Des questions se posent

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Image par Gerd Altmann de Pixabay

Les techniques d’évangélisation connues sous le nom de Church Growth Movement ont été introduites pour la première fois en Amérique du Nord en 1961. J’utilise le mot technique délibérément, car le mouvement a cherché à utiliser la recherche sociologique pour sélectionner des groupes sociaux qui pourraient être atteints par l’utilisation de techniques de marketing. La principale hypothèse du mouvement était que les gens sont les plus susceptibles de se sentir à l’aise avec des gens comme eux et de leur faire confiance.

Cela ressemble-t-il à une occasion de partager l’évangile plus efficacement?

Ou cela ressemble-t-il à une description du problème que nous devrions nous attendre que l’évangile surmonte?

Pourquoi les églises sont-elles encore les endroits les plus ségrégés en Amérique du Nord?

Le mouvement pour la croissance de l’Église a-t-il fait quelque chose pour apaiser les tensions entre les groupes ethniques?

Combien d’amis proches avons-nous qui ont une couleur de peau différente ou une origine ethnique différente?

Dans quelle mesure sommes-nous bien disposés à changer cela?

C’est là que nous devons accepter que la meilleure façon de changer le monde est de commencer par nous-mêmes. Nous devons nous permettre d’être vulnérables. Si nous voulons nouer des amitiés durables avec des gens qui ne sont pas comme nous, nous allons apprendre que nous n’avons pas toujours été des gens aussi gentils que nous le pensions. Ça peut être douloureux, mais ça peut aussi être libérateur.

Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout et en tous. Colossiens 3.11. (Remplacez les mots soulignés par les peuples de votre ville.)

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Comment les chrétiens peuvent-ils combattre le racisme?

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  1. Commençons par nous-mêmes. La première chose à faire est de reconnaître les sentiments que nous avons à l’égard des gens qui sont différents de nous. Arrêtons de dire en nous-mêmes que nous n’avons pas de tels sentiments, que nous aimons tout le monde de la même façon. Ce n’est tout simplement pas vrai. Regardons en profondeur, reconnaissons les idées que nous avons au sujet des gens qui ont des couleurs de peau différentes ou des accents différents des nôtres; la façon dont nous voyons les pauvres, les gens d’autres confessions religieuses, les malades mentaux, les mères célibataires, la liste sera interminable. Admettons les craintes que nous avons à l’égard de ce genre de personnes.
  2. Parlons-en à Dieu. Confessons à Dieu les pensées et les sentiments impurs que nous trouvons en nous. Lisons ce que Dieu dit dans sa Parole sur nos relations avec les autres; lisons comment Jésus ne reculait pas dans le dégoût quand il rencontrait des prostituées, des lépreux et d’autres pécheurs. Prions que Dieu nous rende plus semblables à Jésus.
  3. Apprenons à connaître le genre de personnes que nous avons évité auparavant. Peut-être nous devrons faire un effort pour rencontrer de telles personnes; il est plus probable que cela se produira dans un façon qui semble par hasard une fois que nous aurons baissé notre garde. Écoutons comment ils se sentent, les expériences qu’ils ont eues avec le rejet. Ne proclamons pas notre innocence et bienveillance. Ils liront ce que nous ressentons vraiment pour eux. Admettons que nos propres attitudes ont blessé les autres. Demandons au Saint-Esprit de nous guider sur le chemin de la paix, de la pureté et de la vérité.
  4. Accueillons les personnes de cultures et de niveaux sociaux différents lorsqu’elles se présentent dans nos églises. Ne les regardons pas comme des visiteurs, mais comme des frères et sœurs potentiels dans la foi. Si nous nous engageons tous de tout cœur à suivre Dieu partout où il nous conduira, les personnes qui sont différentes de nous enrichiront notre communion chrétienne.

Des choses qui ne fonctionnent pas : l’éducation à la diversité et l’activisme politique.
Nous pouvons apprendre à utiliser des mots qui sonnent bien, nous pouvons changer les lois, mais seul Dieu peut changer le cœur de l’homme. C’est l’endroit qui exige notre attention si nous voulons changer une culture raciste.

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Êtes-vous déiste ou théiste ?

Si vous êtes un déiste, vous croyez :
– qu’il doit y avoir une puissance supérieure parce que ce monde complexe n’aurait pas pu se produire de lui-même;
– qu’il y a des leçons morales dans la Bible qui nous aideront à trouver le bonheur;
– que la Bible dans son ensemble est mystérieuse et déroutante et qu’il vaut mieux passer outre;
– qu’il est bon de prier quand en besoin, car la puissance supérieure pourrait entendre et aider.

Si vous êtes théiste, vous croyez :
– que Dieu n’est pas une explication, il est une révélation;
– que le Dieu qui a créé toutes choses se révèle personnellement à nous;
– que toute la Bible est une introduction à Dieu;
– que nous devons lire toute la Bible pour reconnaître comment Dieu nous parle;
– que Dieu est proche, écoute nos prières et leur répond;
– que le vrai bonheur ne peut être trouvé qu’en faisant de Dieu le Seigneur de notre vie.

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Le ciel et l’enfer

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Les athées considèrent que l’enseignement de la Bible sur un lieu appelé enfer est un argument concluant contre le christianisme et sa croyance en un Dieu aimant. En tant que chrétien, je considère que l’enfer fait partie de la bonne nouvelle. Je n’ai pas de sentiments vindicatifs envers les autres, mais si le ciel doit être un bon endroit, il doit aussi y avoir une place pour toutes les mauvaises choses de ce monde.

Et le monde est plein de mauvaises choses : la haine, l’envie, la jalousie, l’avidité, la luxure, la terreur, la colère, l’amertume et la douleur, la souffrance, la tristesse et le chagrin qu’elles provoquent. Nous comprenons d’après la Bible que ces choses tirent leur origine de Satan, qui s’est rebellé contre Dieu et a été chassé du ciel, ainsi que l’armée d’anges qui le suivait. C’est pour eux que le feu éternel de l’enfer a été préparé.

La haine de Satan et de ses anges démons pour Dieu et tout ce qui est bon les pousse à tenter de détruire toutes les œuvres de Dieu. Mais ils ne se présentent pas à nous comme des ennemis, mais plutôt comme nos amis les plus raisonnables. « Et cela n’est pas étonnant : puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice ; leur fin sera selon leurs œuvres. » (2 Corinthiens 11.14-15)

Les athées n’ont aucune explication à l’existence du mal. Ils n’ont pas non plus d’explication pour le bien. Puisque l’homme est un pur accident des forces naturelles, il ne peut y avoir aucune base objective pour le bien et le mal. Tout est rationalisé comme étant l’instinct de conservation de l’homme. Il serait donc tout à fait naturel pour moi d’essayer de me préserver aux dépens de quelqu’un d’autre. Les sociétés font donc des lois pour créer de l’ordre et protéger les faibles, mais il n’y a pas de fondement moral objectif pour ces lois.

Le monde devient de plus en plus chaotique, avec d’innombrables groupes d’intérêts spéciaux qui réclament à grands cris la reconnaissance de leurs droits et leur protection contre tous les autres. La meilleure explication de ce qui se passe est l’affirmation de la Bible selon laquelle le diable sait que ses jours sont comptés et qu’il a envoyé ses esprits pour tromper le monde entier.

L’espoir nous est offert d’une manière très paradoxale. Dieu a envoyé dans ce monde son Fils qui a fait le bien et a guéri tous ceux qui étaient opprimés par le diable ; c’est pourquoi Satan a suscité tant de haine contre lui qu’il a été cloué sur une croix et laissé pour mort. Mais c’est précisément par sa mort sur la croix que Jésus a remporté la victoire sur Satan et ses pouvoirs

« Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. » (Colossiens 2.14-15)

C’est la source de l’espérance du ciel pour un chrétien qui s’est repenti de son allégeance aux forces du mal et qui s’est tourné de tout son cœur vers Christ. Cependant, pour que le ciel soit un lieu saint et pur, exempt de toutes les influences toxiques du royaume de Satan, il doit aussi y avoir un autre lieu pour tous ces esprits qui ont un effet toxique sur l’humanité.

Malheureusement, cela signifie que pour maintenir la pureté du ciel, toutes les personnes qui se sont volontairement contaminées par leur allégeance à ces forces toxiques doivent également être envoyées en enfer.

Ce n’est pas de la vindicte de la part de Dieu. Il a fait en sorte que l’humanité entière puisse éviter une telle catastrophe, il appelle tous les hommes, partout, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. La partie la plus horrible du tourment éternel de l’enfer sera la connaissance que l’on y est par son propre choix. Le souvenir de l’époque, ou des époques, où la voie de l’évasion lui a été offerte dans sa vie, sera à jamais gravé dans la mémoire des damnés.

Pourtant, cette terrible réalité n’est pas la raison pour laquelle la plupart des gens se tournent vers Dieu pour leur salut. Ce n’est pas la peur de l’enfer, mais l’aspiration à quelque chose de meilleur que ce que ce monde a à offrir qui nous conduit à chercher des réponses aux problèmes de cette vie. Et la seule réponse qui ait un sens est que nous sommes faits à la ressemblance de Dieu et qu’il y a quelque chose en dedans de nous qui cherche continuellement à être réuni avec son Créateur. Nier cela conduit à s’aliéner de tout ce qui pourrait donner un sens et un but à la vie.

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Saint-Exupéry, Pilote de guerre : l’humanisme en échec

Récemment, je suis tombé sur « Pilote de guerre – vol sur Arras » d’Antoine de Saint-Exupéry (l’auteur du « Petit Prince », et de plusieurs ouvrages où il raconte son vécu de pilote).

Source: Saint-Exupéry, Pilote de guerre : l’humanisme en échec

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Écoutez la pluie qui tombe

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Au XIXe siècle, une expédition a été envoyée pour étudier les prairies canadiennes afin de déterminer si elles convenaient à l’agriculture. Ils ont signalé qu’une grande partie des prairies était bien trop aride pour être cultivée. Cette zone est toujours connue sous le nom de Triangle de Palliser, du nom du chef de cette expédition.

Le Triangle est maintenant cultivé depuis 100 ans. Dans les années 1930, il semble que l’expédition Palliser ait eu raison. Les pluies ont pratiquement cessé, rien n’a poussé et il a eu des tempêtes de poussière.

Les méthodes d’exploitation ont changé depuis lors et ces terres produisent de bonnes récoltes toutes les années sauf les plus sèches.

Cette année a été sèche. Le grain a germé et pousse, mais la pluie est nécessaire. Nous avons reçu de bonnes pluies ici où je vis il y a dix jours, mais d’autres régions n’ont pas reçu grand-chose, voire rien. Des jours de chaleur et de vent sec ont épuisé l’humidité du sol.

Une légère pluie a commencé à l’heure de souper et s’est intensifiée au cours de la soirée. Les prévisions indiquent qu’elle se poursuivra jusqu’à l’heure du dîner demain. C’est ce que nous appelons une pluie de bénédiction ! Bientôt, les cultures sur pied couvriront le sol et limiteront l’évaporation.

Voici un test pour les chrétiens : nous réjouissons-nous lorsque d’autres ont de la pluie et que nous n’en avons pas ?

Jésus dit : Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.

Dieu ne fait pas de distinction entre les personnes, et il ne veut pas que nous le soyons non plus.

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Le royaume de Dieu

Dans l’Ancien Testament, Dieu a choisi les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob pour créer un modèle de son royaume. Ce royaume a atteint le sommet de sa gloire, et l’accomplissement de toutes les prophéties relatives au royaume terrestre, sous le règne de Salomon. Pourtant, en observant la façon dont ce royaume a dégénéré, nous constatons que les semences de la destruction étaient là dès le début. La plupart des descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob avaient un esprit terrestre.

Le Nouveau Testament parle de la fondation d’un nouveau royaume. Le roi est Jésus, comme Salomon, un descendant de David. Les citoyens sont les descendants spirituels d’Abraham. Ce royaume n’est limité à aucun territoire, n’a aucune présence politique dans aucun pays, n’a aucune force militaire pour se venger de ses ennemis. C’est le vrai royaume, dont le royaume de Salomon n’était qu’une représentation. Nous ne devons pas attendre un autre royaume que l’actuel royaume de Dieu.

Jésus a comparé le royaume de Dieu à du levain mis dans une pâte, qui s’infiltre et grandit dans la pâte. Le royaume de Dieu grandit de manière cachée, dans le cœur de ceux qui se repentent et abandonnent leur vie à la seigneurie de Jésus. Les chrétiens ne peuvent pas faire croître le royaume. Nous devons semer la semence, ajouter le levain, mais c’est Dieu qui donne l’accroissement.

Jésus ne s’est pas contenté de parler du royaume, il l’a démontré. Ses miracles, la guérison des malades et des handicapés, chasser les démons, la résurrection des morts, étaient la preuve qu’une nouvelle puissance était entrée dans ce monde et qu’elle défait l’œuvre des puissances des ténèbres. Les chrétiens d’aujourd’hui n’ont pas le pouvoir de faire des miracles. Dieu le fait, et il continue à faire des miracles. Mais il existe d’autres moyens pour les chrétiens de vaincre les puissances des ténèbres.

Les miracles de Jésus étaient réels et ils avaient un but. Mais au-delà des miracles, regardons quel genre de personne était Jésus. Il a démontré l’unité parfaite de la vérité et la justice avec l’amour et la compassion.

Il a pardonné à la femme prise en flagrant délit d’adultère et a réprimandé ses accusateurs pharisiens. La seule fois où la Bible nous dit que Jésus était en colère, c’est lorsque les pharisiens étaient prêts à le condamner pour une guérison faite le jour du sabbat. La dureté de leur cœur, leur manque de compassion, était à l’opposé de la vraie justice.

Les Juifs méprisaient les samaritains, les considéraient comme un peuple impur, ne voulaient toucher à rien de ce qui avait été manipulé par un Samaritain par crainte de souillure. Jésus demanda à une femme samaritaine de lui donner de l’eau à boire, puis lui parla du vrai culte, de sa vie, lui dit qu’il était le Messie. Elle a cru, a couru dans la ville pour appeler d’autres personnes à le rencontrer. Alors qu’ils sortaient vers le puits, Jésus dit à ses disciples de lever les yeux et de voir les champs mûrs pour la moisson.

Il mangea avec les publicains, prit du temps pour les petits enfants, dépendait des femmes pour le soutien matériel de son ministère, inspira la foi à un soldat romain et à une femme syro-phénicienne. Il a dit aux pharisiens que d’autres personnes qui se savaient pécheurs, comme les publicains et les prostituées, auraient plus de facilité à entrer dans le royaume qu’eux.

Blaise Pascal a dit : « Nous faisons une idole de la vérité elle-même ; car la vérité sans amour n’est pas Dieu, mais son image. Encore moins devons-nous aimer son contraire, qui est la fausseté ». Nous sommes de pauvres témoins du royaume de Dieu si nous nous accrochons fermement à la vérité, mais nous ne pouvons pas trouver en nous la force de faire preuve d’amour, de miséricorde et de compassion envers ceux qui sont pris au piège par les tromperies et les dépravations du royaume des ténèbres.

Nous devons également tenir compte de la dernière partie de la pensée de Pascal. De nos jours, nombreux sont ceux qui veulent inclure Jésus avec tous les maîtres religieux et les prophètes de toutes les religions pour dire que la véritable espérance de l’humanité est dans l’illumination qui révèle la divinité en soi. C’est une contre-vérité qui n’offre aucun espoir, aucun salut, pas même de la compassion.

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Le corps de Christ

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Permettez-moi de commencer par une confession : je suis distrait. Pire encore, je lis souvent en mangeant ou je fais un cryptogramme. Cela m’a fait renverser de nombreux verres d’eau. Ma bouche dit à mon cerveau que j’ai soif, mon cerveau dit à mon bras et à ma main de tendre la main, de prendre le verre d’eau et de le porter à ma bouche. Mais si mes yeux sont concentrés sur autre chose, ma main atteint l’endroit où mon cerveau pense que le verre devrait être, et — oh non !

J’ai trouvé une solution à ce problème : j’ai remplacé nos grands verres d’eau par des verres larges et courts à fond épais. Il faudrait que j’en heurte un de manière assez agressive pour renverser l’eau. Bien sûr, la vraie solution est d’impliquer mes yeux dans le processus. J’y travaille encore, les vieilles habitudes ne changent pas rapidement.

En règle générale, je fais un bon travail de coordination entre les mains et les yeux. Jeudi dernier, j’ai acheté un sous-marin de 30 cm de long dans une ville voisine, puis je l’ai déballé et mangé sur le chemin du retour. La voiture n’a pas égaré sur le chemin et je ne portais pas d’évidence du sous-marin quand je suis rentré chez moi.

Le Nouveau Testament décrit l’Église comme un corps, avec Christ comme chef et les membres individuels comme parties du corps. Tous sont reliés à la tête et reçoivent des instructions de celle-ci. Chacun est également connecté aux autres, de sorte que le corps est capable de fonctionner pour s’édifier — pour manger et boire et faire toutes les autres choses qui sont nécessaires à la vie et à la croissance du corps.

La description la plus complète de ce phénomène se trouve dans le 12e chapitre de l’épître aux Corinthiens. L’apôtre Paul nous dit qu’aucun membre ne peut dire qu’il n’a pas besoin des autres et que lorsqu’un membre est blessé, tout le corps ressent la douleur.

Un corps n’est pas constitué de parties éparpillées, chacune vivante et reliée à la tête, mais n’ayant aucun lien entre elles. Nous avons besoin d’être joints et étroitement unis (Colossiens 2.19) en un seul corps coordonné.

Beaucoup de choses que nous faisons sont presque automatiques, comme marcher. Je ne prends pas une décision consciente pour chaque pas que je fais. Cependant, si j’ignore l’aide de mes yeux ou de mes oreilles, je risque de me faire trébucher par un trou sur le trottoir, me heurter contre un parcmètre ou entrer dans la trajectoire d’un véhicule qui arrive en sens inverse. Afin d’éviter de tels accidents, chaque partie du corps a besoin de l’aide des autres parties, ainsi que des conseils de la tête.

Et comme je suis parfois maladroit, en renversant l’eau de mon verre sur des objets qui ne devraient pas être mouillés, je ne dois pas m’attendre à ce que les autres membres du corps fassent toujours les choses correctement. Si nous nous accusons mutuellement à chaque fois qu’un peu d’eau est renversée, le corps devient vite paralysé, incapable de fonctionner comme il le devrait. La chose à faire est d’éponger l’eau, remettre les choses en ordre et continuer le repas, ou quoi que ce soit que nous faisions.

Afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres. 1 Corinthiens 12.25

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Où était Dieu ?

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Image par Robin Higgins de Pixabay

Quand les choses vont mal, quand des gens sont blessés, il y aura toujours quelqu’un qui demandera : « Où était Dieu ? Comment un Dieu aimant pourrait-il permettre qu’une telle chose se produise ? »

Dieu était là, à côté de nous ; il est là maintenant. Entendons-nous sa voix ? Il parle doucement, gentiment. Peut-être sommes-nous trop occupés pour l’écouter. Peut-être qu’il y a trop de bruit. Peut-être que nous n’aimons pas ce qu’il dit, alors nous le remettons en question. « Ça ne peut pas vraiment être Dieu. Pourquoi me demanderait-il une telle chose ? » Alors nous continuons à nous égarer.

Dieu veut ce qu’il y a de mieux pour nous. Le problème, c’est que son idée de ce qui est le mieux pour nous peut être très différente de ce que nous voulons. Nous vivons dans un monde brisé, un monde où le mal, les conflits, les tentations et le péché sont considérés comme normaux. Nos esprits ont été conditionnés à rechercher l’approbation du monde, à mesurer le succès comme le monde le mesure. Nous pensons que nous verrons les dangers et que nous pouvons les éviter. Nous sommes aveugles.

La douleur et la souffrance se produiront dans chaque vie. Elles ne sont pas une punition de Dieu, elles sont les conséquences du fait d’être des personnes brisées dans un monde brisé. Dieu nous parle dans ces moments-là, pour nous assurer de son amour pour nous et pour nous donner l’espoir et la force de continuer. Ces expériences peuvent nous aider à voir les choses telles qu’elles sont, à apprécier ce qui est important et à relâcher nos liens avec ce qui n’a pas de valeur durable. Sommes-nous à l’écoute ?

Élihu, dans le 33e chapitre du livre de Job, décrit les moyens que Dieu utilise pour nous avertir des dangers qui se trouvent sur notre chemin.

« Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, quand ils sont endormis sur leur couche. Alors il leur donne des avertissements et met le sceau à ses instructions, afin de détourner l’homme du mal et de le préserver de l’orgueil, afin de garantir son âme de la fosse et sa vie des coups du glaive. »

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Une grâce suffisante

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Image par André Renkens de Pixabay

Il y a des centaines d’années, un chrétien qui avait été torturé pour sa foi écrit à ses coreligionnaires : « Je me considérais comme un frère faible, que je ne serais jamais capable de supporter la douleur. Mais quand j’ai été torturé, le Seigneur était avec moi et m’a enlevé la douleur ».

L’apôtre Paul priait avec ferveur pour être soulagé de son écharde dans la chair. Dieu lui répondit : « Ma grâce te suffit, car ma force s’accomplit dans la faiblesse. » (2 Corinthiens 12.9).

De nos jours, on donne souvent une signification allégorique à « l’écharde dans la chair ». Je crois que Paul n’avait rien d’autre qu’une affliction physique à l’esprit lorsqu’il écrivit cette phrase. Lorsque Paul écrivit aux Galates : « Je vous rends témoignage que, s’il eût été possible, vous vous fussiez arraché les yeux pour me les donner ». (Galates 4.15), cela doit signifier qu’il avait des problèmes avec ses yeux, ce qui était évident pour le peuple de Galatie. Vers la fin de cette épître, Paul écrit : « Vous voyez quelle grande lettre (ou de telles grandes lettres) que je vous ai écrite de ma propre main ». (Galates 6.11).

Paul dictait habituellement ses lettres à un scribe, il a écrit la lettre aux Galates de sa propre main. Probablement cela était apparent, les lettres étant plus grandes et pas aussi uniformément formées qu’un scribe l’aurait fait.

Certains exposants considèrent les expressions utilisées ici par Paul comme des figures de style. Je ne suis pas convaincu qu’ils aient raison. Je crois que Paul avait un problème de vision et que d’autres croyants auraient fait tout ce qu’ils pouvaient pour l’aider. J’admets que ce sont des conjectures de ma part, mais les interprétations des autres exposants le sont aussi. Je ne crois pas qu’il y ait des lignes jetables dans la Bible. Si les trois versets que j’ai cités ne sont pas liés les uns aux autres, alors je ne suis pas sûr de l’utilité pour l’apôtre de les inclure dans ses lettres.

Bien sûr, le véritable point ici est la suffisance de la grâce de Dieu. Nous ne faisons jamais l’expérience de la grâce de Dieu qui est à notre disposition avant que nous en ayons besoin. Quand nous en avons besoin, elle est toujours suffisante, quel que soit le besoin.

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