Documents importants sur ce site

Voici une liste de documents importants relatifs à l’histoire et à la doctrine des anabaptistes et des mennonites que vous trouverez sur ce blogue

Image par Colleen ODell de Pixabay

À Diognète
Une exposition de la foi chrétienne qui date du IIe siècle.
Vous la trouverez sous la rubrique Église primitive

L’Antéchrist
Une exposition des faux enseignements de l’Église catholique romaine, écrit vers l’an 1120 par des chrétiens albigeois du sud de la France.
Vous le trouverez sous la rubrique l’Antéchrist

La noble leçon
Un exposé de l’histoire de la vraie foi chrétienne, écrit par des croyants vaudois vers 1120.
Vous le trouverez sous la rubrique Les anciens vaudois

Un miroir de baptême
Une exposition du baptême d’Esprit, d’eau et de sang. Publié pour la première fois en 1744, écrit par Henry Funk, le premier évêque mennonite d’Amérique du Nord.
Vous le trouverez sous la rubrique Baptême

Origine et doctrine des mennonites
Publié pour la première fois en 1841. Écrit par Benjamin Eby, le premier évêque mennonite au Canada.
Vous le trouverez sous la rubrique les mennonites au Canada

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Le danger d’une interprétation tordue

(Reprise d’un article publié ici il y a deux ans.)

« Nous ne pouvons finalement passer sous silence un souvenir qui nous hante. Le 6 mars 1932, un remarquable couple de serviteurs de Dieu de l’étranger nous fit à l’improviste le plus grand plaisir de venir passer un dimanche au sein de notre église. Notre frère avait le cœur débordant de sa rencontre de la veille même avec Benito Mussolini. Au cours de l’entretien, notre visiteur, fervent disciple de l’école Darby-Scofield, révéla à son interlocuteur sa certitude d’une reconstruction prochaine de l’Empire romain, certitude que, très sincèrement, il croyait fondée sur la prophétie. Pour des raisons faciles à comprendre, le Duce accueillit avec le plus grand intérêt cette révélation inattendue. Sur ses instantes questions, le visiteur précisa, en lui lisant des textes bibliques à l’appui de sa conviction. Bonne note en fût soigneusement prise par le maître de l’Italie. Il est bien permis de présumer celui-ci en fût encouragé à affermir promptement des desseins qui, ayant commencé par L’Éthiopie et continuant par la France, ont valu au monde un accroissement de douleurs.

« Nouvel et saisissant exemple des incalculables incidences de toute interprétation hasardeuse de la prophétie de la part d’hommes pourtant parfaitement intentionnées. D’autres évangéliques, en tous pays et notamment dans le nôtre, préfèrent maintenant voir oublier l’emphase qu’ils ont naguère trop bruyamment mise sur une mission divine d’un Duce immensément orgueilleux, traître, cruel et moralement corrompu, et d’un Hitler cyniquement criminel. »

-Robert Dubarry, Pour faire connaissance avec un trésor caché

Le visiteur mentionné par Robert Dubarry aurait bien pu être Lewis Sperry Chafer (1871-1952). M. Chafer était fondateur du Dallas Theological Seminary et un auteur prolifique. La plupart de ses livres ont été écrits avant sa visite en France en 1932. Dans l’un d’eux que j’ai lus il y a plusieurs années, il a déclaré avec certitude que Benito Mussolini était l’Antéchrist et qu’il était en train d’établir un nouvel Empire romain, ce qui aurait préparé la voie pour l’enlèvement, la grande tribulation et le règne de mille ans du Christ.

Beaucoup de mal a été fait par les théologiens qui prennent 2 Timothée 2.15 « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité », comme leur permis de découper la Bible en petits morceaux et les réorganiser d’une manière qui correspond à leur façon de penser.

L’antidote à cela se trouve dans 2 Pierre 3.15-16 : « Croyez que la patience de notre Seigneur est notre salut; comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes ses lettres, où il parle de ces choses; dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, don’t les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. »

Une grande partie de l’enseignement théologique de nos jours consiste à tordre les Écritures. J’ai lu livres écrits par John F. Walvoord, qui était président du Dallas Theological Seminary pendant de nombreuses années, J. Dwight Pentecost qui y enseignait et Hal Lindsey qui y a obtenu son diplôme en théologie. Ils tiennent tous à l’enseignement millénariste dispensational, mais chacun a sa propre tournure. C’est la lecture de ces livres qui m’a convaincu que leur théologie était basée sur autre chose que l’enseignement simple de la Bible.

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Ne lis pas ceci !

Sauf si tu veux changer ta vie.

Le monde est en désordre, il l’a toujours été. Les jours précédents n’étaient pas meilleurs qu’aujourd’hui. Ce sont les gens d’hier qui ont vu le gâchis et ont essayé de faire un monde meilleur qui ont créé le gâchis dans lequel nous vivons aujourd’hui. On n’est pas plus sages qu’eux.

Ta vie est-elle un gâchis ? Il existe un moyen de changer en mieux ta vie. Mais c’est un moyen dangereux. Il faut abandonner toutes nos ambitions égoïstes, les clouer à la croix chaque jour, et suivre Jésus.

Vois-tu des chrétiens égoïstes qui se vantent beaucoup de leurs victoires en Jésus ? Peut-être ont-ils manqué cette partie concernant la croix. La joie vient lorsque nous marchons avec Jésus, mais pas la vantardise.

Pour devenir chrétien, il faut confesser que ma vie est un gâchis et que c’est moi qui ai fait ce gâchis. Si je dis à Dieu que je vis parmi une bande de gens désordonnés et que je fais du mieux que je peux dans ces circonstances, il ne m’écoutera pas. Il veut une vie meilleure pour moi, mais je ne peux pas obtenir cette vie meilleure par mes propres efforts.

C’est là que cela devient dangereux. Il doit y avoir une mort, la mort de mon orgueil, de mes attitudes supérieures et de mes ambitions égoïstes. La bonne nouvelle est que j’aurai une nouvelle vie après cette mort. Je serai en paix avec Dieu et avec tous ceux qui m’entourent. J’aimerai tout le monde et je serai aimé. C’est ainsi que l’on peut changer le monde, une personne à la fois. Cela peut sembler peu, mais c’est la seule chose qui fonctionne. Tous les grands projets pour construire un monde meilleur ne mèneront qu’à un plus grand gâchis pour la prochaine génération.

Mais tu as la possibilité de faire partie d’un monde meilleur, ici et maintenant, au milieu de tout ce désordre. Et d’être un témoignage vivant aux autres que cette possibilité est réel et à leur portée.

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Allez, faites des disciples

Sur un mur de notre salle à manger est accrochée une devise murale, disant :

Seul, on va plus vite.
Ensemble, on va plus loin.

C’est un cadeau d’un frère du Québec et j’en suis venu à la considérer comme une analogie de la vie chrétienne.

Lorsque je suis né de nouveau et que j’ai commencé à suivre ce chemin chrétien, j’ai fait des progrès rapides. Sauf que, de temps en temps, je m’apercevais que j’avais suivi un sentier qui semblait attrayant, mais qui se révélait aller à la dérive. Je devais alors revenir sur mes pas et retrouver le bon chemin. Je semblais avancer rapidement, mais en réalité le progrès était lent.

J’ai fréquenté diverses églises, rencontré beaucoup de gens bien intentionnés, qui croyaient tous être sur le chemin étroit, mais chacun semblait suivre une carte différente.

Depuis près de 44 ans, je fais partie d’une église dans laquelle je crois que nous suivons tous la même carte. Nous avons tous notre façon de voir les choses et cela conduit parfois à des idées différentes sur la meilleure façon de parcourir ce chemin. Nous faisons tous des erreurs, nous nous laissons entraîner dans des raisonnements qui ne sont pas utiles, nous disons et faisons des choses que nous regrettons, nous ratons des occasions de servir le Seigneur que nous regrettons.

Petit à petit, nous apprenons les uns des autres ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Nous lisons tous la même Bible, nous suivons le même Saint-Esprit, et chacun d’entre nous entend une petite partie que les autres n’ont pas entendue. Lorsque nous entendons leurs expériences, leurs points de vue, nous en apprenons un peu plus sur la façon de marcher sur ce chemin. Chacun de nous est plus avancé dans sa croissance spirituelle qu’il ne le serait s’il marchait seul. Il ne s’agit pas d’avoir chaque étape décrite dans un livre de règles, mais d’apprendre à être soumis les uns aux autres, à porter les fardeaux les uns des autres, à voir la vie de Christ dans chaque frère et sœur.

C’est pourquoi la grande mission ne nous dit pas d’aller faire des convertis. Elle nous dit de faire des disciples — de toutes les nations. Tous ont besoin d’apprendre le sens profond des enseignements de Jésus. Cela fonctionne toujours mieux lorsqu’on marche avec d’autres fidèles que lorsqu’on marche seul.

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L’autorité du Saint-Esprit dans l’histoire du christianisme

De nombreux historiens sont convaincus, à tort, qu’il doit y avoir des preuves de l’autorité humaine dans les événements de l’histoire chrétienne. Il est certain qu’il y a eu des personnes remarquables à de nombreux moments de cette histoire. La question que nous devons nous poser est la suivante : ont-ils façonné les événements de leur époque, ou les événements ont-ils été façonnés par le Saint-Esprit et ces hommes n’ont-ils été que des témoins de cette autorité spirituelle ? À titre d’exemples, je voudrais mentionner brièvement trois croyances concernant des épisodes de cette histoire que je considère comme fallacieuses.

Le contenu du Nouveau Testament a été en doute jusqu’à ce que des conseils de l’Église catholique romaine tranchent la question au IVe siècle.
Il existe des preuves évidentes que les 27 écrits que nous appelons le Nouveau Testament ont été acceptés comme Écriture sainte peu après leur rédaction. Il n’existe aucune trace d’une quelconque décision formelle, il semble que le Saint-Esprit ait imprimé l’authenticité et l’utilité de ces écrits sur les croyants en de nombreux endroits différents et qu’ils aient commencé à être rassemblés et diffusés sous forme de manuscrits. Il y avait beaucoup d’autres écrits connus des premiers croyants, certains ont été largement lus, mais pas acceptés comme Écritures ; d’autres ont été rejetés comme hérésie pure et simple. Au quatrième siècle, les 27 livres du Nouveau Testament étaient fermement établis dans l’esprit des croyants comme Écritures et les évêques réunis en concile auraient provoqué un tollé s’ils avaient essayé d’en supprimer quelques-uns ou d’en ajouter d’autres.

Claude, archevêque de Turin au IXe siècle, a été la principale influence des vaudois.
Il y avait certainement une affinité de croyance entre Claude et les Vaudois, mais cela n’établit pas de cause à effet. Ou, s’il y avait eu cause et effet, cela pourrait bien être dans la direction opposée à celle qui est souvent décrite. Le fait qu’un archevêque catholique romain puisse défier ouvertement l’autorité du pape doit indiquer qu’un grand nombre de personnes dans sa région n’acceptaient pas l’autorité du pape non plus. Les Vaudois des vallées alpines et les Albigeois du sud de la France affirmaient pratiquer leur foi bien avant l’apparition de Claude dans la région. Et bien avant l’époque de Pierre Valdo, d’ailleurs. Ils affirmaient simplement être des chrétiens vivant dans l’obéissance aux Écritures et au Saint-Esprit et ne reconnaissaient aucun homme comme fondateur autre que Jésus-Christ.

John Wyclif est le fondateur du mouvement Lollard en Angleterre au XIVe siècle.
Là encore, il y avait une forte affinité dans les croyances, mais il est plus probable que Wyclif ait été influencé par les lollards plutôt que l’inverse. Les lollards étaient simplement la branche anglaise des Vaudois de l’Europe continentale. Le nom lui-même est d’origine néerlandaise. L’Église catholique romaine ne voulait pas que son peuple sache qu’il existait une église rivale dans toute l’Europe qui était d’une seule foi et dont les branches dans chaque région étaient en communication constante les unes avec les autres. Elle a donc dépeint chaque branche de ce mouvement anabaptiste comme un mouvement unique fondé par une personne locale éminente. Eux-mêmes n’ont jamais eu cette prétention, mais se considéraient comme de simples chrétiens s’efforçant de vivre en humble obéissance au Saint-Esprit.

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La clé de la fraternité chrétienne

« Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncision ni incirconcision, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre; mais Christ est tout et en tous » (Colossiens 3.11).

Permettez-moi de décortiquer cette déclaration, dans la manière dont je comprends sa pertinence pour notre époque. Ni Grec ni Juif, cela veut dire les personnes de la même origine que moi et celles qui sont différentes, mais qui parlent une langue que je peux comprendre ; circoncision ou incirconcision, cela signifie des pratiques religieuses qui m’amènent à penser que je suis meilleur que les autres aux yeux de Dieu ; un barbare est quelqu’un qui parle une langue que je ne peux pas comprendre, un Scythe pourrait être quelqu’un dont la culture et le style de vie me semblent bizarres ; esclave ou libre fait référence à l’échelon économique sur lequel chacun de nous se trouve.

L’apôtre nous dit qu’aucune de ces choses n’a d’importance pour Dieu, du moment que cette personne est lavée dans le sang de l’Agneau. Elles ne devraient pas non plus avoir de l’importance à un chrétien né de nouveau; nous ne devrions pas regarder les choses extérieures, mais ouvrir les yeux pour voir l’Esprit du Christ à l’œuvre dans la vie de l’autre. C’est la seule base d’une véritable communion chrétienne.

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Joyeux Noël

Voici, l’enfant nous est né
Et le Fils nous est donné !
À Dieu gloire dans les cieux,
Grâce et paix dans ces bas lieux !

Il vient de l’humanité
Revêtir l’infirmité,
Et porter sur une croix
De nos péchés tout le poids.

Sois le bienvenu, Seigneur !
Viens habiter dans mon coeur ;
Que, vaincu par ton amour,
Il soit à toi sans retour.

Je t’adore, Ô divin Roi !
Qui t’abaisses jusqu’à moi ;
Viens établir pour jamais
En nous ton règne de paix.

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La foi anabaptiste-mennonite n’est pas morte.

Ce n’est pas un artefact historique. Des gens ont beaucoup écrit sur les anabaptistes et les mennonites, certains écrits sont vrais, d’autres sont des faits mélangés avec l’opinion de l’auteur et d’autres sont absurdes.

Ce n’est pas un groupe culturel ou ethnique. Les anabaptistes et les mennonites, à diverses époques et à divers endroits, ont été membres d’une grande variété des groupes culturels ou ethniques. Mais l’héritage ethnique, la langue, les coutumes, la nourriture et les vêtements ne définissent pas qui est ou n’est pas anabaptiste ou mennonite.

Ce n’est pas un ensemble de règles. Il y a des confessions de foi qui expliquent les vérités fondamentales; il y a des avertissements bibliques de ne pas aimer le monde et de ne pas laisser notre pensée être façonnée par les modèles qui prévalent autour de nous à un moment donné. Mais nous ne pouvions pas écrire des règles assez rapidement pour couvrir chaque menace et tentation que nous pourrions rencontrer.

La foi anabaptiste-mennonite est vivante.

C’est une réalité actuelle. Il y a des milliers de personnes qui vivent la foi aujourd’hui, dans de nombreuses parties du monde.

C’est une communion spirituelle. Les liens de la fraternité chrétienne se forment lorsque nous voyons la vie de Christ et la direction du Saint-Esprit les uns dans les autres.

C’est une vie d’obéissance à Dieu. Nous évitons les choses qui sont hautement estimées dans le monde parce que notre allégeance est à Dieu et à son royaume. Nous nous encourageons les uns les autres à garder la foi et nous sommes prêts à parler aux autres de l’espérance qui est en nous.

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Que faisons-nous lorsque le monde est hostile au christianisme ?

Un homme m’a raconté comment il avait essayé d’apporter un peu d’aide lorsque la fille de son frère s’est convertie en lui envoyant une Bible. Son frère, athée, est furieux, l’accusant de toute sorte d’œuvres mauvaises. La jeune femme n’a que 17 ans, et son père se sent donc toujours responsable de la protéger de tout ce qu’il considère comme le mal.

Est-il peut-être temps de considérer la signification pour notre temps de ce que Jésus voulait dire par «Heureux serez-vous lorsqu’on vous insultera et dira faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi»?

Nous devons veiller à ne pas réagir avec amertume et colère. Puissions-nous prendre à cœur cette citation du satiriste américain P. J. O’Rourke : «L’idéologie, la politique et le journalisme, qui se complaisent dans l’échec, sont impuissants face à l’espoir et à la joie.»

Puissions-nous être connus comme des porteurs d’espoir et de joie.

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Une foi plus précieuse que la vie

Dès le début de l’ère chrétienne, les chrétiens ont été confrontés à la persécution. Certaines des persécutions les plus sévères ont été faites par des églises qui se disaient chrétiennes, mais qui s’étaient alliées aux pouvoirs séculiers et ne supportaient pas de voir des chrétiens fidèles qui étaient un rappel constant de leur compromis.

Beaucoup de ces chrétiens fidèles sont morts en martyrs, subissant d’horribles tortures, mais ils l’ont fait dans la joie, considérant leur foi plus précieuse que la vie. Ils croyaient que la mort n’était que l’entrée au paradis et la présence de leur Sauveur. Beaucoup ont témoigné qu’ils avaient fait l’expérience de la puissance et du réconfort de Dieu pour les aider à supporter la douleur de leurs souffrances.

Avons-nous le même type de foi aujourd’hui? Ou sommes-nous tentés de penser qu’il est préférable de cacher notre lumière, juste un peu, pour éviter les critiques des mondaims?

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La continuité de la foi vaudoise dans les mennonites

Vers la fin du 19e siècle, certains historiens mennonites des États-Unis ont rejeté le récit autrefois accepté de l’origine vaudoise de la foi mennonite. À la place, ils ont avancé une origine à Zurich en 1525, lorsque quelques individus ont rompu avec la réforme d’Ulrich Zwingli et se sont rebaptisés les uns les autres. Selon cette théorie, il n’y avait aucun lien entre les vaudois et les mennonites. Le groupe originaire de Zurich était appelé anabaptistes, ou frères suisses. L’historien John Horsch pensait que les preuves historiques montraient le contraire.

Cependant, comme le souligne l’auteur de l’article «Anabaptistes» de l’Encyclopedia Brittanica, «la continuité d’une secte est à rechercher dans ses principes». Considérée sous cet aspect, la continuité de la dénomination vaudoise dans les anabaptistes évangéliques et les mennonites ne peut être mise en doute. Les deux dénominations représentaient une foi et une pratique similaires. La question de l’ordination d’un ou plusieurs ministres anabaptistes par un ministre vaudois est sans importance. En effet, l’essor du mouvement anabaptiste est à attribuer, au moins indirectement, à l’influence vaudoise. Telle est l’opinion d’un certain nombre d’historiens éminents, parmi lesquels feu le professeur Ernst Troeltsch de l’Université de Berlin, en Allemagne. Voici quelques faits à ce sujet.

Aux treizième et quatorzième siècles, les vaudois étaient nombreux dans certaines des régions de Suisse où le mouvement anabaptiste était exceptionnellement fort et où les Frères suisses se sont maintenus dès le début, malgré toutes les persécutions. En 1277, un certain nombre de dissidents, manifestement vaudois, furent brûlés sur le bûcher dans la ville de Berne en Suisse. Une assemblée de vaudois comptant environ cent trente personnes a été découverte en 1399 au même endroit. En 1430, soit environ un siècle avant la naissance du mouvement des frères suisses à Zurich, il existait dans le canton voisin de Fribourg une grande assemblée de vaudois. Parmi ceux qui furent persécutés pour leur foi vaudoise à cet endroit se trouvaient des hommes et des femmes portant les mêmes noms de famille que ceux que l’on trouve parmi les plus anciennes familles de Frères suisses, tels que Stuckey, Treyer, Reiff, Bucher, Meyer, Nukomer, Huser, Rolet. À partir de ces faits, on peut raisonnablement supposer que les traditions et les influences vaudoises ont contribué à l’essor de l’Église des frères suisses.

Extrait de Mennonites in Europe, par John Horsch. La première édition de ce livre apparut en l’an 1942. La citation ci-dessus est prise de l’édition de 1995, publié par Rod and Staff Publishers, Inc., Crocket, Kentucky.

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