Une réunion fraternelle

Le Martyrs Mirror. aux pages 365-366, cite un livre ancien de Balthasar Lydius avec les informations suivantes qui sont arrivées au 16me siècle :

Bref récit de la façon dont, par l’intermédiaire de certains Moraves capturés par les Turcs et venus à Thessalonique en Turquie, les chrétiens de Thessalonique obtinrent des informations selon lesquelles vivaient en Moravie leurs frères dans la foi, appelés anabaptistes; et comment, afin de rechercher la vérité de l’affaire, ils ont envoyé trois de leurs frères en Moravie, en Turquie.

«Je soussigné témoigne qu’en Moravie a vécu avec moi, pendant trois ans, un homme de nos frères, âgé d’environ cent ans, nommé Léonard Knarr, qui m’a raconté qu’en son temps, quand il était serviteur dans la maison commune de l’église commune de Popitz, sous le serviteur, Hans Fuhrman, trois frères de l’église de Thessalonique ont été envoyés en Allemagne pour s’enquérir de leurs frères dans la foi, qui, comme ils l’avaient appris des prisonniers, comme indiqué ci-dessus, vivaient en Moravie.

«Ils sont d’abord venus à Nickolsbourg, à la frontière de la Hongrie, où ils sont allés voir un prêtre pour s’enquérir de ce peuple. Il monta dans une voiture et monta avec ces trois hommes à Pausrom, chez ceux qui sont là-bas appelés Huttériens, et aux Pays-Bas, Moraves.

«Ayant bien examiné leur manière de vivre, ils discutèrent avec eux, dans la langue latine, dans laquelle ils étaient bien versés, tous les articles de la foi, mais trouvèrent que dans trois articles principaux ils ne s’accordaient pas; à savoir, d’abord au sujet de l’évitement, comme cet article a été observé par les Huttériens; deuxièmement, dans la communauté des biens, qui consiste avec eux plus en domination et en servitude qu’en égalité; troisièmement, qu’ils refusent à ceux qui se séparent d’eux la propriété qu’ils y ont apportée, à cause de laquelle ces hommes se sont parti les larmes aux yeux, parce qu’ils avaient accompli en vain un voyage si difficile et si ardu.

«Le même prêtre les a ensuite amenés au même endroit (Pausrom), à l’église de Schwitzer, qui a tiré leur nom de Hans Schwitzer, qui, par l’un de leurs frères, nommé John Peck (qui, avec Hans Fuhrman et douze autres personnes, avait passé neuf ans en prison au château de Passau sur le Danube, en Bavière, pour le témoignage de la foi), discuté en latin de tous les articles de leur foi. Ils étaient bien d’accord sur tous les points, à cause duquel, étant mutuellement remplis d’une grande joie, ils se reconnaissaient comme de chers frères et, en signe de cela, commémoraient ensemble la Cène du Seigneur, avec une grande joie, se confessant d’être la véritable Église de Dieu. Ils ont déclaré en outre que l’église de Dieu à Thessalonique était restée inchangée dans la foi depuis l’époque des apôtres, et qu’ils conservaient encore en bon état les lettres que l’apôtre Paul leur avait écrites de ses propres mains.

«Tout cela ayant eu lieu, ils se sont séparés en paix, avec des larmes et le baiser d’amour en recommandant les uns les autres à la grâce du Seigneur, les frères sont retournés à Thessalonique.

«L’un d’eux, qui était tailleur de métier, a laissé ses ciseaux en souvenir dans l’église de Pausrom.

«Cette histoire n’est non seulement connue à moi, mais elle est généralement connue, non seulement en Moravie, mais aussi dans le haut Palatinat.»

Publié dans Les mennonites | Marqué , , , , , , | Laisser un commentaire

Irénée et les Gaulois

Écris à l’ange de l’Église de Smyrne : Voici ce que dit le premier et le dernier; celui qui était mort, et qui est revenu à la vie : Je connais tes œuvres, ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu es riche) et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. Ne crains pas ce que vous vous souffrirez : voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donne la couronne de vie. Que celui qui a des oreilles entend ce que l’Esprit dit aux Églises; Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort. (Apocalypse 2. 8-11)

Il est tout à fait possible que l’ange (messager) adressé dans ces versets fût Polycarpe, un disciple de l’apôtre Jean. Polycarpe avait 86 ans lorsqu’il mourut martyr à Smyrne en l’an 156. Irénée, né à Smyrne entre 120 et 140, était disciple de Polycarpe qui se rendit à Lyon en 175. Il y devint l’ancien de l’Église en 177, après le martyre de Pothin. Pothin était également né à Smyrne et avait été un disciple de Polycarpe.

Nous sommes au début de l’histoire de l’Église. Lyon était la ville principale des Gaulois, un peuple celtique qui peuplait le sud de la France et des régions au-delà. Certains Gaulois avaient émigré jusqu’en Asie Mineure (aujourd’hui la Turquie) où ils étaient connus sous le nom de Galates. On ne sait pas exactement quand le christianisme a atteint Lyon, mais cela aurait bien pu être grâce à leurs liens avec la Galatie.

Irénée a été appelé l’apôtre des Gaulois, il envoyait des évangélistes qui ont établi de nombreuses églises dans toute la Gaule. En grec, le nom d’Irénée signifie artisan de la paix, et tel était son caractère. Lors de sa nomination comme ancien, il a été confronté au problème des montanistes, un mouvement charismatique dans l’Église primitive, et a pu les réconcilier avec le reste de l’église. Lorsque l’évêque de Rome menaça de rompre la communion avec les églises orientales à cause d’une différence au sujet de la date de célébrer le Pâques, Iréenée put le convaincre qu’une différence de sept jours n’était pas un motif suffisant pour diviser l’église.

L’écrit le plus bien connu d’Irénée était un traité contre les gnostiques, ceux qui prétendaient avoir une connaissance secrète inconnue des autres chrétiens. Dans le cadre de cette écriture, Irénée a écrit de manière convaincante qu’il y avait quatre évangiles, et seulement quatre. Il connaissait d’autres écrits et les déclara faux.

La documentation historique nous manque pour établir une lignée directe de vrais enseignants de l’Évangile depuis les jours d’Irénée jusqu’à l’époque des Albigeois dix siècles plus tard, mais la foi était la même.

Publié dans Église primitive | Marqué , , , , , , , , | 1 commentaire

Le bien, le mal et la liberté

Le bien consiste à obéir à Dieu, à lui être docile, à garder son commandement; c’est la vie de l’homme; de même désobéir à Dieu est mal : c’est la mort de l’homme. Dieu ayant usé longanimité, l’homme a donc connu et le bien de l’obéissance et le mal de la désobéissance, pour que l’œil de de son esprit, ayant acquis de l’expérience de l’un et de l’autre, fasse choix du bien avec discernement et ne soit ni paresseux ni négligent à l’égard du commandement de Dieu; ce qui lui ôte de la vie, c’est-à-dire désobéir à Dieu, il saura par expérience que c’est mal et ne l’entreprendra plus jamais; au contraire, ce qui lui sauve la vie, c’est-à-dire obéir à Dieu, il saura que c’est bien et il le gardera avec un soin scrupuleux. Et c’est pourquoi il a reçu une double faculté, possédant la connaissance de l’un et de l’autre, afin de faire choix du bien en connaissance de cause. Cette connaissance du bien, comment aurait-il pu l’avoir, s’il avait ignoré son contraire? Si tu répudies cette connaissance de l’un et l’autre et cette double faculté de perception, sans le savoir, tu te supprimeras en tant qu’homme.

-Irénée, né vers l’an 135 à Smyrne, mort vers l’an 197 à Lyon

Publié dans Église primitive | Marqué , , , , , | Laisser un commentaire

Sans moi vous ne pouvez rien faire

Les paroles de Jésus sont brutales ; à moins que nous ne soumettions nos vies, notre être, à son contrôle, nous ne sommes pas capables d’être chrétiens. Nous pouvons faire semblant, nous pouvons penser que nous faisons un excellent travail par nous-mêmes, mais tôt ou tard, quelque chose se produira et tout ce qui est vraiment dans notre cœur se manifestera.

Pour ne prendre qu’un exemple : nous lisons dans la Bible des exhortations à être humbles et nous décidons à nous rendre humbles. Cela va bien ; bientôt, nous pensons que nous avons maîtrisé ce problème, nous faisons un bien meilleur travail d’être humbles que la plupart des gens autour de nous…

Attends une minute ! Ne sommes-nous pas devenus fiers de notre humilité ?

Pour devenir chrétiens, nous devons admettre que nous avons désespérément gâché notre vie et que nous ne pouvons pas nettoyer le gâchis par nous-mêmes. C’est humiliant, n’est-ce pas ? C’est un bon début dans la vie chrétienne, le bon départ. Cependant, avec le temps, nous commençons à penser que nous pouvons accomplir la tâche de nous rendre chrétiens par notre propre compréhension et notre propre volonté. Lorsque cela ne semble pas fonctionner, certains se demandent quel est le problème. D’autres voient qu’ils ont encore fait un gâchis et se tournent vers Jésus pour prendre un nouveau départ.

Jésus est le chemin, la vérité et la vie. Il a envoyé le Saint-Esprit pour nous aider à faire ce que nous ne pouvons pas faire. Nous savons tous que le fruit de l’Esprit est amour, joie et paix. Mais nous ne nous souvenons pas toujours des autres qualités, patience, bonté, bénignité, fidélité, douceur, et tempérance. Ne sont-ils pas une bonne description de l’humilité ?

C’est l’œuvre du Saint-Esprit dans notre cœur qui nous rend humbles. Notre propre travail sur l’homme extérieur ne peut pas le faire. Notre propre travail ne peut rien faire du tout de ce qui comptera dans l’éternité.

Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute, et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensible et dans l’allégresse, à Dieu, seul sage et notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire et majesté, domination et puissance, maintenant et à jamais. Amen. (Jude 24-25)

Publié dans Apologétique | Marqué , , , , | 1 commentaire

Sommes-nous esclaves ou serviteurs ?

La Société Biblique Trinitaire est en train de réviser une ancienne et fiable traduction de la Bible pour le rendre en français moderne. J’ai lu l’Évangile selon Matthieu de cette nouvelle version et au premier vu j’ai été troublé par l’usage du mot esclave. Je savais que le mot grec doulos veut dire esclave, mais presque toutes les versions, en français et en anglais, l’ont traduit par serviteur. J’ai jugé cette traduction bien meilleure, en considérant l’histoire de l’esclavage aux Amériques.

Cependant, j’ai lentement tourné vers la réalité que esclave est correcte. La parabole des noces en Matthieu 22 m’a convaincu.

Matthieu 22.3-4 : Le royaume de Dieu est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils et envoya ses esclaves inviter ceux qui avaient été invités aux noces; et ils ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres esclaves en distant : Dites à ceux qui ont été invités….

Verset 8 : Alors il dit à ses exclaves : Les noces sont bien prêtes, mais ceux qui avaient été invités n’en étaient pas dignes.

Verset 10 : Et ces esclaves-là, étant sortis sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent…

Le mot grec en ces quatre versets est doulos = esclave. Mais en le verset suivant, le mot grec est diakonos = serviteur, ministre.

Puis, au verset 13, au sujet de celui qui est venu aux noces sans un habit de noces : Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains, emportez-le, et jetez-le dans les ténèbres de dehors, la seront les pleurs et le grincement des dents.

Lorsqu’on traduit les deux mots grecs par serviteur, on donne l’idée que l’autorité est donnée à ceux qui prêchent l’évangile (invitent aux noces) à punir les infidèles, en les jetant là où il y aura les pleurs et les grincements de dents.

Si on compare cette parabole avec d’autres qui parlent de la fin des temps, il est clair que cette autorité est seulement donnée aux anges, qui sont les serviteurs de Dieu, mais non pas des esclaves.

Publié dans Apologétique | Marqué , , , , , | Laisser un commentaire

La Parole de Dieu nous suffit

Un lecteur de ce blogue a récemment mentionné le livre Le roi des derniers jours, l’exemplaire et très cruelle histoire des rebaptisés de Münster (1534-1535), écrit par Barret et Gurgand, publié pour la première fois par Hachette en 1981.

J’ai obtenu un exemplaire du livre et je l’ai trouvé un compte rendu méticuleux, presque au jour le jour, de la façon dont les courants de pensée luthérienne et anabaptiste sont entrés dans une ville catholique jusqu’à ce que ses citoyens optent pour une forme d’anabaptisme qui se conformait d’abord assez étroitement à l’anabaptisme biblique.

La première divergence des Munsterites par rapport à l’anabaptisme traditionnel était de prendre le contrôle politique de la ville. Cela les a conduit à de nouvelles étapes, se voyant alors comme la Nouvelle Jérusalem qui se préparait au retour du Christ pour régner, ils s’armant pour résister à l’armée réunie par l’évêque catholique romain. Ils font de Jean de Leyde leur roi, puis ils ont décret la communauté de biens et la polygamie. Des rêves et des visions ont servi d’inspiration pour toutes ces étapes. Une fin horrible est arrivée au supposé royaume du Christ des derniers jours en juin 1535.

Un traité de Menno Simons sur le blasphème de Jean de Leyde parut plus tôt en 1535, possiblement occasionné par la mort de son frère qui s’était retrouvé pris dans ce mouvement. Menno était encore un prêtre catholique romain au moment où il a écrit ceci, mais il a renoncé à cette foi au début de 1536 et s’est uni aux anabaptistes paisibles.

Dans cet écrit contre Jean de Leyde, il déclare que les chrétiens n’ont qu’un seul roi, Jésus-Christ et que son royaume est un royaume spirituel d’amour et de paix. Les chrétiens ne peuvent ni porter les armes, ni se battre, ni infliger de punition aux malfaiteurs. Le juge ultime de tous sera Jésus-Christ quand il reviendra et que ce jour n’est pas encore venu.

Quelques années plus tard, il a inclus les pensées suivantes dans un autre écrit :

«Frères, je vous dis la vérité et je ne mens pas. Je ne suis pas Hénoc, je ne suis pas Élie. Je ne suis pas de ceux qui voient des visions, je ne suis pas un prophète qui puisse enseigner et prophétiser autrement que ce qui est écrit dans la Parole de Dieu et compris dans l’Esprit. (Quiconque essaie d’enseigner autre chose quittera bientôt la piste et sera trompé.) Je ne doute pas que le Père miséricordieux me gardera dans sa Parole afin que je n’écrirai ou ne dirai rien d’autre que ce que je peux établir par Moïse, les prophètes, les évangélistes et d’autres Écritures et doctrines apostoliques, expliquées dans le vrai sens, Esprit et intention du Christ. Jugez vous qui avez la pensée spirituelle.»

«Une fois de plus, je n’ai pas de visions ni de visites angéliques. Je ne les désire pas non plus de peur d’être trompé. La Parole du Christ seule me suffit. Si je ne suis pas son témoignage, alors en vérité tout ce que je fais est inutile, et même si j’avais de telles visions et inspirations, ce qui n’est pas le cas, même alors il faudrait que ce soit conforme à la Parole et à l’Esprit du Christ, ou sinon ce ne serait qu’imagination, tromperie et tentation satanique. Car Paul dit : prophétisons selon la proportion de la foi. Romains 12. 6.»

Publié dans Les mennonites | Marqué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Influence anabaptiste en angleterre

Si quelqu’un doute qu’il y ait eu une influence anabaptiste en Angleterre, considérez ce petit extrait d’histoire. C’est à peu près l’an 1634 lorsque Gabriel Sanger, ministre de la Paroisse de Sutton Mandeville, Wiltshire a prêché dans un sermon dominical :

«Il y a un chemin étroit qui mène au ciel et un chemin large qui mène à l’enfer, et nombreux sont ceux qui y vont; et les papistes et les protestants se rencontrent sur ce chemin et peuvent se serrer la main en enfer.»

Une telle prédication fit sensation dans les paroisses voisines de l’Église d’Angleterre. Les archives officielles de ce qu’est devenu Gabriel Sanger ne peuvent être trouvées à cette date tardive. Mais quand mes ancêtres ont quitté ces paroisses en 1638 pour commencer une nouvelle vie dans le Massachusetts, il y avait un Richard Sanger dans le groupe. Connexion ou coïncidence?

Publié dans Citations | Marqué , , , , , | Laisser un commentaire

Vous ne savez pas ce que vous ne savez pas

Image par Sonam Prajapati de Pixabay 

Il y a une signification profonde dans cette courte déclaration, mais si vous ne l’avez jamais entendue auparavant, cela ressemble probablement à un babillage enfantin. Laissez-moi le déballer pour vous. Ce que cette déclaration me dit, c’est que si je ne sais pas quelque chose, je ne sais même pas qu’il y a une lacune dans mes connaissances.

Comme à l’époque où j’apprenais la grammaire française et où nous sommes arrivés à la mode subjonctive. Cela ne faisait aucun sens à moi, il n’y a rien de tel en anglais, mais il paraissait d’être terriblement important en français. J’avais mal à la tête pendant des semaines où j’essayais à saisir ce que veut dire cette façon de parler étrangère. Un jour, le brouillard et les toiles d’araignées ont disparu de mon cerveau, au moins d’un petit coin de mon cerveau, et j’ai compris la mode subjonctive.

Et je me suis rendu compte qu’il n’était pas étranger à l’anglais. Je l’ai entendu, lu, utilisé presque toute ma vie depuis que j’ai appris à parler, sans le savoir. Chaque fois que je disais «Have a good day» ou «If I were in your place», j’utilisais le subjonctif. La Bible regorge d’exemples, du troisième verset de la Bible où Dieu a dit «Que la lumière soit», à la prière du Seigneur, qui commence par «que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite». C’est un moyen d’exprimer un souhait. En la Genèse, chaque fois que Dieu exprimait un souhait, il devenait instantanément réalité.

Il y a une différence dans la façon dont les chiens et les chats communiquent. Lorsqu’un chien remue la queue, il dit : «Soyons amis». Quand la queue d’un chat fait des mouvements similaires, elle se prépare à bondir sur quelque chose. C’est là que réside le potentiel d’une crise de communication permanente.

Même un simple mot comme collège peut être la source d’une mauvaise communication. Quand les Américains parlent d’une éducation collégiale, ils veulent dire ce que nous appelons au Canada une éducation universitaire. Au Canada, un collège offre une formation postsecondaire professionnelle ou générale qui ne mène pas à un diplôme. Et en France, d’où vient le mot, le collège se situait entre le primaire et le lycée.

Dans notre propre pays, nous supposons que tout le monde a le même ensemble de références comme nous pour comprendre les mots, les gestes et les actions que nous faisons. Lorsque des personnes d’un autre milieu réagissent à nos paroles ou à nos actions de manière inattendue, nous avons tendance à penser qu’elles sont un peu bêtes. Ils pensent probablement la même chose de nous.

Très probablement, le vrai problème est que nous ne savons pas que nous ne savons pas. Si nous pouvons ouvrir notre esprit à cette pensée, nous pouvons recevoir de nouvelles informations pour élargir notre esprit et nous rendre plus capables de comprendre les autres.

Publié dans Insolite | Marqué , , , , , | Laisser un commentaire

Témoins de la lumière

Lorsque l’apôtre Jean commence à raconter l’Évangile, il identifie Jésus comme la lumière du monde. Puis il dit : «Il y eut un homme envoyé de Dieu, son nom était Jean», se référant à un autre Jean, Jean-Baptiste, et dit de lui : «Il n’était pas la lumière, mais il fut envoyé pour rendre témoignage à la lumière.»

Deux mille ans plus tard, le monde a encore besoin que quelqu’un rende témoignage à la lumière. Ce quelqu’un, c’est vous et moi, nous que mettons notre foi en Jésus-Christ. Le trouvons-nous difficile à faire cela? Ou pensons-nous que les gens ne veulent pas l’entendre? Peut-être sommes-nous devenus trop à l’aise dans le monde tel qu’il est, oubliant que c’est un désert rempli de malheur. Un bon point de départ est de réaliser que la plupart des gens autour de nous ne sont pas satisfaits de la façon dont la vie se déroule pour eux. Ils pensent qu’il doit y avoir une meilleure vie; ils essaient de le trouver, mais ils ne savent pas ce que serait la vie qu’ils recherchent.

Nous ne pouvons pas forcer les gens à voir la lumière. La force est caractéristique du royaume des ténèbres et nous ne pouvons pas utiliser les moyens de l’ennemi de la lumière pour amener les gens à la lumière. La première étape, alors, en étant témoins de la Lumière, est d’être sûr que nous vivons nous-mêmes entièrement dans la lumière.

Je ne suis pas la lumière. Je peux et dois dire la vérité avec audace. Mais je dois me rappeler que c’est le Saint-Esprit qui conduit les gens dans toute la vérité, pas moi.

Je devrais combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes; c’est-à-dire que je dois être résolu à maintenir sa vérité, malgré l’opposition. Pourtant, je ne dois pas être querelleur, car ce n’est pas moi qui ai transmis la vérité à l’humanité.

Je dois démontrer la réalité de la foi en aimant tout le monde comme Dieu le fait; même ceux qui s’y opposent. Je ne sais pas ce qu’il y a dans le cœur des gens. Dieu seul le sait; Il les jugera; je n’ai pas besoin de le faire.

La vérité, ou une approximation convaincante de la vérité peuvent satisfaire l’esprit pendant un certain temps, mais elle laisse le cœur aspirer à quelque chose de plus. La vraie foi qui agit par amour satisfera le cœur et l’esprit et amènera les gens à rechercher la communion avec d’autres dont le cœur et la vie démontrent l’influence du Saint-Esprit.

Publié dans Église primitive | Marqué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Repentir sur son lit de mort

Beaucoup de gens passent leur vie à avoir raison. Ils sont frustrés que les autres ne puissent tout simplement pas admettre qu’ils ont raison. Les contacts avec leurs amis et les membres de leur famille refroidissent et deviennent rares. Malgré leur souci de se protéger des gens d’affaires malhonnêtes, ils se sont souvent fait avoir. Ils ne sont pas contents, mais ce n’avait jamais été eux qui ont eu tort.

Souvent, une telle personne, vers la fin de sa vie, ressent une grande solitude; pas même Dieu ne sympathise avec lui. Parfois, cela lui fait ouvrir les yeux et voir que les choses n’ont pas été comme il le pensait. Prouver qu’il a raison cesse d’avoir importance. It voit que ses problèmes étaient pour la plupart sa propre faute. Ce dont il a besoin, c’est de la paix et de la communion avec Dieu et avec sa famille et ses amis.

C’est ce qu’on appelle la repentance et quand on se repent sans condition, Dieu pardonne. Et quand Dieu pardonne, les gens le font aussi. Les relations sont guéries; la paix et la joie qui étaient peut-être un sombre souvenir réchauffent maintenant son cœur et guident sa vie.

Une telle chose est merveilleuse à voir. Mais cela n’arrive pas à tout le monde, et nous n’avons pas non plus à vivre dans la misère pendant des années avant que cela ne se produise. Nous pouvons faire le choix beaucoup plus tôt, de préférence dans notre jeunesse, d’abandonner notre orgueil et notre désir égoïste d’avoir raison.

Je crois que c’est ce que voulait dire Leenaert Bouwens quand quelqu’un est venu le voir pour demander le baptême et qu’il a répondu : «Rentrez chez vous et mourez d’abord. Je ne baptise jamais de personnes vivantes.»

Leenaert Bouwens était un prédicateur anabaptiste du 16e siècle qui a baptisé 10 000 personnes dans les années de son ministère. Il savait que nous ne pouvons pas être chrétiens tant que notre orgueil et notre autosatisfaction ne mourront pas et ne seront pas jetés sur le feu de la repentance.

Publié dans Les mennonites | Marqué , , , , , | 1 commentaire