Des questions me viennent à l’esprit

Si je confie ma réflexion à un algorithme – un robot –, ma capacité à penser commence-t-elle à s’atrophier ? Qu’en est-il de ma conscience ? Si je laisse l’algorithme décider à ma place de ce qui est bien et de ce qui est mal, ma conscience s’atrophie-t-elle ? Peut-être même mon humanité ? Que signifie être humain ?

Pourquoi ai-je la capacité de penser ? Pourquoi ai-je une conscience ? Quel est le sens de la vie ? La vie a-t-elle un but ?

Si je ne suis qu’un accident cosmique, un agglomérat aléatoire d’atomes qui a, d’une manière ou d’une autre, développé ce qui semble être la capacité de penser, aucune de ces questions n’a d’importance. Mais si j’ai été créé, ces questions revêtent une importance primordiale. Si j’ai été créé, alors je dois d’une manière ou d’une autre, rendre des comptes à celui qui m’a créé ; je ne dois pas laisser un algorithme dépourvu d’esprit et de sens des responsabilités me guider dans mes décisions quotidiennes ni dans ma quête de la voie de la vérité.

Peut-être que tout se résume à la question de savoir si la vérité existe réellement. La pensée courante de notre époque, l’esprit du temps, affirme qu’il n’y a pas de vérité. Mais il y a quelque chose en moi qui m’éveille lorsque j’ai le sentiment que les autres m’ont traité injustement. D’où cela vient-il ? Nous semblons tous partager ce sentiment. Y a-t-il une part de vérité dans ce sentiment ? Si c’est vrai, je devrais être capable de distinguer le bien du mal. C’est ce que nous appelons la conscience. Est-elle réelle ? Ou s’agit-il simplement de collisions aléatoires d’atomes au hasard dans ce que nous appelons notre cerveau ?

Mon existence a-t-elle un sens ? Pourquoi ? D’où vient-il ? S’il y a un sens à mon existence, alors il doit exister dans l’univers une force intelligente qui me guide vers un but qui n’est pas nécessairement le mien. Appelons cette force « Dieu » ; il ne semble vraiment pas y avoir d’autres explications, n’est-ce pas ?

Nous vivons dans un monde qui semble chaotique, mais l’est-il vraiment ? Ou est-ce simplement qu’il se passe tant de choses que nous ne pouvons espérer toutes les saisir avec notre esprit limité ? Mais Dieu voit tout, sait tout, et veut nous guider vers une fin qu’il voit clairement, mais qui nous est en grande partie cachée.

La voie à suivre pour nous, pour moi, est quelque chose que nous ne voulons pas faire : nous soumettre à Dieu. Malgré nos craintes, la soumission à Dieu ne fera pas de nous des robots sans esprit ; c’est ce que l’IA et ses algorithmes feront de nous. La soumission à Dieu lui permet de nous guider pour que nous devenions tout ce que nous pouvons être et tout ce qu’il veut que nous soyons, et elle nous conduit vers un but qui nous apportera le plus grand bonheur. Nous ne voulons pas nous soumettre. Mais l’absence de soumission nous laisse ballottés au gré du chaos de ce monde. La voie de la soumission est la voie de la paix, la voie de l’espérance.

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » Jérémie 29.11

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Vivre pleinement

J’ai souvent entendu des prédicateurs lire Ézéchiel 47. 1-12 et puis livrer un message émouvant sur la nécessité de se plonger dans ce fleuve de la vie. Voici l’eau vive, jaillissant du temple de Dieu, transformant le désert en paradis, donnant la vie à tout ce qu’elle touche. C’est une allégorie de la grâce de Dieu, qui coule librement, offrant une vie abondante à tous.

Je ne me souviens pas d’avoir entendu un prédicateur commenter le verset 11 : « Ses marais et ses fosses ne seront point assainis, ils seront abandonnés au sel. » Cependant, c’est un élément clé de l’allégorie. Certains peuvent être attirés par le torrent de la grâce de Dieu, mais avoir peur de s’y enfoncer trop profondément. Ils restent donc près des bords, dans le marais, les pieds mouillés, mais à l’écart des eaux profondes. Il peut sembler qu’ils sont dans le torrent, mais ici, l’eau ne suit pas le courant ; le sel s’y accumule. Loin d’être une eau qui donne la vie, cette eau soutire la vie de tout ce qu’elle touche.

C’est apparemment ce qui arrive à certains chrétiens : ils viennent joyeusement à l’eau et sont guéris spirituellement ; une nouvelle vie commence. Tout va bien pendant un certain temps, puis de petites choses commencent à les déranger et ils battent en retraite, se rapprochant de plus en plus des marais. Là, ils remarquent toutes les erreurs commises par les autres, leurs croyances deviennent confuses, de petites choses les blessent, les doutes s’accumulent. Ils pensent qu’ils sont toujours dans le torrent, mais le sel est en train d’empoisonner lentement leur esprit. Finalement, ils sortent de l’eau et se proclament d’être libérés. Mais sont-ils vraiment libres? Ou sont-ils morts spirituellement?

Le torrent de la grâce mène à la vie abondante.

Le marais boueux et salin ne mène qu’à la mort.

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Une foi immuable

C’est écrit dans l’Ancien Testament que Dieu a dit: « Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir. » (Ésaïe 28.16)

Il est aussi écrit dans l’Ancien Testament que Dieu a dit : « Car je suis l’Éternel, je ne change pas » (Malachie 3.6)

Dans le Nouveau Testament, Jésus a dit, en référence à lui-même: « Sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle ». (Matthieu 16.18)

L’apôtre Paul a dit: « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 3.11)

Et dans l’épître aux Hébreux, on peut lire : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreux 16.18)

En sommaire, Dieu est immuable, Jésus-Christ est immuable, et le fondement de la foi chrétienne est immuable. Ne devons-nous pas croire que la foi elle-même est immuable (constant, durable, inaltérable, indéfectible) ? Pourquoi donc existe-t-il tant de doctrines, tant de dénominations, tant de controverses parmi ceux qui prétendent être adeptes de Jésus-Christ ?

Jésus a établi un royaume spirituel qui « n’est pas de ce monde », c’est-à-dire qu’il n’est en aucune façon lié aux royaumes politiques de ce monde. À peine quelques centaines d’années se sont écoulées avant que nombre de ceux qui se disaient fidèles à Jésus et à son royaume ne concluent une alliance avec l’empereur romain Constantin. Cela a ouvert la voie à de nombreuses autres déviations par rapport à la pureté de la foi, comme le baptême des nourrissons.

Le Credo des apôtres était une formulation très ancienne des éléments essentiels de la foi chrétienne. En 390 après J.-C., on proposa l’ajout des mots « il descendit aux enfers », et en 650 après J.-C., l’Église catholique romaine l’officialisa. Le concile de Nicée, convoqué par Constantin en 325 après J.-C., a produit le Credo de Nicée, qui ne contient pas l’expression « descendu aux enfers ». Ce credo affirme que le Saint-Esprit « procède du Père et du Fils ». Ce credo a été adopté par les Églises orthodoxes d’Europe de l’Est, mais celles-ci ont omis « et du Fils ».

Certaines innovations apparemment mineures ont donné lieu à des controverses et des divisions majeures. Mais il y a toujours eu des chrétiens qui estimaient que la foi de l’époque apostolique suffisait et qu’aucune adaptation ni innovation n’était nécessaire. La foi pure et vivante ne doit pas être recherchée chez les disciples des « héros de la foi », mais chez les gens simples qui s’en tiennent à la foi telle qu’elle était au commencement, cette foi immuable fondée sur le rocher, Jésus-Christ.

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L’œuvre du Saint-Esprit

En quoi consiste la Pentecôte ? Chez certains, on pense que cette fête commémore le jour où les premiers disciples se mirent à émettre des sons incohérents et attribuèrent cela au Saint-Esprit.

Avant d’aborder ce qui s’est réellement passé ce jour-là, examinons le contexte historique. Tout commence avec cette première Pâque en Égypte, l’exode des descendants de Jacob (les enfants d’Israël) et la traversée de la mer Rouge. Sept semaines plus tard, ils se rassemblèrent au pied du mont Sinaï alors que Dieu descendait dans le feu sur la montagne et appelait Moïse à monter pour lui parler. Puis Dieu prononça les Dix Commandements d’une voix qui fit trembler la montagne. Ce jour fut dès lors commémoré comme la fête des semaines (une semaine de semaines), et fut plus tard appelé Pentecôte (cinquante jours) en grec.

La remise de la loi transforma les descendants de Jacob en peuple de Dieu. Dieu écrivit la loi sur des tables de pierre ; ces tables furent placées dans l’Arche d’Alliance qui fut finalement déposée dans le Saint des Saints du temple de Salomon.

À l’aube de l’ère du Nouveau Testament, les tables de pierre avaient disparu depuis longtemps et le culte et la religion des enfants d’Israël s’étaient corrompus. Le Fils unique de Dieu, le Messie tant attendu, vint au monde et donna sa vie sur la croix en tant que véritable Agneau de Dieu juste avant la Pâque. Puis il acheva sa victoire sur le péché et Satan en ressuscitant d’entre les morts.

Le jour de la Pentecôte, Dieu descendit une nouvelle fois sous la forme d’un feu visible – des langues de feu qui apparurent au-dessus de la tête des disciples. Les disciples se mirent alors à parler aux Israélites qui les entouraient dans des langues compréhensibles, des langues qu’ils n’avaient jamais apprises ni parlées auparavant, mais qui étaient parfaitement compréhensibles pour ceux qui les écoutaient.

Ce fut un événement sensationnel et des milliers de personnes se rassemblèrent, émerveillées. Mais le véritable miracle, la véritable signification de la Pentecôte, fut la remise de la Loi – non pas sur des tables de pierre cette fois-ci, mais dans le cœur des croyants. Les prophètes avaient depuis longtemps prédit un tel événement et c’est là la véritable signification de la Pentecôte : non pas les signes extérieurs et les prodiges, mais les cœurs transformés. Cet événement a transformé les disciples effrayés et démoralisés en peuple de Dieu, en hommes audacieux et intrépides qui se sont dispersés dans toutes les directions depuis Jérusalem et ont « bouleversé le monde ».

J’ai longtemps pensé que le Saint-Esprit était descendu sur les disciples sous une forme visible alors qu’ils étaient réunis dans la chambre haute. Cette impression m’était peut-être venue d’un livre d’histoires bibliques, d’une leçon de catéchisme ou d’une autre illustration. Il semble que ce soit une idée répandue.

J’ai aujourd’hui de sérieux doutes quant à cette image. D’une part, Actes 1.15 nous dit que le nombre des disciples s’élevait à cent vingt. Y avait-il quelque part une chambre haute assez spacieuse pour accueillir une telle foule ? Il y avait des femmes parmi eux. Est-il plausible qu’un groupe mixte d’hommes et de femmes se soit réuni dans les quartiers d’habitation des apôtres ? (Verset 13). S’ils se trouvaient quelque part dans un quartier résidentiel, comment une foule de milliers de personnes a-t-elle pu se rassembler soudainement autour d’eux ?

L’Évangile de Luc se termine par ces mots : « Et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu. Amen. » (Luc 23.43). Actes 2.46 dit : « Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. » Leur lieu de réunion était le temple, non pas la chambre haute.

Je pense que le problème venait du fait que je croyais que le temple se composait uniquement du bâtiment où avait lieu les sacrifices et les cérémonies. Je comprends maintenant qu’il y avait une immense cour fortifiée sur trois côtés de ce bâtiment et que cette cour était considérée comme faisant partie du temple. D’autres groupes se réunissaient pour prier dans les cours du temple ; des bancs étaient mis à disposition pour ces réunions. Il ne fait aucun doute que les disciples avaient choisi un endroit précis dans les parvis comme lieu de rendez-vous.

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu » (Actes 2.1). La formulation ici est si proche de Luc 23.43 et d’Actes 2.46 qu’il ne fait guère de doute que le lieu où ils étaient rassemblés « tous ensemble » était le temple. Cela explique comment une foule a pu se rassembler autour d’eux presque immédiatement.

Il est également significatif que la naissance de l’Église, le nouveau peuple de Dieu, ait eu lieu dans le lieu saint de l’ancien peuple de Dieu. Ce temple allait être détruit avant que de nombreuses années ne se soient écoulées, mais le peuple de Dieu continuerait d’exister, sous une nouvelle forme.

« Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour du Seigneur , de ce jour grand et glorieux» (Actes 2.20). Matthew Henry et Adam Clarke comprennent que Pierre utilise cette prophétie de Joël pour faire référence à l’éclipse de la lumière du royaume de l’Ancienne Alliance. La lumière tant civile que sacrée de la nation juive était sur le point de s’éteindre, et la lumière de l’Évangile allait briller sur le monde entier.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, ce n’est pas d’un renouveau du parler en langues. Ce serait accorder plus d’importance à l’emballage qu’au contenu. Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’un renouveau de chrétiens remplis du Saint-Esprit, avec la Loi de Dieu gravée dans leur cœur.

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Cherchons le fondement

Les personnes qui se disent chrétiennes se revendiquent généralement aussi d’être du pape, de Luther, de Calvin, de Menno, de Wesley, etc. Certains prétendent être sans confession, mais, lorsqu’on les interroge plus précisément au sujet de leur foi, il devient évident qu’ils adhèrent à une certaine ligne doctrinale qui n’est pas simplement biblique, mais qui comporte des particularités d’origine humaine. Ces particularités se sont glissées dans la doctrine dans le but de rendre le christianisme plus acceptable aux yeux de la pensée du monde et des puissances de ce monde. Et ce sont ces choses-là qui divisent les chrétiens.

Ily a six cents ans, il y avait en Bohhémie un homme du nom de Petr Chelčický, qui regardait une telle situation. Il a écrit que les Bohémiens étaient comme des gens qui s’étaient rendus à une maison incendiée il y a de nombreuses années et qui essayaient de trouver les fondations. Les ruines étaient recouvertes de broussailles et détritus ; des gens ont découvert un coin et l’ont prise pour la fondation et ont proclamé que c’était la voie à suivre. Un autre a trouvé un coin différent et l’a pris pour la fondation. Il aurait été bien mieux que tous sachent que l’ancienne fondation était perdue sous les ruines et qu’ils creuseraient ensemble, la rechercherait et s’en inspirerait.

Dans le deuxième siècle de notre ère, un homme inconnu a écrit ainsi à quelqu’un qui a posé des questions au sujet des gens appelés chrétiens:

« Car les chrétiens ne se distinguent pas du reste de l’humanité, ni dans la localité, ni dans le langage, ni dans les vêtements. Car ils n’habitent pas dans leurs propres villes, ils n’utilisent pas une langue différente ni ne mènent une vie extraordinaire. Leur doctrine n’a pas été découverte par aucune intelligence ou étude d’hommes ingénieux, ils ne font pas des champions d’aucun dogme humain comme tant d’autres.

« Mais tandis qu’ils habitent dans des villes de Grecs et de barbares, selon le sort de chacun, et suivent les usages locaux en vêtements, en nourriture et en autres arrangements de vie, tout en observant les lois extraordinaires et paradoxales de leur propre citoyenneté spirituelle. Ils habitent dans leur pays, mais seulement en tant qu’étrangers ; en tant que citoyens, ils s’acquittent de tous leurs devoirs et supportent toutes les épreuves comme étrangers. Chaque pays étranger est pour eux une patrie et chaque patrie une terre étrangère.

a Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants, mais ils n’abandonnent pas leurs nouveaux-nés. Ils ont leurs repas en commun, mais non pas leurs femmes.

« Ils se trouvent dans la chair, et pourtant, ils ne vivent pas selon la chair. Leur existence est sur la terre, mais leur citoyenneté est au ciel. Ils obéissent aux lois établies et les surpassent dans leur propre vie. Ils aiment tous les hommes et ils sont persécutés par tous. Ils sont ignorés et pourtant, ils sont condamnés. Ils sont mis à mort et pourtant, ils ont la vie.

« Ils sont pauvres et beaucoup sont enrichis par eux. Ils manquent de tout et pourtant, ils abondent en tout. On les méprise et, dans ce mépris, ils trouvent leur gloire.. On les calomnie, et pourtant, ils sont justifiés. On les insulte et ils bénissent. On les outrage et ils respectent.

« En faisant le bien, ils sont punis comme des malfaiteurs ; étant punis, ils se réjouissent, comme s’ils étaient ainsi animés par la vie. Les Juifs les font la guerre comme à des étrangers ; et les Grecs les persécutent, et pourtant ceux qui les haïssent ne peuvent pas dire la raison de leur haine.

« En un mot, ce que l’âme est dans un corps, c’est ce que les chrétiens sont dans le monde. L’âme se répand dans tous les membres du corps et les chrétiens dans les diverses villes du monde. L’âme a sa demeure dans le corps, et pourtant, ce n’est pas du corps. Ainsi, les chrétiens ont leur demeure dans le monde et pourtant, ils ne sont pas du monde. L’âme qui est invisible est gardée dans le corps qui est visible : ainsi, les chrétiens sont reconnus comme étant dans le monde, et pourtant, leur religion reste invisible. La chair hait l’âme et fait la guerre avec elle, bien qu’elle ne reçoive aucun mal, parce qu’elle l’empêche de se livrer à des plaisirs ; le monde hait donc les chrétiens, bien qu’il ne reçoive aucun mal de leur part, car ils se sont opposés à ses plaisirs.

« L’âme aime la chair qui la hait et ses membres : ainsi, les chrétiens aiment ceux qui les haïssent. L’âme est enfermée dans le corps, et pourtant, c’est elle qui maintient le corps. Ainsi, les chrétiens sont détenus dans le monde comme dans une prison, et pourtant, c’est eux qui maintiennent le monde.

« L’âme, bien qu’immortelle, habite dans une tente mortelle ; ainsi, les chrétiens séjournent au milieu de choses corruptibles, tout en attendant l’incorruptibilité des cieux. L’âme, lorsqu’elle est privée de viandes et de boissons, devient meilleure. Ainsi, les chrétiens punis multiplient de jour en jour. Le rôle pour lequel Dieu les a désignés est si grand qu’il ne leur est pas permis de décliner. »

C’est sûr que les doctrines sont nécessaires, mais uniquement celles qui reposent sur le fondement solide de Jésus-Christ et sa Parole.

C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir. (Ésaïe 28.16).

Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. (1 Corinthiens 3.11).

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La philosophie face à l’Évangile

La philosophie ne nous aide pas à comprendre l’Évangile ; c’est l’Évangile qui explique le sens de la vie, que les philosophes ont cherché sans jamais le trouver.

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Jamais homme n’a parlé comme cet homme

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein.

En entendant ces paroles, les huissiers envoyés pour saisir Jésus se sont retournés aux principaux sacrificateurs et pharisiens pour confesser qu’ils étaient impuissants d’arrêter un homme qui parlait ainsi.

Et nous, alors? Sommes-nous plus forts qu’eux? Pouvons-nous laisser dans l’oubli cet homme qui a dit des choses que nul autre homme n’a jamais dites?

Les philosophes, les hommes politiques et les chefs religieux ont prononcé de nombreuses paroles audacieuses, mais aucune ne peut s’approcher des paroles ci-dessous, celles de Jésus-Christ tels qu’elles sont rapportées dans la Sainte Bible. Le seul homme capable de dire de telles choses est le Fils de Dieu incarné.

Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort.

Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres.

C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

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Un cœur vulnérable

Aimez quoi que ce soit et votre cœur sera certainement déchiré, voire brisé. Si vous voulez être sûr de le garder intact, vous ne devez le donner à personne, pas même à un animal. Enveloppez-le soigneusement dans vos loisirs et vos petits luxes ; évitez tout attachement. Enfermez-le en sécurité dans le coffret ou le cercueil de votre égoïsme. Mais dans ce coffret – sûr, sombre, immobile, sans air – il changera. Il ne sera pas brisé ; il deviendra incassable, impénétrable, irrécupérable. Aimer, c’est être vulnérable.
-C. S. Lewis

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Que signifie être humain ?

Je roule sur l’autoroute et j’entends un bip. Un message s’affiche sur l’écran de ma voiture pour m’indiquer que j’ai reçu un SMS sur WhatsApp et me demander si je souhaite l’écouter. J’appuie sur le bouton à l’écran et une voix féminine agréable lit le SMS. Elle me demande ensuite : « Souhaitez-vous répondre ? » Je réponds oui, puis je dicte ce que je souhaite dire. Elle me demande à nouveau : « Souhaitez-vous envoyer le message ? » Je réponds oui, et c’est fait.

C’est un exemple d’intelligence artificielle utile. Il n’y a personne derrière cette voix féminine agréable qui me parle, lit à haute voix un SMS et convertit mon message vocal en texte pour l’envoyer à quelqu’un, seulement un algorithme informatique.

Vous pouvez demander à l’IA de faire des recherches sur n’importe quel sujet. En quelques secondes, elle produira un rapport rédigé dans un langage clair et grammaticalement correct. Pouvez-vous lui faire confiance ? Peut-être. Peut-être pas. Comment le savoir sans faire vous-même des recherches ? On rapporte que des étudiants universitaires utilisent l’IA pour rédiger leurs dissertations. En quoi cela les aide-t-il à apprendre ?

On rapporte également que certaines personnes reçoivent des messages étranges, parfois effrayants, de la part de l’IA. Cela ne signifie pas que des services d’espionnage étrangers, des extraterrestres ou des forces démoniaques ont pris le contrôle de l’IA. Il s’agit simplement d’un algorithme puissant qui effectue des recherches sur Internet et répond avec ce qui semble pertinent par rapport aux mots que vous avez tapés sur botre clavier.

La vraie question est la suivante : si nous déléguons notre réflexion à un algorithme, à un robot, notre propre capacité à penser commence-t-elle à s’atrophier ? Si nous laissons un algorithme dépourvu de conscience penser à notre place, notre propre conscience commence-t-elle à s’atrophier ? Peut-être même notre humanité ?

Que signifie être humain ? Qui pourrait le savoir si ce n’est pas celui qui nous a créés ? Pouvons-nous être pleinement humains si nous n’avons pas une relation étroite avec notre Créateur ?

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Joyeux Noël

Gloire à Dieu dans les lieux très hauts,
paix sur la terre
et bienveillance envers les hommes !

Joyeux Noël
de chez nous
jusqu’à chez vous

Bob et Chris Goodnough

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