L’éthique du service mennonite

L’éthique protestante du travail est un terme inventé par le sociologue allemand Max Weber en 1905 dans son livre Die Protestantische Ethik und der Geist des Kapitalismus (L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme).

L’essentiel de la pensée de Weber est résumé ainsi dans Wikipedia (version anglaise) : « Les théologiens calvinistes ont enseigné que seuls ceux qui étaient prédestinés à être sauvés seraient sauvés. Puisqu’il était impossible à savoir qui était prédestiné, l’idée s’est développée qu’il pourrait être possible à discerner qu’une personne était élue (prédestinée) en observant son mode de vie. On pensait que le travail acharné et la frugalité étaient deux conséquences importantes du fait d’être l’un des élus. Les protestants étaient donc attirés par ces qualités et censés s’efforcer de les atteindre. »

Les mennonites n’ont jamais enseigné une éthique de travail, ou qu’il y a une valeur rédemptrice dans le travail. Nous ne trouvons pas non plus de fondement dans les Saintes Écritures pour une telle idée. Nous croyons que Dieu n’accorde le salut que par grâce, sur le repentir des œuvres mortes. La preuve du salut n’est pas dans le travail égoïste, mais dans l’amour, la joie, la paix, la patience, la tempérance et les autres aspects du fruit de l’Esprit.

Ce que les mennonites ont enseigné, et enseignent toujours, c’est une éthique de service, basée sur la règle d’or et l’enseignement de Jésus d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Bien sûr, cela mène au travail, mais c’est un travail qui se fait sans ressentir le besoin de prouver quoi que ce soit. Ce n’est pas égocentrique, mais orienté vers l’autre.

On nous apprend que cette éthique du service doit imprégner et motiver toutes nos relations avec les autres : au foyer; dans l’assemblée; au travail; dans les affaires; en aidant les autres en temps de détresse ou de catastrophe; dans tout ce que nous faisons. Nous n’agissons pas toujours correctement, parfois nos sentiments peuvent nous inciter à être impatients et exigeants. La Bible enseigne qu’en de tels moments, des excuses s’imposent.

D’autres personnes servent aussi, et c’est une chose merveilleuse. Plus il y aura de gens prêts à servir les autres, le meilleur sera ce monde. Nous ne sommes en concurrence avec personne, nous ne cherchons ni publicité ni récompense. L’éthique du service mennonite nous incite à ne pas penser seulement à nous-mêmes, mais à être conscients des besoins des autres et à faire ce qui est en notre pouvoir pour les servir et leur faciliter la vie.

Publié dans Les mennonites | Marqué , , , , , , , | 2 commentaires

Raison et soumission

La dernière démarche de la raison est de recoonaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent; elle n’est que faible, si elle ne va jusquà connaître cela. Que si les choses naturelles la surpaasent, que dira-t-on des surnaturelles.

Il faut savoir douter où il faut, assurer où il faut, en se soumettant où il faut. Qui ne fait ainsi n’entend pas la force de la raison. Il y en a qui faillent contre ces trois principes, ou en assurent tout comme démonstratif, manque de se connaître en démonstration; ou en doutant de tout, manque de savoir où il faut se soumettre; ou en soumettant en tout, manque de savoir où il faut juger.

Soumission et usage de la raison, en quoi consiste la vrai christianisme.

Si on soumet tout à la raison, notre réligion n’aura rien de mystérieux et de surnaturel. Si on choque les principes de la raison, notre réligion sera absurde et ridicule.

des Pensées de Blaise Pascal, 1620-1662, mathématicien, physicien, inventeur, écrivain et théologien français.

de Marusya Chaika
Publié dans Apologétique | Marqué , , , , , , | Laisser un commentaire

Le soutien principal du foyer

Quoiqu’ils n’y vivent plus, les peuples indigènes de l’ouest du Canada retiennent des traditions édifiantes au sujet des tipis. Le mât, ou le poteau central d’un tipi est feminin, comme la femme dans une famille. Elle soutient toute, si elle est brisée, le tipi, et la famille, s’écroulerait. La femme est donc digne du respect de tous les membres de la famille.

Il y a une autre tradition parmi les peuples indigènes, selon que : « les premiers blancs qui sont arrivés dans notre pays avaient eu du respect et pour nos anciens et pour nos femmes, le second groupe de blancs n’avait pas eu de las respect ni pour nos anciens ni pour nos femmes. »

Les premiers blancs étaient des Canadiens-Françaises; ceux qui sont venus après étaient des Écossais. Tous ces hommes étaient engagés dans la traite des fourrures et presque tous ont pris des femmes indigènes. Les hommes canadiens français sont restés fidèles à leurs femmes. Lorsqu’ils ont pris leur retraite de la traite des fourrures, ils sont restés dans l’Ouest avec leurs femmes et leurs enfants. Beaucoup des hommes écossais avaient déjà une femme écossaise à Montréal, mais pendant leur temps dans l’Ouest ils ont pris une femme de campagne. À la fin de leur carrière dans l’Ouest, ils ont abandonné leur femme de campagne et leurs enfants pour retourner à leur femme écossaise à Montréal.

Les hommes venant des Orcades étaient un cas spécial. La plupart d’entre eux ont fait des contrats de cinq ans pour travailler dans l’Ouest canadien. Il y a une quinzaine d’années, des gens d’un village dans les Orcades ont découvert qu’il y était un village en Saskatchewan avec les mêmes noms de famille. Après des correspondances et des recherches, ils se sont rendu compte qu’ils avaient les mêmes hommes comme ancêtres. Seulement, un des groupes de descendants était écossais et l’autre indigène.

Ce n’est pas comme cela qu’on honore les femmes. Comment se peut-il que ceux qui se pensaient être des gens civilisés et chrétiens aient fait preuve d’un sens moral inférieur à celui de ceux qu’ils appelaient des « sauvages » ? Comment peut-on penser bâtir un foyer sans honorer celle qui est le soutien principal du foyer?

Publié dans Insolite | Marqué , , , , , , | 2 commentaires

Donatus

Que puis-je vous dire au sujet de Donatus? Seulement quelques petits détails sont connus de son histoire. On dit qu’il était Numide d’origine et au début du quatrième siècle devint évêque à Carthage parmi ceux qui croyaient à la pureté de l’église de la même manière que Novatien. Il a enseigné que l’administration des sacrements par un ministre impie n’avait aucune valeur.

L’église qui croyait comme lui était répandue en Afrique du Nord et devint connue sous le nom de donatistes. Ils se croyaient être l’Église de Dieu, donc ils baptisaient tous ceux qui s’unissaient à eux, même s’ils avaient déjà été baptisés dans l’Église catholique romaine. Ils enseignaient qu’aucun enfant, même au point de la mort, ne devrait être baptisé, mais seulement des adultes croyants qui le désiraient.

C’est peut-être le moment où les croyants ont été appelés pour la première fois anabaptiste, ou ceux qui baptisent à nouveau. Ils ne considéraient pas que le baptême qu’ils accomplissaient était un second baptême, car, disaient-ils, le pape n’avait pas d’église chrétienne et donc pas de baptême.

Les donatistes croyaient, comme tous les anabaptistes des âges suivants, que les chrétiens devaient être des citoyens respectueux des lois et devaient honorer le gouvernement, mais le gouvernement n’avait aucune autorité en matière de foi. Lorsque Donatus a été emprisonné, il a critiqué Augustin qui avait introduit la doctrine de la prédestination dans l’Église catholique romaine. Donatus a dit que personne ne devrait être emprisonné pour sa foi parce que Dieu avait donné à l’homme le libre arbitre de croire comme il le voulait.

Augustin a écrit : « Le problème entre nous et les donatistes concerne la question de savoir où le corps doit être situé, c’est-à-dire, quoi et où est l’Église? » Fyodor Dostoevsky a bien décrit la situation : « Un compromis est survenu, l’empire a accepté le christianisme et l’église a accepté le droit romain et l’État romain. Une petite partie de l’église s’est retirée dans le désert et là a commencé à continuer son ancien travail. »

Publié dans Église primitive | Marqué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La non-résistance en action

Mais moi, je vous dis : ne résistez point au mal ; mais si quelqu’un te frappe à ta joue droite, présente-lui aussi l’autre. Matthieu 5.39

Ces paroles de Jésus énoncent un principe qui va au cœur de la manière qu’on doit vivre en tant que chrétien. Voici un exemple de ce principe en action.

Il y a de nombreuses années, quelque part en Amérique du Nord, je ne sais pas exactement où, un agriculteur mennonite s’est rendu vers l’un de ses greniers pour chercher de la nourriture pour son bétail. Le grenier était vide. Il était perplexe, il savait qu’il y avait eu là au moins assez de grain pour charger un chariot il y a quelques jours à peine. Il a décidé de ne parler de sa perte à personne, pas même à sa femme.

Quelques mois plus tard, un voisin est arrêté à la ferme pour jaser avec l’agriculteur mennonite. Au bout d’un moment, il a dit : « Dis donc, j’ai entendu dire que tu t’es fait voler du grain il y a quelque temps. »

Ce à quoi l’agriculteur mennonite a répondu : « Eh bien, si j’étais à ta place, je n’en dirais plus. Car toi et moi, nous sommes les seuls à en savoir quelque chose de ça ».

Publié dans Les mennonites, les mennonites au Canada | Marqué , | Laisser un commentaire

Novatien

En 250 apr. J.-C., la foi chrétienne s’était répandue dans tout l’Empire romain, du moins en apparence. Mais beaucoup de ceux qui ont été baptisés ne s’étaient pas vraiment repenti et n’avaient pas être nés de nouveau. Cette année-là, l’empereur Dèce décréta que si les chrétiens ne consentaient pas de sacrifices aux idoles païennes, ils devraient être impitoyablement persécutés et tués. Alors que de nombreux chrétiens sont restés fermes et ont souffert à cette époque, un grand nombre de chrétiens se sont précipités pour obéir.

Lorsque la persécution a pris fin et que les chrétiens qui avaient sacrifiés aux idoles ont souhaité revenir à l’église, une controverse a éclaté dans l’église. Des deux principaux anciens de l’église de Rome, Corneille était prêt à accepter tous ceux qui souhaitaient retourner à l’église. Novatien représentait ceux qui insistaient que ceux qui avaient apostasié devaient se repentir et être baptisés. Cela a conduit à une division dans l’église qui s’est répandue dans tout l’empire.

Il y avait deux points fondamentaux sur lesquels les deux parties étaient en désaccord. Novatien a insisté sur la repentance. Il croyait que Dieu pardonnerait à ceux qui se repentiraient, mais que les pécheurs ouverts ne pouvaient pas simplement être rétablis dans la communion ecclésiale sans se repentir.

Le deuxième point était que la pureté et la sainteté sont la marque de l’Église de Dieu. Il a enseigné que lorsque l’église négligeait la discipline des membres égarés et permettait à ceux qui avaient violé leurs vœux de baptême de rester membres de l’église, l’église cessait d’être l’Église de Dieu.

Le novatianisme « était profondément troublé par le laxisme croissant de la conduite qui était devenu un problème à mesure que l’église devenait de plus en plus grande. Les Novatiens voulaient avoir les conditions d’entrée rigoureuses qui avaient été en vigueur dans les temps anciens restaurées, avec une discipline stricte pour garder l’église distinctive en matière de conduite. Pour cette raison, ils ont été appelés méchamment katharoi (grec pour les purs). Ce mouvement était très répandu et ses adhérents nombreux. La sainteté personnelle était son point fort : l’accent principal du novatianisme était sur un style de vie distinctif. Les Novatiens ont peut-être été coupables d’une certaine partialité, mais encore une fois l’accusation d’hérésie perd beaucoup de sa force quand on se souvient que ceux qui ont fait cette accusation étaient eux-mêmes la cause de la contestation, et par leur laxisme ils lui ont donné l’occasion. »
-Leonard Verduin, The Anatomy of a Hybrid, © 1976 Wm. B. Eerdmans Publishing Co., Grand Rapids, Michigan

Publié dans Église primitive | Marqué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Il règne encore, le Dieu vivant

Un matin, il y a quelques semaines, j’ai commencé à chanter le cantique Dieu cherche encore des hommes forts. Mais, hélas, je ne pouvais me souvenir que de quelques mots. Plus tard dans la journée, j’ai sorti l’hymnaire célébrons Dieu et j’ai commencé à mémoriser les paroles.

J’ai trouvé une version légèrement différente en ligne. Là où Claire-Lise de Benoit écrivait, au début du troisième couplet, « Pour la couronne des martyrs », cette autre version avait, « Pour la couronne des vainqueurs ». Et dans le deuxième couplet, où elle a écrit « Il règne encor, le Dieu vivant », l’autre version avait « Il est pour nous le Dieu vivant ».

Ce sont de petites différences, peut-être insignifiantes, mais je me demandais si elles pouvaient indiquer une certaine confusion au sujet du royaume de Dieu.

Certaines personnes croient que le royaume de Dieu signifie qu’il est souverain sur tous les royaumes de la terre. De toute évidence, cela ne se produit pas maintenant, donc le royaume de Dieu doit être pour une autre époque.

Mais Jésus a dit clairement « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Si nous prenons cette déclaration et la considérons dans le contexte de tout l’enseignement du Nouveau Testament, nous devons conclure que Jésus n’a jamais eu l’intention d’établir un royaume politique, régnant sur les affaires politiques du monde. Son plan était plutôt d’établir un royaume spirituel, un royaume où les cœurs humains se transformaient, le reconnaissaient comme seigneur et se soumettaient volontairement à la règle de Dieu.

Comment peut-on imaginer que le règne du Christ par la force sur un monde qui ne se soumet pas tout à fait volontairement pourrait être plus glorieux qu’un tel royaume spirituel?

Le livre d’Habakuk se termine avec le prophète considérant une situation où le figuier, la vigne et l’olivier ne produisaient pas de fruits, les champs ne produisaient pas de récoltes, il n’y avait pas de pâturage pour les moutons ni de nourriture pour le bétail. Pourtant il dit : « Mais moi je me réjouirai en l’Éternel, je tresaillera de joie dans le Dieu de ma délivrance. »

N’est-ce pas là le règne de Dieu? Lorsque nous cessons de nous fier aux choses matérielles et que nous nous réjouissons en Dieu? Qu’il soit ainsi pour nous tous.

Publié dans Apologétique | Marqué , , , , , | Laisser un commentaire

Une église d’inconnus

Les historiens croirent que partout où il y avait quelque chose d’important, il devait y avoir de grands personnages. Quand ils cherchent l’histoire du christianisme, les catholiques et les protestants ont eu tous les grands personnages. Comme ils ne trouvent pas de tels personnages du côté de ceux que nous appelons anabaptistes, ils supposent que rien ne se passait.

Mais l’essence même du christianisme est qu’il ne peut y avoir qu’un seul grand personnage, c’est Dieu lui-même. Même Jésus ne s’est pas conduit comme un grand personnage. Cela était un problème pour les scribes et les pharisiens : ils attendaient un Messie qui balaierait les oppresseurs romains pour gouverner le monde de Jérusalem. Les dispensationalistes sont entièrement d’accord avec cela, et disent que puisque son plan a été déjoué à son premier avènement, le royaume terrestre sera établi à sa seconde venue. Le problème avec cette ligne de pensée est que cela ferait de Jésus un fomenteur de sédition et fournirait une juste cause aux Romains pour l’exécuter. Mais Jésus a dit clairement : « Mon royaume n’est pas de ce monde », et le gouverneur romain n’a trouvé aucune faute en lui, allant jusqu’à se laver les mains de toute l’affaire.

Donc, Jésus n’est pas un grand personnage aux yeux du monde. Il est l’homme le plus important dans l’histoire du monde, cependant, il n’est rien aux yeux du monde. Ses disciples, depuis les apôtres jusqu’à nos jours, ont également été des inconnus.

Nous ne devrions pas lire trop dans l’opinion du Sanhédrin que les apôtres étaient des hommes sans instruction. Les apôtres parlaient couramment l’araméen et le grec, connaissaient mieux les Écritures que la plupart d’entre nous aujourd’hui et connaissaient bien la culture grecque qui les entourait. Mais ils n’ont pas été instruits dans toutes les petites intrigues d’interprétations et de règlements rabbiniques.

Une fois que nous cessons de chercher les personnages importants dans le mouvement diversement connu comme donatiste, cathare, anabaptiste, vaudois, etc., il devient évident que beaucoup de choses s’y passaient. Thieleman van Braght parcourut les anciens registres et publia ses découvertes dans le Martelaersspiegel (titre original néerlandais).

Un livre plus récent est The Anatomy of a Hybrid par Leonard Verduin. L’hybride dans le titre du livre se réfère aux églises qui ont uni le pouvoir de l’état avec le pouvoir religieux, commençant lorsque l’empereur romain Constantin a professé le christianisme et a alors assumé l’autorité sur l’Église catholique romaine. Verduin est un érudit approfondi qui montre clairement les évidences d’un mouvement d’église alternatif continu à partir du moment où l’hybride a d’abord quitté la foi une fois livré aux saints. Il souligne que le mouvement mennonite a commencé dans des endroits où les Vaudois avaient récemment prospéré.

Une autre facette de la recherche des personnages importants est évidente dans l’attention que les historiens accordent aux conseils des évêques catholiques romains, appelés par un empereur romain, pour décider des questions essentielles de la doctrine chrétienne. Je crois que ces questions ont été décidées bien avant les conseils par le Saint-Esprit travaillant à travers un groupe d’inconnus.

Que le monde ait ses prédicateurs dynamiques et charismatiques. Nous prions pour qu’ils fassent du bien en faisant connaître l’Évangile salvateur de Jésus-Christ. Mais nous craignons, comme l’écrivait un jour Menno Simons : « Aussi longtemps que le monde fera don de telles maisons splendides et de gros revenus à leurs prédicateurs, les faux prophètes et les trompeurs seront nombreux ».

[Publié pour la première fois il y a deux ans. Dans les jours à venir, je souhaite publier des articles sur des écrivains et évangélistes anabaptistes du passé dont les noms ont survécu aux tentatives d’effacer l’histoire anabaptiste.]

Publié dans Les mennonites | Marqué , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Simple et complet — le plan de Dieu pour l’Église

Depuis la chute de l’homme dans le jardin d’Éden, le monde entier est dans la méchanceté. Toute l’humanité est par nature encline à choisir les ténèbres plutôt que la lumière et obéir à Satan, le dieu de ce monde, plutôt qu’au Créateur. C’est pourquoi Dieu a dès le commencement appelé les gens à sortir du royaume de Satan et à servir Dieu dans son royaume d’amour.

Ceux qui se sont séparés du royaume de Satan et sont devenus membres du royaume de Dieu par une nouvelle naissance et le baptême du Saint-Esprit devraient être unis dans l’amour et la foi. Pourtant, même ici Satan a pu semer la confusion par une profusion des doctrines d’invention humaine et par la loyauté aux traditions humaines.

Pourtant, le plan de Dieu n’est pas compliqué. Nous devons permettre à Jésus de bâtir son église, comme il l’a dit. Nous le faisons en nous soumettant à ses commandements dans la Bible comme le Saint-Esprit les interprète pour les besoins de notre ère et de notre lieu. Le Saint-Esprit n’est pas la source de confusion et de dispute. De telles choses sont l’œuvre de l’ennemi, Satan.

L’Église de Dieu est un corps uni, lié par la foi et l’amour dans l’obéissance à Christ, le chef. C’est aussi un temple spirituel construit de pierres vivantes, c’est-à-dire des croyants conduits par l’Esprit, dont Christ est le fondement. Voici des croyants unis pour adorer et louer Dieu et pour s’aimer et prendre soin les uns des autres.

Pour maintenir le bon ordre et la charité dans ce corps ou temple, il doit y avoir des leaders pour instruire, encourager et aider les membres. Ces chefs sont choisis par les membres, selon la direction de l’Esprit-Saint. Ils doivent être connus des autres membres comme des serviteurs fidèles et inébranlables de Dieu, et ne doivent pas s’attendre à ce que leur service à Dieu et à la fraternité leur procure un gain matériel.

Deux types de chefs sont décrits dans la Bible. L’un, qui peut être appelé pasteur, ministre, ancien, ou évangéliste, est principalement occupé avec le bien-être spirituel de ses compagnons croyants. L’autre, généralement appelé diacre, s’occupe principalement du bien-être matériel des autres croyants, du soin des nécessiteux, des veuves et des orphelins. Ceux-ci sont choisis par la voix des membres et ordonnés par l’imposition des mains des anciens. Si un pasteur ou un diacre s’égare de la foi ou la conduite de la voie de la vérité, il doit être retiré de sa place.

Si un membre du corps ou du temple de Christ semble s’écarter de la voie de la vérité, dans la foi ou la conduite, d’autres membres qui sont conscients de ce départ doivent réprimander un tel membre. S’il reconnaît son erreur et se repent, la paix et la confiance sont rétablies. Si le membre fautif refuse, la question doit être portée devant toute l’assemblée. Comme étape finale, un membre égaré qui refuse le conseil de l’assemblée doit être séparé de l’église jusqu’à ce qu’il se repente. Cette séparation doit être faite dans l’amour pour l’âme de l’égaré et la peur que les autres ne soient égarés ou que l’église soit reprochée pour sa conduite égarée.

La personne qui est séparée de la communauté de l’église doit être suppliée avec l’amour de reconsidérer la voie qu’elle a choisie et se repentir. Il ou elle est toujours bienvenu dans les services d’adoration pour être instruit dans l’évangile. Lorsqu’une telle personne se repent vraiment devant Dieu et que la paix avec Dieu est rétablie, l’assemblée le rétablira alors en pleine communion avec les frères et sœurs de la foi.

C’est le plan de Dieu pour l’Église, un corps uni de croyants qui croient et vivent la vérité de l’Évangile et l’annoncent aux autres.

Publié dans Les mennonites | Marqué , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Plus d’un point de vue dans l’histoire

sphinx-1175822_640

Image par Nadine Doerlé de Pixabay

Ma salle de classe de 11e et  2e année avait une bibliothèque à deux étagères. J’ai lu tous les livres de cette bibliothèque, en classe, pendant ces deux années. Un livre étai’t l’histoire d’une époque que nous avions récemment étudiée en classe, mais qui donnait une version différente de celui dans ue notre manuel. C’était alors qu’ j’ai compris que l’histoire dépendait du point de vue de celui qui l’écrivait. Les personnes et les événements peuvent être les mêmes, mais les causes et les résultats sont assez différents. Sans parler de l’identité des héros et des méchants.

J’ai aussi lu des romans historiques, dans lesquels les protagonistes anglais étaient nobles, honnêtes, gentils et tout à fait merveilleux. D’autres personnes, surtout si elles étaient Françaises, étaient dépeintes comme des mécréants sournois, malhonnêtes et cruels. Plus tard dans la vie, j’ai appris à lire le français et j’ai découvert que les romans  historiques en français étaient exactement la même qu’en anglais. Sauf que maintenant les Français étaient les héros nobles, honnêtes, gentils et merveilleux et les Anglais étaient des méchants à double jeu, arrogants, malhonnêtes et impitoyables. Sans doute les écrivains anglais et français croyaient-ils avoir les faits de leur côté. Certes, les Français estimaient avoir de bonnes et suffisantes raisons de désigner l’Angleterre comme la perfide Albion.

Je me souviens d’une conférence fédérale-provinciale canadienne d’il y a près de 50 ans, une réunion des chefs de gouvernement des provinces et du gouvernement national. Peu avant le début de la réunion, un journaliste anglophone a eu un aperçu d’une liste apportée par la délégation du Québec. Il n’a pas pu lire la liste en français, mais a vu que le titre était Demandes. Il croyait avoir découvert un gros scandal et bientôt ce fut sur la une des journaux partout au Canada anglais que le Québec était venu à la conférence avec une liste d’exigences. Quelques têtes plus calmes ont fait remarquer qu’en français, demande veut dire question, mais le mal était fait.

L’histoire n’est pas seulement faite par des personnes bien intentionnées qui défendent ce qu’elles croient être de nobles principes. La stupidité joue également un rôle. La propagande aussi. Pendant les cinq premières années du régime nazi en Allemagne, ils ont mené une campagne de propagande omniprésente à travers les livres, les films et tous les médias pour dépeindre les Juifs comme la cause de tout ce qui avait mal tourné en Allemagne. Au moment où Hitler a lancé sa solution finale, une grande partie de la population allemande croyait que les Juifs l’avaient amenée sur eux-mêmes.

Un frère passait plusieurs semaines à l’hôpital. L’homme dans le lit à côté de lui se plaignait constamment des fautes de sa femme. Notre frère lui a dit : «Vous savez, Georges, il y a trois points de vue dans votre histoire. Il y a votre point de vue, il y a le point de vue de votre femme, et puis il y a le point de vue de Dieu ».

Comment discerner quel est le point de vue de Dieu dans l’histoire actuelle? La première étape est de mettre de côté toute pensée selon laquelle Dieu a une nation préférée dans le monde aujo’rd’hui. Le temps d’un royaume terrestre de Dieu a pris fin il y a 2 00 ans. Le seul royaume qui intéresse Dieu aujo’rd’hui est son royaume spirituel. Alors que nous considérons les événements politiques d’aujo’rd’hui, dans notre propre pays ou sur la scène internationale, notre question ne devrait pas être de savoir quel parti ou quel pays Dieu favorise, mais comment ces événements affectent le royaume spirituel.

Tout d’abord, il faut reconnaître que notre bien-être physique et financier n’est pas une condition préalable au bien-être du royaume spirituel de Dieu.

shutterstock_129126896

Publié dans Apologétique | Marqué , , , , , , , , , | 1 commentaire