Quel genre d’église est celle-ci?

Je suis membre de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. Quel genre d’église est-elle?

Il y a trente ans, nous vivions dans le sud-ouest de l’Ontario, une région où il y a 25 sortes d’églises mennonites. Des gens me posaient des questions comme : votre église autorise-t-elle l’usage des voitures? De l’électricité? Des téléphones? Ils essayaient de placer l’église à laquelle j’appartenais dans une catégorie qu’ils pouvaient comprendre. Mais elle ne correspond vraiment à aucune des catégories qu’ils avaient en tête.

Une missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, mennonite en Côte d’Ivoire est confronté à des questions similaires. Les gens lui demandent si cette église est une église évangélique. La réponse est oui, mais. Oui, nous sommes évangéliques; mais nous ne nous conformons pas à l’image que ce terme apporte à l’esprit de la plupart des gens.

Il fut à Antioche que pour la première fois les disciples furent appelé chrétien. Ces disciples ne correspondaient à aucune catégorie familière aux habitants d’Antioche. Ils eurent cessé d’adorer dans les temples païens, mais ils ne furent pas devenus juifs. Ils furent quelque chose de complètement nouveau, des gens qui parlaient souvent de Jésus-Christ. Le peuple d’Antioche inventa donc un nouveau terme — chrétien. C’est toujours le meilleur terme pour nous décrire, vraiment le seul qui compte. Mais beaucoup de bagages ont été attachés à ce nom depuis Antioche. Chrétien signifie beaucoup de choses différentes aux gens.

Les membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite sont comme ces premiers croyants à Antioche. Nous ne prétendons pas simplement connaître Jésus; pour devenir membres de cette église, nous devons avoir l’assurance qu’il nous connaît. Être un disciple de Jésus signifie que nous évitons tout ce qui ne lui plaît pas et nous soumettons à tout ce qu’il nous demande. Nous ne décidons pas ce qu’il n’attend de nous par le raisonnement ni par ce qui est enseigné par nos prédicateurs. Être un disciple de Jésus signifie avoir une relation réelle avec lui où il nous guide personnellement.

Il y a quelques années, le conseil d’une communauté du nord de la Saskatchewan fut préoccupé par les tessons de bouteilles brisés dans leurs rues. Ils essayèrent d’obtenir du gouvernement provincial qu’il interdise la vente de boissons alcoolisées dans des contenants en verre. Un chroniqueur d’un hebdomadaire, un indigène du peuple Cri écrivit dans sa chronique qu’il serait préférable qu’ils se préoccupent davantage de ce qu’il y avait dans les bouteilles. C’était le vrai problème.

Appliquons-nous cette même idée à la question de quel genre d’église elle est où nous sommes membres. Toutes les tentatives pour nous identifier par une étiquette sur notre bouteille — pour nous inscrire dans une catégorie d’église reconnaissable — ne fonctionnent pas. La différence est en ce qu’il y a à l’intérieur. Pour en revenir aux questions qui m’ont été posées il y a des années sur les voitures, l’électricité et les téléphones — avoir ou ne pas avoir ces choses n’est pas ce qui fait de nous des chrétiens. La vraie question est, que faisons-nous de ces choses, où allons-nous avec elles? Et c’est une question de cœur.

Seules les personnes baptisées par le Saint-Esprit peuvent être membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. La preuve de ce baptême n’est pas des choses extérieures, comme parler en langues. C’est un cœur transformé qui est rempli d’amour, de joie, de paix, de patience, de douceur, de bonté, de foi, de douceur, de tempérance. Les signes extérieurs peuvent être contrefaits, non pas les choses du cœur. Oui, une personne peut conserver une apparence du fruit de l’Esprit pendant un certain temps, mais finalement quelque chose va sortir qui révèle ce qui est vraiment dans le cœur.

J’aimerais qu’il y ait une courte description accrocheuse de l’église qui répondrait aux questions que les gens posent souvent. Mais elle ne rentre dans aucune des niches dans lesquelles les gens voudraient le placer. J’ai décidé que c’est une bonne chose. Chrétien est la seule étiquette qui décrit cette église. Mais ce n’est qu’en goûtant ce qu’il y a à l’intérieur que les gens peuvent commencer à comprendre ce qu’il signifie vraiment être chrétien.

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À quoi ressemble la liberté?

Nous voulons être libres. Nous voulons vivre comme nous le souhaitons, sans contraintes, sans personne qui nous dit quoi faire. Est-ce que cela marche?
Le monde contient beaucoup d’autres gens. Les gens qui veulent être protégés des choses que notre liberté pourrait nous conduire à faire. Pour cette raison, ils ont formé des gouvernements, créé des lois. Ces lois restreignent notre liberté d’action. Est-ce un problème?

Soyons réalistes. Nous voulons que les lois nous protègent des actions illimitées des autres. Pourquoi ne devrions-nous pas accorder aux autres la même protection contre nos actions?

Lorsque nous vivons de manière débridée et que cela cause du tort à quelqu’un d’autre, nous sentons-nous libres? N’y a-t-il aucun regret, aucun sentiment de culpabilité, aucune crainte d’être pris en compte pour nos actions?

Ce sont les choses qui restreignent notre liberté. La liberté est quelque chose en dedans de nous, pas en dehors de nous. Personne ne peut nous priver de cette liberté intérieure.
Voici le problème. Nous sommes égoïstes; nous avons une tendance innée à agir sans égard pour les autres. Certaines actions sont mauvaises, non parce que le gouvernement, la société ou la religion les ont qualifiées de mauvaises, mais parce qu’elles font du tort aux autres. Nous pouvons ne pas voir comment c’est mal à faire ces choses, du moins quand c’est nous qui les faisons. Mais nous sentons-nous libres à l’intérieur lorsque nous agissons de cette manière?

Quand nous faisons le mal, nous ne pouvons pas dire « le diable m’a fait le faire ». Certes, le diable est derrière la tentation, mais la seule raison pour laquelle la tentation est efficace est parce que notre nature désire ce qui est offert et lorsque nous agissons sur la tentation, nous sommes coupables.

Pour la même raison, ceux qui réussissent à résister à la tentation ne peuvent s’en attribuer le mérite. Nous ne sommes pas bons, le bien que nous faisons n’est dû qu’à la grâce de Dieu, que nous en soyons conscients ou non. « Dieu résiste aux orgueilleux, mais rend grâce aux humbles. Soumettez-vous donc à Dieu » (Jacques 4.6-7). Une personne orgueilleuse ne sera jamais vraiment libre parce qu’elle n’a pas la grâce que Dieu donne.

La liberté est l’effet produit en nous lorsque nous nous soumettons à la volonté de Dieu. « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent non selon la chair, mais selon l’Esprit. Car la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Romains 8.1-2). Lorsque notre cœur et notre esprit sont libres de culpabilité et de condamnation, nous sommes libres de la seule manière qui compte vraiment.

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La compassion

Bien sûr, c’est important à comprendre nos semblables. Mais cette compréhension ne devient fructueuse que lorsqu’elle est soutenue par la compassion dans la joie et la détresse.
-Albert Einstein

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Là où les anabaptistes et les évangéliques divergent

Il existe de nombreuses similitudes entre les anabaptistes et les évangéliques. Nous croyons tous que le salut n’est possible que par le sang versé par Jésus-Christ au Calvaire. Nous croyons tous que le salut est un don de Dieu, qui nous est accordé par la nouvelle naissance et ne peut être atteint par des œuvres de justice. Nous croyons tous que les œuvres de justice doivent suivre la nouvelle naissance, qu’elles sont produites par l’œuvre du Saint-Esprit dans nos cœurs et qu’elles sont la preuve de la nouvelle vie en Jésus-Christ.

Mais il y a aussi des points où les anabaptistes et les évangéliques divergent et je crois que la divergence commence avec notre vision de l’Église. En tant qu’anabaptiste, je crois que les paroles de Jésus dans Matthieu 16.18 « sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » sont toujours vraies. Je crois aussi que ses paroles dans Matthieu 18.20 « Car là où il y a deux ou trois personnes assemblées en mon nom, je suis là au milieu d’elles » ont été prononcées dans le contexte d’aider des membres de l’église en erreur et ne s’appliquent pas au rassemblement pour le culte. En d’autres termes, en tant qu’anabaptiste, je crois que l’église est bâtiee par Jésus-Christ et non par nous en tant que peuple, quelque dévots et sincères que nous puissions être.

Le Nouveau Testament décrit l’église de deux manières : en tant qu’un corps, avec Jésus comme tête, ou en tant qu’un temple, avec Jésus comme fondement. Je ne suppose pas que beaucoup de chrétiens peuvent imaginer le corps du Christ sous la forme de parties du corps détachées, chacune travaillant indépendamment des autres. Les passages comme ceux de 1 Corinthiens 12. 12-14 ne sont pas difficiles à comprendre : « Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres. »

Mais en ce qui concerne le temple de Dieu, une image très différente est apparue. Chaque chrétien, dit-on, est un temple individuel et peut fonctionner indépendamment sans avoir besoin d’être bâti avec d’autres chrétiens dans une collectivité qui sert et adore Dieu dans l’unité et l’harmonie. Ainsi, les chrétiens sont libres d’adhérer et de quitter des églises, d’en créer de nouvelles ou de rester complètement indépendants des églises organisées.

Que dit la Bible?
1 Corinthiens 3.9 — Car nous sommes ouvriers avec Dieu; vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.
1 Pierre 2.5 – Vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés pour être une maison spirituelle, un sacerdoce saint, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ.
Ephésiens 2.19-21 — Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens de dehors, mais concitoyens des saints, et de la maison de Dieu; étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint au Seigneur.
1 Corinthiens 3.16 – Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous?
Il faut noter dans ce dernier verset que l’apôtre dit : « Vous êtes le temple de Dieu ». C’est-à-dire : « Vous tous forment un seul temple de Dieu ». Il ne dit pas « Vous êtes les temples de Dieu » ou « Tu es le temple de Dieu ».

Il y a un verset qui dit quelque chose un peu de différent : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, et que vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes pas à vous-mêmes? » (1 Corinthiens 6.19). Il n’a pas de sens à utiliser ce verset comme clé pour comprendre d’autres passages qui disent clairement que le temple est un seul bâtiment. Ce qu’il dit est sensiblement le même que 1 Pierre 2.5; nous devons être des pierres spirituelles vivantes pour être utilisées à bâtir le temple de Dieu.

Je crois que cette différence dans notre vision de l’église est le point de départ pour beaucoup d’autres différences entre évangéliques et anabaptistes.

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En cherchant désespérément le bon côté

Ici en Saskatchewan il fait un froid de canard. La prévision pour demain matin est -40°, avec un refroidissement éolien de -50°.

Il doit être quelque chose de positif à dire au sujet d’en temps pareil.

Euh… Si l’on sortit pour faire une promenade en plein air, il n’y a aucun danger d’être attaqué par des maringouins?

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Image par FRANCO PATRIZIA de Pixabay

Ou peut-être… Si l’on sortit en voiture, on ne retourne pas avec un pare-brise couvert des petites bibittes écrasées?

© Bob Goodnough, le 14 janvier, 2020

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Un souvenir de mon enfance

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C’était un matin d’hiver au début de l’an 1950. Papa attela les chevaux au traîneau pour m’emmener à l’école. D’habitude, j’allais à pied le mille à côté d’une clôture de pâturage jusqu’au village voisin, mais c’était une matinée très froide. Papa a mis une pierre chauffée au four par nos pieds, nous nous sommes enveloppés dans une couverture fait de peau de cheval et nous sommes partis.

La neige s’est accumulée parmi les arbres qui bordaient trois côtés de la cour de notre ferme et se sont transformés en berges profondes. Même si la route avait été déneigée, nous n’avions aucun moyen de sortir de la cour avec une automobile.

Quand nous sommes arrivés à l’école, j’ai été surpris de voir qu’il n’y avait personne là-bas. Mon esprit a couru en mode panique et soudain je me suis souvenu :

« Euh, papa, j’ai oublié, mais Mlle Miller nous a dit vendredi qu’il n’y aurait pas d’école aujourd’hui. C’est le jour de la réunion des enseignants. »

J’avais peur de la réaction de papa. Ses explosions de colère étaient imprévisibles. Mais il a tourné le traîneau sans rien dire et nous sommes rentrés chez nous. Pas un mot n’a été dit sur le chemin du retour, mais j’étais reconnaissant de ne pas avoir eu à marcher jusqu’à l’école puis retourner à la maison sans avoir la chance de me réchauffer entretemps.

Papa n’a jamais mentionné l’incident dans les jours qui ont suivi. Peut-être était-il plus prévenant que je ne le croyais.

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Il est toujours là

Il n’est plus acceptable de mentionner Dieu en public. Est-ce parce que nous craignons que cela ne cause des dommages irréparables à la psyché d’une personne hypersensible? Ou craignons-nous que parler de Dieu nous stigmatise comme étant bête au point de constituer un danger pour le bon fonctionnement de la société?

Chaque jour, l’internet nous parle de nouvelles menaces à notre bien-être. Nous croyons qu’il est de notre responsabilité de corriger la façon dont le monde fonctionne. Pourtant, nous nous retrouvons impuissants, les choses ne s’améliorent pas. La vie est tellement perplexe.

Les gens se tournent vers la méditation et le mysticisme pour faire face au stress d’un monde où tant de gens ne comprennent pas le sérieux de la catastrophe imminent. Beaucoup ont besoin de quelque chose de plus fort pour calmer leur anxiété, que ce soit sur ordonnance ou achetée dans la rue. Certains qui ne peuvent tout simplement plus faire face à une telle vie choisissent de quitter ce monde.

Pourtant, tout le temps Dieu est là et prêt à nous aider. Même si nous ne croyons pas en lui, il est là. Certaines choisissent de l’ignorer complètement. D’autres ne croient pas vraiment qu’Il est là, mais l’appellent comme une sorte de filet de sécurité après tout autre chose leur fait défaut. Et il les aide, en souhaitant qu’ils continuent à lui parler après la crise.

Si Dieu est là, pourquoi n’intervient-il pas pour redresser le désordre dans lequel le monde est tombé? La réponse est simple, mais difficile à accepter. Nous avons fait ce gâchis, vous et moi. Si nous étions miraculeusement retournés au jardin d’Eden, combien de temps cela nous prendrait-il pour gâcher à nouveau les choses?

Toutefois, il nous aidera, vous et moi, à redresser nos vies personnelles.

Tout ce que nous devons faire, c’est le lui demander. Il est là. Il nous exaucera.

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Le songe de purgatoire

Le songe de purgatoire que de nombreux prêtres et moines détiennent et enseignent comme un article de foi, avec de nombreux mensonges, affirmant qu’après cette vie, depuis l’ascension du Christ au ciel, les âmes, en particulier celles qui doivent être sauvées, n’ayant pas satisfait dans cette vie pour leurs péchés, en quittant leur corps doivent subir des douleurs terribles et être purgées à fond après cette vie au purgatoire. Et qu’étant purgés, ils sortent de là, certains plus tôt, d’autres plus tard, et certains au jour du jugement, et d’autres facilement et longtemps avant lui; en considération de quelles âmes chaque homme fidèle peut et doit les aider, même après cette vie, par le lien de la charité, par des prières, des jeûnes, des aumônes, des messes.

Au nom de ce purgatoire, beaucoup ont, à cause de leur avarice, inventé une abondance de choses incertaines qu’ils ont enseignées et prêchées, disant que ces âmes sont tourmentées dans le purgatoire, certaines jusqu’au cou même, certaines au milieu, d’autres par les doigts. Parfois, ils s’assoient et mangent ensemble à table et se réjouissent, surtout le jour de la Toussaint où le peuple offre largement les prières sur leurs sépulcres. Et parfois, ils disent qu’ils ramassent des miettes sous les tables des hommes riches. Au moyen de ces mensonges et de bien d’autres, leur avarice et leur simonie ont grandi et se sont multipliées à une grande hauteur. Il y a des cloîtres élevés, des temples coûteux construits et dotés, des autels élevés et multipliés au-dessus de mesure, et un monde de moines et de chanoines, qui ont inventé beaucoup plus de choses, par lesquels ils soulagent et libèrent ces pauvres âmes, se moquant de la Parole de Dieu.

Les gens sont gravement trompés et maltraités à propos de la question de leur âme et de leur substance, étant obligés de faire confiance à des choses aussi incertaines, tandis que les fidèles doivent se guérir, car s’ils refusent d’enseigner le purgatoire comme un article de foi, ils sont aussitôt cruellement condamnés à mort et martyrisés.

Par conséquent, nous nous engageons à parler du purgatoire et à présenter ce que nous en concevons.

D’abord alors, nous disons que les âmes de ceux qui doivent être sauvés doivent être purgées de toute leur impureté, comme déclaré dans Apocalypse 21, aucune chose souillée ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge, n’entrera au ciel. Maintenant, nous soutenons que la foi et les Écritures nous promettent de nombreuses façons de purger ou de purifier tous leurs péchés ceux qui sont dans cette vie présente. Saint Pierre montre dans Actes 15 que les cœurs sont purifiés par la foi et que la foi est suffisante pour purifier le mal sans aucun autre moyen. Comme le montre clairement le cas du voleur à la droite du Christ, qui, croyant et reconnaissant sincèrement ses péchés, est devenu digne du paradis. L’autre façon de purger l’église de Christ est par le repentir, comme il est dit dans Ésaïe 1 « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions; cessez de faire le mal. » Et plus tard « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige, s’ils sont rouges comme le pourpre, ils deviendront comme la laine. » À ce lieu le Seigneur se présente aux véritables pénitents et ceux qui étaient coupables de péché deviendront blancs comme la neige.

Il y a une autre façon de purger les péchés, mentionnée par St Matthieu, chapitre 3 : « Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier. » Ce passage Chrysostome applique à l’église dans cette vie et ses tribulations. Et non seulement par des tribulations, mais le Seigneur lui-même nettoie son épouse et son aire, comme le dit saint Paul : « Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui=même pour elle; afin de la sanctifier, en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole; pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. » Ici l’apôtre montre que Christ aimait tellement l’Église qu’il ne la purifierait pas par un autre lavage, mais par son propre sang, et que cela ne devrait en aucun cas être insuffisante, mais efficace, de telle manière qu’il ne reste aucune impureté à tout cela, après l’avoir glorifiée qu’elle n’a plus aucune tache ni ride ni aucune chose de ce genre sur elle, mais qu’elle est sanctifiée et sans souillure.

Ce témoignage du lavage de l’épouse du Christ n’est pas seulement rendu ici sur la terre, mais un témoignage est aussi rendu du ciel par ceux qui ont obtenu ce lavage efficace, cela étant dit d’eux dans l’Apocalypse : « Ce sont ceux qui sont venus de la grande tribulation, et qui ont lavé leurs robes, et ont blanchi leurs robes dans le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, ils le servent jour et nuit dans son temple. » Ainsi, nous voyons combien de voies peuvent être empruntées par la foi des Écritures pour montrer que les fidèles sont purgés de leurs péchés avant de quitter cette vie.

En troisième lieu, nous estimons qu’il serait beaucoup plus sûr pour chacun de vivre dans cette vie pour qu’il ne doive plus avoir besoin d’être purgé par la suite. Il vaut beaucoup mieux réussir dans cette vie que d’espérer une aide incertaine après cela. C’est une manière beaucoup plus sûre, au lieu de ce que les autres feront de bien après notre mort, de faire de même pour nous-mêmes de notre vivant. Il est une chose plus heureuse de partir donc dans un état libre que de chercher la liberté après avoir été enchaîné.
Outre ce qui a été dit, nous soutenons qu’il ne peut être établi par aucun passage simple de la Sainte Écriture de la loi de Dieu ni par de saints enseignements fondés sur l’Écriture, sans les tordre, qu’il a été jugé d’un commun accord que les fidèles doivent nécessairement professer et considérer comme un article de foi qu’il devrait y avoir un tel lieu de purgatoire à entrer après cette vie. Qu’il n’y a pas un tel endroit après l’ascension du Christ pour de telles âmes qui n’ont pas satisfait dans cette vie pour les péchés qu’elles ont commis où elles endureraient la douleur la plus terrible après avoir quitté leur corps, et donc pour être purifiées et sortir de là, certains plus tôt, certains plus tard, certains au jour du jugement et certains plus tôt. En ce qui concerne les preuves bibliques, il n’y en a pas du tout dans la Bible. Parcourons toute la loi de Dieu, nous ne rencontrerons aucun passage obligeant un chrétien à croire, en tant qu’article de foi, qu’après cette vie, il devrait y avoir un endroit comme le purgatoire, comme certains disent. Il n’y a pas un seul endroit dans toutes les Saintes Écritures pour le montrer, et aucune preuve ne peut être produite qu’une seule âme ait jamais pénétrée dans un tel purgatoire et en ait ressortie.

Ce n’est donc pas une chose à créditer ou à croire. Pour preuve de cela, saint Augustin écrit dans le livre intitulé Mille Verba : « Nous croyons par la foi universelle et par l’autorité divine que le Royaume du Ciel est le premier palais où les baptisés sont reçus. Le second est celui où l’excommunié et l’étranger de la foi en Christ souffriront des tourments éternels. Quant à un troisième, nous n’en connaissons aucun et nous n’en trouvons rien de certifié dans les Saintes Écritures. »

Dans le même livre sur ce passage « N’entrera pas dans le royaume de Dieu », il écrit ainsi : « O frères, que personne ne se trompe, car il n’y a que deux endroits, le troisième n’existe pas du tout; car celui qui n’est pas jugé digne de régner avec Christ doit sans doute périr avec Satan. » À cet effet Saint-Chrysostome sur le vingtième chapitre de Saint Matthieu, où il est dit que le royaume des cieux est semblable à maître de maison; parle de cette manière, « le maître de maison est Christ, à qui le ciel et la terre sont une maison et les familles sont les créatures célestes et terrestres. Dans cette maison, il a construit trois chambres, l’enfer, le ciel et la terre. Les militants ou les combattants sont ceux qui habitent la terre. Ceux qui sont vaincus descendent en enfer, ceux qui ont vaincu entrent au ciel. Prenons garde, nous qui sommes dans la région du milieu, que nous ne descendions pas après ceux qui sont en enfer, mais que nous puissions monter vers eux qui sont au-dessus du ciel.

N’est-il pas clair par ces autorités qu’il n’y a que deux endroits précis après l’ascension du Christ dans le ciel où vont les âmes en quittant leur corps, et qu’il n’y a pas du tout de troisième place dans les Saintes Écritures ?

Par conséquent, aucune mention expresse n’a été faite tout au long de la loi de Dieu d’un endroit tel que le purgatoire, et les apôtres n’ont laissé aucune instruction à ce sujet. L’Église primitive, gouvernée selon l’Évangile et par les apôtres eux-mêmes, n’a pas non plus laissé d’ordonnance ni de commandement à ce sujet, et voyant que c’était cinq cent huit ans après Christ que le pape Pélage a commencé à faire de cette institution que le souvenir devrait être fait des morts dans la masse, il s’ensuit qu’il n’y a aucune preuve expresse pour cela dans la loi de Dieu, donc il est inutile de croire au purgatoire comme un article de foi qu’il devrait y avoir une telle chose après cette vie.

On peut alors se demander pourquoi les gens sont tellement attirés par cette idée d’aider les morts. Voyant que dans toutes les Écritures, rien n’est expressément enseigné à ce sujet, à moins que ce ne soit dans le livre des Maccabées, qui n’appartient pas à l’Ancien Testament ni n’est canonique, et que ni Christ, ni aucun de ses apôtres ni aucun des saints qui leur ont succédé n’ont jamais enseigné à prier pour les morts. Ils ont tous fait très attention à enseigner que les gens qui vivaient sans reproche devraient être saints. Par conséquent, en réponse à la question, nous disons que la première cause en est la tromperie et l’artisanat des prêtres, procédant de leur grande avarice et qui n’ont pas instruit le peuple de bien vivre comme l’ont fait les prophètes et les apôtres de Christ, mais seulement d’offrir beaucoup et mettre leur espoir de la délivrance et le salut sur le purgatoire.

– Une autre partie de l’exposé au sujet de l’antéchrist, de l’an 1120

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Tous les chrétiens sont hypocrites

□ Vrai
□ Faux

Je pense que nous devons cocher la case « vrai. » Soyons clairs cependant, nous ne sommes pas hypocrites parce que nous sommes chrétiens, nous sommes hypocrites parce que nous sommes humains. Le désir de paraître d’être meilleur que nous sommes réellement est endémique dans l’humanité.

Devenir chrétien nous rend conscients de ce fait, mais nous sommes très enclins à oublier. Peut-être devrions-nous l’écrire en rouge à lèvres sur chaque miroir de notre maison : « Nous ne sommes pas meilleurs que les autres. »

Est-ce que cela nous aiderait? Peut-être au début, mais nous l’oublierions probablement à nouveau. Oh, nous le verrions là-bas et hocherions la tête en accord. Mais, la nature humaine étant ce qu’elle est, notre pensée se déplacerait progressivement pour croire qu’elle s’applique à certaines autres personnes que nous connaissons, non pas à nous.

La seule chose qui devrait faire la différence entre les gens qui sont chrétiens et ceux qui ne le sont pas, c’est le Saint-Esprit dans nos vies. Quand je pense à l’époque avant ma conversion, je croyais vraiment que je faisais de mon mieux, dans les circonstances. C’est ainsi que nous sommes faits, et c’est probablement mieux pour notre santé mentale de penser de cette façon — tant que nous ne connaissons aucun remède à toutes les choses de notre vie que nous avons gâchées.

Mais il est arrivé un jour où le Saint-Esprit m’a parlé et m’a dit que je ne pouvais pas blâmer les gens et les circonstances pour tout ce que j’avais gâché dans ma vie. J’ai choisi à faire ces choses et je devais le reconnaître. Cette condamnation était plus facile à accepter à cause de l’invitation qui l’accompagnait. Si je confessais mes péchés à Dieu, il leur pardonnerait. Je l’ai fait, et il l’a fait.

Ma vie chrétienne a commencé à ce moment-là, quand tous mes péchés passés ont été enlevés. Mais ce n’est que le début. Je ne suis pas soudainement devenu une « bonne » personne, incapable de faire les mêmes erreurs que j’avais faites dans le passé. La seule différence était que maintenant j’avais le Saint-Esprit pour m’avertir quand j’étais sur le point de pécher. Si je l’ignorais, il m’appellerait alors à retourner et à redresser le désordre que j’avais fait.

Cela devrait être la différence évidente entre une personne qui est chrétienne et une personne qui ne l’est pas. Les deux commettront des erreurs, feront et diront des choses qu’ils ne devraient pas faire, souvent des choses qui blessent les autres. Le chrétien doit admettre sa faute, s’excuser et essayer de redresser la situation. Et cela ne devrait en aucun cas sembler forcé ou artificiel.

La restitution est difficile. Il est souvent difficile d’admettre ce que j’ai fait, de m’excuser et de faire de mon mieux pour réparer les dommages qui ont été causés. Mais plus je ferai cela, plus il me sera facile d’entendre et d’obéir à l’avertissement du Saint-Esprit avant de faire une telle chose la prochaine fois. C’est quand un chrétien éteint à plusieurs reprises les avertissements du Saint-Esprit qu’il apparaît de plus en plus d’être hypocrite.

© Bob Goodnough, le 3 janvier, 2020

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Un nouvel an s’approche

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Et j’ai dit à l’homme qui se tenait au portail de l’année :
« Donnez-moi une lampe que je peux marcher en sécurité dans l’inconnu. »
Et il a répondu :
« Allez dans les ténèbres et mettez votre main dans la main de Dieu.
Ce sera pour vous mieux que la lumière et plus sûr qu’une voie connue. »

-Minnie Louise Haskins (traduit par Bob Goodnough)

On est presque là!

Que nous nous confions en Dieu chaque instant de chaque jour de l’année 2020.

Bonne et heureuse année à tous.

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