UN MIROIR DU BAPTÊME

AVEC L’ESPRIT, AVEC DE L’EAU ET AVEC DU SANG

En trois parties, tiré des Saintes Écritures
de l’Ancien et du Nouveau Testament,

par Henry Funk, né en Suisse et devenue ministre de l’Évangile
dans l’Église mennonite en Pennsylvanie.

Ce livret apparut pour la première fois dans l’an 1744 en langue allemand. La version française ci-dessous a été légèrement abrégé de l’originale.

INTRODUCTION

Beaucoup de choses ont été dites dans le passé et le sont encore au moment présent au sujet du baptême, mais souvent sans connaissance du véritable baptême de l’Ancien et du Nouveau Testament. Cela est dû au fait que trop preuves fallacieuses tirées d’histoires sur le baptême ne sont pas meilleures que celles de « fables de vieilles femmes » et que cela se mélange à la Parole de Dieu. Ainsi, les vérités de la Bible ont été tellement obscurcies que la signification du baptême des Saintes Écritures n’est pas si facilement découverte et comprise.

Quand je compare le travail de ceux qui ont traité le sujet du baptême et que leurs opinions divergentes ont contredit le sujet, je ne peux pas faire de meilleure comparaison que de les comparer à des marchands qui changent et contrefont leurs produits, tout en les louant et en les exaltant comme si ils étaient les plus authentiques et fraudaient ainsi les acheteurs. Et celui qui s’engage à dénoncer leur fraude doit bien voir à ses pas pour ne pas être insulté et reproché et subir la persécution. Ceux qui ne veulent pas subir de reproche avec Christ ne doivent pas exposer les mensonges. Car beaucoup se sont attiré des souffrances et des persécutions pour avoir dénoncé des mensonges à l’appui de la vérité.

La désolation a non seulement atteint le baptême d’eau, mais également le baptême du Saint-Esprit, de sorte que beaucoup de gens en ont peu de connaissance. Et le baptême de la souffrance est rejeté par beaucoup.

Mais les croyants en Christ ne doivent pas fonder leur foi sur des « fables de vieilles femmes », mais s’en éloigner et fonder leur foi sur la doctrine des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire et le fondement, Éph. 2.19. Par conséquent, si la vie est épargnée et si le Seigneur le veut, je tirerai de cette source et de ce fondement un traité sur l’ordonnance du baptême et son fondement. Je traiterai chacun de ces baptêmes séparément, comme il peut m’être donné par la grâce de Dieu.

Le lecteur assidu portera une attention particulière au mot baptême et versement dans l’essai suivant, et il constatera que le mot baptême est un versement ou une aspersion dans la Sainte Écriture. Il verra également que le baptême d’aspersion est le baptême fondamental du croyant et le plus proche de la Parole de Dieu, et la Parole de Dieu restera pour toujours.

Mais, cher lecteur, si vous souhaitez avoir une compréhension parfaite de cette question selon la Parole de Dieu, vous devez bannir de votre esprit les écrits des historiens et les doctrines de l’homme, car ils tendent souvent à obscurcir la vérité. Si vous souhaitez savoir comme vous devez savoir, en quoi consiste le mot baptême et quel avantage en tire l’homme, vous devez vous en tenir à la Parole de Dieu et fixer entièrement votre attention sur celle-ci.

Comme le baptême du Saint-Esprit est le principal baptême par lequel l’homme est éclairé et par lequel il reçoit par la foi le baptême d’eau, ainsi que le baptême de souffrances dans l’amour et la patience, où Christ nous a précédés et nous a laissé un modèle, nous commencerons par le baptême du Saint-Esprit tel qu’il est présenté dans les Saintes Écritures.

– à suivre

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Que puis-je faire ?

Mon beau-fils peut tout réparer, il voit le problème d’un coup d’œil et a les outils et le savoir-faire pour corriger tout ce qui ne fonctionne pas. Moi, je peux également régler la plupart des problèmes, mais cela prend au moins dix fois plus de temps, car je commence généralement avec la mauvaise pièce de rechange ou le mauvais outil, puis je dois corriger ce que j’ai fait.

D’autres connaissent les mots justes pour exprimer de la sympathie, des encouragements ou un léger désaccord. Ces mots me viennent aussi à l’esprit, mais quinze minutes après l’occasion est passé pour les dire.

Ne puis-je rien faire comme je devrais ? Lorsque mes pensées commencent à suivre cette piste, un dicton d’un écrivain inconnu me vient à l’esprit : « L’homme montre ce qu’il est par ce qu’il fait avec ce qu’il a. »

Qu’est-ce que j’ai ? J’ai vécu toute une vie d’expériences, positives et négatives : les impressions laissées par mes parents, mes professeurs et toutes les personnes que j’ai rencontrées ; les choses que j’ai apprises des erreurs que j’ai faites ; les choses que j’ai vues, lues et entendues.

Alors que j’étais encore à l’école sécondaire, j’ai lu des livres d’histoire qui racontaient une histoire différente de celle que l’on nous enseignait à l’école et je me suis rendu compte que la narration de l’histoire dépend du point de vue de celui qui la raconte. C’était peut-être le début d’une tournure d’esprit analytique. Depuis lors, j’ai travaillé comme acheteur de grain, technicien en assurance qualité et commis comptable. Tout cela nécessitait une certaine habileté pour discerner ce qui est correct de ce qui ne l’est pas.

Ainsi, il m’a semblé naturel que j’applique ce même discernement à la lecture d’écrits sur la doctrine et l’histoire chrétiennes. Il semble qu’il y ait un grain de vérité dans presque chaque article ou livre, mais il est souvent enfoui dans beaucoup de détritus d’invention humaine.

Mon objectif comme écrivain est de révéler la vérité nue et sans fard. D’autres peuvent être en désaccord avec ce que j’écris, c’est leur privilège. Je n’écris pas pour des applaudissements, mais pour découvrir et partager ce qui a une base solide et qui résistera à l’épreuve du temps.

La Bible dit : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon ;» « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir » et « Tout ce que vous faites, fais-le de bon cœur, comme pour le Seigneur, et non pour les hommes ».

C’est ce que j’essaie de faire avec le peu qui m’a été donné.

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Études et orages

J’ai passé les derniers jours à rendre visite aux frères et sœurs de l’assemblée à Roxton Falls, au Québec, et j’ai assisté avec eux au service d’adoration dimanche dernier. Le but de ce voyage était d’avancer la révision éditoriale d’un livre d’histoire d’église récemment traduit en français.

Les trois autres membres du comité de rédaction français sont membres de l’assemblée de Roxton Falls. Nous faisons de fréquentes sessions en ligne, mais cela augmente notre productivité si nous pouvons nous réunir une fois par an et siéger autour de la même table. Nous l’avons fait vendredi et samedi derniers.

La nature a produit d’impressionnants spectacles son et lumière pendant ce temps. Mon avion a atterri à Montréal jeudi soir dernier au moment même où un orage impressionnant déferlait sur la région. D’autres avions ont retardé leur décollage jusqu’à la fin de la tempête. Nous nous sommes assis sur le tarmac pendant 15 minutes jusqu’à ce que notre avion puisse monter jusqu’à la rampe de chargement pour que nous puissions débarquer. Une tornade liée à ce système de tempête a frappé Saint-Roch-de-l’Achigan, au nord de Montréal, et a causé des dommages importants.

Dans la soirée de dimanche dernier, ma femme m’a informé qu’un orage accompagné de vents forts qui traversait notre région avait produit 18 mm de pluie. Plus tard, nous avons appris qu’une rafale descendante provenant de cette tempête avait frappé la ville d’Eston, à environ 150 km au sud-ouest de nous, détruisant une maison, endommageant de nombreux autres aussi que le hangar à la piste d’atterrissage locale. Encore plus tard, nous avons appris que la foudre avait frappé un hangar dans la cour d’un cousin vivant à l’ouest de Saskatoon.

Hier après-midi, avant mon arrivée, un autre orage a traversé cette région et laissé autant de pluie que le dimanche soir. Aucun rapport de dégâts pour le moment. Malgré les dégâts causés aux bâtiments par toutes ces tempêtes, aucune personne n’a été blessée.

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C’est le temps de faire une pause

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Si tout se passe comme prévu, au moment où cet article paraît en ligne, un avion comme celui ci-dessus m’aura emmené à Montréal et je serai assis dans une église mennonite dans une petite ville de Québec.

À bientôt.

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D’autres questions au sujet du baptême par immersion

Le pouvoir de la propagande est tel que, quand quelque chose est proclamé assez fort et assez souvent de gens sont persuadés que la chose doit être vrai, que c’est le seul moyen possible de comprendre les circonstances données. Mais le plupart du temps, lorsqu’on y regarde de près, l’argument semble beaucoup plus fragile qu’il ne le semble en premier lieu.

Prenons par exemple la question du baptême par immersion. Les partisans de l’immersion le font paraître simple et évident. Ce dont ils ne parlent pas, ce sont les énormes différences d’opinion au sein de leur propre camp.

Un converti devrait-il être baptisé au nom de Jésus ou au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?

Le converti doit-il aller sous l’eau une fois, ou trois fois, une fois pour chaque personne de la Trinité ?

Le converti doit-il se pencher en avant ou en arrière pour aller sous l’eau ?

Est-il acceptable de baptiser par immersion dans un bassin à l’intérieur, ou faut-il le faire à l’extérieur dans un plan d’eau naturel ?

Si à l’extérieur, un lac est-il correct ou doit-il être fait dans l’eau courante d’une rivière ?

Ce n’est pas mon désir de ridiculiser qui que ce soit. Les personnes dévouées et bien intentionnées sont convaincues d’avoir trouvé des preuves infaillibles dans la Bible pour chacune de ces pratiques, et elles sont également convaincues que ceux qui adhèrent à aucune autre opinion se trompent. Je signale simplement à quel point la question peut devenir compliquée. Ces opinions ont toutes été la cause de divisions entre églises et il existe aujourd’hui des églises qui tiennent fermement à chacune de ces méthodes de baptême.

Peut-être que la vraie question est : sommes-nous sauvés par le baptême ? Je crois que la réponse biblique est oui, mais le baptême qui sauve est le baptême du Saint-Esprit. Il n’y a pas de pouvoir salvatrice dans l’eau appliquée à l’extérieur du corps.

L’immersion était pratiquée à Babylone et en Égypte, basée sur la conviction que l’eau avait un pouvoir de purification spirituel. Les chrétiens croient que ce pouvoir est dans le sang de Jésus et non dans l’eau.

La plupart des synagogues disposent d’un bassin d’immersion rituelle pour se purifier des souillures. Comme un flux de sang est une souillure, les femmes doivent pratiquer cette immersion tous les mois. En général, il s’agit d’un acte personnel, sans témoins. Il n’y a pas de parallèle ici au baptême chrétien.

Le baptême d’eau témoigne du fait que l’église accepte le fait qu’un converti est né de nouveau et baptisé du Saint-Esprit et que la vie qu’il vit maintenant montre la preuve de l’action du Saint-Esprit dans son cœur. Le baptême fondé sur la prétention auto-authentifiée d’une personne d’être né de nouveau ne suffit pas à la faire jouir d’une communion spirituelle avec d’autres chrétiens vraiment nés de nouveau.

Il y a trente ans, j’ai visité un musée à Montréal avec une réplique des catacombes à Rome. En se promenant, il y avait une petite grotte à chaque tournant et à l’intérieur se trouvaient des représentations de la vie des premiers chrétiens qui passèrent une grande partie de leur vie à se cacher dans les catacombes. Une de ces grottes représentait une scène de baptême. Ceux qui étaient en train d’être baptisé étaient des adultes et le baptême se faisait par aspersion. Ce musée a été créé par l’Église catholique romaine et je crois que c’était une représentation assez exacte des chrétiens à cette époque. Je crois que le musée n’existe plus.

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Façons d’aborder la Bible

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Tous ceux qui se disent chrétiens réclament avoir une foi construite uniquement sur Jésus-Christ, le roc séculaire, et qu’ils dépendent sur la Bible pour la vérité spirituelle et pour recevoir des instructions afin de mener une vie agréable pour leur Sauveur. Mais comment est-il vraiment ?

Certaines personnes basent leur foi sur des textes d’appui rassemblés ci et là dans la Bible et s’efforcent de construire une vie chrétienne en utilisant ce matériel. Ils seraient très sérieux dans l’explication de ces textes, mais ne connaissent souvent pas le contexte dans lequel ces versets se trouvent. En réalité, ils n’ont pas découvert ces textes d’appui par eux-mêmes, mais les ont appris auprès de divers livres, prédicateurs et enseignants. Ils étaient probablement convaincus d’une interprétation particulière de l’Écriture avant de rechercher des versets pour appuyer ce point de vue dont ils ont déjà été persuadés d’accepter comme vérité. Cela n’est pas une foi biblique et l’assurance tirée de la certitude de connaître les textes d’appui est souvent une fausse assurance. Un tel système de croyance d’occasion ne permet pas aux gens de contrer les tentations venant du monde, de la chair et du diable.

D’autres commencent avec le désir de bâtir leur foi sur la Bible, mais avec le temps, ils commencent à faire confiance à leur imagination pour interpréter ce que dit la Bible. C’est souvent parce qu’ils trouvent le sens ordinaire de la Bible trop contraignante. Peut-être ils ont expérimenté une ou deux événements remarquables qui provenaient véritablement du Seigneur et ensuite ils pensaient que Dieu a un rôle spécial pour eux. Ils recherchent une confirmation de cela dans la Bible et interprétèrent tous les événements de leur vie à la lumière de ce qu’ils imaginent être leur vocation particulière. À ce stade, ils ne recherchent plus la vérité de Dieu dans la Bible, mais cherchent plutôt de valider leurs découvertes remarquables. Ils prétendent toujours avoir une foi basée sur la Bible, mais sont loin du chemin étroit qui mène au Ciel.

Rares sont ceux qui examinent leurs pensées, leurs désirs, leurs imaginations et leurs expériences à la lumière de la Bible en permettent à Dieu de prouver ce qui est authentique et ce qui est un bagage inutile. Ils seront bénis en lisant la Bible. Ils trouveront la direction pour leurs vies, la force pour les batailles quotidiennes avec les forces du mal et l’assurance que Dieu les dirige. Il y a de la paix et du repos quand ils n’ont rien à prouver, mais sont bien disposés à laisser Dieu prouver leurs pensées et leurs désirs intérieurs par sa Parole et par la direction du Saint-Esprit.

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POURQUOI JE CROIS AU BAPTÊME PAR ASPERSION

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Purification symbolique : Dans l’Ancien Testament on trouve diverses lois concernant la sanctification et la purification. Dans chaque cas, il y avait une condition qui qualifiait une personne et une cérémonie se faisait par aspersion de sang, d’huile ou d’eau.

La tribu de Levi a pris le part de Dieu au moment où les enfants d’Israël ont fait le veau d’or (Exode 32. 26-28). En raison de leur zèle pour Dieu, il les a choisis pour servir dans le tabernacle et plus tard dans le temple. Avant de commencer à exercer leurs fonctions, ils devaient avoir trente ans (Nombres 4) et se soumettre à un rituel de consécration (Nombres 8. 7) : « Voici comment tu les purifieras. Fais sur eux une aspersion d’eau expiatoire ; qu’ils fassent passer le rasoir sur tout leur corps, qu’ils lavent leurs vêtements, et qu’ils se purifient. »

Aaron était le porte-parole et l’assistant de Moïse, celui qui a accompli les miracles devant Pharaon. Plus tard, il est devenu le souverain sacrificateur. Exode 29 parle de la consécration d’Aaron et de ses fils. Le verset 7 dit : « Tu prendras l’huile d’onction, tu en répandras sur sa tête, et tu l’oindras ».

David a été choisi par Dieu pour être le roi d’Israël. Quand il inspectait les fils de Jesse, Dieu a dit à Samuel : « Et l’Éternel dit à Samuel : Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille… l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur. » (1 Sam. 16. 7). Finalement, pour indiquer celui qui Dieu a choisi, « Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères. L’esprit de l’Éternel saisit David, à partir de ce jour et dans la suite » (v. 13).

Nombres 19 parle d’une eau de purification contenant la cendre d’une vache rousse, sans tache ni défaut. La cendre était mélangée avec de l’eau dans un vase et un homme pur a pris de l’hysope et l’a trempé dans l’eau pour faire l’aspersion sur tout ce qui était impur, tente, ustensiles ou personnes. Ces impuretés étaient un type de péché et la personne impure devait quitter le camp jusqu’à ce qu’elle ne soit plus impure. L’aspersion de cette eau de purification était le moyen de le recevoir dans le camp.

Ézéchiel 36.25 dit : « Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. »

Les purifications rituelles de la loi et de la prophétie d’Ézéchiel ont anticipé la véritable purification rendue possible par Jésus-Christ. Jésus a dit à la Samaritaine qu’il pourrait lui donner de l’eau vive qui deviendrait un source jaillissant jusqu’à dans la vie éternelle (Jean 4.13,14).

Purification interne : il semble que ceux qui ont consulté des lexiques grecs dans le but d’établir que baptizo a le seul sens de l’immersion ont choisi leur témoignage avec soin. D’autres ont consulté ces mêmes lexiques et ont découvert que la signification fondamentale de baptizo est laver ou nettoyer. Ils disent que c’est un mot utilisé pour désigner l’effet, pas le moyen utilisé pour obtenir cet effet.

Dans Marc 16.16, Jésus a dit : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé. » Cela signifie-t-il qu’il existe un pouvoir salvateur dans le baptême extérieur ? Je crois plutôt que le mot baptisé dans ce verset se réfère à une purification interne (lavage) du cœur.

Ce n’est que par le sang versé de Jésus que nos péchés peuvent être pardonnés. Mais les Écritures parlent également de la nécessité de purifier nos cœurs et nos esprits afin que nous ne continuions pas à pécher volontairement. L’eau appliquée à l’extérieur du corps, que ce soit par aspersion ou par immersion, ne peut pas plus faire cela que le sang et l’eau des cérémonies de la loi.

« Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ? » (Héb. 9.13,14). « Approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. » (Hébreux 10.22). L’apôtre Paul dit que l’église a été lavée par l’eau de la Parole (Éph. 5.26). La Parole de Dieu a le pouvoir de nous purifier si nous la laissons agir en nous.

Lorsque le soldat a percé le côté de Jésus avec une lance, du sang et de l’eau y ont coulé (Jean 19.34). L’apôtre Jean dit : « C’est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité. ». (1 Jean 5.6). Lorsque nous venons à Dieu pour demander pardon, c’est le sang qui couvre nos péchés. Mais nous ne devons pas ignorer l’autre aspect du salut – la purification du cœur. L’eau qui a coulé du côté de Jésus est la preuve que cette purification nous est également offert à travers la mort expiatoire de Jésus. Quel avantage serait-il d’avoir nos péchés passés pardonnés, seulement de continuer à vivre dans le péché ? Ou à quoi cela servirait-il de purifier notre cœur si les péchés du passé ne pouvaient être pardonnés ? Mais, grâce à Dieu, il nous offre le salut complet – pardon et purification – à condition que nous nous détournions de nos péchés. “Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.” (Luc 13.3).

Quelques doutes sur l’immersion : Jésus était à la fois roi et sacrificateur. À l’âge de trente ans, il vint à Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Lorsque Jean a d’abord refusé, Jésus a dit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus »(Matt. 3.15). Christ ne faisait-il pas allusion à la nécessité de satisfaire aux exigences de la loi cérémonielle avant d’entrer dans son ministère ?

Lorsque je lis le reste de ce récit dans les évangiles, je ne trouve aucune indication sur la manière dont Jean a exécuté le baptême. Il me semble probable que Jésus et Jean sont entrés dans des eaux peu profondes et que Jean a aspergé Jésus avec un peu d’eau, peut-être avec un bouquet d’hysope qu’il avait plongé dans la rivière, ou avait-il versé de l’eau qu’il avait recueillie entre ses mains. Cependant, je peux comprendre comment on peut imaginer que Jésus a été immergé dans le Jourdain si on est convaincu que le mot grec baptizo a le seul sens de l’immersion. Puisque je ne suis pas convaincu de cela, ce n’est pas une image d’immersion qui me vient à l’esprit lorsque je lis ces récits.

Il est encore plus difficile pour moi de voir une immersion dans certains des autres baptêmes mentionnés dans le Nouveau Testament. Dans le neuvième chapitre des Actes, Saul avait passé trois jours sans manger ni boire quand Ananias vint le baptiser. Les versets 17 et 18 nous disent qu’Ananias est arrivé à la maison, a prié pour que Saul recouvre la vue et l’a baptisé. Alors Saul eut quelque chose à manger et sa force lui revint. Il n’y a aucune mention dans ce récit qu’ils sont partis pour trouver une rivière où Saul pourrait être baptisé, et j’ai du mal à croire qu’ils l’aient fait.

Au seizième chapitre, Paul et Silas étaient en prison et, après un tremblement de terre, le geôlier et sa famille ont cru. Le verset 33 dit : « Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. » Encore une fois, il m’est difficile de voir un moyen d’immerger ces personnes dans leur maison. Et le baptême de trois mille personnes en un seul jour dans Actes 2.41 – y avait-il une piscine à Jérusalem assez grande pour les immerger, même par groupes ?

Quand on a appris à croire que baptizo veut dire immerger, et rien qu’immerger, on est obligé de voir une immersion dans tous ces récits. Si immerger est vraiment le seul sens du baptizo, je ne comprends pas comment les prophéties de Jean-Baptiste et de Jésus sur le baptême du Saint-Esprit ont été accomplies par le déversement du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Considérez les versets suivants :

« Moi, je vous ai baptisés d’eau ; lui, il vous baptisera du Saint-Esprit. » (Marc 1.8).

“Car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit » (Actes 1 : 5).

« Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. » (Actes 2.3).

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. » (Actes 2.16-18 ; comparez avec Joël 2.28,29).

Les apôtres Paul et Pierre utilisent le mot baptême pour décrire deux événements de l’Ancien Testament. Premier Corinthiens 10.1-4 raconte l’histoire des enfants d’Israël à l’époque de Moïse, affirmant qu’ils « ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ». Je doute que Paul ait voulu dire qu’ils étaient immergés dans la Mer Rouge. Les Égyptiens ont été immergés et l’apôtre ne dit pas qu’ils ont été baptisés. Mais il dit que « nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer ». Le seul mode de baptême possible ici est par la pluie qui se tombe de la nuée, ce dont parle Psaume 77.18. (Versets 17-21 parlent de la traversée de la mer rouge).

L’autre passage se trouve dans 1 Pierre 3.21, où Pierre parle de ceux qui ont été sauvés dans l’arche de Noé. « Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu ». Ici encore, ceux qui étaient dans l’arche ont été baptisés (par la pluie) mais non pas immergé, tandis que ceux qui étaient en dehors de l’arche étaient immergés (dans le déluge) sans être baptisés.

Dans les deux références, le point essentiel est que certaines personnes ont tourné le dos à leur ancienne vie et à la corruption du monde. L’Égypte et le monde qui a péri dans le déluge sont des types de notre vie antérieure dans les péchés et la corruption de ce monde. Ces Écritures indiquent un changement dans les pensées et les intentions des cœurs de ceux qui choisissent de suivre les commandements de Dieu. Dieu a montré son acceptation de leur décision par l’eau qui tombait du nuage. Ce sont des exemples métaphoriques, bien sûr, mais je ne crois pas que les apôtres auraient choisi le mot baptême pour décrire ces événements s’ils avaient voulu enseigner que le baptême doit se faire par immersion.

Autres utilisations du baptizo : Dans les versets suivants, les mots baptizo et baptismos sont traduits par « lavage » ou « ablutions » : « et, quand ils reviennent de la place publique, ils ne mangent qu’après s’être purifiés. Ils ont encore beaucoup d’autres observances traditionnelles, comme le lavage des coupes, des cruches et des vases d’airain » (Marc 7.4).

« Et qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation. » (Héb. 9.10).

Baptizo est utilisé dans un sens figuratif dans les prochains versets :

« Jésus leur répondit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, ou être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ? Nous le pouvons, dirent-ils. Et Jésus leur répondit : Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé » (Marc 10.38,39).

« Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli ! »(Luc 12.50).

Jésus avait été baptisé par Jean il y a longtemps, et maintenant il parle d’un baptême futur. Que veut-il dire ? Évidemment, il faisait allusion à ses souffrances et à sa mort. « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? » (Romains 6.3,? Ici, l’apôtre parle d’être unis à Jésus et à ses souffrances.

La signification du baptême : Jésus nous a enseigné qu’il faut naître de nouveau. « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » (Jean 3.5). Cette nouvelle naissance est un type de baptême (lavage) du cœur, car nous sommes purifiés de nos péchés et le Saint-Esprit est déversé sur nous. « il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle » (Tite 3.5-7).

Après cela, nous devons être baptisés d’eau, en tant que témoignage public que nous souhaitons désormais être pleinement identifiés à Jésus et à son église. Je suis persuadé que le baptême par asprsion est en parfait accord avec toutes les types et prophéties de l’Ancien Testament et avec tous les exemples et les enseignements du Nouveau Testament.

« Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. »(1 Cor. 12.13).

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Dieu a fait trembler les évêques

En mai 1382, la campagne de Courtenay commença. Il a convoqué au couvent des Blackfriars à Londres un conseil de la province de Canterbury, devant lequel il a présenté les opinions de Wickliffe pour qu’il les juge. La doctrine de la consubstantiation figurait en premier dans la lignée des hérésies, puis la proposition selon laquelle un prêtre souffrant de péché mortel ne pouvait pas administrer les sacrements et que Christ n’avait pas ordonné les cérémonies de la messe. Deux autres hérésies étaient d’égale note : si un homme soit contrit, toute confession extérieure est superflue ou inutile, et après Urbain VI, personne ne devrait être reçu comme pape, mais que les hommes vivent, à la manière de l’église grecque, sous leurs propres lois. Les vues de Wickliffe sur les temporalités du clergé et l’inutilité des ordres réguliers ont également été condamnées. Les Lollards ont été pour la première fois définitivement mises sous l’interdiction de l’église et la guerre a été officiellement déclarée par les évêques contre les prédicateurs itinérants.

Le conseil de Blackfriars a été présenté dans l’ensemble de l’Angleterre comme un nouveau et important mouvement dans le jeu. Un étrange accident a permis aux amis de Wickliffe de se vanter que, même si leur maître a été condamné par les évêques, les évêques ont été condamnés par Dieu. C’est le 19 mai que les thèses ont été déclarées « hérésies et erreurs ». Vers deux heures de l’après-midi, alors que les ecclésiastiques étaient assis autour de la table à leur travail pieux, la maison fut secouée par un terrible tremblement de terre qui effraya tous les assistants, à l’exception de la sévère et zélée Courtenay. Il a insisté que ses subordonnés reprennent leur place et continuer à travailler, mais le choc semble avoir été plus violent que d’habitude dans notre pays, abattant des pinacles et des clochers et fait tomber quelques pierres des murs du château. Cela a enlevé à l’acte solennel de censure un peu au moins l’effet sur lequel l’évêque avait compté, et Wickliffe n’a pas laissé passer l’occasion de pointer le moral. Un tel présage n’était pas pris à léger dans un tel âge.

—G.M. Trevelyan, England in the Age of Wycliffe, pages 293-294. ©1909

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Étincelles dans les nuits estivales.

Petites bestioles volantes,
Chacun avec sa lampe de poche
Émettent des lueurs de gloire.

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« Vous êtes la lumière du monde. »
Seul, on n’émet qu’une faible lueur ;
Ensemble, nous devenons un phare
Pour guider ceux qui cherchent
Échapper la nuit de péché.

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L’approche de l’eau

J’habite en Saskatchewan, dans les vastes prairies du Canada, un paysage semi-désert. Les précipitations sont rarement abondantes. Les plantes et les arbres indigènes prospèrent dans ces conditions. Ils vont presque en dormance pendant des périodes sans pluie, puis éclatent dans une verdure vibrant dès que tombe la pluie.

Job 14.8-9 décrit le pouvoir vital de l’eau :

Quand sa racine a vieilli dans la terre,
Quand son tronc meurt dans la poussière,
Il reverdit à l’approche de l’eau,
Il pousse des branches comme une jeune plante.

Le monde n’est-il pas un désert spirituel, où il y a peu de chose pour nourrir et faire revivre l’âme? C’est ainsi que David a décrit sa vie dans le Psaume 63 :

O Dieu ! tu es mon Dieu, je te cherche ;
Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi,
Dans une terre aride, desséchée, sans eau.

(verset 2)

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Où vont les grenouilles quand les flaques d’eau s’assèchent? Nous n’avons pas entendu de grenouilles pendant tout le printemps, mais maintenant que la pluie est tombée et qu’il y a encore de l’eau dans ces mares, nous entendons chaque soir un grand chœur de chants de grenouilles.

Avons-nous, les chrétiens, la possibilité, même le devoir, de faire chanter de joie le monde autour de nous? N’est-ce pas ce que Jésus disait en Jean 7.38?

Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.

Laissons couler donc l’amour, la vérité et la compassion. Mais puissent-ils être seulement l’amour, la vérité et la compassion qui viennent de l’Esprit-Saint. Le monde a déjà assez de leurs contrefaçons.

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