Une exposition de 1 Corinthiens chapitre trois

Un frère aîné, un ministre, m’a un jour suggéré d’écrire mes commentes sur une partie de ce chapitre. Il ne m’a pas dit ce que je devais écrire, mais semblait avoir confiance en ma capacité à dissiper les interprétations erronées des paroles de l’apôtre Paul qui sont souvent répétés de nos jours et à rendre clair ce qu’il disait vraiment.

Vingt ans ont passé, le frère ne parcourt plus cette terre. Mais cette suggestion et la confiance qui y est implicite ont continué à résonner dans les recoins de mon esprit. Aujourd’hui, il est temps de s’asseoir et d’en faire. Je vais discuter de tout le chapitre car je ne crois pas que nous puissions en comprendre une partie si nous ne comprenons pas le tout.

1 Corinthiens 3.1 ¶ Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ.
2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels.
3 En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ?
4 Quand l’un dit : Moi, je suis de Paul ! et un autre : Moi, d’Apollos ! n’êtes-vous pas des hommes ?

Les frères de Corinthe ne faisaient pas confiance l’un à l’autre ni à l’église. Ils avaient été convertis, mais ils pensaient toujours selon le modèle païen de suivre un enseignant plutôt que de suivre Christ. Alors, Paul leur dit qu’ils étaient encore des bébés, au tout début de la vie de foi, ne se nourrissant que de la plus simple nourriture spirituelle.

5 ¶ Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun.
6 J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître,
7 en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître.
8 Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail.
9 Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.
10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

Paul dit aux Corinthiens que la nouvelle vie spirituellequ’ils ont trouvée est venue de Dieu, lui et Apollos ne sont que des serviteurs. Il commence par la métaphore d’une vigne qu’ils ont plantée et arrosée, mais la vie dans la vigne est venue de Dieu, pas de Paul ni d’Apollos. Puis il passe à la métaphore d’un bâtiment, en disant que tous ensemble, ils ne forment qu’un seul bâtiment. La fondement a été posée et beaucoup bâtissent sur elle, mais ils doivent faire attention comment ils y construisaient.

11 ¶ Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.
12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ;
13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.
14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.
15 Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.

Le seul fondement possible pour l’édifice de Dieu, l’église, est Jésus-Christ. Comme il n’y a qu’une seule fondement, il n’y a qu’un seul bâtiment. Les versets suivants ne sont pas destinés à être compris de manière individualiste. Ils parlent des matériaux utilisés pour construire l’église, certains sont des métaux et des pierres précieuses qui viennent de Dieu et ne peuvent pas brûler. Mais les ministres, les parents, nous tous réellement, utilisons parfois notre propre raisonnement pour essayer de construire l’église, mais ces matériaux tendent à affaiblir la structure plutôt qu’à la renforcer.

Pourtant, il y a de la grâce pour ceux qui bâtissent sur le vrai fondement, même si certains matériaux ne résistent pas à l’épreuve du feu. Paul ne dit pas que notre salut personnel est en danger lorsque, par ignorance, nous utilisons des matériaux de qualité inférieure, ses paroles devraient nous conduire à la sanctification, à laisser brûler ce qui va brûler afin que nous puissions continuer à construire avec des matériaux durables.

16 ¶ Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
17 Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes.

Les écrivains et évangélistes anglophones ont une grande influence sur tout le monde chrétien. Mais les lecteurs anglophones d’aujourd’hui trouvent ces versets difficiles à comprendre. La langue anglais a abandonné les pronoms singuliers thee et thou, et même le pronom pluriel ye, en les remplaçant tous par le pluriel you. Cette distinction n’a pas été créée par des traducteurs vieillis il y a 400 ans, c’est exactement ce que Paul a écrit en grec. Ces pronoms avaient un but et nous devons les comprendre pour comprendre ce qui est dit dans des passages tels que celui-ci.

Lorsque Paul utilise le pronom pluriel vous dans ces versets, il s’adresse à l’ensemble de l’église, à tous les membres. Mais le temple de Dieu est singulier. Il ne dit pas « tu es le temple de Dieu » ou « vous êtes les temples de Dieu ». Il dit que nous faisons tous partie d’un seul temple ou d’une seule église.

D’autres passages qui parlent de l’église comme un seul bâtiment ou temple se trouvent dans 2 Corinthiens 6.16 ; Éphésiens 2. 19-22 ; 1 Timothée 3.15 ; 1 Pierre 2. 5-7 et Apocalypse 3.15.

Un seul passage dit quelque chose d’un peu différent : « Quoi ? Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez de Dieu et que vous n’êtes pas à vous ? » (1 Corinthiens 6.19). Certaines personnes veulent prendre ce verset comme la clé pour comprendre tous les autres que nous venons de citer. Mais c’est faire en sorte que ces versets contredisent ce qu’ils énoncent si clairement. La meilleure façon de comprendre ce verset est peut-être de le lire à la lumière du passage de 1 Pierre qui parle de pierres vivantes. Le temple de Dieu n’est pas construit avec des pierres qui n’ont pas de vie en eux. Comme dans le cas du temple de Salomon, ils doivent être prêts avant d’être ajoutés au temple.

Lorsque nous interprétons 1 Corinthiens 3.16 comme faisant référence à chaque croyant en tant que temple individuel, il est facile d’interpréter le verset 17 comme faisant référence à des choses qui souillent notre propre corps, telles que le tabagisme, la consommation de drogue et l’immoralité. Ce sont des préoccupations sérieuses, et elles sont traitées dans 1 Corinthiens 6.18-20). Mais ce verset va plus loin que cela.

Pensons plutôt à Acan dans le chapitre 7 de Josué. Acan prit des choses qu’il savait qu’il ne devrait pas avoir et les cacha dans sa tente, pensant que ce que d’autres ignoraient ne pouvait lui nuire. Mais son action a souillé toute l’assemblée du peuple de Dieu et Dieu ne les a pas aidés à lutter contre leur ennemi, entraînant de nombreuses pertes en vies humaines. Quand le péché d’Achan fut puni, Dieu donna encore une fois la victoire au peuple sur ses ennemis.

Nous sommes tentés de penser comme Acan : « Personne ne voit ni ne sait ce qui se passe dans mon monde privé. Quel mal peut-il faire ? » Cela fait beaucoup de mal, pas seulement à moi, mais à toute l’église, même si personne ne connaît la source de ce mal. Une pierre vivante dans le mur du temple de Dieu qui se permet une telle souillure provoque la profanation de tout le temple. Cette pierre n’a plus la vie de Dieu à l’intérieur et doit être enlevée et rejetée.

La différence entre une telle personne et Acan réside dans le fait qu’à l’époque de l’Évangile, la pierre souillée avait de nouveau la possibilité de rallumer le feu du Saint-Esprit, puis de revenir à une place dans la muraille du temple.

18 ¶ Que nul ne s’abuse lui-même : si quelqu’un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage.
19 Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il écrit : Il prend les sages dans leur ruse.
20 Et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages, Il sait qu’elles sont vaines.

La sagesse de ce monde nous dit qu’une fois qu’une personne a donné son cœur à Dieu, il lui est impossible de se perdre à nouveau. Nous avons un ennemi qui se réjouit de nous nourrir de ce type de sagesse, car elle nous empêche d’entendre l’appel de Dieu à se repentir et à consacrer à nouveau nos vies à lui. Il est préférable de se considérer comme des fous et de demander à Dieu de nous diriger de la manière qui nous mènera vers notre foyer éternel au ciel.

21 ¶ Que personne donc ne mette sa gloire dans des hommes ; car tout est à vous,
22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses à venir.
23 Tout est à vous ; et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu.

Dieu a donné des serviteurs à l’église pour prêcher l’évangile, enseigner et guider son peuple. Que nous honorions et respections de tels hommes ; mais nous ne devons pas les glorifier ou les comparer les uns aux autres. Chacun a des dons pour aider à bâtir des murs de Sion. Ces dons sont donnés pour nous aider et pour glorifier Jésus-Christ et Dieu.

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Il y a cinquante ans

Cela fait 50 ans que le mouvement des Jesus people a commencé en Californie. Cela suivait de très près le Summer of Love, cette brève période au cours de laquelle des jeunes désillusionnés croyaient avoir trouvé la remède à tous les problèmes du monde. « All you need is love » par les Beatles était leur thème. Ils se sont réunis à San Francisco, vêtus de vêtements tye-dye, des fleurs dans leurs cheveux, fumant de la marijuana et avalant le LSD, jouant des guitares et aimant tout le monde. C’était le début d’une nouvelle ère de paix et d’amour.

Mais non, cela n’a pas duré très longtemps. Beaucoup de filles ont découvert qu’elles étaient enceintes sans aucun soutien. Il y a eu une explosion des MST, l’argent s’est épuisé, quelques-uns ont eu l’esprit stupéfie en permanence, et l’amour a commencé à se déchirer.

Au milieu de cette déception, certains ont découvert Jésus et l’ont trouvé d’être ce qu’ils cherchaient depuis le début. Soudain, il y avait des jeunes partout qui ressemblaient toujours à des hippies, mais avec les Bibles dans leurs mains et prêts à parler de Jésus à qui que ce soit. Et ils étaient sérieux, la Bible avait les réponses à la vie, le péché était réel et il fallait s’en repentir. C’est ainsi qu’ils ont trouvé un véritable amour pour tout le monde autour d’eux.

Le mouvement s’est répandu comme une traînée de poudre. En 1970, un jeune homme rebelle, originaire d’une petite ville du Manitoba, a trouvé Jésus dans les rues de Vancouver. Par la suite, il devient inquiet de ce qu’il avait fait chez lui, d’actes de vandalisme, le vol d’essence dans les cours des agriculteurs et le manque de respect pour ses parents et ses aînés. Ses nouveaux amis du Jesus people lui ont dit qu’il devait retourner chez lui et rectifier les choses. Donc, il l’a fait.

Alors qu’il traversait la communauté en confessant les torts qu’il avait commis et en s’efforçant de les rétablir, tout en parlant de sa nouvelle foi en Jésus, cela avait fait beaucoup de bruit. Il était de retour à l’église où il avait grandi et d’autres jeunes ont commencé à trouver Jésus et à réparer les torts qu’ils avaient causés.

Le pasteur a salué cet enthousiasme pour la vérité évangélique et a fait de son mieux pour l’encourager. Il a fait des études bibliques avec les jeunes et ceux-ci ont commencé à organiser des cafés mercredi soir en ville, ouverts aux jeunes de près ou de loin, où ils ont chanté les chansons qui sortaient du mouvement des Jesus people et ont partagé leurs témoignages.

Je suis né de nouveau au printemps 1970 et je me suis marié cet été. À l’été 1971, mon épouse et moi avons commencé à fréquenter cette église. Nous étions enthousiasmés par l’amour de Jésus et de la Bible manifesté par ces jeunes et par les changements réels qui se produisent dans leurs vies. J’étais un peu plus âgé, mais aussi un nouveau croyant et je ressentais des âmes sœurs dans la plupart d’entre eux.

Il y avait juste un petit doute. Pas à propos du mouvement dans son ensemble, mais à propos de quelques-uns qui ont semblé suivre le mouvement simplement parce que c’était la chose la plus populaire à ce moment, pas parce qu’ils avaient une foi personnelle authentique. Le pasteur ne semblait pas capable de discerner la différence. Rien qui n’aurait pu être corrigé avec l’aide de chrétiens plus âgés et plus expérimentés.

Au lieu de cela, l’assemblée a limogé le pasteur. L’enthousiasme de la jeunesse leur faisait trop peur. Le pasteur s’est rendu dans une église située à quelques kilomètres de là. Les jeunes ont suivi et nous aussi. Le manque de discernement est devenu plus évident.

Je ne doute pas que le mouvement du Jesus people dans son ensemble était une véritable œuvre du Saint-Esprit. Mais les églises n’étaient malheureusement pas préparées pour accueillir et guider les nouveaux croyants. Certains étaient consternés, certains étaient prêts à accepter tout le monde sans discernement. Un nombre incalculable de personnes ont vraiment rencontré Jésus par le biais de ce mouvement. Certaines ont fait naufrage, mais la majorité a continué à vivre une vie chrétienne sanctifiée.

Les églises aujourd’hui sont de retour là où elles étaient il y a 50 ans. Les jeunes sont désillusionnés, laissant les églises en masse pour chercher leur épanouissement ailleurs. Est-il possible que l’histoire se répète ? Pourquoi est-il si difficile de transmettre la foi d’une génération à l’autre ?

Jésus a fait deux déclarations qui semblent contradictoires, mais ne le sont pas vraiment. Dans Luc 9.49-50, nous lisons : « Jean prit la parole, et dit : Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom ; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas. Ne l’en empêche pas, lui répondit Jésus, car qui n’est pas contre nous est pour nous. » Évidemment, Jésus n’a aucun problème avec des personnes extérieures à son cercle immédiat qui travaillent en son nom. Alors nous ne devrions pas non plus.

Mais un peu plus tard, il a dit : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse » (Luc 11.23). L’image de l’église dans le Nouveau Testament est d’un corps fonctionnel dont Jésus est la tête. Les parties de corps éparpillés, chacune interprétant les instructions venant de la tête selon sa propre compréhension, ne peuvent pas être l’église.

Le baptême immédiat de tous ceux qui professaient la foi en Jésus était une faiblesse fondamentale parmi les Jesus people, conduisant à la fragmentation du mouvement. Selon le modèle du Nouveau Testament, il est nécessaire d’enseigner aux nouveaux croyants avant leur baptême, afin de s’assurer qu’ils ont véritablement rencontré Jésus et qu’ils suivent la direction du Saint-Esprit.

Dans les églises anabaptistes, les nouveaux croyants doivent raconter leur expérience à l’assemblée de croyants. Lorsque l’assemblée peut dire « Oui, nous croyons que cette personne a vraiment rencontré le Seigneur et que nous avons vu la preuve qu’elle marchait avec lui tous les jours », alors le baptême signifie quelque chose. L’acceptation et le soin des croyants sont essentiels au maintien d’une foi et d’une vie chrétiennes authentiques.

Une étude canadienne récente montre que les jeunes sont plus enclins à conserver leur foi après leur départ de la maison s’ils ont eu une relation significative avec des croyants adultes autres que leurs parents. Où est-ce possible, sinon dans une assemblée de vrais croyants ?

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Trois raisons pour l’église

En lisant le Nouveau Testament, les preuves accumulent qu’il existe trois raisons pour l’existence de l’église. Chacun de ces raisons est lié aux autres et en dépend. Nous pourrions peut-être appeler cela un tabouret à trois pieds et lorsqu’une jambe est plus courte que les autres, cela crée une situation instable.

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1. Glorifier Dieu
Le premier objectif est de glorifier Dieu. « Après cela, je regardais, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tiennent devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et de paumes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau. Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants ; et lis se prosternèrent sur leur face devant le trône, et ils adorèrent Dieu, en disant : Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâce, l’honneur, la puissance, et la force soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 7.9-12). Ce passage est placé autour du trône de Dieu dans les cieux, mais nous devons commencer à glorifier Dieu ici et maintenant afin de pouvoir continuer dans l’éternité.

Le fruit de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix et tout le reste doit être évident dans l’église. La joie ne doit pas être étouffée au nom de l’humilité, ni forcée par sens du devoir. La paix doit être authentique, fondée sur la gratitude pour le pardon de Dieu et la volonté de pardonner aux autres.

2. Être un lieu de sécurité pour le peuple de Dieu
Le deuxième objectif est de fournir une bergerie au troupeau de Dieu – un endroit où ils pourront être nourris, se faire soigner leurs blessures et être protégés des ennemis cherchant à leur nuire. « Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions en tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien cordonné et formant un solide assemblage, tire un accroissement selon la force qui convient à chacun de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité »(Éphésiens 4.13-16).

L’église doit être un lieu où les blessés et les fatigués peuvent trouver le véritable amour fraternel qui sera un baume pour leurs blessures et accélérera leur guérison. Mais l’église doit aussi être pure. Les membres faibles doivent se sentir les bienvenus, mais ceux qui vivent dans la désobéissance volontaire doivent être réprimandés et s’ils ne se repentent pas, ils ne doivent pas être retenus dans la bergerie de peur que leur désobéissance ne soit un piège pour les autres.

3. Faire de nouveaux disciples dans nos communautés et dans le monde entier
Le troisième objectif est de proclamer l’évangile salvateur de Jésus-Christ à d’autres. « Jésus s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours., jusqu’à la fin du monde. Amen ! » (Matthieu 28.18-20). « Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous, nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu » »(2 Corinthiens 5.18-20).

La Grande Mission dit de faire des disciples de toutes les nations. La proclamation de l’évangile n’est que le début. Lorsque quelques-uns sont convertis, c’est encore l’étape préliminaire de la mission que Jésus nous a confiée. Les nouveaux convertis ont besoin de l’aide de chrétiens expérimentés pour discerner si une nouvelle vie est née en eux, ou simplement le désir pour une nouvelle vie. Ils ont besoin d’enseignement, de soutien et d’encouragement pour abandonner leurs anciennes voies et apprendre à marcher avec Jésus. Nous avons tous besoin du soutien de croyants authentiques tout au long de notre vie chrétienne.

Je ne sais pas si un de ces objectifs a la prééminence sur les autres. Si nous sommes vraiment guidés par le Saint-Esprit, nous accomplirons les trois. Si nous laissons l’Esprit faire son œuvre parfaite en nous, il n’y aura pas de vacillement dans la façon dont l’église est perçue par les autres.

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L’église sur le rocher

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Mont-Saint-Michel, Normandie

LA PIERRE

« Sur cette pierre je bâtirai mon église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » Il n’y a pas de mystère ni besoin de spéculation sur ce que Jésus voulait dire dans ce verset ; il se référait simplement à Ésaïe 28.16, « C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : voici, j’ai posé en Sion une pierre, une pierre angulaire, éprouvée et précieuse, solidement posée : celui qui s’y appuiera ne s’enfuira point. » Jésus lui-même est la pierre sur laquelle il construit l’église.

L’ÉGLISE

Qu’est-ce que c’est ? Le mot utilisé par Jésus était ekklesia, ce qui signifie appelé. L’église est la communauté de ceux qui ont été appelés hors du monde à une nouvelle relation avec Jésus et avec d’autres disciples de Jésus.

Pourquoi est-ce nécessaire ? Quand nous suivions Jésus nos valeurs et notre but sont différents des valeurs et des buts que nous avions autrefois et des gens qui ne connaissent toujours pas Jésus. Nous devons nous rassembler pour nous entre-aider et pour encourager les uns les autres et être dans un lieu où Jésus peut continuer à nous enseigner ses voies.

LA MISSION

« Allez donc et instruisez toutes les nations (faites-en des disciples), les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Amen. »

La mission confiée aux apôtres, et à l’église, n’est pas simplement de faire des convertis, mais de faire des disciples. Un disciple est un apprenant, un qui veut être enseigné. Nous sommes enseignés par la Parole, par le Saint-Esprit et par l’église.

Jésus bâtit l’église parce que nous devons être dans un lieu où nous pouvons être enseignés et disciplinés afin que nous ne nous égarassions pas du bon chemin et ne revenions pas là où nous étions avant de rencontrer Jésus. Ce lieu est où nous sommes tous unis sur le fondement de Jésus-Christ et bâtissons ensemble sur ce fondement.

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Panne de courant

bureau désordonné

Une salade de câbles

Il y a quelques jours, j’ai réorganisé notre bureau à domicile. Quand j’ai tourné le bureau de ma femme un quart de tour, tous les fils qui étaient cachés derrière lui étaient maintenant un gâchis à l’air libre. Pas aussi mauvais que l’illustration ci-dessus, mais suffisamment grave pour être nuisible et peut-être dangereux.

Je m’apprêtais à mettre un peu d’ordre dans la confusion. J’ai réussi à éliminer une barre d’alimentation et à tout brancher en l’autre. Maintenant le cordon d’alimentation du moniteur était trop court pour le placer par le mur derrière l’ordinateur. J’ai donc tiré un cordon de la prise murale et l’ai branché sur la barre d’alimentation, puis branché le cordon d’alimentation du moniteur sur la prise murale. Tout semblait bien maintenant. Mais rien n’a fonctionné. L’imprimante, l’ordinateur, le moniteur, le routeur internet étaient tous morts.

Je pensais que peut-être en réarrangeant les cordons j’avais appuyé par inadvertance sur l’interrupteur de la barre d’alimentation. Mais rien ne fonctionnait à l’une ou l’autre position de l’interrupteur. Comment la barre d’alimentation aurait-elle pu échouer aussi vite que ça ?

La plupart des cordons étaient beaucoup plus longs que nécessaire pour cette configuration et je ne savais pas trop quel cordon est allé à quel appareil. J’ai suivi le cordon branché dans la dernière prise de la barre d’alimentation, elle a fait une boucle – et s’est révélée être le cordon d’alimentation de la barre d’alimentation !

Ces barres d’alimentation sont une chose merveilleuse : il y a plusieurs années le modem dans un ordinateur était frite pendant un orage et je ne voulais pas risquer que de tels événements se reproduisent. Mais ils n’ont aucun pouvoir en eux-mêmes – ils doivent être branchés sur une source de pouvoir. Tout a bien fonctionné une fois que la barre d’alimentation a été branchée une fois de plus dans la prise murale. Et si le cordon du moniteur est un peu court, nous en acheterons un plus long.

Moi aussi, je tombe en panne dans la vie chrétienne si je ne suis pas branché à la source de pouvoir. Je ne peux pas vivre comme chrétien par mon propre pouvoir – je ne l’ai tout simplement pas au-dedans de moi. Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. » Le désir de l’apôtre Paul était « de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection. » J’ai donc besoin d’un lien vivant avec la source de la puissance spirituelle – Jésus-Christ – pour vivre en vrai chrétien.

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Peut-on en être sûr ?

Jésus le bon berger

Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent (Jean 10.14).

Est-il possible de savoir que l’on est enfant de Dieu ? Comment peut-on savoir à coup sûr ?

Est-ce suffisant de réciter la prière du pécheur et pour quelqu’un (un pasteur, un parent, un ami) de vous dire que vos péchés ont maintenant été pardonnés et que vous êtes chrétien ? Recevoir cette assurance d’une autre personne peut donner du repos à l’esprit, mais est-ce suffisant ? Est-ce que cette personne parle vraiment pour Dieu ?

Dieu veut être notre père, mais cela n’est possible que par Jésus (Jean 14.6). Dieu le Père nous appelle en nous révélant notre culpabilité et en nous dirigeant vers Jésus qui a rendu possible le pardon par sa mort au Calvaire. Si nous répondons à l’appel de Dieu en lui confessant nos péchés et en plaidant pour sa miséricorde, il nous pardonnera.

Quand il pardonne, il nous adopte comme son enfant et nous assure que nous sommes son enfant en nous donnant le Saint-Esprit. C’est par le Saint-Esprit que Dieu nous a d’abord condamnés pour nos péchés. Maintenant que nous sommes pardonnés, le Saint-Esprit apporte la paix et la joie à notre tourment intérieur. Il nous donne de l’amour pour tout le monde autour de nous et nous guide pour que nous puissions mener une vie sainte qui plaise au Père.

C’est la nouvelle naissance, nous sommes devenus une nouvelle personne et nous commençons une nouvelle vie. Dieu notre Père, par le Saint-Esprit, sera avec nous pour nous guider à partir de ce jour. Lorsque surviennent dans notre vie des choses qui nous privent pour un temps d’amour, de paix et de joie, notre Père n’est jamais très loin et est prêt à rétablir la joie de notre salut.

Il nous invite à vivre une vie sainte, mais nous faisons parfois des erreurs. Ensuite, il nous réprimande et indique le moyen de corriger ce que nous avons fait. La Bible dit que si nous ne recevons jamais de correction de Dieu, il n’est pas notre Père (Hébreux 12.7-8).

La véritable assurance de notre salut n’est pas un événement unique. C’est le résultat d’une vie en communion avec Dieu jour après jour, guidée, corrigée et réconfortée par lui. C’est par là que nous savions que nous sommes ses enfants et qu’il traite avec nous comme un Père qui nous aime et qui veut que nous passions l’éternité avec lui à la demeure qu’il nous prépare.

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25 saveurs de mennonites

Lorsque nous vivions en Ontario, il arrivait de temps en temps que quelqu’un que je venais de rencontrer me demanda quel genre de mennonite j’étais. « Votre église permette-elle les voitures ? l’électricité ? des téléphones?

Je savais que ces questions se posaient parce qu’il y avait au moins 25 saveurs de mennonites dans un rayon de 100 km autour de notre lieu de résidence. Pour beaucoup d’entre elles, les choses de cette nature étaient un gros problème. J’aurais voulu éviter ces questions car je ne voyais pas en quoi elles étaient liées au fait d’être chrétien, ce qui devrait être la partie la plus essentielle d’être mennonite.

Les gens étaient curieux et ils ne savaient pas par où commencer. Il était si facile de répondre aux questions et de parcourir une piste qui ne menait nulle part, ne laissant pas le questionneur plus informé que quand il a commencé et me laissant avec le sentiment que je n’avais rien dit de vraiment utile.

Ce que je voulais dire, c’est que la façon dont nous utilisons les choses dont nous disposons dans ce monde peut révéler quelque chose au sujet de notre relation avec Dieu. Toutefois, l’établissement de règles concernant les choses peut créer un groupe impressionnant dans son unité extérieure, mais ne garantit pas que les membres ont une relation avec Dieu. Cela ne garantit même pas que les membres se font mutuellement confiance ; malheureusement, l’unité n’est souvent visible que par les étrangers.

Ce que je voulais dire, c’est que l’essence du christianisme est d’être remplie d’amour, de joie, de paix et de toutes les autres qualités décrites comme le fruit de l’Esprit. Pour ce faire, il est souvent nécessaire d’éviter les choses qui nourriront notre orgueil. L’orgueil est une chose sournoise qui tente de pénétrer nos vies de tant de façons qu’aucune règle ne pourrait les couvrir toutes. Nous devons tous faire face à l’orgueil au niveau personnel.

Ce que je voulais dire, c’est que l’établissement de règles est un terrain fertile pour penser que je suive plus fidèlement les règles que d’autres. Cela nourrit mon orgueil et une attitude critique et méfiante envers les autres. Ce serait aller tout à fait dans la mauvaise direction.

Qu’aurais-je dû dire ? Que dirais-tu ? Quelles sont vos questions sur le fait d’être mennonite ?

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Preuve du Salut Personnel

Est-ce que la Bible donne une réponse à la question si souvent posée, si oui ou non peut-on avoir une preuve du salut? Pouvons-nous savoir si nos péchés sont pardonnés ou s’ils ne le sont pas, ou devons-nous attendre jusqu’au jour du jugement? Il serait dangereux de laisser de côté cette question si importante.

Pour lire la suite cliquez sur : preuve du salut personnel

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Ce que Louis Riel ne savait pas

Louis Riel était le dirigeant métis renommé du 19e siècle qui avait organisé un gouvernement provisoire parmi les colons de la Rivière-Rouge pour négocier avec le Canada pour devenir la province du Manitoba.

Il a rencontré beaucoup d’opposition de la part de la hiérarchie de l’Église catholique romaine et de la haine féroce de la part de l’ordre orange parmi les protestants. Cela l’a mené à rêver d’une nouvelle forme de christianisme, ni catholique, ni protestante, mais basé seulement sur les enseignements de la Bible et démontrant un vrai amour fraternel et la charité envers tous.

C’était une aspiration noble. Dans l’essentiel, c’est ce que les vrais chrétiens ont toujours voulu être. C’est le désir de toute âme humaine de trouver un lieu où existe le chaleur d’un véritable amour fraternel.

Ce qui semblait à manquer de la vision de Louis Riel est qu’un telle église ne peut exister sans de vrais chrétiens. Jésus est en train de bâtir son église, où règne l’amour et la vérité. Mais seuls ceux qui sont vraiment vivants spirituellement, par le moyen de la nouvelle naissance, peuvent être ajoutés à cette église.

Pour nous qui se croient être membres de l’église qui Jésus est en train de bâtir, n’est-ce pas tellement important que nous ne cachons pas cette bonne nouvelle entre les murs de nos petites assemblées ? Pourquoi ne crie-t-on pas sur les toits ? Ou sur l’internet ? Ou au moins enlever les abat-jours de nos lampes ?

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Petr Chelčický

Petr Chelcicky vivait en Bohème (aujourd’hui la république Tchèque) de 1390 à 1460. C’était le temps des guerres Hussites, lorsqu’il y avait trois idées de l’église chrétienne, chacun faisant la guerre contre les autres. Chelcicky se tenait à part de tous les trois, enseignant une vision d’une église pure, comme elle était au commencement.

Son livre le mieux connu est Le filet de la foi : la corruption de l’Église, causée par sa fusion et sa confusion avec le pouvoir temporel.

Le filet de la foi est la loi de Dieu, tissé par la fidélité des croyants fidèles à la vie disciplinée de l’église primitive. Ceux à l’intérieur du filet étaient censés être différents de ceux en dehors du filet.

« Le filet a été horriblement déchiré lorsque deux baleines y ont pénétré de force, à savoir le plus haut prêtre à domination royale à qui l’honneur est plus grand que celui de l’empereur et le second, l’empereur à domination païenne, aux offices païens et au pouvoir païen, qui s’en est glissé sous le couvert de la foi. »

Maintenant il n’était aucune différence entre ceux à l’intérieur du filet et ceux en dehors. Cette situation ne pouvait pas être résolu par les armes ni par l’usage de la force en aucun autre manière. Il proclamait par ses écrits l’ancienne doctrine vaudoise de l’église de croyants pure et paisible.

Petr Chelčický écrivait que les Bohémiens étaient comme des gens qui s’étaient rendus à une maison incendiée il y a de nombreuses années et qui essayaient de trouver les fondations. Les ruines étaient recouvertes de broussailles et détritus ; des gens ont découvert un coin et l’a prise pour la fondation et ont proclamé que c’était la voie à suivre. Un autre a trouvé un coin différent et l’a pris pour la fondation. Il serait bien mieux que tous sachent que l’ancienne fondation était perdue sous les ruines et qu’ils creuseraient ensemble, la rechercheraient et s’en inspireraient.

L’historien Ernest Denis écrivait au sujet de Petr Chelcicky et ceux qui ont suivi ses enseignements : « L’histoire ne connaît peut-être pas de spectacle plus touchant que celui de ses communautés qui marchent pendant les siècles la main dans la main sans une pensée de révolte ou une parole de colère…» Ernest Denis, Huss et la Guerre des Hussites, Paris : Leroux, 1930, p. 464.

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