en autorité, auxquelles créatures est rendu un service accompagné de foi, d’espérance, d’actions, d’oraisons, de pèlerinages, d’aumônes, d’offrandes, de sacrifices fort dispendieux. Ils servent de telles créatures, ils l’adorent, l’honorent de plusieurs manières, par des chants, par des panégyriques, par des solennités, par des célébrations de messes, par des vêpres, par des complies à ces mêmes créatures, par des heures, par des vigiles, par des fêtes, pour acquérir de la grâce, acquisition qui est essentiellement en Dieu seul, et méritoirement en Jésus-Christ, et qui s’obtient seulement par la foi par le secours du Saint-Esprit.

Car il n’y a pas d’autre source de l’idolâtrie qu’une opinion fausse touchant la grâce, touchant la vérité, touchant l’autorité, l’invocation, l’intercession, lesquelles l’Antéchrist ôte à Dieu pour les attribuer aux ministères et aux œuvres de ses mains, aux saints et au purgatoire. Et cette iniquité de l’Antéchrist est directement contraire au premier commandement de la loi.

Semblablement, l’amour désordonné de l’Antéchrist pour le monde est la source d’où procèdent dans l’Église tous les maux et les péchés des conducteurs, des directeurs, des officiers ; péchés qui restent sans correction, et qui sont contraires aux vérités de la foi et à la connaissance de Dieu le Père, selon le témoignage de Jean, qui dit : Celui qui pêche ne connaît point Dieu ni ne l’a vu. Car si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui.

La seconde iniquité de l’Antéchrist, consiste en ce qu’il place l’espérance de pardon, de grâce, de justice, de vérité et de vie éternelle, non en Christ, ni en Dieu par Christ, mais dans les hommes vivants et morts, dans l’autorité, dans des cérémonies ecclésiastiques, dans des bénédictions, dans des sacrifices, dans des prières et, dans d’autres choses semblables indiquées plus haut, et non dans une foi véritable qui produit la repentance, avec la charité, l’éloignement du mal et l’avancement dans le bien.

Aussi l’Antéchrist enseigne de n’espérer pas fermement en la régénération, l’affermissement, la réfection spirituelle ou communion, la rémission des péchés, la sanctification en vie éternelle : mais par les sacrements et par sa perverse simonie, moyen par lequel le peuple est trompé, et ayant toutes choses vendables, il a imaginé des ordonnances anciennes et nouvelles pour obtenir de l’argent, permettant que si quelqu’un a dit ou fait ceci ou autre chose, il veut qu’il puisse acquérir et grâce et vie. Et cette double iniquité est, proprement appelée, dans les saintes Écritures, un adultère et une fornication. C’est pourquoi, de tels ministres, qui conduisent le peuple grossier dans de telles erreurs, sont appelés prostituée de l’Apocalypse. Cette iniquité est contraire an second article, et aussi, contraire au second et au troisième commandement de la loi.

La troisième iniquité de l’Antéchrist, c’est, qu’outre ce qui a été dit, il a inventé de fausses ordres religieuses, des règles, des monastères, des églises, comme moyens d’acquérir l’espérance. De même, ils affirment, contre toute vérité, que c’est un devoir pour chacun d’entendre souvent et dévotement les messes, de recevoir les sacrements, de se confesser (mais rarement avec contrition), de faire des jeûnes ou en vidant sa bourse, être membre de l’Église romaine, de s’adonner ou livrer à la règle ou au capuchon. Et cette iniquité de l’Antéchrist est directement contraire au huitième article du symbole : Je crois au Saint-Esprit.

La quatrième iniquité de l’Antéchrist, c’est, qu’étant bien lui-même la quatrième bête décrite jadis par Daniel, et la prostituée de l’Apocalypse, il s’attribue des noms, l’autorité, le pouvoir, les dignités, les ministères, les offices, les écritures, au point de s’égaler et de se comparer à la vraie et sainte mère Église, en laquelle se trouve ministériellement, et non autrement, le salut et la vérité, quant à la vie, à la doctrine et aux sacrements. Car, si ce n’était qu’elle se couvre ainsi elle-même et ses ministres d’erreur et pécheurs manifestes, elle serait abandonnée de tous si elle était connue.

Mais parce que les empereurs et les rois, et les princes, estimant qu’elle était semblable à la vraie sainte mère Église, ils l’aimèrent elle-même et la dotèrent contre le commandement de Dieu. Cette iniquité des ministres, des sujets, de ceux ordonnés dans l’erreur et dans le péché, est directement contre le neuvième article : Je crois la sainte Église. Ces choses appartiennent à la première partie de l’article.

En second lieu, en effet, eux, en participant aux seules formes extérieures, selon les usages humainement ordonnés et inventés, croient et espèrent avoir leur part à la vérité des offices de pasteurs et de la cure d’âmes, comme si ceux qui seraient tondus comme des agneaux, qui seraient oints à la manière d’une paroi, et qui recevraient la bénédiction en touchant le livre et le calice, pouvaient prétendre être droitement ordonnés prêtres.

Il en est semblablement du peuple assujetti, si, parce qu’il a sa part aux paroles, aux signes, aux exercices externes et à leurs diverses cérémonies souvent répétées, il se persuadait avoir part à la vérité qui en est couverte. Et cela est contraire à l’autre partie du huitième article : Je crois la communion des saints.

Une chose est à faire, c’est qu’il faut s’éloigner de la très-mauvaise communion des moines qui, pour amener à sa participation les hommes charnels, leur font espérer, au moyen de choses de néant et par avarice, qu’ils leur feront avoir part à leur pauvreté et à leur chasteté, quels qu’ils soient d’ailleurs, ou luxurieux ou avares, pourvu qu’ils leur fassent à eux-mêmes des dons.

La cinquième iniquité de l’Antéchrist consiste en ce qu’il promet, en trompant, le pardon et la rémission des péchés à des pécheurs non véritablement contrits et qui n’ont pas renoncé fermement aux mauvaises œuvres. Et il fait d’abord cette promesse de la rémission des péchés au moyen de la confession auriculaire et de l’absolution donnée par des hommes, au moyen des pèlerinages dictés par l’avarice.

Cette iniquité est contraire au onzième article du Credo : Je crois la rémission des péchés. Car cette rémission dépend de l’autorité de Dieu et du ministère de Jésus-Christ, puis en partie de la foi, de l’espérance, de la repentance, de la charité et de l’obéissance qui, selon la Parole de Dieu, est en l’homme.

Il y a encore une sixième iniquité, c’est qu’ils prolongent l’espérance de pardon jusqu’à la fin de la vie, au moyen des iniquités cachées déjà mentionnées pour les pécheurs manifestes, et spécialement au moyen de l’extrême-onction et du purgatoire rêvé, en sorte que les hommes grossiers, qui ne connaissent pas la vérité, persévèrent dans l’erreur et sont absous de péchés dont ils ne se sont jamais éloignés de libre volonté pour qu’ils pussent en espérer la rémission à venir et la vie éternelle.

Cette iniquité est directement contraire aux onzième et douzième articles de la foi.

II – LE SONGE DE PURGATOIRE

Le songe de purgatoire que de nombreux prêtres et moines détiennent et enseignent comme un article de foi, avec de nombreux mensonges, affirmant qu’après cette vie, depuis l’ascension du Christ au ciel, les âmes, en particulier celles qui doivent être sauvées, n’ayant pas satisfait dans cette vie pour leurs péchés, en quittant leur corps doivent subir des douleurs terribles et être purgées à fond après cette vie au purgatoire. Et qu’étant purgés, ils sortent de là, certains plus tôt, d’autres plus tard, et certains au jour du jugement, et d’autres facilement et longtemps avant lui; en considération de quelles âmes chaque homme fidèle peut et doit les aider, même après cette vie, par le lien de la charité, par des prières, des jeûnes, des aumônes, des messes.

Au nom de ce purgatoire, beaucoup ont, à cause de leur avarice, inventé une abondance de choses incertaines qu’ils ont enseignées et prêchées, disant que ces âmes sont tourmentées dans le purgatoire, certaines jusqu’au cou même, certaines au milieu, d’autres par les doigts. Parfois, ils s’assoient et mangent ensemble à table et se réjouissent, surtout le jour de la Toussaint où le peuple offre largement les prières sur leurs sépulcres. Et parfois, ils disent qu’ils ramassent des miettes sous les tables des hommes riches. Au moyen de ces mensonges et de bien d’autres, leur avarice et leur simonie ont grandi et se sont multipliées à une grande hauteur. Il y a des cloîtres élevés, des temples coûteux construits et dotés, des autels élevés et multipliés au-dessus de mesure, et un monde de moines et de chanoines, qui ont inventé beaucoup plus de choses, par lesquels ils soulagent et libèrent ces pauvres âmes, se moquant de la Parole de Dieu.

Les gens sont gravement trompés et maltraités à propos de la question de leur âme et de leur substance, étant obligés de faire confiance à des choses aussi incertaines, tandis que les fidèles doivent se guérir, car s’ils refusent d’enseigner le purgatoire comme un article de foi, ils sont aussitôt cruellement condamnés à mort et martyrisés.

Par conséquent, nous nous engageons à parler du purgatoire et à présenter ce que nous en concevons.

D’abord alors, nous disons que les âmes de ceux qui doivent être sauvés doivent être purgées de toute leur impureté, comme déclaré dans Apocalypse 21, aucune chose souillée ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge, n’entrera au ciel. Maintenant, nous soutenons que la foi et les Écritures nous promettent de nombreuses façons de purger ou de purifier tous leurs péchés ceux qui sont dans cette vie présente. Saint Pierre montre dans Actes 15 que les cœurs sont purifiés par la foi et que la foi est suffisante pour purifier le mal sans aucun autre moyen. Comme le montre clairement le cas du voleur à la droite du Christ, qui, croyant et reconnaissant sincèrement ses péchés, est devenu digne du paradis. L’autre façon de purger l’église de Christ est par le repentir, comme il est dit dans Ésaïe 1 « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions; cessez de faire le mal. » Et plus tard « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige, s’ils sont rouges comme le pourpre, ils deviendront comme la laine. » À ce lieu le Seigneur se présente aux véritables pénitents et ceux qui étaient coupables de péché deviendront blancs comme la neige.

Il y a une autre façon de purger les péchés, mentionnée par St Matthieu, chapitre 3 : « Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier. » Ce passage Chrysostome applique à l’église dans cette vie et ses tribulations. Et non seulement par des tribulations, mais le Seigneur lui-même nettoie son épouse et son aire, comme le dit saint Paul : « Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui=même pour elle; afin de la sanctifier, en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole; pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. » Ici l’apôtre montre que Christ aimait tellement l’Église qu’il ne la purifierait pas par un autre lavage, mais par son propre sang, et que cela ne devrait en aucun cas être insuffisante, mais efficace, de telle manière qu’il ne reste aucune impureté à tout cela, après l’avoir glorifiée qu’elle n’a plus aucune tache ni ride ni aucune chose de ce genre sur elle, mais qu’elle est sanctifiée et sans souillure.

Ce témoignage du lavage de l’épouse du Christ n’est pas seulement rendu ici sur la terre, mais un témoignage est aussi rendu du ciel par ceux qui ont obtenu ce lavage efficace, cela étant dit d’eux dans l’Apocalypse : « Ce sont ceux qui sont venus de la grande tribulation, et qui ont lavé leurs robes, et ont blanchi leurs robes dans le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, ils le servent jour et nuit dans son temple. » Ainsi, nous voyons combien de voies peuvent être empruntées par la foi des Écritures pour montrer que les fidèles sont purgés de leurs péchés avant de quitter cette vie.

En troisième lieu, nous estimons qu’il serait beaucoup plus sûr pour chacun de vivre dans cette vie pour qu’il ne doive plus avoir besoin d’être purgé par la suite. Il vaut beaucoup mieux réussir dans cette vie que d’espérer une aide incertaine après cela. C’est une manière beaucoup plus sûre, au lieu de ce que les autres feront de bien après notre mort, de faire de même pour nous-mêmes de notre vivant. Il est une chose plus heureuse de partir donc dans un état libre que de chercher la liberté après avoir été enchaîné.

Outre ce qui a été dit, nous soutenons qu’il ne peut être établi par aucun passage simple de la Sainte Écriture de la loi de Dieu ni par de saints enseignements fondés sur l’Écriture, sans les tordre, qu’il a été jugé d’un commun accord que les fidèles doivent nécessairement professer et considérer comme un article de foi qu’il devrait y avoir un tel lieu de purgatoire à entrer après cette vie. Qu’il n’y a pas un tel endroit après l’ascension du Christ pour de telles âmes qui n’ont pas satisfait dans cette vie pour les péchés qu’elles ont commis où elles endureraient la douleur la plus terrible après avoir quitté leur corps, et donc pour être purifiées et sortir de là, certains plus tôt, certains plus tard, certains au jour du jugement et certains plus tôt. En ce qui concerne les preuves bibliques, il n’y en a pas du tout dans la Bible. Parcourons toute la loi de Dieu, nous ne rencontrerons aucun passage obligeant un chrétien à croire, en tant qu’article de foi, qu’après cette vie, il devrait y avoir un endroit comme le purgatoire, comme certains disent. Il n’y a pas un seul endroit dans toutes les Saintes Écritures pour le montrer, et aucune preuve ne peut être produite qu’une seule âme ait jamais pénétrée dans un tel purgatoire et en ait ressortie.

Ce n’est donc pas une chose à créditer ou à croire. Pour preuve de cela, saint Augustin écrit dans le livre intitulé Mille Verba : « Nous croyons par la foi universelle et par l’autorité divine que le Royaume du Ciel est le premier palais où les baptisés sont reçus. Le second est celui où l’excommunié et l’étranger de la foi en Christ souffriront des tourments éternels. Quant à un troisième, nous n’en connaissons aucun et nous n’en trouvons rien de certifié dans les Saintes Écritures. »

Dans le même livre sur ce passage « N’entrera pas dans le royaume de Dieu », il écrit ainsi : « O frères, que personne ne se trompe, car il n’y a que deux endroits, le troisième n’existe pas du tout; car celui qui n’est pas jugé digne de régner avec Christ doit sans doute périr avec Satan. » À cet effet Saint-Chrysostome sur le vingtième chapitre de Saint Matthieu, où il est dit que le royaume des cieux est semblable à maître de maison; parle de cette manière, « le maître de maison est Christ, à qui le ciel et la terre sont une maison et les familles sont les créatures célestes et terrestres. Dans cette maison, il a construit trois chambres, l’enfer, le ciel et la terre. Les militants ou les combattants sont ceux qui habitent la terre. Ceux qui sont vaincus descendent en enfer, ceux qui ont vaincu entrent au ciel. Prenons garde, nous qui sommes dans la région du milieu, que nous ne descendions pas après ceux qui sont en enfer, mais que nous puissions monter vers eux qui sont au-dessus du ciel.

N’est-il pas clair par ces autorités qu’il n’y a que deux endroits précis après l’ascension du Christ dans le ciel où vont les âmes en quittant leur corps, et qu’il n’y a pas du tout de troisième place dans les Saintes Écritures ?

Par conséquent, aucune mention expresse n’a été faite tout au long de la loi de Dieu d’un endroit tel que le purgatoire, et les apôtres n’ont laissé aucune instruction à ce sujet. L’Église primitive, gouvernée selon l’Évangile et par les apôtres eux-mêmes, n’a pas non plus laissé d’ordonnance ni de commandement à ce sujet, et voyant que c’était cinq cent huit ans après Christ que le pape Pélage a commencé à faire de cette institution que le souvenir devrait être fait des morts dans la masse, il s’ensuit qu’il n’y a aucune preuve expresse pour cela dans la loi de Dieu, donc il est inutile de croire au purgatoire comme un article de foi qu’il devrait y avoir une telle chose après cette vie.

On peut alors se demander pourquoi les gens sont tellement attirés par cette idée d’aider les morts. Voyant que dans toutes les Écritures, rien n’est expressément enseigné à ce sujet, à moins que ce ne soit dans le livre des Maccabées, qui n’appartient pas à l’Ancien Testament ni n’est canonique, et que ni Christ, ni aucun de ses apôtres ni aucun des saints qui leur ont succédé n’ont jamais enseigné à prier pour les morts. Ils ont tous fait très attention à enseigner que les gens qui vivaient sans reproche devraient être saints. Par conséquent, en réponse à la question, nous disons que la première cause en est la tromperie et l’artisanat des prêtres, procédant de leur grande avarice et qui n’ont pas instruit le peuple de bien vivre comme l’ont fait les prophètes et les apôtres de Christ, mais seulement d’offrir beaucoup et mettre leur espoir de la délivrance et le salut sur le purgatoire.

III – DE L’INVOCATION DES SAINTS

Maintenant, nous parlerons aussi de l’invocation des saints, à propos de laquelle, certains ministres et leurs adhérents prêchent et gardent avec diligence comme un article de foi, disant que les saints disparus, dans le pays céleste, devraient être priés par nous dans une telle manière que faisaient les prêtres. D’autres personnes, par leur instruction, leur enjoignent beaucoup d’autres choses pour faciliter leur invocation et en l’autorisant et en le magnifiant, les gens croient charnellement et se trompent grandement, pensant que, comme cela est pratiqué dans les cours du roi terrestres, que certains d’entre eux intercèdent pour les autres et atténuer leur colère. Ils disent donc que cela doit aussi être avec Dieu lui-même, que les saints disparus doivent apaiser la colère de Dieu lorsqu’elle est allumée contre un pécheur.

Mais nous ne devons pas croire une telle chose, car si cela était vrai, il n’y aurait pas de véritable conformité entre la volonté des saints et celle de Dieu. Car il semblerait que Dieu soit provoqué à l’indignation si les saints n’interviennent pas devant lui.

Deuxièmement, en magnifiant et en priant les saints, le peuple tombe dans l’idolâtrie, accordant plus de confiance aux saints qu’à Dieu lui-même et les servant avec plus d’affection que le seul Dieu. Ce qu’ils font effectivement apparaître en ornant plus précieusement leurs autels, les sons les plus forts de la sonnerie et du chant, la multiplicité des lumières et des bougies et autres solennités. Par tout cela, les simples gens n’en conçoivent rien d’autre que le fait que les saints sont plus miséricordieux que Dieu lui-même, en pouvant délivrer de la damnation par leur intercession à Dieu ceux que Dieu avait déjà condamnés. Pour mieux maintenir cela, les gens apprennent que les saints aiment qu’on leur offre des cadeaux, qu’ils sont ravis d’entendre leurs louanges et qu’ils intercèdent le plus pour ceux qui les offrent, les louent et les honorent le plus. Toutes ces choses doivent être évitées et tenues en abomination.

Ce genre d’invocation est ce dont nous traitons maintenant, pour faire connaître ce que nous tenons concernant l’invocation des saints. Nous disons d’abord et avant tout ce qu’est l’invocation. L’invocation est un désir sincère de l’esprit et de l’âme adressé au seul Dieu par la voix dans la prière.

Deuxièmement, nous soutenons que l’homme Christ est le médiateur entre Dieu et l’homme et notre avocat auprès de Dieu le Père, ayant payé pour nos péchés (1 Timothée 2.4) s’approchant de Dieu de lui-même, vivant toujours pour intercéder pour nous. Aucun homme ne vient au Père que par lui. Et (il se dit) tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai. Qui donne en abondance à tous ceux qui le demandent et ne fait de reproches à personne. Il est notre avocat auprès de Dieu le Père, car il nous pardonne nos péchés. La vérité est qu’il se présente à nous d’une manière ou d’une autre avant que nous nous remuions. Il se tient à la porte et frappe, afin que nous lui ouvrions. Pour obstruer tous les moyens et toutes les occasions de l’idolâtrie, il est assis à la droite du Père céleste et veut que toute âme fidèle le cherche seulement et ait un œil et un recours vers lui. Car le soin et la pensée des fidèles devraient être pour celui qui est au-dessus. À cet égard, il est dit : si vous vous êtes levés avec Christ, cherchez les choses qui sont en haut où Christ est assis à la droite de Dieu. Il est la porte, quiconque entre par lui sera sauvé. Personne ne vient au Père, dit-il, mais par moi.

En troisième lieu, nous soutenons que les saints ne sont pas placés devant nous pour les adorer, mais comme exemples. Saint Paul dit : soyez mes imitateurs comme je suis de Christ, et prenez garde à ceux qui marchent comme vous nous avez pour exemple. Par conséquent, nous devons les honorer par imitation, et non les adorer par la religion. Tout cela étant établi pour notre fondation, nous disons qu’aucun homme né physiquement, sauf Christ, ne doit être adoré. Aucun autre n’est le médiateur certain et vrai entre Dieu et l’homme, et intercesseur de nos péchés envers Dieu le Père, mais lui seul. Il n’est pas nécessaire qu’une telle adresse religieuse soit faite par les vivants aux saints décédés.

Christ a également cette prérogative d’obtenir tout ce qu’il demande au nom de l’humanité, qu’il a réconciliée par sa mort. Il est le seul médiateur entre Dieu et l’homme, l’avocat et l’intercesseur auprès de Dieu le Père pour les pécheurs, et si suffisant que le Père ne nie à aucun homme qu’il prie au nom de Christ. Pour lui, il entend toujours ceux qui prient et demandent en son nom. Étant proche de Dieu et vivant de lui, il prie continuellement pour nous. Car il nous est convenable d’avoir un souverain sacrificateur aussi saint, sans culpabilité, sans reproche, séparé des pécheurs et exalté au-dessus de tous les cieux, le premier-né qui, au-dessus de tous les hommes, devrait avoir le pouvoir et l’autorité de sanctifier les autres et d’intercéder pour eux. Jésus n’est pas entré dans des lieux faits de mains, qui étaient des figures des vrais, mais il est entré dans le ciel pour y apparaître en notre nom devant la face de Dieu.

Jean dit de lui : Nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le Juste, et Paul dit que Jésus qui est mort pour nous est aussi ressuscité pour nous et s’est assis à la droite de Dieu, où il intercède pour nous.

Par conséquent, c’était une folie de chercher n’importe quel autre intercesseur. Car Christ vit toujours avec le Père, intercède continuellement pour nous et est toujours prêt à secourir ceux qui l’aiment. Par conséquent, en suivant ce qu’il a dit, dans quel but devrions-nous nous adresser à tout autre saint ou médiateur, car il est lui-même beaucoup plus aimant et plus prompt à nous aider que n’importe lequel d’entre eux. Considérant que l’esprit de celui qui prie doit être distrait par la multitude de saints auxquels il peut prier, afin que l’affection doive s’abaisser envers Christ, étant partagée entre tant de personnes. Et beaucoup croient que s’adresser à quelqu’un de seul, faisant de lui son unique intercesseur, s’avère plus bénéfique en matière spirituelle. Sans aucun doute, l’église s’améliorerait et avancerait beaucoup plus si elle ne reconnaissait pas une telle multitude d’intercesseurs nouvellement inventés. Ce fut une grande folie d’abandonner la fontaine d’eau vive et d’aller vers les ruisseaux qui n’ont rien de limpide et à portée de main.

Ainsi, il est évident :

  1. Qu’il n’y a rien qu’on puisse obtenir de la main de Dieu que par Christ le médiateur.
  2. Qu’il était plus opportun d’adorer Christ seul de tous les hommes, lui étant le meilleur et le plus aimable médiateur et intercesseur dans toutes sortes d’extrémités.
  3. Que selon sa Parole, nous n’avons pas besoin de nous adresser à d’autres saints pour intercesseurs, car il est beaucoup plus prêt à nous aider que tout autre saint, comme étant ordonné par Dieu à cette fin. Que notre adresse et notre intercession soient faites par celui qui est plus miséricordieux que les autres; car il sait pour qui il est le plus apte d’intercéder, ayant versé son sang pour eux, qu’il ne pourra jamais oublier; ils sont écrits sur ses mains et sur sa poitrine.
  4. Qu’il serait insensé de chercher un autre intercesseur.
  5. Que, dans l’Église primitive, les hommes adressaient leurs prières à cette personne singulière, en tant que médiateur de l’aide spirituelle.
  6. Que l’église a alors profité et augmenté plus qu’elle ne le fait depuis qu’ils ont trouvé tant d’intercesseurs, qui ne sont que des nuages sans eau, obscurcissant Christ, le Soleil de justice qui est le véritable intercesseur pour beaucoup en attente d’une aide spirituelle se retrouvèrent abandonné par leur vain espoir.

Car comme Dieu est juste, et que nous sommes injustes et insuffisants de nous-mêmes, c’est lui qui pardonne nos péchés, passés comme présents. Car il s’est donné pour notre rédemption, c’est-à-dire qu’il a été l’oblation par laquelle notre pardon a été obtenu. Dieu a envoyé son Fils pour être celui qui pardonne nos péchés, il est le remède contre le péché, pour nous empêcher de tomber dans le désespoir. Nous devons être réconciliés avec le Christ avocat, qui plaide perpétuellement notre cause, intercédant auprès du Père en notre faveur, étant non seulement notre avocat, mais aussi notre juge. Car le Père a rendu tout jugement au Fils, donc les pénitents ont une grande espérance, étant sûrs de l’avoir pour leur juge qui est leur avocat.

Cette foi est fondée sur Christ comme sur une pierre angulaire sur laquelle les saints reposaient toujours solidement et qui était toujours considérée comme suffisante, jusqu’à ce que l’homme du péché ait le pouvoir d’introduire cette nouvelle intercession des saints. Quelle foi tous les saints avaient quand ils étaient ici. Ils confessent à ce jour qu’ils ne sont pas sauvés par l’oblation ou l’intercession d’un autre Dieu et qu’ils sont arrivés dans le royaume céleste selon Apocalypse 5.9 etc. Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux, et pour l’ouvrir. Car tu as été immolé, et tu nous as rachetés à Dieu par ton sang, de toutes les tribus et de toutes les langues, et qui as fait de nous des rois et des sacrificateurs à notre Dieu. Voir comme leur humilité et leur reconnaissance retentissent encore sur la terre, ils laissent un tel record qu’ils ne sont entrés là où ils sont que par son sang et confessent avoir reçu par lui tout leur bien-être là-bas, et tout ce dont ils jouissaient pendant leur séjour ici. En un mot, ils n’ont reçu aucune sorte de bien à aucun moment, que par notre bon médiateur et intercesseur Jésus-Christ.

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Ne gaspillez pas votre vie

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Mon cousin Clément a commencé à boire à l’âge de 17 ans. Pendant 50 ans, il n’y a probablement pas eu un jour où il était complètement sobre. Puis vint une nuit extrêmement froide quand il avait 67 ans et se perdit en rentrant chez lui du bar. Ses doigts étaient gelés au point que quelques-uns ont dû être amputés. Il n’a vécu que quelques années de plus, mais il n’a plus jamais voulu d’une boisson alcoolisée. À qui doit-on imputer la responsabilité pour ces 50 années perdues? Est-ce mon oncle qui a initié Clément à la bière? Ou était-ce que Clément ne pouvait jamais accepter la responsabilité de devenir adulte?

Des foules immenses sont venues aux concerts de Johnny Hallyday. Mais dans l’une de ses chansons ultérieures, il a parlé de ces concerts, du voyage et de tout ce qui allait avec, et a chanté «J’ai oublié de vivre». Il a admis que parce qu’il avait grandi sans père, il n’avait jamais appris à être père pour ses enfants plus âgés. Plus tard dans sa vie, lui et sa femme ont adopté deux petites filles et il a commencé à apprendre à devenir père.

Qu’est-ce qui nous empêche de vivre le genre de vie que nous voulons vraiment vivre? Pour la plupart des gens qui lisent ce blogue, ce n’est pas la recherche de la célébrité, seuls quelques-uns essayeraient de blâmer les drogues et l’alcool. Mais la plupart d’entre nous admettraient tristement que la recherche du succès, le genre de succès que nous pensons que les autres attendent de nous, nous a souvent empêchés d’être vraiment conscients des besoins des personnes les plus proches de nous.

Que veut dire la Bible quand elle nous dit que nous devons aimer notre prochain comme nous-mêmes? Quand on a posé cette question à Jésus, il a répondu en racontant l’histoire du bon Samaritain. Quand les bonnes gens ont vu un homme blessé et saignant sur le bord de la route, ils avaient des affaires pressantes qui les attendaient et n’ont pas eu le temps de s’arrêter. Vint un de ces Samaritains méprisés, qui avait probablement vraiment un rendez-vous important à rencontrer. Mais le blessé était plus important que ce rendez-vous.

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous et moi? Quand un enfant pleure, qu’un voisin a besoin d’aide ou que quelqu’un a mal et veut parler, est-ce que ces choses insignifiantes peuvent attendre jusqu’à ce que nous nous sommes occupés des choses importantes? Ou est-ce à l’envers, les choses que nous nous sentons si pressées de faire sont-elles de moindre importance et le plus importante est d’aider les personnes dans la détresse?

La reine Elizabeth, dans son message de Noël, a déclaré que ce que beaucoup de gens veulent pour Noël, c’est une étreinte. Les commerçants nous racontent une histoire différente, essayant de nous culpabiliser si nos cadeaux ne sont pas assez gros, assez chers. Mais de tels cadeaux ne remplacent pas un peu de chaleur humaine. J’en ai sûrement à donner.

Partager un peu de chaleur humaine, c’est quelque chose que chacun peut faire, n’importe quel jour, n’importe l’heure. Si nous en donnons, il ne serait pas un gaspillage et nous ne serons jamais à court. Être adulte, n’est-ce pas à donner, non pas d’attendre qu’on vous donne?

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Venez, divin Messie

Venez, divin Messie,
Sauvez nos jours infortunés:
Vous êtes notre vie
Venez, venez, venez!

Ah! descendez, hâtez vos pas;
Sauvez les hommes du trépas,
Secourez nous, ne tardez pas.
Voyez couler nos larmes Grand Dieu!
Si vous nous pardonnez;
Nous n’aurons plus d’alarmes:
Venez, venez, venez!

Voyez le monde et sa souffrance
Il reconnait son impuissance
Venez, soyez son espérance
Entendez sa prière,
Ô Dieu d’amour et de bonté
Donnez-lui la lumière,
Venez, venez, venez.

Voyez le monde et ses espoirs:
Il lutte et marche dans le soir.
Vous ne pourriez le décevoir,
Voyez-le qui espère.
Ô Dieu d’amour et de bonté,
Donnez-lui la lumière,
Venez, venez, venez.

Paroles de l’abbé Pellegrin, 1701

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La Parole vivante de Dieu

Quand Aaron a fabriqué un veau d’or pour que le peuple l’adorât, il ne le voyait pas comme de l’idolâtrie. Le peuple ne pouvait pas saisir le concept d’un Dieu inconnu et voulait quelque chose qu’il pouvait voir. C’est appelé un veau dans la Bible, mais c’était un taureau, représenté dans la fleur de l’âge. C’était le meilleur symbole qu’ils pouvaient imaginer pour un dieu qui était la toute-puissante source de vie.

Pourtant, c’était de l’idolâtrie, car un taureau est bien loin de représenter la réalité d’un Dieu qui a parlé et l’univers, le monde et tout ce qu’il contient sont apparus. Pas tout à fait tout. Il a créé le premier homme et la première femme de ses propres mains.

Mais, même si nos esprits pourraient comprendre Dieu comme omnipotent, omniscient et omniprésent, mais invisible, la compréhension de sa personne reste superficielle. C’est pourquoi il est venu dans ce monde et a marché parmi nous, comme l’un de nous, mais bien plus que l’un de nous.

Jésus, la Parole vivante, calma la tempête avec une parole, guérit les yeux de Bartimée par une parole, chassa les démons par une parole, guérit les malades par une parole, rendit Lazare à la vie par une parole. «Quelle sorte d’homme est-ce?» La réalité de qui est Jésus va au-delà de la forme physique. Cela a été révélé dans son amour pour les enfants, pour les pécheurs, pour les parias, ses réprimandes aux pharisiens, sa compassion pour ceux qui sont en détresse, ses paroles de pardon de la croix.

Jésus a dit : «Celui qui m’a vu a vu le Père.» Vous ne pouvez pas dessiner une image qui montre l’amour, la compassion, la grâce et la puissance de Jésus ni faire une statue pour le représenter. La plupart de ceux qui ont vu Jésus quand il a marché sur la terre n’ont pas vu qui il était. Ils voulaient la représentation physique plus que la réalité. C’est ainsi que fonctionnent nos esprits.

Quelques-uns ont vu, par la foi. En lisant le récit qu’ils ont laissé pour nous, prions pour avoir la foi de voir Jésus tel qu’ils l’ont vu, la Parole vivante, le Dieu Tout-Puissant en action, le Sauveur du monde.

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Le suicide est un esprit

Une nuit, quelque part ici au Canada, une jeune femme autochtone s’est retrouvée aux prises avec des pensées suicidaires. Elle était chrétienne, elle savait que ce n’était pas ce qu’elle voulait faire, mais la pensée lui revenait toujours qu’il serait si facile d’échapper à ses ennuis. Tout ce qu’elle avait à faire était d’aller à la cuisine, de prendre le grand couteau bien aiguisé et de mettre fin à ses jours. Elle priait et lisait la Bible, mais elle se retrouvait bientôt à marcher vers la cuisine ; elle s’arrêtait et se retournait pour prier encore. Elle savait que ces pensées venaient d’un esprit, un esprit qui était plus puissant qu’elle ne l’était et ne la laisserait pas seule. Elle a prié pour que Dieu vienne à son aide, mais la pensée d’aller à la cuisine et de ramasser ce couteau lui revenait. Elle lisait dans sa Bible et trouva un passage dans les Psaumes qui semblait être une réponse pour elle, mais la pensée du suicide continue de revenir.

Finalement, à 3 heures du matin, elle a pris son téléphone pour appeler son pasteur. Il écouta et comprit le grand danger dans lequel elle se trouvait. Il ouvrit sa Bible et l’idée lui vint de lui lire un passage du livre des Psaumes. C’était le même passage qu’elle avait lu plus tôt! Elle comprit maintenant avec certitude que le Saint-Esprit était avec elle pour l’aider dans cette bataille. Le pasteur a prié avec elle au téléphone et quand ils ont raccroché, elle a su que la bataille était terminée, que l’esprit ennemi était vaincu et que la paix de Dieu était rétablie dans son cœur. Elle se coucha et dormit paisiblement.

J’ai lu ce récit il y a plusieurs années et j’ai essayé maintenant de le raconter comme je m’en souviens. Puissions-nous nous rappeler, lorsque des pensées suicidaires nous viennent, que ces pensées ne sont pas nos propres pensées mais viennent d’un ennemi qui veut nous détruire. La seule façon de triompher de ces pensées est de chercher l’aide de l’Esprit qui est plus puissant, le tout-puissant. La jeune femme qui a raconté sa rencontre avec l’esprit du suicide a cherché de l’aide dans toutes les bonnes manières : par la prière ; en lisant la Parole de Dieu ; et en parlant à un autre chrétien patient et compatissant.

Le larron ne vient que pour dérober, tuer et détruire ; mais moi, je suis venu pour que mes brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. Jean 10.10

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Nos voisins ne sont pas intéressés par notre foi

Que faisons-nous, ou ne faisons-nous pas, qui laisse nos voisins indifférents à notre foi ? Pour ma part, je reconnais que je viens d’une famille de gens opiniâtres et argumentateurs. Certaines personnes apprécient un bon argument, mais ce n’est pas la meilleure façon de partager l’Évangile. Beaucoup de gens se méfient de toute conversation qui menace de se transformer en dispute.

La déclaration la plus célèbre de Dale Carnegie était : “Vous pouvez vous faire plus d’amis en deux mois en vous intéressant à eux, qu’en deux ans en les rendant intéressés par vous.” Certaines personnes l’ont accusé d’être manipulateur. Les conseils de Carnegie peuvent être utilisés de manière manipulatrice, mais s’intéresser aux autres n’est pas une mauvaise chose.

Pouvons-nous appliquer cette pensée à la manière dont nous partageons l’Évangile ? Le fait d’aimer nos prochains comme nous-mêmes n’est-il pas l’un des fondements du christianisme ? J’ai besoin d’apprendre à être un meilleur auditeur. Comment ferai-je ça ? Voici quelques réflexions qui m’sont venue.

  • Posez des questions qui les invitent à parler d’eux-mêmes.
  • Laissez l’autre personne faire la majeure partie de la conversation.
  • Ne critiquez pas, mais essayez de comprendre leur point de vue.
  • Respectez leurs opinions ; même si nous ne sommes pas d’accord, notre objectif n’est pas de les condamner pour des choses qu’ils croient honnêtement.
  • Suggérer une meilleure façon de voir les choses d’une manière qui fait appel à leurs nobles instincts.
  • Racontez nos propres luttes et expériences quand elles semblent pertinentes.
  • Écoutez l’autre personne et la voix du Saint-Esprit.
  • Soyez patient, laissez notre attitude révéler une foi établie, enracinée et ancrée dans le roc solide.
  • Admettez-le lorsque nous faisons une erreur ou que nous ne connaissons pas la réponse à une question.
  • Faites en sorte que l’autre se sente respecté et valorisé.
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La loi ne nous apprend pas comment être chrétien

Or, avant que la foi vint, nous étions renfermés sous la garde de la loi, pour la foi qui devait être révélée. De sorte que la loi a été notre conducteur pour nous amener à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Or, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce conducteur. (Galates 3.23-25).

Conducteur = Paiadagogos = un tuteur, ou guide, de garçons. Un esclave de confiance chargé de superviser la vie et la morale du fils d’une famille grecque aisée. Le garçon n’avait pas le droit de sortir de la maison sans lui avant d’arriver à l’âge adulte.

La loi et les prophètes nous orientent vers Christ, mais ils ne nous apprennent pas comment être chrétien. Ils peuvent nous aider à éviter les ennuis jusqu’à ce que nous rencontrions Christ. L’Ancien Testament a encore cette valeur de révéler la futilité d’essayer de vivre une vie pieuse par nos propres efforts et de nous indiquer ainsi notre besoin de Christ. Mais Christ est le véritable enseignant qui nous donne le pouvoir de vivre ses enseignements.

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Que la paix de Christ règne dans vos cœurs

Que la paix de Christ règne dans vos cœurs – Que la paix de Dieu « juge, décide et gouverne » dans vos cœurs, comme le juge l’a fait lors des compétitions olympiques de l’époque de Paul. Aucun cœur n’est juste devant Dieu si la paix de Christ n’y règne pas, et la prévalence continuelle de la paix de Christ est la preuve décisive que le cœur est juste devant Dieu.

En un seul corps – Vous ne pouvez pas avoir la paix avec Dieu, en vous-mêmes ou entre vous, à moins de continuer dans l’unité ; et, comme un seul corps, continuez en connexion et en dépendance de celui qui est votre seule tête ; à cela vous avez été appelés.

Et soyez reconnaissants – C’est un état de salut glorieux, et vous devriez être à jamais reconnaissant d’être ainsi privilégié.

(Extrait du commentaire d’Adam Clarke sur Colossiens 3.15)

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L’ancien sentier

La Bible démontre encore et encore combien il est futile pour quelqu’un de penser qu’il est capable de comprendre et de décider par lui-même comment mener une vie heureuse et réussie. Mais nous continuons d’essayer.

Il y a quatre siècles, René Descartes a élevé cette propension humaine à un système de croyance philosophique qui dit qu’une personne peut découvrir tout ce qu’elle a besoin de savoir par sa propre capacité de raisonnement, à commencer par le concept simple, cogito, ergo sum (je pense, donc je suis). Cette philosophie s’est lentement répandue dans la pensée occidentale et c’est maintenant le fondement de notre pensée que la tradition et les principes historiques sont une forme d’esclavage. Nous ne devons accepter aucune croyance ou autorité qui ne vient pas de notre propre esprit.

Nous, les chrétiens, ne sommes pas meilleurs. Trop souvent, nous connaissons juste assez de la Bible pour choisir les parties qui nous autorisent à vivre comme nous voulons vivre. Nous ne voulons accepter aucune autorité qui vient de l’extérieur de nous-mêmes. Nous pensons qu’être chrétien nous rend meilleurs que les autres, et nous sommes dédaigneux envers ceux qui nous regardent et qui ne nous voient pas de cette façon.

Revenons au début. Nous sommes faits de terre, il n’y a rien de bon en nous. Nous pensons à David, Jérémie et Paul comme de grands hommes de Dieu, mais écoutons comment ils se voyaient: « tout homme debout sur la terre n’est que vanité » (David, dans Psaume 39.6) ; « Éternel ! je sais que la voie de l’homme ne dépend pas de lui, et qu’il n’est pas au pouvoir l’homme qui marche, à bien diriger ses pas » (Jérémie 10.23) ; « Car je sais que le bien n’habite point en moi, c’est-à-dire dans ma chair » (Paul, dans Romains 7.18).

Jésus a dit : « Personne n’est bon, sauf Dieu seul » (Marc 10.8). Par conséquent, s’il doit y avoir quelque chose de bon en nous, il faut qu’elle vienne de Dieu. C’est pourquoi il nous a donné le Saint-Esprit, non pas pour nous rendre parfaits, non pas pour nous faire sentir bien, non pas pour nous exalter au-dessus des autres, mais pour nous permettre de devenir ce qu’il a prévu que nous pouvons être, afin que nous puissions être une témoignage de sa bonté.

L’apôtre Paul n’a pas été doux envers nos sentiments d’estime de soi : « Or, par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous, de n’avoir pas de lui-même une plus houte opinion qu’il ne doit, mais d’avoir des sentiments modestes, selon la mesure de la foi que Dieu a départie à chacun »(Romains 12.3). « Car si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne sit rien, il séduit lui-même » (Galates 6.3).

Croyez-le ou non, c’est la recette d’une vie utile et heureuse. Les anciennes méthodes, les anciens enseignements, le respect de nos aînés et des autorités, nous permettent de développer notre capacité à servir les autres. Nous n’avons pas besoin de nous battre la tête contre le mur en essayant de faire accepter aux autres notre vision de la réalité. Le contentement et la paix intérieure viennent de l’acceptation de la vision révélée de la réalité par Dieu et de la recherche de l’approbation de Dieu.

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