Les conséquences d’un évangile trompeur

Il y a une semaine j’ai écrit de l’effet sur l’éducation faite par l’enseignement de René Descartes qui prônait la capacité de l’esprit humain à découvrir toute vérité par l’exercice de la raison. Cette croyance a fait son chemin dans tous les aspects de la civilisation occidentale. On le retrouve dans nos médias, nos institutions sociales, nos idées sur les affaires, la religion et la politique.

Peut-être je devrais le dire au commencement —Il y a des moments où il me semble que Donald Trump est le seul leader politique sain d’esprit en Amérique du Nord. Tous les autres sont tellement préoccupés à orienter leurs voiles pour attraper le vent de ce qui est politiquement correct qu’ils n’ont aucune idée d’où vient ce vent ou vers quelle destination il les conduit.

L’influence de cette ligne de pensée sur la culture nord-américaine commença avec Walter Rauschenbusch et Charles Sheldon. Rauschenbusch était un ministre baptiste qui a fini par croire que le péché n’était pas une affaire personnelle mais quelque chose enraciné dans la société. Il créa le terme « évangile social » vers 1892, enseignant et écrivant abondamment sur le sujet. Il dira qu’il n’y a pas de péché contre Dieu, tous les péchés sont contre nos semblables. En fait, il cessa de croire que Dieu était un véritable Être. Il était juste une construction mentale, créée par l’esprit humain pour donner une certaine cohérence à ses observations du monde.

Rauschenbusch considérait les entreprises privées d’être le grand péché et la racine de tout mal. Il est allé jusqu’à décrire une entreprise privée comme une entreprise « non sauvée » et une entreprise collective, appartenant au gouvernement ou à une coopérative, comme une entreprise « sauvée ».

Le livre de Sheldon, In His Steps, est paru en 1896. Je l’ai lu quatre fois d’un bout à l’autre, à la recherche de quelques évidences du thème chrétien que beaucoup prétendent y trouver, et chaque fois je n’ai rien trouvé. Il y a un maquillage chrétien, mais c’est tout. Les personnages du livre lisent la Bible, sans y trouver quelque chose pour les guider; ils prient, mais ne reçoivent aucune orientation; ils sont émus aux larmes par des hymnes, mais n’entendent rien pour les amener à l’action. C’est tout simplement du camouflage. Les réponses viennent quand les gens se demandent « Que ferait Jésus? » et trouvent la réponse par le raisonnement. C’est à suivre René Descartes au lieu de Jésus-Christ. Encore une fois, le véritable coupable est les entreprises privées; le salut vient à Raymond lorsque le propriétaire du quotidien décide de transformer l’entreprise en coopérative appartenant à ses employés.

Sheldon s’est décrit comme un socialiste chrétien. C’est révélateur. L’étiquette chrétien n’était qu’un camouflage pour présenter des idées socialistes à une population nord-américaine largement composée de gens qui assistaient régulièrement à une église.

Grâce à Rauschenbusch et Sheldon, les théories économiques marxistes et le concept de lutte des classes ont pris racine dans bon nombre des plus grandes dénominations. Ces dénominations sont ensuite passées à l’activisme social, exhortant les gouvernements à corriger les injustices sociales. La liste des injustices sociales s’allonge de plus en plus et la pression sur les gouvernements pour arranger les choses grandit de plus en plus.

De nombreuses grandes fondations américaines, désormais dirigé par d’administrateurs marxistes, investissent de l’argent dans les mouvements de protestation canadiens. De nombreux mouvements ont l’apparence d’être manifestants indigènes spontanées, mais l’argent et les tactiques proviennent de fondations américaines. L’argent est acheminé à travers un enchevêtrement d’entités dans le but de camoufler sa source. Mais ils deviennent plus audacieux, au point de déclarer ouvertement leur objectif de paralyser le Canada. Pourquoi? Je suppose que parce que le Canada est considéré comme une cible molle, un objectif facile à atteindre. S’ils réussissaient à imposer leurs principes marxistes collectivistes au Canada, ils passeraient ensuite aux États-Unis.

En fait, ils ont déjà fait de grands progrès aux États-Unis. Ne vous y trompez pas, les mouvements de protestation, soit que leur objectif déclaré est d’arrêter le changement climatique, de sauver les animaux, de créer l’égalité des droits ou un meilleur accès aux soins de santé, ne se soucient pas des individus, ce ne sont que des ruses pour imposer un programme collectiviste .

Quelle est la meilleure réponse des chrétiens à ces dangers? Revenons à être chrétiens, disciples de Jésus-Christ. Il ne nous appartient pas de réformer la société. L’histoire que j’ai brièvement esquissée montre ce qui se passe lorsque les chrétiens font ce détour.

Lorsque j’entends ceux qui se disent chrétiens exprimer l’indignation, le vitupération ou même le haine, pour ou contre Donald Trump, pour ou contre les différents mouvements de protestation, cela soulève des questions. Comprennent-ils bien ce que signifie être chrétien? Suivent-ils vraiment la direction du Saint-Esprit?

Cela peut sembler une folie de dire que les chrétiens devraient avoir une attitude pacifique envers tout le monde, mais c’est ce que dit la Bible. Si les chrétiens l’avaient fait il y a cent ans, serions-nous dans ce pétrin aujourd’hui?

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L’éducation en désarroi

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Image par Wokandapix de Pixabay

François-Xavier Bellamy a bien décrit les principes qui guident le système d’enseignement moderne dans son livre Les déshérités, publié en France en 2014. Bellamy trace la racine de la pensée éducative moderne aux philosophies de René Descartes et Jean- Jacques Rousseau.

René Descartes (1596-1650) croyait que toutes les connaissances pouvaient être obtenues par déduction. L’esprit humain a la capacité de découvrir toute la vérité per le raisonnement sans apport extérieur.

Jean-Jacques Rousseau (1712-1798) alla plus loin. Il croyait que nous sommes tous nés purs et que tous les problèmes de l’humanité sont le résultat d’idées impures enseignées par notre société. Il serait donc préférable de laisser un enfant grandir avec le moins de contraintes et le moins d’enseignement possible. Dans la pureté de sa simplicité, il pourrait découvrir tout ce dont il avait besoin pour une vie fructueuse et heureuse.

En France, Pierre Bourdieu a enseigné que les inégalités dans la société étaient le résultat des choses héritées du passé. Si nous pouvions éviter de transmettre les idées désuètes de la société civile, de la morale et de la religion, ces inégalités disparaîtraient. Dans le monde anglophone, chaque pays a son propre Bourdieu, mais Descartes et Rousseau ont jeté les bases de la philosophie qui prévaut dans la majeure partie du monde.

On dit aujourd’hui aux enseignants en France qu’i’s n’ont rien à transmettre, leur travail consiste simplement à aider les élèves à découvrir par eux-mêmes comment lire et écrire, comment faire les mathématiques et les sciences, et à déterminer par eux-mêmes ce qui est le bien et le mal. Ces idées ne sont pas uniques à la France. Partout où nous vivons, nous pouvons voir des évidences de ce genre de pensée et de ce qu’elle a produit.

M. Bellamy écrit que nous sommes enfin arrivés à l’ère dont rêvait Rousseau. Aujourd’hui, les gens ont été déshérités de toutes les valeurs du passé, et le résultat n’est pas le bonheur bénin imaginé par Rousseau. Il rêvait du bon sauvage, un étranger qui n’a pas été corrompu par la civilisation et qui symbolise ainsi la bonté innée de l’humanité.

Nous nous sommes retrouvés avec une génération de sauvages qui ne sont pas très bons. Les inégalités dans la société n’ont pas disparu, mais semblent plutôt s’aggraver. La pensée de nos jours va jusqu’à dire qu’il est mauvais d’imposer une identité de genre aux enfants. Ils doivent être libres de choisir leur propre sexe. Ce n’est pas les libérer, c’est les placer dans un labyrinthe sans issue.

Bellamy dit que nous devons de toute urgence reprendre l’enseignement de notre patrimoine intellectuel, moral et religieux. Cela ne libère pas les enfants lorsqu’on les laisse libres de découvrir les mathématiques, la grammaire et l’orthographe par eux-mêmes. En fait, cela tend à perpétuer les divisions dans la société. Les enfants de parents plus prospères recevront de l’aide à la maison pour compenser les lacunes du système éducatif, tandis que les enfants de familles pauvres ou d’immigrés ne recevront pas les compétences nécessaires pour échapper à la pauvreté.

Quand on a appris un système de valeurs qu’on croit libérateur, on est aveugle même à de telles vérités évidentes. Au-delà de cela, on est aveugle aux valeurs de l’histoire, de la culture et de la religion qui ont permis à la société de fonctionner de façon plus ou moins ordonnée au cours des générations passées.

J’ai trouvé ce livre illuminant. Il explique tant de choses qui se passent autour de nous aujourd’hui. Il explique pourquoi ceux qui obtiennent leur diplôme universitaire avec un baccalauréat en éducation n’ont rien appris sur les matières qu’ils doivent enseigner, ni comment les enseigner. Ce n’est pas leur responsabilité. Leur travail consiste à faciliter l’apprentissage par la découverte chez les enfants de leurs classes.

Si nous pensons que le système d’éducation publique s’est éloigné de son objectif initial, nous nous trompons. Si nous lisons ce qui a été dit par les fondateurs de l’éducation publique, nous constatons que le système d’aujourd’hui est ce qu’ils avaient toujours en tête. Ils considéraient la famille, la religion, l’histoire et la tradition comme des obstacles à la liberté. Cet enseignement a commencé dans les universités et a pris un siècle et demi à filtrer à tous les niveaux de la société. Une éducation utile et pratique n’a jamais été l’objectif principal le l’éducation publique. Les écoles publiques devaient être le moyen d’introduire la pensée moderne dans la société. Par pensée moderne, ils entendaient les philosophies de Descartes et Rousseau.

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Vivre par la foi

Il n’est pas écrit que le juste vivra par ce qu’il sait au sujet de Dieu; mais le juste vivra par sa foi. On peut comprendre tout ce qui est écrit dans la Bible pour son instruction; on peut y obéir scrupuleusement; mais cela n’est pas vivre.

Pour vivre, on devrait avoir la foi. La foi est un lien vif avec la plus grande puissance dans l’univers, et elle met le Saint-Esprit au centre de son être pour lui diriger.

Il est bon d’étudier la Bible; il est meilleur d’y obéir. Cela nous donne la sagesse pour voir clairement dans les circonstances de la vie — la plupart des circonstances de la vie. Parce que la vie nous surprend de temps en temps (chaque jour pour vrai dire) avec des circonstances où il faut choisir la bonne façon à réagir, et nous ne connaissons pas de règle à suivre. Mais une pensée vient à notre esprit, nous agissons selon cette pensée et tout va bien. C’est l’œuvre du Saint-Esprit. C’est vivre par la foi.

Vivre par la foi ne devient pas automatique avec les années. Il y a un danger qu’après des années de vivre par la foi on commence peu à peu de vivre par ce qu’il connaît au lieu d’obéir aux douces poussées du Saint-Esprit. On a rencontré tant de choses dans la vie, on commence à faire des choix selon sa propre sagesse et non pas selon le Saint-Esprit. C’est vivre par les souvenirs.

La foi doit être renouvelée chaque matin. « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers » (Proverbes 3.5-6).

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Église de Dieu en Christ mennonite sur le web

Les assemblées au Québec ont créé un site officiel. Vous pouvez le trouver ici :

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De l’invocation des saints – conclusion

Jean dit de lui : Nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le Juste, et Paul dit que Jésus qui est mort pour nous est aussi ressuscité pour nous et s’est assis à la droite de Dieu, où il intercède pour nous.

Par conséquent, c’était une folie de chercher n’importe quel autre intercesseur. Car Christ vit toujours avec le Père, intercède continuellement pour nous et est toujours prêt à secourir ceux qui l’aiment. Par conséquent, en suivant ce qu’il a dit, dans quel but devrions-nous nous adresser à tout autre saint ou médiateur, car il est lui-même beaucoup plus aimant et plus prompt à nous aider que n’importe lequel d’entre eux. Considérant que l’esprit de celui qui prie doit être distrait par la multitude de saints auxquels il peut prier, afin que l’affection doive s’abaisser envers Christ, étant partagée entre tant de personnes. Et beaucoup croient que s’adresser à quelqu’un de seul, faisant de lui son unique intercesseur, s’avère plus bénéfique en matière spirituelle. Sans aucun doute, l’église s’améliorerait et avancerait beaucoup plus si elle ne reconnaissait pas une telle multitude d’intercesseurs nouvellement inventés. Ce fut une grande folie d’abandonner la fontaine d’eau vive et d’aller vers les ruisseaux qui n’ont rien de limpide et à portée de main.

Ainsi, il est évident :
1. Qu’il n’y a rien qu’on puisse obtenir de la main de Dieu que par Christ le médiateur.
2. Qu’il était plus opportun d’adorer Christ seul de tous les hommes, lui étant le meilleur et le plus aimable médiateur et intercesseur dans toutes sortes d’extrémités.
3. Que selon sa Parole, nous n’avons pas besoin de nous adresser à d’autres saints pour intercesseurs, car il est beaucoup plus prêt à nous aider que tout autre saint, comme étant ordonné par Dieu à cette fin. Que notre adresse et notre intercession soient faites par celui qui est plus miséricordieux que les autres; car il sait pour qui il est le plus apte d’intercéder, ayant versé son sang pour eux, qu’il ne pourra jamais oublier; ils sont écrits sur ses mains et sur sa poitrine.
4. Qu’il serait insensé de chercher un autre intercesseur.
5. Que, dans l’Église primitive, les hommes adressaient leurs prières à cette personne singulière, en tant que médiateur de l’aide spirituelle.
6. Que l’église a alors profité et augmenté plus qu’elle ne le fait depuis qu’ils ont trouvé tant d’intercesseurs, qui ne sont que des nuages sans eau, obscurcissant Christ, le Soleil de justice qui est le véritable intercesseur pour beaucoup en attente d’une aide spirituelle se retrouvèrent abandonné par leur vain espoir.

Car comme Dieu est juste, et que nous sommes injustes et insuffisants de nous-mêmes, c’est lui qui pardonne nos péchés, passés comme présents. Car il s’est donné pour notre rédemption, c’est-à-dire qu’il a été l’oblation par laquelle notre pardon a été obtenu. Dieu a envoyé son Fils pour être celui qui pardonne nos péchés, il est le remède contre le péché, pour nous empêcher de tomber dans le désespoir. Nous devons être réconciliés avec le Christ avocat, qui plaide perpétuellement notre cause, intercédant auprès du Père en notre faveur, étant non seulement notre avocat, mais aussi notre juge. Car le Père a rendu tout jugement au Fils, donc les pénitents ont une grande espérance, étant sûrs de l’avoir pour leur juge qui est leur avocat.

Cette foi est fondée sur Christ comme sur une pierre angulaire sur laquelle les saints reposaient toujours solidement et qui était toujours considérée comme suffisante, jusqu’à ce que l’homme du péché ait le pouvoir d’introduire cette nouvelle intercession des saints. Quelle foi tous les saints avaient quand ils étaient ici. Ils confessent à ce jour qu’ils ne sont pas sauvés par l’oblation ou l’intercession d’un autre Dieu et qu’ils sont arrivés dans le royaume céleste selon Apocalypse 5.9 etc. Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux, et pour l’ouvrir. Car tu as été immolé, et tu nous as rachetés à Dieu par ton sang, de toutes les tribus et de toutes les langues, et qui as fait de nous des rois et des sacrificateurs à notre Dieu. Voir comme leur humilité et leur reconnaissance retentissent encore sur la terre, ils laissent un tel record qu’ils ne sont entrés là où ils sont que par son sang et confessent avoir reçu par lui tout leur bien-être là-bas, et tout ce dont ils jouissaient pendant leur séjour ici. En un mot, ils n’ont reçu aucune sorte de bien à aucun moment, que par notre bon médiateur et intercesseur Jésus-Christ.

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Range l’épée, tu n’en as pas besoin

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Ne remuez pas le feu avec une épée; c’est-à-dire, ne provoquez pas un homme qui est déjà en colère.

Il est plus sage de céder et d’apaiser l’esprit fumant avec des mots doux.

-Érasme

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De l’invocation des saints

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Image par Dorothée QUENNESSON de Pixabay

Maintenant, nous parlerons aussi de l’invocation des saints, à propos de laquelle, certains ministres et leurs adhérents prêchent et gardent avec diligence comme un article de foi, disant que les saints disparus, dans le pays céleste, devraient être priés par nous dans une telle manière que faisaient les prêtres. D’autres personnes, par leur instruction, leur enjoignent beaucoup d’autres choses pour faciliter leur invocation et en l’autorisant et en le magnifiant, les gens croient charnellement et se trompent grandement, pensant que, comme cela est pratiqué dans les cours du roi terrestres, que certains d’entre eux intercèdent pour les autres et atténuer leur colère. Ils disent donc que cela doit aussi être avec Dieu lui-même, que les saints disparus doivent apaiser la colère de Dieu lorsqu’elle est allumée contre un pécheur.

Mais nous ne devons pas croire une telle chose, car si cela était vrai, il n’y aurait pas de véritable conformité entre la volonté des saints et celle de Dieu. Car il semblerait que Dieu soit provoqué à l’indignation si les saints n’interviennent pas devant lui.

Deuxièmement, en magnifiant et en priant les saints, le peuple tombe dans l’idolâtrie, accordant plus de confiance aux saints qu’à Dieu lui-même et les servant avec plus d’affection que le seul Dieu. Ce qu’ils font effectivement apparaître en ornant plus précieusement leurs autels, les sons les plus forts de la sonnerie et du chant, la multiplicité des lumières et des bougies et autres solennités. Par tout cela, les simples gens n’en conçoivent rien d’autre que le fait que les saints sont plus miséricordieux que Dieu lui-même, en pouvant délivrer de la damnation par leur intercession à Dieu ceux que Dieu avait déjà condamnés. Pour mieux maintenir cela, les gens apprennent que les saints aiment qu’on leur offre des cadeaux, qu’ils sont ravis d’entendre leurs louanges et qu’ils intercèdent le plus pour ceux qui les offrent, les louent et les honorent le plus. Toutes ces choses doivent être évitées et tenues en abomination.

Ce genre d’invocation est ce dont nous traitons maintenant, pour faire connaître ce que nous tenons concernant l’invocation des saints. Nous disons d’abord et avant tout ce qu’est l’invocation. L’invocation est un désir sincère de l’esprit et de l’âme adressé au seul Dieu par la voix dans la prière.

Deuxièmement, nous soutenons que l’homme Christ est le médiateur entre Dieu et l’homme et notre avocat auprès de Dieu le Père, ayant payé pour nos péchés (1 Timothée 2.4) s’approchant de Dieu de lui-même, vivant toujours pour intercéder pour nous. Aucun homme ne vient au Père que par lui. Et (il se dit) tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai. Qui donne en abondance à tous ceux qui le demandent et ne fait de reproches à personne. Il est notre avocat auprès de Dieu le Père, car il nous pardonne nos péchés. La vérité est qu’il se présente à nous d’une manière ou d’une autre avant que nous nous remuions. Il se tient à la porte et frappe, afin que nous lui ouvrions. Pour obstruer tous les moyens et toutes les occasions de l’idolâtrie, il est assis à la droite du Père céleste et veut que toute âme fidèle le cherche seulement et ait un œil et un recours vers lui. Car le soin et la pensée des fidèles devraient être pour celui qui est au-dessus. À cet égard, il est dit : si vous vous êtes levés avec Christ, cherchez les choses qui sont en haut où Christ est assis à la droite de Dieu. Il est la porte, quiconque entre par lui sera sauvé. Personne ne vient au Père, dit-il, mais par moi.

En troisième lieu, nous soutenons que les saints ne sont pas placés devant nous pour les adorer, mais comme exemples. Saint Paul dit : soyez mes imitateurs comme je suis de Christ, et prenez garde à ceux qui marchent comme vous nous avez pour exemple. Par conséquent, nous devons les honorer par imitation, et non les adorer par la religion. Tout cela étant établi pour notre fondation, nous disons qu’aucun homme né physiquement, sauf Christ, ne doit être adoré. Aucun autre n’est le médiateur certain et vrai entre Dieu et l’homme, et intercesseur de nos péchés envers Dieu le Père, mais lui seul. Il n’est pas nécessaire qu’une telle adresse religieuse soit faite par les vivants aux saints décédés.

Christ a également cette prérogative d’obtenir tout ce qu’il demande au nom de l’humanité, qu’il a réconciliée par sa mort. Il est le seul médiateur entre Dieu et l’homme, l’avocat et l’intercesseur auprès de Dieu le Père pour les pécheurs, et si suffisant que le Père ne nie à aucun homme qu’il prie au nom de Christ. Pour lui, il entend toujours ceux qui prient et demandent en son nom. Étant proche de Dieu et vivant de lui, il prie continuellement pour nous. Car il nous est convenable d’avoir un souverain sacrificateur aussi saint, sans culpabilité, sans reproche, séparé des pécheurs et exalté au-dessus de tous les cieux, le premier-né qui, au-dessus de tous les hommes, devrait avoir le pouvoir et l’autorité de sanctifier les autres et d’intercéder pour eux. Jésus n’est pas entré dans des lieux faits de mains, qui étaient des figures des vrais, mais il est entré dans le ciel pour y apparaître en notre nom devant la face de Dieu.

-de l’an 1100, à suivre

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Quel genre d’église est celle-ci?

Je suis membre de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. Quel genre d’église est-elle?

Il y a trente ans, nous vivions dans le sud-ouest de l’Ontario, une région où il y a 25 sortes d’églises mennonites. Des gens me posaient des questions comme : votre église autorise-t-elle l’usage des voitures? De l’électricité? Des téléphones? Ils essayaient de placer l’église à laquelle j’appartenais dans une catégorie qu’ils pouvaient comprendre. Mais elle ne correspond vraiment à aucune des catégories qu’ils avaient en tête.

Une missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, mennonite en Côte d’Ivoire est confronté à des questions similaires. Les gens lui demandent si cette église est une église évangélique. La réponse est oui, mais. Oui, nous sommes évangéliques; mais nous ne nous conformons pas à l’image que ce terme apporte à l’esprit de la plupart des gens.

Il fut à Antioche que pour la première fois les disciples furent appelé chrétien. Ces disciples ne correspondaient à aucune catégorie familière aux habitants d’Antioche. Ils eurent cessé d’adorer dans les temples païens, mais ils ne furent pas devenus juifs. Ils furent quelque chose de complètement nouveau, des gens qui parlaient souvent de Jésus-Christ. Le peuple d’Antioche inventa donc un nouveau terme — chrétien. C’est toujours le meilleur terme pour nous décrire, vraiment le seul qui compte. Mais beaucoup de bagages ont été attachés à ce nom depuis Antioche. Chrétien signifie beaucoup de choses différentes aux gens.

Les membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite sont comme ces premiers croyants à Antioche. Nous ne prétendons pas simplement connaître Jésus; pour devenir membres de cette église, nous devons avoir l’assurance qu’il nous connaît. Être un disciple de Jésus signifie que nous évitons tout ce qui ne lui plaît pas et nous soumettons à tout ce qu’il nous demande. Nous ne décidons pas ce qu’il n’attend de nous par le raisonnement ni par ce qui est enseigné par nos prédicateurs. Être un disciple de Jésus signifie avoir une relation réelle avec lui où il nous guide personnellement.

Il y a quelques années, le conseil d’une communauté du nord de la Saskatchewan fut préoccupé par les tessons de bouteilles brisés dans leurs rues. Ils essayèrent d’obtenir du gouvernement provincial qu’il interdise la vente de boissons alcoolisées dans des contenants en verre. Un chroniqueur d’un hebdomadaire, un indigène du peuple Cri écrivit dans sa chronique qu’il serait préférable qu’ils se préoccupent davantage de ce qu’il y avait dans les bouteilles. C’était le vrai problème.

Appliquons-nous cette même idée à la question de quel genre d’église elle est où nous sommes membres. Toutes les tentatives pour nous identifier par une étiquette sur notre bouteille — pour nous inscrire dans une catégorie d’église reconnaissable — ne fonctionnent pas. La différence est en ce qu’il y a à l’intérieur. Pour en revenir aux questions qui m’ont été posées il y a des années sur les voitures, l’électricité et les téléphones — avoir ou ne pas avoir ces choses n’est pas ce qui fait de nous des chrétiens. La vraie question est, que faisons-nous de ces choses, où allons-nous avec elles? Et c’est une question de cœur.

Seules les personnes baptisées par le Saint-Esprit peuvent être membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. La preuve de ce baptême n’est pas des choses extérieures, comme parler en langues. C’est un cœur transformé qui est rempli d’amour, de joie, de paix, de patience, de douceur, de bonté, de foi, de douceur, de tempérance. Les signes extérieurs peuvent être contrefaits, non pas les choses du cœur. Oui, une personne peut conserver une apparence du fruit de l’Esprit pendant un certain temps, mais finalement quelque chose va sortir qui révèle ce qui est vraiment dans le cœur.

J’aimerais qu’il y ait une courte description accrocheuse de l’église qui répondrait aux questions que les gens posent souvent. Mais elle ne rentre dans aucune des niches dans lesquelles les gens voudraient le placer. J’ai décidé que c’est une bonne chose. Chrétien est la seule étiquette qui décrit cette église. Mais ce n’est qu’en goûtant ce qu’il y a à l’intérieur que les gens peuvent commencer à comprendre ce qu’il signifie vraiment être chrétien.

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À quoi ressemble la liberté?

Nous voulons être libres. Nous voulons vivre comme nous le souhaitons, sans contraintes, sans personne qui nous dit quoi faire. Est-ce que cela marche?
Le monde contient beaucoup d’autres gens. Les gens qui veulent être protégés des choses que notre liberté pourrait nous conduire à faire. Pour cette raison, ils ont formé des gouvernements, créé des lois. Ces lois restreignent notre liberté d’action. Est-ce un problème?

Soyons réalistes. Nous voulons que les lois nous protègent des actions illimitées des autres. Pourquoi ne devrions-nous pas accorder aux autres la même protection contre nos actions?

Lorsque nous vivons de manière débridée et que cela cause du tort à quelqu’un d’autre, nous sentons-nous libres? N’y a-t-il aucun regret, aucun sentiment de culpabilité, aucune crainte d’être pris en compte pour nos actions?

Ce sont les choses qui restreignent notre liberté. La liberté est quelque chose en dedans de nous, pas en dehors de nous. Personne ne peut nous priver de cette liberté intérieure.
Voici le problème. Nous sommes égoïstes; nous avons une tendance innée à agir sans égard pour les autres. Certaines actions sont mauvaises, non parce que le gouvernement, la société ou la religion les ont qualifiées de mauvaises, mais parce qu’elles font du tort aux autres. Nous pouvons ne pas voir comment c’est mal à faire ces choses, du moins quand c’est nous qui les faisons. Mais nous sentons-nous libres à l’intérieur lorsque nous agissons de cette manière?

Quand nous faisons le mal, nous ne pouvons pas dire « le diable m’a fait le faire ». Certes, le diable est derrière la tentation, mais la seule raison pour laquelle la tentation est efficace est parce que notre nature désire ce qui est offert et lorsque nous agissons sur la tentation, nous sommes coupables.

Pour la même raison, ceux qui réussissent à résister à la tentation ne peuvent s’en attribuer le mérite. Nous ne sommes pas bons, le bien que nous faisons n’est dû qu’à la grâce de Dieu, que nous en soyons conscients ou non. « Dieu résiste aux orgueilleux, mais rend grâce aux humbles. Soumettez-vous donc à Dieu » (Jacques 4.6-7). Une personne orgueilleuse ne sera jamais vraiment libre parce qu’elle n’a pas la grâce que Dieu donne.

La liberté est l’effet produit en nous lorsque nous nous soumettons à la volonté de Dieu. « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent non selon la chair, mais selon l’Esprit. Car la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Romains 8.1-2). Lorsque notre cœur et notre esprit sont libres de culpabilité et de condamnation, nous sommes libres de la seule manière qui compte vraiment.

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La compassion

Bien sûr, c’est important à comprendre nos semblables. Mais cette compréhension ne devient fructueuse que lorsqu’elle est soutenue par la compassion dans la joie et la détresse.
-Albert Einstein

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