La source du mal

« Ne cherchons pas hors de nous notre mal, il est chez nous, il est planté en nos entrailles. »
–  Michel de Montaigne

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Des eaux inconnues

Tout change et il faut que nous changions avec le temps pour ne pas être laissés pour compte. Tout ce que nous connaissions hier n’aura aucune utilité pour nous demain. Mais demain sera meilleur qu’aujourd’hui et le lendemain encore meilleur. C’est l’âge du progrès.

Mais où nous mène ce progrès? Silence! C’est une hérésie même de parler d’une destination. Il n’y en a pas, seulement des changements sans fin. Et tout changement est pour le mieux. Nous n’osons pas exprimer quelque peur que les choses semblent être en train d’empirer au lieu de s’améliorer. Cela aussi est une hérésie.

Les choses qui étaient acceptées hier comme étant des réalités manifestes ont été balayées. Des choses comme le genre et la procréation par exemple. Le genre est maintenant échangé, manipulé à volonté. Nous allons même au-delà de la vision dystopique du Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley.

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Image par Hans Braxmeier de Pixabay

Dans ces eaux tumultueuses du changement, il n’a aucun point de repère pour nous indiquer où nous sommes ni dans quelle direction nous nous dirigeons. Il faut regarder en dehors des eaux changeantes pour trouver des repères stables pour nous orienter dans le voyage de la vie.

Comme si cela ne suffisait pas d’être à la dérive dans cette mer agitée de la modernité, j’entends des chrétiens qui citent Hegel: «La seule chose que nous apprenons de l’histoire, c’est que nous n’apprenons rien de l’histoire.» Ne comprennent-ils pas combien cette déclaration est aux antipodes de la foi chrétienne?

Toute la Bible est histoire. « Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance » Romains 15. 4. «Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles» 1 Corinthiens 10.11. «Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice» 2 Timothée 3.16.

La Bible est l’histoire selon Dieu, une histoire qui nous dit que d’autres ont traversé cette vie avant nous avec une destination en tête, que Dieu les a faits croire qu’il existait une destination, puis les a guidés pas à pas dans la vie vers cette destination. C’est une histoire que nous avons désespérément besoin de lire et d’apprendre.

« Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir » Hébreux 13:14. « Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité » Hébreux 11:16.

Nous ne pouvons pas voir cette ville, mais nous avons la Bible pour nous montrer le chemin. De plus, nos ancêtres spirituels ont établi les bornes anciennes par leurs confessions de foi et la façon dont ils ont vécu leur foi.

La vérité existe toujours, insensible à toute tentative de la nier, de la diluer, de la tordre, de la détruire ou de prétendre qu’elle n’a jamais existé. La vérité n’est pas le choix populaire, mais si nous regardons de près, nous verrons que les eaux inconnues et impétueuses finiront en détruisent tout le monde qui y est en dérive.

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Un miroir de baptême — 6

Du baptême à l’eau — 2

Les avantages du baptême d’eau

En premier lieu, le baptême sous la Nouvelle Alliance est une ordonnance et un commandement du Christ. Mat. 3.15; 28.19; Marc 16.16. Lorsque les fils des hommes, par la foi, obéissent au Seigneur Jésus et observent ses commandements, ils ont de grandes promesses en réserve, Jean 14.23.

De plus, c’est l’accomplissement de tout ce qui est juste, Matt. 3.15. Mais le baptême n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu, 1 Pierre 3.21.

Paul a écrit dans 1 Cor. 12.13, car nous avons tous été baptisés par un même esprit pour être un seul corps. Là, l’apôtre parle du corps ou de l’église de Jésus-Christ, dont Christ lui-même est la tête et l’époux. Qui est aussi une maison et un temple de Dieu, par l’Esprit de Dieu uni dans un seul cœur et une seule âme, Actes 4.32.

Par conséquent, nous sommes ensevelis avec lui par le baptême de mort, afin que comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous devrions également marcher dans la nouveauté de vie. Ainsi, les croyants qui sont nés de Christ sont également ensevelis avec lui.

Le vieil homme de péché devrait-il alors être enseveli dans l’eau lors du baptême, comme l’homme extérieur ou naturel est enseveli avec la terre dans sa mort? Ah, cher lecteur, considérez bien ce cas! La terre est extérieure, visible et palpable, de même que l’homme extérieur que Dieu a formé à partir de la terre, qui vit de la terre et est également enseveli dans la terre. Il en est de même de l’eau visible et palpable, et l’homme extérieur en vit et beaucoup de corps d’hommes y sont également ensevelis. Mais le nouvel homme intérieur est spirituel, de même que le vieil homme dans ses affections et ses désirs, ils procèdent de l’intérieur, de l’âme et sont esprit. Par conséquent, ils doivent être ensevelis avec ce qui est spirituel. De même que le baptême d’eau tel qu’il est appliqué au croyant a une signification spirituelle, il en va de même pour le vieil homme, ses affections et ses désirs pécheurs, ensevelis dans la mort par le baptême par la spiritualité qui s’y manifeste.

Mais comment cet ensevelissement est-il accompli? L’apôtre Pierre a dit: Actes 2.38, Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé tous au nom de Jésus-Christ pour la rémission des péchés. On dit aussi que la rémission des péchés chez le croyant est obtenue par la foi au nom de Jésus-Christ. Car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.. Actes 4.12.

Ananias a exhorté Paul à se lever, être baptisé et laver de ses péchés, en invoquant le nom du Seigneur. Actes 22.16. Ici, le baptême, dans son administration, est appelé un lavement des péchés. Dans Éphésiens 5.26, l’apôtre Paul a dit qu’il (Christ) pourrait la purifier (l’église) en la lavant par l’eau de la parole. Ainsi, la parole (Jean 1.1, 4, 12, 17) au nom du Seigneur est le véritable lavage de l’eau lors du baptême, car le croyant est lavé et ses péchés sont pardonnés avec la parole de l’Esprit au nom du Seigneur Jésus Christ. Là où il y a rémission des péchés au nom du Seigneur, il y a aussi un ensevelissement des péchés dans la mort au nom du Seigneur.

Des paroles pour être baptisé dans la mort du Christ et être enseveli avec lui par le baptême dans la mort découle également la doctrine suivante: que, lorsque le croyant se consacre au baptême, il s’abandonne aussi corps et âme pour devenir membre du corps du Christ, de porter sa croix, de s’attacher à lui et de le suivre, même si cela signifierait la perte de ses biens terrestres, de sa vie et de son sang; et plutôt que de nier Christ, mourir la mort d’un martyr et être enseveli afin qu’il puisse ressusciter avec Christ dans la gloire.

Si donc le croyant, par le baptême, est mort au péché et est enseveli, il peut également ressusciter avec Christ dans la nouveauté de la vie, et cette nouveauté de la vie devrait briller et se manifester dans sa vie future par une sainte marche et manière de vivre.

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UN MIROIR DU BAPTÊME – 5

Du baptême d’eau – 1

Parmi ceux qui sont nommés chrétiens dans le temps présent, le baptême d’eau se pratique sous diverses formes. Une grande partie d’entre eux administre le baptême aux enfants; d’autres ne le pratiqueront que sur ceux qui sont d’âge mûr et qui professent croire en Christ; ceux-ci ils plongent une fois en arrière dans l’eau. D’autres qui reconnaissent également que le baptême d’eau doit être administré uniquement à des croyants adultes les plongent trois fois dans l’eau. D’autres encore, qui tiennent que le baptême n’est que pour des croyants adultes en Christ versent l’eau sur la tête du sujet. Et il y a une autre classe qui ne tient pas du tout le baptême d’eau, disant que le baptême du Saint-Esprit suffit.

De nombreuses controverses sont nées, qui, sans la fontaine vivante du Nouveau et de l’Ancien Testament, l’humanité ne saurait quel parti croire. Mais comme nous avons cette fontaine vivante, à travers laquelle le Saint-Esprit de Dieu parle encore, je m’efforcerai d’en tirer la véritable mode de l’ordonnance du baptême d’eau.

En vertu de la nouvelle alliance ou la dispensation de l’Évangile, le baptême est un signe ou une preuve que l’homme est enseigné par la parole de l’Évangile, s’est repenti et a cru en Jésus-Christ qu’il est le Sauveur du monde, qui, dans son corps, par la souffrance et le sang sur la croix, a payé la dette de nos péchés. Le baptême est donc l’accomplissement de la justice et la réponse d’une bonne conscience envers Dieu. Comme Jean est venu avant Christ, entre l’ancienne et la nouvelle alliance, il a baptisé en vue de la repentance sous l’Ancienne Alliance. Et au début de la nouvelle alliance, Jean a commencé le baptême de la nouvelle alliance avec Jésus, pour l’accomplissement de toute justice.

Matthieu 28.19: « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Marc 16.15,16: «Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » De là, nous voyons qu’enseigner et croire vont avant; et après ceux-ci, le baptême suit.

Apocalypse 22.1-2 « Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. » Voir aussi Ézechiel 47.

Cette eau est typique de la parole de Dieu qui a coulé du temple, c’est-à-dire de Dieu et de l’agneau, jusqu’à ce qu’elle grandisse et devienne, par Jésus-Christ et son évangile, si pleine et profonde que dans cette eau spirituelle, on ne peut trouver aucune base terrestre pour le salut de l’homme: mais l’homme doit nager sans base ni soutien de la doctrine ou du commandement humaine. Car le base est seul en Jésus et dans sa parole céleste, qui est esprit et vie — là-dessus doit-il être fondé — puis y nager et marcher, car cela est donné pour le salut de l’homme. En Jésus et sa parole seule, l’âme de l’homme sera bénie.

Nous voyons ici que toutes choses nous indiquent que le salut de l’homme, la vie éternelle et la bénédiction sont disponibles uniquement en Christ et en l’effusion de son Saint-Esprit, comme la Parole et l’Esprit déversés du trône de Dieu et de l’agneau.

Dans Actes 2, quand le Saint-Esprit fut répandu sur les apôtres, ceux-ci commencèrent à semer la parole de l’Esprit et à répandre l’eau de l’Esprit sur tout le monde. Philippe prêcha Christ dans une ville de Samarie et à l’Eunuque éthiopien, Ananias à Saul, Pierre à Corneille, Paul à Lydie et d’autres femmes, Paul et Silas au geôlier. Lorsque Paul était à Corinthe et a enseigné, Crispus, le chef de la synagogue, a cru au Seigneur avec toute sa maison. Et beaucoup de Corinthiens qu’entendaient crurent et furent baptisés. Ici aussi, ils ont entendu la parole pour la première fois, ont cru et ont été baptisés. De cela, il est évident que tous ceux qui devaient être baptisés ont d’abord été enseignés par la parole de Dieu de croire en Christ, puis baptisé.

Le baptême d’eau sous la nouvelle alliance a été caractérisé et préfiguré sous l’Ancienne Alliance par la tente de Moïse. Car les choses principales dans l’église du Christ sont représentées figurativement dans la tente de Moïse, dans Aaron le souverain sacrificateur et en Israël. Dans Exode 29.4-9, Moïse fut chargé d’amener Aaron et ses fils à la porte de la tente d’assignation et de les laver de l’eau. Comment cela doit être fait est indiqué dans Nombres 19.6.7: Le début du chapitre montre comment cette eau de purification a été préparée avec les cendres d’une jeune vache rousse sans tache qui a été brûlée en dehors du camp. Les cendres de la vachebrûlée devaient être récupérées, de l’eau courante ajoutée dans un récipient, et ceci était aspergée pour la purification du péché.

C’est pourquoi aussi Jésus, afin de sanctifier le peuple par son sang, a souffert hors de la porte. Dans l’offrande de Jésus, tout son corps, sa chair et son sang étaient compris, avec toute la douce odeur de sa vie vouée au bien de l’homme, tout fut offert et brûlé dans son ardent amour pour l’homme lors de sa mort sur la croix. Mais comme lorsque la vache était brûlée les cendres sont restées et ont été conservées pour une purification de l’impureté, ainsi, beaucoup plus dans l’offrande de Jésus, le saint nom de Jésus-Christ est resté et a été préservé, et seulement par son nom peut-on trouver purification, rémission des péchés et la vie éternelle. Ce nom doit également être conservé et préservé, afin qu’il ne soit pas utilisé avec irrévérence ou en vain.

Ainsi, on voit que l’eau de purification, utilisée par Moïse pour laver et purifier Aaron et les Lévites, ainsi qu’Israël, était typique du baptême d’eau. Le Seigneur Jésus a également commandé que le baptême d’eau soit administré au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

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L’hérésie de croire dans une nation chrétienne

Il y avait une époque où la plupart des Canadiens fréquentaient une église qui enseignait les valeurs chrétiennes et ils prétendaient gouverner leurs vies par ces valeurs. Dans de telles circonstances, les gouvernements ont jugé opportun de se plier aux principes chrétiens et de légiférer en conséquence.

Les temps ont changé. Un sondage réalisé il y a plusieurs années a révélé que 16 % des Canadiens fréquentaient une église chaque semaine et que seulement 5 % d’entre nous lisaient la Bible quotidiennement. 55 % n’ont jamais ouvert une Bible et lu quelques mots.

Les quelques personnes qui toujours lisent, croient et s’efforcent de vivre selon la Bible sont laissées dans le désarroi par ce déplacement du sol sous nos pieds. C’est la faute du gouvernement, disons-nous. C’était naguère un pays chrétien, mais on n’en a plus cette impression.

Nous évitons la réalité lorsque nous disons de telles choses. Le gouvernement n’a pas créé la situation dans laquelle nous nous trouvons et n’a aucune possibilité d’y remédier. Le militantisme politique est un piège pour le chrétien, un moyen de nous divertir dans une activité infructueuse pendant que le monde qui nous entoure poursuit sa dérive.

Un autre danger pour les chrétiens est de se séparer des troubles du monde et de se concentrer pour être prêts pour le retour de notre Seigneur. Mais c’est justement cette attitude égocentrique qui a permis à la société dans laquelle nous vivons de dériver dans sa situation actuelle.

En tant que chrétiens, nous avons une responsabilité envers nos concitoyens. Jésus a dit que nous sommes le sel de la terre. Il parlait du sel en tant qu’agent de conservation, le seul moyen disponible à l’époque pour empêcher les aliments de se pourrir. À quoi sert le sel s’il est déposé en de petits tas sans aucun contact avec ce qu’il est censé conserver?

Il a également dit que nous étions la lumière du monde et nous a avertis de ne pas cacher notre lumière sous un boisseau. Si nous ne pouvons pas parler de notre foi chrétienne dans des termes qui sont facilement compris par d’autres, ne cache-t-on pas notre lumière sous un boisseau? Pire, encore de penser que nous n’avons rien à dire, les gens nous observeront et seront attirés vers notre foi. Vraiment? Quand on ne sait même pas comment articuler cette foi?

Lorsque le peuple de Dieu fut emmené captif à Babylone, le Saint-Esprit inspira à Jérémie de leur demander de « Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l’Eternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien. »

Paul a dit à Timothée : « J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur,qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. »

Pouvons-nous dire que nous aimons Dieu de tout notre être et notre prochain comme nous-mêmes si nous décidons que la meilleure chose à faire est de vivre dans la paix et la tranquillité et de laisser le monde s’engager joyeusement dans sa ruée vers la destruction?

Ce n’était pas la façon de penser des premiers chrétiens ni des martyrs anabaptistes que nous appelons nos ancêtres. Il n’y a pas de pays chrétien. Une telle chose n’a jamais été. Il y avait eu des chrétiens. Est-ce qu’ils existent encore aujourd’hui? Nos voisins savent-ils quelque chose à leur sujet?

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Ancrés dans la roche

Les parents de mon père venaient du comté de St Lawrence, dans le nord de l’État de New York. Ils étaient des producteurs laitiers, car le sol ne pouvait supporter aucun autre type d’agriculture. Cette zone fait partie du Bouclier canadien, où le substrat rocheux est souvent exposé, et jamais loin dessous la surface. C’est le genre de terrain  que Jésus a appelé un lieu pierreux dans la parabole du semeur.

Les champs ont six pouces de terre arable au-dessus du substrat rocheux. Cela permet de faire pousser de l’herbe pour le pâturage et le foin, et des cultures céréalières pour l’ensilage. Parce qu’il n’y a pas de profondeur de sol, ces cultures de céréales s’asséchaient avant d’atteindre la maturité. La moisson de céréales est impossible, mais ce terre a produit de la nourriture pour le bétail des producteurs laitiers.

Pourtant, il y a des arbres, enracinés dans les escarpements rocheux. Les semences y sont arrivées, poussées par le vent, ont été capturées dans la surface rugueuse du rocher et ont germé pendant les pluies de printemps. Les minuscules vrilles racinaires se sont insinuées dans des fissures presque invisibles à l’œil humain. Nourris par les pluies d’été, le soleil et tout ce qui était organique dans ces crevasses, les arbres poussaient. Les vrilles ont grossi, élargissant et approfondissant les fissures. Les feuilles d’automne et d’autres matières organiques se sont accumulés sous les arbres; finalement il y eut  de grands arbres, solidement ancrés dans la roche et s’en nourrissant.

La Bible semble-t-elle difficile à comprendre, presque impénétrable? Prenez une leçon de ces arbres qui poussent dans la roche. Lire la Bible, toute la Bible. Ne vous attendez pas à tout comprendre dès la première lecture. Mais petit à petit, la compréhension va se développer. Si vous persévérez, elle grandira davantage chaque fois que vous lisez. Si vous lisez sincèrement pour vous familiariser avec Dieu et son plan pour votre vie, la preuve de ces racines deviendra de plus en plus visible dans votre vie.

Ce processus d’enracinement invisible dans la Parole de Dieu produira des fruits visibles. C’est un processus qui dure toute la vie pour nous ancrer dans la vérité éternelle. Jésus a dit: « Le ciel (les cieux visibles) et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas », Matthieu 24.35; Marc 13.31; Luc 21.33.

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Le remède à la haine

Il n’y a qu’une seule façon de ne pas haïr ceux qui nous font du mal, et qui est en leur faisant le bien.
-Henri-Frédéric Amiel

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L’histoire inédite de Samson

Je voulais que ce titre soit un peu sensationnel pour attirer votre attention. Il y a un gros problème avec la façon dont les gens racontent généralement l’histoire de Samson. Toute l’histoire est dans la Bible, mais peu de gens semblent être conscients des détails autres que les plus sordides.

Commençons par le début. Au moment où un ange a annoncé la naissance de Samson, Israël avait touché le fond spirituellement. Ils avaient pêché contre Dieu et il les abandonna entre les mains des Philistins. À mesure que l’histoire de Samson se dévoile, il devient évident que le peuple d’Israël a accepté la domination des Philistins comme l’état normal de choses, sans se douter que les choses pourraient et devraient être différentes.

Au plus profond de cette situation désespérée, Dieu envoya son ange à une femme de Tsorah pour lui annoncer qu’elle porterait un fils qui commencerait à délivrer Israël de leurs oppresseurs. La femme était stérile, on pensait qu’elle était incapable d’avoir des enfants, mais elle et son mari ont cru l’ange et, le moment venu, un fils est né.

Ils ont donné à ce fils le nom de Samson — « comme le soleil ». Au fur et à mesure qu’il grandissait, il devint évident qu’il était le bénéficiaire de bénédictions spéciales de la part de Dieu et la Parole dit : « L’Esprit de l’Éternel commença à lé saisir. » Dans l’état dégradé d’Israël, l’Esprit a sans doute commencé à lui faire conscient du mal de l’oppression philistine.

Alors il a décidé d’épouser une femme philistine. Ce n’est pas là que Samson s’est égaré, mais bien là où l’histoire populaire de Samson s’écarte du récit biblique. Juges 14.4 dit à propos de ce mariage : « Mais son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Éternel ; car Samson cherchait que les Philistins lui donnassent quelque occasion. Or en ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël. » C’est peut-être contraire à l’idée de certaines personnes de ce qui est juste et approprié, pourtant c’est ce que dit la Bible.

Le mariage ne s’est pas bien passé, mais il a donné lieu à deux démonstrations remarquables d’une force dans Samson qui était plus que la force humaine. Dans les deux cas, la Bible dit que l’Esprit de l’Éternel a saisi Samson. Encore dans Juges 15.14, la Bible dit que l’Esprit de l’Éternel a saisi Samson, il cassa les cordes qui le liaient et tua 1000 Philistins avec la mâchoire d’un âne. Il y a un jeu de mots à la fin du chapitre 15. Samson n’a pas bu de l’eau de la mâchoire, mais l’Éternel lui a ouvert une source dans la montagne appelée Léchi, qui est le même mot que mâchoire.

Samson a jugé Israël pendant vingt ans pendant le règne des Philistins. Nous ne devrions pas penser aux juges d’Israël comme étant pareil aux juges de notre époque. Les juges dirigeaient le peuple, le menaient au combat, instauraient la paix et administraient la justice.

Le chapitre 16 de Juges commence par la visite de Samson à une prostituée à Gaza. Adam Clark dit dans son commentaire que le mot traduit « prostituée » a la signification principale d’aubergiste, mais admet qu’elle a pu être à la fois aubergiste et prostituée. Le sens de la moralité à cette époque n’était pas le même que pour ceux informés par les enseignements du Nouveau Testament. Les hommes prenaient souvent plusieurs épouses, divorçaient leurs femmes pour des prétextes le plus faibles et rendaient visite à des prostituées. Quoi que Samson ait pu faire à Gaza, Dieu ne l’a pas puni, mais lui a donné la force de déraciner les portes de la ville, avec les poteaux, et de les transporter au sommet d’une colline.

Vient ensuite l’épisode avec Délila. Nous devons marcher avec prudence ici, car la Bible montre que Dieu ne s’est pas retiré de Samson avant que ses cheveux aient été coupés. Les cheveux non coupés faisaient partie de son vœu de nazaréen et ce vœu a été rompu quand les cheveux ont été coupés. Il semble qu’à mesure que les cheveux de Samson repoussent, il renouvelle également son alliance avec Dieu. Il se trouvait maintenant dans un lieu où il serait possible à faire plus de dévastation au pouvoir des Philistins qu’il ne l’ait jamais fait auparavant. Il a attendu son temps, peut-être pendant quelques années, pendant que ses cheveux poussaient. Finalement, l’occasion s’est présentée où, en sacrifiant sa propre vie, il a détruit une grande partie de la classe dirigeante des Philistins.

L’histoire de Samson, depuis sa naissance annoncée par un ange, ses pouvoirs miraculeux et sa mort sacrificielle pour vaincre le pouvoir de l’ennemi du peuple de Dieu, est une figure de Jésus. Nous manquons cette signification profonde lorsque nous ne pouvons nous voir que les détails qui nous paraissent offensifs aux bonnes mœurs.

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L’Évangile n’appartient pas aux blancs

L’un des problèmes avec les livres d’histoires bibliques pour enfants est qu’ils dépeignent Jésus comme un homme blanc. C’est peut-être involontaire, mais cela implante l’idée dans la tête des jeunes que le christianisme appartient aux blancs. Les missionnaires s’adressent à des groupes de personnes qui ne sont pas blancs et prennent avec eux ces mêmes livres d’histoires bibliques. Est-il étonnant que les gens à qui ils prêchent l’Évangile se demandent s’il ya une place pour eux dans l’église de l’homme blanc?

Il y a vingt ans, Craig Stephen Smith avait décidé de confronter directement ce sujet en écrivant un livre. Le titre du livre est Whieman’s Gospel (l’évangile des blancs). M. Smith est un ministre de l’Évangile dans l’Église de l’Alliance chrétienne et missionnaire. Il est également Amérindien, de la tribu Chipewa; son épouse, LaDonna, est de la tribu Navajo.

Il commence en soulignant que Jésus n’était pas un homme blanc issu de la culture dominante de son époque. De naissance, il était hébreu, d’un groupe minoritaire, un groupe tribal, un peuple conquis soumis à Rome, la puissance mondiale dominante de cette époque. La foi chrétienne a débuté dans cet environnement peu prometteur.

Lorsque le Créateur a commencé à appeler un peuple qui serait la source idéale d’où viendrait le Sauveur de l’humanité, il n’a pas choisi un peuple puissant et triomphal. Il a choisi les descendants d’Abraham, Isaac et Jacob. Les douze tribus descendues des fils de Jacob se disputaient souvent et étaient souvent opprimées par les autres peuples qui les entouraient. Pourtant, parmi ce groupe pauvre, peut-être au moment le plus bas de leur histoire, Dieu a choisi une jeune femme pour porter son propre Fils, Jésus, le Sauveur du monde. Nous devons garder cette image à l’esprit lorsque nous proclamons l’Évangile aux autres.

Smith ferme le livre en exposant trois choix pour les Amérindiens. Ce sont les mêmes choix que Josué a présentés aux Israélites avant leur entrée dans la terre promise. Choisissez qui vous allez servir: les dieux de vos ancêtres; les dieux du pays dans lequel vous vivez; ou le Seigneur. Ceux qui choisissent de servir les dieux de leurs ancêtres sont très probablement motivés par la peur et ne trouvent aucune paix dans ce culte. Ceux qui adorent les dieux, les choses hautement estimées, dans le pays où ils vivent peuvent également être motivés par la peur de manquer quelque chose. Cela n’apporte pas non plus la paix.

La paix ne peut être trouvée qu’en servant le Seigneur Jésus-Christ.

[Whiteman’s Gospel, © 1997 Craig Stephen Smith,  publié par Indian Life Books, Winnipeg.]

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L’indifférence

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Image par loveombra de Pixabay

Le contraire de l’amour n’est pas la haine,
c’est l’indifférence.
Le contraire de l’art n’est pas la laideur,
c’est l’indifférence.
Le contraire de la foi n’est pas l’hérésie,
c’est l’indifférence.
Et le contraire de la vie n’est pas la mort,
c’est l’indifférence.

Elie Wiesel

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