Documents importants sur ce site

Voici une liste de documents importants relatifs à l’histoire et à la doctrine des anabaptistes et des mennonites que vous trouverez sur ce blogue

Image par Colleen ODell de Pixabay

À Diognète
Une exposition de la foi chrétienne qui date du IIe siècle.
Vous la trouverez sous la rubrique Église primitive

L’Antéchrist
Une exposition des faux enseignements de l’Église catholique romaine, écrit vers l’an 1120 par des chrétiens albigeois du sud de la France.
Vous le trouverez sous la rubrique l’Antéchrist

La noble leçon
Un exposé de l’histoire de la vraie foi chrétienne, écrit par des croyants vaudois vers 1120.
Vous le trouverez sous la rubrique Les anciens vaudois

Un miroir de baptême
Une exposition du baptême d’Esprit, d’eau et de sang. Publié pour la première fois en 1744, écrit par Henry Funk, le premier évêque mennonite d’Amérique du Nord.
Vous le trouverez sous la rubrique Baptême

Origine et doctrine des mennonites
Publié pour la première fois en 1841. Écrit par Benjamin Eby, le premier évêque mennonite au Canada.
Vous le trouverez sous la rubrique les mennonites au Canada

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Vers laquelle destination avançons-nous?

Image par mohamed Hassan de Pixabay 

«Le progrès ou la décadence sont les seuls choix offerts à l’humanité. Le pur conservateur se bat contre l’essence de l’univers.» Alfred North Whitehead

La seule raison pour laquelle je propose cette citation est de montrer le type de pensée qui a mis notre monde dans le gâchis dans lequel il se trouve. Je crois que ce sont plutôt des penseurs tels que M. Whitehead qui se battent contre l’essence de l’univers.

Robert Friedmann, écrivant au sujet de l’héritage anabaptiste dont je prétends faire partie, a écrit : «Il est impossible de conserver cet héritage et ce feu tout à fait inchangés à travers les siècles; la question est seulement de savoir si l’on peut rester fidèle à la vérité pour laquelle ses ancêtres ont tant souffert, ou si l’on doit céder à la tentation de formes de substitution suggérées de l’extérieur, et succomber ensuite à l’illusion et à la tromperie de soi.

«Il y a deux formes de conservatisme : l’une vivante, qui est la transmission de l’esprit véritable, toujours ravivé par la puissance de la Parole sacrée, et l’autre sans vie, un simple formalisme sans contenu ni compréhension… Il existe également deux types de libéralisme : l’un caractérisé par une ouverture à l’Esprit toujours en mouvement (Jean 3.8) et conduisant ainsi à des réalisations spirituelles du plus haut niveau; et l’autre, la grande tentation de toute vie intérieure, le libéralisme proprement dit aboutissant au rationalisme et au modernisme.»

François Xavier Bellamy décrit le malaise de notre époque de cette façon : «Mais la modernité a accompli son œuvre critique : elle a, littéralement, mis en crise tout ce qui pouvait nous conduire à croire encore en une finalité, une fin définitive vers laquelle avancer. Et le mouvement a effectivement pris toute la place. Depuis les échecs du XXe siècle, la conscience occidentale est entrée dans une forme de progressisme paradoxale et parfaitement moderne : un progressisme qui réside tout entier dans l’impératif du mouvement, sans aucune destination connue.»

La Bible dit : «Car je suis l’Éternel, je ne change pas» (Malachie 3.6) et «Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement» (Hébreux 13.8). Un bien meilleur choix que ceux offerts par M. Whitehead, c’est de connaître ce maître de l’univers, celui qui est éternel et immuable.

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Il faut acheter le champ

Jésus a raconté une parabole d’un trésor caché dans un champ. Un homme, l’ayant découvert, est allé vendre tout ce qu’il avait et a acheté le champ.

Peut-être qu’il n’aimait pas le champ, peut-être qu’il souhaitait que le trésor soit dans un décor plus à son goût, mais la seule façon d’avoir ce trésor était d’acheter le champ où il se trouvait.

Il y a des gens qui cherchent la vérité jusqu’à ce qu’ils la trouvent, et ensuite ils continuent à chercher.

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Dilemme du Dieu tout puissant

L’omnipotence de Dieu est une idée qui suscite la perplexité chez certains esprits cartésiens. Ils ont alors formulé un problème de logique : “un Dieu tout-puissant peut-il créer une pierre qu’il ne puisse pas soulever ?”

Source: Dilemme du Dieu tout puissant

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Marchons-nous toujours sur les vieux sentiers?

«Le croyant, dans son baptême, devient parti du corps de Christ, l’Église, 1 Cor. 12.13,27. Il revêt alors Christ et s’unit à lui pour le suivre véritablement et constamment, et porter sa croix après lui. Et si le croyant est appelé à souffrir pour le nom du Christ et à donner sa vie pour son nom, il doit être prêt à être baptisé du même baptême de souffrance et d’effusion de sang dont son Seigneur et Maître a été baptisé lorsqu’il a donné sa vie pour racheter l’homme de la mort, et telle est l’allégeance de tous les vrais disciples de Jésus-Christ dans ce monde. Il est vrai que vous boirez ma coupe, et que vous serez baptisés du baptême dont je suis baptisé, Matt. 20.23. Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi, Jean 15.18,20. Ils vous chasseront des synagogues; l’heure même vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu, Jean 16.2.»
– Henri Funk, A Mirror of Baptism, page 83

«L’anabaptisme était essentiellement un mouvement qui insistait sur un effort sérieux et sans compromis pour vivre une vie de véritable disciple du Christ, c’est-à-dire pour exprimer dans la communion et l’amour la foi chrétienne la plus profonde, en étant pleinement prêt à souffrir dans le conflit avec le mauvais ordre mondial. Aussi longtemps que cette volonté de souffrir était une expression de la foi la plus profonde, et que cette disposition à entrer dans une lutte sans résistance pour le salut était une réalité vivante, aussi longtemps l’anabaptisme a été un grand et puissant mouvement.»
— Robert Friedman, Mennonite Piety Through the Centuries, page 11.

Devons-nous parler de l’anabaptisme uniquement au passé, comme s’il s’agissait d’une force épuisée? Je ne le crois pas, mais je crains que nous ayons atteint un point périlleux de notre histoire.

Beaucoup de ceux qui se disent anabaptistes ne semblent pas avoir une grande compréhension de ce que cela implique. Au cours du siècle dernier, le piétisme s’est insinué dans les cercles anabaptistes/mennonites, au point que beaucoup d’entre nous acceptent maintenant leur définition de la vraie foi chrétienne comme étant la définition authentique. Mais le piétisme n’était pas la foi de nos ancêtres spirituels. Ils enseignaient la nécessité de la nouvelle naissance, mais pour eux l’expérience religieuse était le début de la vie chrétienne, pas son essence. C’était la ligne de départ, pas la ligne d’arrivée.

Le chemin de la croix n’est pas un premier pas rapide, menant à une vie de joie et de paix, à l’abri de l’opposition du monde. L’Esprit-Saint donne la joie et la paix à l’intérieur, mais la croix est rude et lourde, parlant de sang, de mort et d’opposition du monde.

Si je suis mennonite aujourd’hui, c’est parce qu’il y a plus de 50 ans, je me suis mise à la recherche d’une communauté ecclésiale qui soit en accord avec l’ancienne foi anabaptiste. Dans les prochains articles, je veux jeter un autre regard sur l’ancienne fondation, l’ancienne foi et les anciens repères.

A Mirror of Baptism, Henry Funk, Gospel Publishers, Moundridge, Kansas. Henry Funk, 1697-1760, fut le premier évêque mennonite d’Amérique du Nord. La première édition anglaise fut publiée en 1851

Mennonite Piety Through the Centuries, Robert Friedman, copyright 1949 par la Mennonite Historical Society, Goshen College, Goshen, Indiana.

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Pourquoi vivre dans l’appréhension?

De nombreuses personnes sont aujourd’hui convaincues que la Grande Tribulation et le règne de l’Antéchrist sont imminents. On pourrait penser que si une telle personne avait l’assurance, au plus profond de son cœur, qu’elle serait retirée de la terre avant que cela n’arrive, elle serait rassurée quant à l’avenir.

Cela ne semble pas être le cas. Ces personnes lisent les nouvelles avec une grande crainte. Tant d’initiatives gouvernementales sont la preuve de la venue d’un gouvernement mondial unique, qui conduira bientôt à la montée de l’Antéchrist. Les librairies chrétiennes ont des rayons entiers de livres indiquant les signes de la fin. Dans de nombreuses églises, c’est le principal sujet de prédication. Il existe des blogues et des podcasts. Si les gens croient ce qu’ils disent croire, pourquoi sont-ils si inquiets ?

La propagation du COVID-19, les mesures prises par les gouvernements pour limiter sa propagation, les vaccins qui ont été mis au point, tout cela apporte de l’eau au moulin des théoriciens de la conspiration. La crainte sous-jacente de beaucoup de ceux qui diffusent ces théories est que ces événements préparent la voie à un gouvernement mondial unique.

D’autres personnes voient le Parti communiste chinois derrière presque tout ce qui va mal. Pour d’autres encore, le grand danger est Vladimir Poutine. Les États-Unis sombrent dans le chaos. BLM et Antifa encouragent activement une révolution marxiste. Les marxistes ont le contrôle des écoles, des médias.

Quel que soit l’élément de vérité qu’il y a derrière l’une ou l’autre de ces choses qui provoquent tant de peur, il est important de se rendre compte que le vrai problème n’est pas les conspirations secrètes, Vladimir Poutine, le Parti communiste chinois, ou toute autre force dans ce monde. C’est le dragon, ce vieux serpent, qui est le diable et Satan. Il est la source de tous les conflits et de toutes les souffrances de l’humanité depuis le jardin d’Eden.

Le dragon aime que nous voyions le problème partout ailleurs que chez lui. Il aime que nous commencions à nous accuser les uns les autres parce que nous ne voyons pas le danger imminent de telle ou telle chose qui se produit. Son but est de diviser l’humanité jusqu’à ce que chaque individu soit seul et ne fasse confiance à personne d’autre. Son but est surtout de diviser les chrétiens. Et nous le laissons faire bien trop souvent de nos jours.

Il est temps de s’arrêter et de voir ce qui se passe, pour nous et pour ceux que nous aimons. Arrêtons d’essayer de réparer le monde. Chaque fois que nous le faisons, le dragon se tient à côté de nous pour nous prêter main forte. Au final, nous ne réussissons qu’à rendre les choses pires qu’elles ne l’étaient auparavant.

Pour commencer à rendre le monde meilleur, il faut cesser de s’inquiéter des choses que nous ne pouvons pas changer. Nous devons nous débarrasser de tous nos sentiments blessés, nous pardonner les uns aux autres et travailler à réparer les relations brisées. Nous devons parler davantage de la guérison, de la purification et du pouvoir salvateur du sang de Jésus.

Cela peut sembler peu. Mais c’est le seul moyen de nous extraire de l’emprise du dragon et d’aider ceux que nous aimons à se libérer. Chaque fois que cela se produit, c’est une défaite pour le dragon. Chaque fois que nous essayons à faire quelque chose de grand, c’est une victoire pour lui.

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L’heure de la vérité

Image par Jan Vašek de Pixabay

La vérité n’a pas de temps particulier qui lui est propre, son heure est toujours maintenant.
-Albert Schweitzer

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La ruse des jésuites

Jusqu’à la fin du Moyen Âge, il était évident aux vrais chrétiens (souvent appelés anabaptistes) que l’Église de Rome était l’Antéchrist prédit par les apôtres. Au seizième siècle, Menno Simons l’a rendu très explicite. Voici quelques-unes des références à l’Antéchrist dans ses écrits.

Puisque Christ a ordonné que les croyants soient baptisés, et non les enfants, et que les saints apôtres aient enseigné et pratiqué ainsi, conformément aux instructions et aux commandements de Christ, comme on peut le voir en de nombreux endroits du Nouveau Testament, tous les hommes à l’esprit raisonnable doivent admettre que le baptême des enfants, bien qu’il soit hélas ! pratiqué par la quasi-totalité du monde et maintenu par la tyrannie, n’est rien d’autre qu’une cérémonie de l’Antéchrist, un blasphème ouvert, un péché enchanteur, un veau en fonte, oui, une abomination et une idolâtrie.

En plus de cela, l’usage de la coupe est refusé au peuple dans l’Église romaine. Si c’était la Cène du Seigneur, comme ils le prétendent, ils l’utiliseraient à tous égards selon l’ordonnance du Seigneur. Mais cette coutume montre que ce n’est pas la Cène de Christ, mais une séduction de l’Antéchrist.

En bref, ils prêchent et placent devant les pauvres gens le mensonge pour la vérité, les ténèbres pour la lumière, la mort pour la vie, et l’Antéchrist pour Christ.

Voici, messieurs, amis et frères bien-aimés, nous déclarons ouvertement que l’envoi et l’appel de vos prédicateurs ne sont ni de Dieu ni de sa parole, mais qu’ils viennent d’Antichrist, du dragon et de la bête ; qu’ils ne sont pas appelés à prêcher la parole du Seigneur, par l’Esprit de Dieu et de l’Église, mais qu’ils sont appelés et attirés par leurs convoitises avec les prêtres de Jéroboam, pour adorer le veau d’or, 2 Chron. 13 : 8, 9.

L’Antéchrist règne par l’hypocrisie et le mensonge, avec la puissance et l’épée ; mais le Christ règne patiemment par sa parole et son esprit.

Après la Réforme, les églises protestantes ont repris ce refrain, même si elles continuaient à pratiquer de nombreuses caractéristiques de l’Antéchrist. Elles baptisaient les bébés, prétendaient que le salut était administré par le biais des sacrements et utilisaient l’épée des autorités séculières pour attaquer tous ceux qui ne se conformaient pas à leurs enseignements.

Finalement, l’Église catholique romaine a senti qu’elle devait faire quelque chose. Avec l’avènement de la presse à imprimer, elle ne pouvait plus cacher les Écritures au peuple. Les Jésuites, maîtres du sophisme et de la désinformation, viennent à la rescousse.

Le premier fut Francisco Ribera, un jésuite espagnol, qui publia un commentaire sur le livre de l’Apocalypse en 1590. Il proposait une nouvelle interprétation de l’Apocalypse, affirmant que la première partie s’appliquait à l’ancienne Rome païenne, et que le reste faisait référence à une période future de 3 ½ ans, immédiatement avant la seconde venue. Pendant ces 3 ½ ans, l’Antéchrist, un individu unique, apparaîtrait. Il persécuterait les saints de Dieu, reconstruirait le temple de Jérusalem, renierait Jésus-Christ, prétendrait être Dieu et conquerrait le monde. Immédiatement après, le Christ reviendrait pour juger le monde.

D’autres jésuites ont ajouté à cette ligne de pensée, le plus influent étant Manuel de Lacunza, dont le livre, The Coming of the Messiah in Majesty and Glory (La venue du Messie en majesté et en gloire) a été publié en espagnol en 1810, sous la plume de Juan Josafat Ben-Ezra. Il différait de l’interprétation de Ribera en ce qu’après les 3 ½ ans de tribulation, le Christ reviendrait et gouvernerait depuis Jérusalem pendant 1 000 ans, puis le Jugement viendrait.

Edward Irvine, un ministre presbytérien, a découvert le livre de Lacunza et l’a traduit en anglais. Le livre parut en 1827 et les prédications d’Irvine commencèrent à être principalement axées sur cet enseignement millénaire. Il est excommunié en 1830 et une nouvelle dénomination se forme, l’Église catholique apostolique. En 1830, Margaret Macdonald, une jeune Écossaise de 15 ans faisant partie de la congrégation d’Irvine, eut des visions selon lesquelles un enlèvement secret de l’Église se produirait avant l’apparition de l’Antchrist. Irvine accepta cette vision comme une révélation divine et ajouta ce nouvel élément à son enseignement millénaire.

John Nelson Darby a d’abord été avocat, puis membre du clergé de l’Église d’Angleterre et, plus tard, la figure la plus importante du mouvement des Frères de Plymouth. Il assistait régulièrement aux conférences de prophétie qui ont débuté à Powerscourt, en Irlande, en 1830. C’est là qu’il a été exposé aux enseignements d’Irvine, qu’il a entendu parler des prétendues visions de Mlle Macdonald et qu’il est allé les entendre chez elle, à Port Glasgow, en Écosse.

Darby a ajouté l’enseignement dispensational au mélange, disant que Dieu a offert le salut à l’homme de six manières différentes dans six dispensations, qui ont toutes échoué. La septième et dernière sera le royaume millénaire de Christ. Darby popularise cette doctrine prémillénaire pré-tribulation dispensational par le biais de nombreux écrits et prédications. C.I. Scofield a appris cette doctrine de Darby et lui a donné une impulsion majeure en Amérique du Nord avec sa Scofield Reference Bible. Lewis Sperry Chafer a appris la doctrine de Scofield et a ensuite fondé le Dallas Theological Seminary en 1924, dont sont sortis de nombreux enseignants de la prophétie bien connus.

Chafer a enseigné pendant de nombreuses années que Benito Mussolini était l’Antéchrist et qu’il établirait un nouvel Empire romain qui conduirait à la Grande Tribulation. Il y a eu de nombreuses autres tentatives ratées d’identifier un personnage bien connu comme étant l’Antischrist. Malgré cela, la doctrine a maintenant tellement imprégné le christianisme évangélique que la remettre en question semble presque une hérésie.

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Un imposteur dans le temple de Dieu


« Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de tout ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. » (2 Thessaloniciens 2:3-4) L’apôtre Paul a écrit cet avertissement au tout début de l’ère chrétienne.

Quelques années plus tard, dans l’Apocalypse donnée à l’apôtre Jean, il voit deux bêtes se lever (Apocalypse chapitre 13). La première bête sort de la mer, ce qui symbolise la condition turbulente et inorganisée des peuples du monde. Cette bête est habilitée par le dragon, Satan, à régner sur ces peuples et à établir un gouvernement et un ordre. C’est l’Empire romain païen.

La deuxième bête est sortie de la terre, c’est-à-dire de la stabilité organisée créée par la première bête. Cette bête a des caractéristiques semblables à celles de l’Agneau, de toute évidence une contrefaçon de l’Église chrétienne, mais elle s’allie à la première bête. C’est l’antéchrist décrit par Jean dans 1 Jean 2:22, 4:3 et 2 Jean v. 7. Antéchrist signifie à la place de Christ, c’est-à-dire que l’Antéchrist a refusé à Jésus-Christ le pouvoir et l’autorité qui lui revenaient de droit et les a revendiqués pour lui-même.
1 Jean 2:18 dit qu’il y avait déjà beaucoup d’antéchrists au temps de Jean. Il déclare que c’est la preuve que c’est le dernier temps, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas d’autre ère de temps à suivre.

Nos ancêtres anabaptistes ont vu un certain nombre de formes de christianisme contrefait, ou d’antéchrists, mais la principale était l’église catholique romaine. Il fallut attendre l’époque du pape Urbain II (1088-99) pour que la papauté puisse revendiquer son autorité sur les rois d’Europe et utiliser leur pouvoir pour tenter d’éliminer l’église anabaptiste. Peu après cette époque, en 1120, des chrétiens du sud de la France ont rédigé une description de l’Antéchrist et de ses erreurs. En voici quelques extraits :

« Que chacun prenne donc note que l’Antéchrist ne peut pas venir de quelque manière que ce soit, mais qu’il faut que toutes les choses susmentionnées se réunissent pour former une hypocrisie et un mensonge complets, c’est-à-dire que les sages mondains, les ordres religieux, les pharisiens, les ministres, les médecins, le pouvoir séculier et les gens du monde se réunissent. Et ainsi, tous ensemble, ils constituent complètement l’homme du péché et de l’erreur. Car, bien que cet Antéchrist ait été conçu dès le temps des apôtres, mais n’étant que dans son enfance, il lui manquait son membre intérieur et extérieur. »

« La première œuvre d’Antichrist c’est qu’il a transporté le culte dû proprement à Dieu seul, à lui, à ses œuvres, aux saints ou saintes et leurs images, ossements et reliques. »

« La deuxième œuvre de l’Antéchrist est qu’il ôte et enlève à Christ le mérite de Christ avec toute la suffisance de la grâce, de la justice, de la régénération, rémission des péchés, de la sanctification, de la confirmation et de la nourriture spirituelle ; et il l’impute et l’attribue à son autorité, à ses œuvres, et aux saints, et à leur intercession et au feu du purgatoire. »

« La troisième œuvre de l’Antéchrist est qu’il attribue la régénération donné par le Saint-Esprit à la foi morte et extérieure, et baptise les enfants en cette foi, enseignant que c’est par elle que sont consacrés le baptême et la régénération. »

« La quatrième œuvre de l’Antéchrist est celle par laquelle il bâtit et édifie, en même temps, en la messe, toute la religion et la sainteté du peuple, en ayant fait un tissu de différentes cérémonies judaïques, païennes et chrétiennes. »

« La cinquième œuvre de l’Antéchrist est qu’il fait toutes ses œuvres, afin qu’il soit vu et qu’il satisfasse son insatiable avarice, comme aussi, afin qu’il puisse mettre toutes choses en vente et ne fasse rien sans simonie. »

« La sixième œuvre de l’Antéchrist est qu’il donne lieu à des péchés manifestes, sans sentence ecclésiastique, et qu’il n’excommunie pas les impénitents. »

« La septième œuvre de l’Antéchrist est qu’il ne dirige ni ne défend son unité par le Saint-Esprit, mais à l’aide du pouvoir séculier. »

« La huitième œuvre de l’Antéchrist est qu’il hait, persécute, accuse, pille et met à mort les membres de Christ. »

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Le temple de Dieu

Dans l’Ancien Testament, l’unité du culte était clairement le projet de Dieu. Ce culte devait être centré sur le temple de Jérusalem. Bien que Dieu ait prophétisé la division du royaume à cause du péché, son intention était qu’il s’agisse uniquement d’une division politique, et non d’une division spirituelle. Deux royaumes étaient acceptables, mais non pas deux églises. C’est pourquoi, lorsque Jéréboam a construit un second temple à Béthel et un autre à Dan, on l’a appelé pour toujours « Jéréboam, fils de Nebat, qui a fait pécher Israël ».

En est-il autrement à l’époque du Nouveau Testament ? Permettez-moi de commencer par une déclaration qui pourrait choquer certains lecteurs : presque toutes les mentions du temple de Dieu dans le Nouveau Testament ne font pas référence à des chrétiens individuels en tant que temples, mais au corps collectif des chrétiens en tant que l’église. Passons en revue les versets concernés, un par un.

Apocalypse 3.12 : Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu.
(La promesse est que la vainqueur sera une partie du temple, non pas le temple entier.)

1 Pierre 2.5-7 : Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ. Car il est dit dans l’Écriture : Voici, je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse, et celui qui croit en elle ne sera pas confus. Son honneur se montre donc pour vous qui croyez. Mais pour les incrédules, la pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle,
(Les croyants sont appelés des pierres vivantes qui sont construites ensemble en une maison spirituelle (temple) avec Jésus comme pierre angulaire.)

Éphésiens 2.19-22 : Ainsi donc, vous n’êtes donc plus des étrangers, mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu dans l’Esprit.
(Ceci est très similaire aux paroles de Pierre, les croyants sont la maison de Dieu construite sur le fondement des apôtres et des prophètes et Jésus la pierre angulaire pour devenir un temple saint.)

1 Corinthiens 3.9-11 : Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.
(Le temple est la construction de Dieu avec l’aide de vrais ministres de l’évangile, le fondement est Jésus-Christ.)

1 Corinthiens 3:16-17: Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes.
(Vous est au pluriel, ces versets sont adressés aux chrétiens en tant qu’une groupe, ils sont un seul temple. Paul ne dit pas que vous êtes des temples de Dieu, ou que tu es le temple. Il n’y a qu’un seul temple en vue ici, donc souiller le temple ne fait pas référence aux péchés d’un individu qui souille son propre corps, mais plutôt ces péchés souillent le corps entier, le temple. Pensez à Acan, il pensait qu’il était inoffensif de prendre les choses qu’il faisait, personne ne le savait, cela ne dérangerait personne d’autre. Pourtant, l’armée de Dieu a été vaincue au combat à cause de son péché.)

2 Corinthiens 6.16 : Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai en eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
(Encore une fois, nous est pluriel, mais il n’y a qu’un seul temple.)

1 Corinthiens 6.18-20 : Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commet est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes ? Car vous avez été achetés à un certain prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.
(C’est le seul verset qui parle du corps d’un croyant individuel comme étant le temple de Dieu. Ce verset ne doit pas être considéré comme la clé pour comprendre les autres versets qui parlent sans équivoque du temple comme étant le corps collectif, l’église. Mais il faut d’abord être spirituellement vivant, une pierre vivante, pour être ajouté au temple saint. « Vous n’êtes pas les vôtres » — nous n’avons pas la liberté de penser indépendamment ou de penser que nous n’avons pas besoin de nos coreligionnaires.)

Citations de dirigeants anabaptistes/mennonites du passé :

« Car jus qu’il n’y avait qu’un seul Adam et une seule Ève ; un seul Noé et une seule arche, un seul Isaac et une seule Rebecca, il n’y a qu’une seule Église du Christ, qui est le corps, la cité, le temple, la maison et l’épouse du Christ, n’ayant qu’un seul Évangile, une seule foi, un seul baptême, une seule Cène et un seul service ; voyageant sur la même route et menant une vie pieuse et irréprochable, comme l’enseignent les Écritures. »
Menno Simons, 1539, Complete Writings, page 191

«Paul nous enseigne dans son épître aux Éphésiens, au sujet de la véritable Église, que le Christ s’est présentée à lui-même, qu’elle est glorieuse, sainte et sans tache ni ride ; qu’ils sont baptisés ensemble dans un seul Esprit, et dans un seul corps, dont la tête est le Christ, et qu’ils sont unis entre eux comme membres de son corps. Ceux-ci ont un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de nous tous, qui est par nous tous et en nous tous. C’est le véritable temple de Dieu, dans lequel habite l’Esprit de Dieu. Cette église, le Christ l’a achetée et rachetée par son sang.»
Claes de Praet, 1556, Martyrs Mirror, page 558

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Pierre Valdo – missionnaire

Déjà en l’an 1100, lorsque La noble leçon apparut, on donnait aux chrétiens évangéliques le nom de vaudois. C’est impossible donc qu’ils aient reçu ce nom de celui qu’on appelle Pierre Valdo, parce que celui-là n’est pas né qu’en l’année 1140. (Il a signé son nom Vaudès, son prénom n’est pas certain.) Toutefois, après sa conversion il est devenu un missionnaire très actif, comme c’est montré dans le petit extrait ci-dessous de l’Histoire des anciens vaudois, écrit par Jean Paul Perrin.

Plusieurs ont écrit que Valdo, en partant de Lyon, s’irait en Dauphiné, et qu’ayant dressé là quelques églises, il s’achemina en Languedoc et que là il laissa quelques barbes notables qui y dresserait des églises. Partant de là, il s’en alla en Picardie; chassée de là, il s’achemina en Allemagne, et d’Allemagne il se retira en Bohème, où il y en a qui tiennent qu’il y finira ses jours. Les Vaudois habitant au Dauphiné, Piedmont et Provence ont eu communion et intelligence avec leurs frères retirés en Bohème.

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