Documents importants sur ce site

Voici une liste de documents importants relatifs à l’histoire et à la doctrine des anabaptistes et des mennonites que vous trouverez sur ce blogue

Image par Colleen ODell de Pixabay

À Diognète
Une exposition de la foi chrétienne qui date du IIe siècle.
Vous la trouverez sous la rubrique Église primitive

L’Antéchrist
Une exposition des faux enseignements de l’Église catholique romaine, écrit vers l’an 1120 par des chrétiens albigeois du sud de la France.
Vous le trouverez sous la rubrique l’Antéchrist

La noble leçon
Un exposé de l’histoire de la vraie foi chrétienne, écrit par des croyants vaudois vers 1120.
Vous le trouverez sous la rubrique Les anciens vaudois

Un miroir de baptême
Une exposition du baptême d’Esprit, d’eau et de sang. Publié pour la première fois en 1744, écrit par Henry Funk, le premier évêque mennonite d’Amérique du Nord.
Vous le trouverez sous la rubrique Baptême

Origine et doctrine des mennonites
Publié pour la première fois en 1841. Écrit par Benjamin Eby, le premier évêque mennonite au Canada.
Vous le trouverez sous la rubrique les mennonites au Canada

Publié dans Insolite | 1 commentaire

Dispute entre catholiques et albigeois tenue en 1206 à Montréal près de Carcassone.

Un extrait de l’Histoire des anciens Albigeois par Jean-Paul Perrin.

Arnaud Hot était le pasteur des albigeois, ainsi que ceux qui étaient jugés comme des personnes appropriées pour une telle action. Arnaud arriva le premier au temps et au lieu fixés ; puis vinrent l’évêque Eusus et le moine Dominique, avec deux légats du pape, Pierre Chastel et Racul de Just, abbé de Candets, Bertrand, prieur d’Autreive ; et le prieur de Palats et plusieurs autres prêtres et moines.

Les thèses ou points proposés par Arnaud pour être discutés étaient les suivants :

La messe et la transsubstantiation ont été inventées par les hommes et non instituées et ordonnées par Christ, ni par ses apôtres.

Que l’Église de Rome n’est pas l’épouse de Christ, mais l’église du trouble et de la confusion, ivre du sang des martyrs.

Que le régime ou gouvernement de l’Église de Rome n’est ni bon, ni saint, ni établi par Jésus-Christ.

Arnaud envoya ces propositions à l’évêque, qui demanda quinze jours pour y répondre, ce qui lui fut accordé. L’évêque ne manqua pas de se présenter au jour fixé, apportant avec lui un grand rouleau d’écriture. Arnaud souhaita vivement être entendu de vive voix, disant qu’il répondrait pleinement au contenu dudit écrit, implorant la patience de ses auditeurs s’il prenait du temps pour répondre à un écrit aussi fastidieux et prolixe. Ils ont promis de lui donner une audience patiente et attentive, sans aucune interruption. Il parla à plusieurs reprises pendant quatre jours, à la grande admiration des assistants, et avec tant d’empressement de sa part, que tous les évêques, abbés, moines et prêtres auraient bien voulu être ailleurs. Car il a adapté sa réponse aux points énoncés dans ledit écrit, et avec tant d’ordre, de clarté et de perspicacité qu’il a rendu manifeste et évident pour les assistants que l’évêque avait beaucoup écrit, mais n’a rien prouvé contre ses propositions qui pourraient vraiment tendre à l’avantage de la cour de Rome.

Arnauld demanda ensuite que, puisque, au début de la conférence, les évêques et lui-même étaient tenus de prouver ce qu’ils prétendaient par la seule parole de Dieu, les évêques, les prêtres et les moines soient obligés de démontrer que la messe, dans toutes ses parties, telle qu’ils l’autorisaient et la chantaient, avait été instituée par le Fils de Dieu et chantée de la même manière par ses apôtres, en commençant par le début et jusqu’à l’Ite, missa est. Mais les évêques n’ont pas pu prouver qu’aucune de ses parties ait été ordonnée soit par Jésus-Christ, soit par ses apôtres ; Les évêques en furent très honteux et affligés, car Arnaud les avait réduits à leur seul canon, qu’ils prétendaient être la meilleure partie de leur messe, point sur lequel il prouva que leur messe n’était pas la sainte Cène instituée par le Seigneur, disant que si la messe n’était pas la sainte Cène instituée par le Seigneur, il resterait après la consécration tout ce qui était dans la Cène du Seigneur, à savoir du pain ; mais dans votre messe, comme vous le dites, il n’y a pas de pain, car par la transsubstantiation le pain disparaît. Par conséquent, dit-il, la messe sans pain n’est pas la sainte Cène du Seigneur, où il y avait du pain.

Jésus-Christ a rompu le pain, les apôtres ont rompu le pain ; les prêtres rompent le corps, non le pain.

Le prêtre ne fait donc pas ce que Jésus-Christ a fait.

Sur ces antithèses, qu’Arnaud fit sur la Cène du Seigneur et sur la messe, pour prouver qu’elle n’avait été instituée ni par Christ ni par ses apôtres, les moines, les évêques, les légats et les prêtres se retirèrent, sans l’écouter davantage, de peur qu’il ne fasse quelque impression sur les assistants, ce qui les ébranlerait beaucoup dans leur croyance à la messe.

[L’échec des évêques et des moines dans ce discours entraîna une persécution accrue des albigeois, une tentative de vaincre par la force armée ce qu’ils ne pouvaient vaincre par la parole.]

Publié dans Les anciens vaudois | Marqué , , , , , , , | Laisser un commentaire

Liberté

Lorsque la liberté qu’ils souhaitaient le plus était l’absence de responsabilité, alors Athènes a cessé d’être libre et n’a plus jamais été libre.
-Edith Hamilton

Publié dans Citations | Marqué , , , | Laisser un commentaire

Une exhortation chrétienne fraternelle de l’année 1420

[Une épître de la Barbe Bartholémi Tertian aux églises évangéliques de Pragela, écrit vers 1420 AD.]

Jésus soit avec nous.

À tous nos fidèles et aimées comme frères en Jésus Christ. Salut soit à vous tous. Amen.

La présente est pour avertir votre fraternité, en m’acquittant du devoir que j’ai envers vous de la part de Dieu, principalement touchant le soin du salut de vos âmes, selon la lumière de vérité, laquelle nous a départi le Très-Haut; qu’il plaise à un chacun de vous maintenir, accroître et chérir de votre pouvoir, sans diminution de bons commencements, usages et coutumes lesquelles nous ont été laissées par nos aïeux, desquelles nous ne sommes pas dignes.

Car il nous serait peu profitable d’avoir été renouvelés à l’instance paternelle, et par la lumière laquelle nous a été donnée de Dieu, si nous nous adonnons aux mondaines, diaboliques et charnelles conversations, abandonnant le principal qui est Dieu, et le salut de nos âmes, pour la brève vie temporelle. Car le Seigneur a dit en l’Évangile, quel profit est-ce à l’homme s’il gagne tout un monde, et il fait perte de son âme? Car il nous vaudrait mieux de n’avoir point connu la voie de la justice, qu’en l’ayant connu faire le contraire.

Car nous serons inexcusables, et condamnés plus gravement, car il y aura plus grand tourments contre ceux qui auront eu plus de connaissance. Pour laquelle chose, je vous prie par la charité de Dieu, que vous ne diminuiez point, mais accroissiez la charité, la crainte et l’obéissance du à Dieu, et à vous-mêmes entre vous, et garder toutes les bonnes coutumes, lesquelles vous avez ouïes et entendues de Dieu, par notre moyen, et que vous ôtées et purgées du milieu de vous tout défaut et manquement troublant la paix, l’amour et l’accord, et toute chose laquelle vous ôter la liberté du service de Dieu, votre salut et l’administration de la vérité si vous désirez que Dieu vous soit propice es bien temporelles et spirituelles. Car vous ne pouvez faire aucune chose sans lui.

Et si vous désirez d’être héritiers de sa gloire, faites ce qu’il vous dit. Si tu veux entrer dans la vie, garde mes commandements. Faites qu’il ne se nourrice entre vous aucun jeu, ni gourmandise, ni paillardise, ni danse, ni autres débauches, ni questions, ni tromperies, ni fraude, ni usure, ni malveillance, ni discordes; ne supportez point entre vous, et n’entretenez point aucune personne de mauvaise vie ni qui donnent entre vous scandales ou mauvais exemple, mais que charité et fidélité règne entre vous, et tout bon exemple, traitant l’un l’autre comme un chacun voudrait qu’il lui soit fait à lui-même. Car autrement il n’est pas possible qu’aucun puisse être sauvé ni ait la grâce de Dieu ni des hommes en ce monde, ni en l’autre la gloire.

Et il faut que les conducteurs principalement tiennent la main à ces choses, et ceux qui dirigent et gouvernent : car quand le chef est malade tous les membres s’en sentent. Et pourtant, si vous espérez et désirez posséder la vie éternelle, être en estime et bonne renommé et crédit, et prospérer en ce monde, aux biens temporels et spirituels. Purgez-vous de toute vie désordonnée entrevous afin que Dieu soit toujours avec vous, lequel qui n’abandonne jamais ceux qui espèrent en lui. Mais sachez ceci pour certain, que Dieu n’exauce point ni n’habite point avec les pécheurs, ni en l’âme se donnant à la malveillance ni à l’homme qui est assujetti aux péchés. Et pourtant qu’un chacun dresse les voies de son cœur et fuir les dangers s’il ne veut pas périr en eux.

Nul autre pour le présent, sinon que vous mettiez en effet ces choses et le Dieu de paix soit avec vous tous, et nous accompagne aux vrais dévots et humbles prières, en saluant tous les fidèles et aimés de Christ. Amen.

Votre Batholémi Tertian, prêt à vous servir en toutes choses possibles selon Dieu.

[Cette épître aurait été premièrement écrite en occitan. La traduction utilisée ici est celle de Jean Paul Perrin de l’an 1618, sauf que j’ai changé quelques mots qui sont maintenant tombés en désuétude.]

Publié dans Les anciens vaudois | Marqué , , , , , | Laisser un commentaire

ÉDUCATION

Émile Littré 1801-1881

Définition tiré du dictionnaire le Littré

ÉDUCATION [é-du-ka-sion ; en vers, de cinq syllabes] s. f.
Action d’élever, de former un enfant, un jeune homme ; ensemble des habiletés intellectuelles ou manuelles qui s’acquièrent, et ensemble des qualités morales qui se développent.

Quelques citations littéraires:

♦ C’est ainsi qu’on l’accoutumait dans son enfance à craindre Dieu et à l’aimer ; et l’on peut dire d’elle ce que l’Écriture a dit d’une autre reine, qu’elle ne changea pas son éducation, FLÉCH., Marie-Thér.
♦ L’éducation est une maîtresse douce et insinuante, ennemie de la violence et de la contrainte, qui aime à n’agir que par voie de persuasion, qui s’applique à faire goûter ses instructions en parlant toujours raison et vérité, ROLLIN, Traité des Ét. liv. VI, art. 4
♦ Leur donner la vie [à des fils], est un présent cruel, Sans l’éducation, sans ce bien plus réel, M. J. CHÉN., Gracq. I, 5
♦ Je ne confondrai plus les éducations qui ne sont que brillantes avec les bonnes éducations, c’est-à-dire avec celles qui rendent bon et vertueux, Mme DE GENLIS, ib. p. 442

Éducation est un mot récent ; autrefois on disait nourriture.

ÉDUCATION, INSTRUCTION. L’instruction est relative à l’esprit et s’entend des connaissances que l’on acquiert et par lesquelles on devient habile et savant. L’éducation est relative à la fois au cœur et à l’esprit, et s’entend et des connaissances que l’on fait acquérir et des directions morales que l’on donne aux sentiments.

Publié dans Citations | Marqué , , , , , , | Laisser un commentaire

Le royaume de Dieu

Le royaume de Dieu est un royaume spirituel avec des citoyens spirituels et un roi spirituel. Lorsqu’une personne se repent de vivre selon les coutumes du monde et naît de nouveau par la puissance du Saint-Esprit, elle fait partie du royaume de Dieu.

Cette personne, bien qu’elle vive encore dans ce monde physique et doive utiliser l’infrastructure du monde physique, n’est plus gouvernée par l’esprit qui prévaut parmi les citoyens du monde physique. Elle doit désormais son allégeance au seigneur des seigneurs et au roi des rois, Jésus-Christ.

Les émotions et les impulsions caractéristiques du monde physique : la jalousie, l’envie, la haine, la luxure, la peur, l’orgueil et la malice n’ont aucune valeur dans le royaume spirituel. Le Saint-Esprit donne aux gens le pouvoir d’aimer, de pardonner, d’être patients, d’être pacifiques et de se réjouir des petites choses qui bénissent chaque jour de leur vie.

Les citoyens du royaume céleste diffèrent les uns des autres à bien des égards. Ils sont hommes et femmes, riches et pauvres, parlent des langues différentes, ont des apparences physiques différentes. C’est la présence du Saint-Esprit dans leur cœur, invisible à l’œil nu, qui les amène à ressentir une affinité les uns avec les autres.

Tous les royaumes terrestres sont gouvernés par le même seigneur invisible : le vieux serpent, appelé le diable et Satan. Il se présente comme un ange de lumière, promettant un paradis terrestre. Pourtant, il s’efforce toujours de diviser les gens les uns des autres. Il amène les gens à se méfier les uns des autres, dans un pays, dans un foyer, et même dans une église. Partout où l’on trouve un esprit de division, c’est l’œuvre de cet ennemi.

Les citoyens du royaume céleste doivent être conscients de cette guerre secrète et se méfier lorsque des pensées de méfiance, de peur et de colère se présentent. Cette voie mène à la mort spirituelle. Nous devons choisir de faire confiance à notre Seigneur souverain, de marcher dans la paix et l’amour.

Nous devons choisir la vie.

Publié dans Apologétique | Marqué , , , , , , , | 1 commentaire

Les anabaptistes en France au 12e siècle, bis

L’an1147: Henricus Petri Tholossanus, c’est-à-dire Henri de Toulouse, à cette époque et après, attaqua vigoureusement le baptême des enfants, avec les armes spirituelles de la vérité divine; qu’il avait déjà commencé à l’époque de Pierre de Bruys, comme il a été mentionné pour l’année 1126; et il n’a cessé de le poursuivre jusqu’à et après la mort dudit Pierre de Bruys; quelle matière est décrite par Jacob Mehrning, Bapt. Hist., page 664 comme suit : «Maintenant, Pierre de Bruys ayant été condamné et brûlé, Henri maintint vigoureusement sa doctrine; car il était un collaborateur de Pierre et avait plusieurs adeptes de sa doctrine.» Peter Cluniacensis écrit qu’entre autres choses, il a enseigné :

  1. Que les enfants ne puissent être baptisés ou sauvés par la foi d’autrui; mais ils doivent être baptisés et sauvés par leur propre foi; car le baptême sans foi individuelle ne sauve personne.
  2. Cette foi individuelle sans baptême est également inutile.
  3. Que les enfants qui n’ont pas encore atteint les années de compréhension ne peuvent pas être sauvés par le baptême de Christ.
  4. Que ceux qui ont été baptisés dans l’enfance doivent, lorsqu’ils deviennent plus âgés, être rebaptisés, car cela, dit-il, n’est pas rebaptiser, mais bien plutôt baptiser correctement.
  5. Que le corps et le sang du Christ ne soient pas offerts à la messe publique; et que ce sacrifice n’a aucune vertu pour le salut de l’âme. Encore une fois, que les autels doivent être abattus ou brisés en morceaux.
  6. Que la doctrine des formes et de la transsubstantiation du sacrement est fausse.
  7. Que la Cène ne doit plus être administrée (comme leurs accusateurs les ont chargés de le maintenir), elle ayant été donnée une fois par Christ aux apôtres.
  8. Que le sacrifice de la messe, la prière, l’aumône, et ainsi de suite, les œuvres des vivants pour les morts sont une folie et une méchanceté, et ne servent à rien.
  9. Que les moines et les prêtres se marient, plutôt que de commettre la fornication, et vivent continuellement dans l’obscénité.
  10. Que les crucifix ne doivent pas être honorés ou adorés; et les nombreuses croix, qui tendent à la superstition, devraient bien plutôt être abolies que conservées.
  11. Que l’homme ne devrait pas construire tant d’églises coûteuses, qui ne sont souvent pas utilisées pour entendre la Parole de Dieu; et ceux qui sont construits devraient être démolis.
  12. Que par le chant de l’église hurlant des prêtres et des moines, Dieu est moqué et non réconcilié.
  13. Que la viande peut être consommée le dimanche et les autres jours.
  14. Qu’ils ne reçoivent pas tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament, à savoir ceux
    qui sont appelés apocryphes; mais l’Évangile seulement.
  15. Qu’ils ne croient qu’aux saintes Écritures, mais ne mettent pas les écrits des pères sur un pied d’égalité avec eux.

L’an1199: Il est dit qu’à cette époque les Albigeois, qui ne formaient qu’une église avec les Vaudois, s’étaient tellement multipliés dans le comté de Toulouse, que, comme s’en plaignaient les papistes, «près d’un millier de villes en étaient polluées». Introduction M. M., page 52, Col. 1, de Baron. A.D. 1199, numéro 13.

Avec cela le seigneur de St Aldegonde est d’accord, quand il dit (in’t Tafereel der Geschil., cap. 12, folio 142) : «Bien que Pierre de Bruys a été brûlé comme hérétique, à Saint-Gilles, près de Nîmes, leur doctrine s’est néanmoins répandue dans toute la province de Gascogne, dans le comté de Foix, Quercy, Agenois, Bourdelais, et presque dans tout le Languedoc, et le comté de Jugrane, maintenant appelé Venise. En Provence aussi cette doctrine était presque universellement acceptée, et les villes de Cahors, Narbonne, Carcassonne, Rhodes, Aix-la-Chapelle, Mézières, Toulouse, Avignon, Montauban, S. Antonin, Puflanrens, Castres, Minerve, Béziers, Beaucaire, Lombes, Pannes, et le pays de Bigorre furent remplis avec elle, avec beaucoup d’autres villes qui leur étaient favorables, comme Tarascon, Marseille, Perces, Agenois, Marmande et Bordeaux; par quoi cette doctrine se répandit encore plus, d’un côté en Espagne et en Angleterre, de l’autre, en Allemagne, Bohême, Hongrie, Moravie, Dalmatie, et même en Italie.

«En effet, cette doctrine s’est répandue de telle manière que, si assidûment que agissaient les papes, et tous leurs représentants, aidés des princes et des magistrats séculiers, à les exterminer, d’abord par des disputes, puis par le bannissement et l’excommunication papale, et les anathèmes, proclamant croisades, indulgences et pardons à tous ceux qui commettraient des violences contre eux, et enfin, par toutes sortes de tortures, feu, potence et effusion de sang cruelle, oui, de telle manière que le monde entier était en émoi à cause de cela; pourtant, ils (les papistes) n’ont pas pu empêcher les cendres de s’envoler à l’étranger et de se disperser au loin, presque jusqu’aux extrémités de la terre.» Introduction M. M., page 52, col. 1, 2.

Publié dans Les anciens vaudois | Marqué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les anabaptistes en France au 12e siècle

L’an 1120: Jean Paul Perrin Lionnois fait mention, dans son Histoire des Vaudois et des Albigeois, 3e partie, 3e livre, cap. 1, pages 163, 164, d’un certain manuscrit daté de l’an 1120, contenant certains sermons de personnes telles qu’elles furent plus tard, à l’époque de Pierre Waldus, appelées vaudois et albigeois. Outre lesdits sermons, il existe également un tract contre le pape de Rome, qui y est appelé Antéchrist*.

Mais surtout, il est intéressant de noter que parmi les marques qui y sont attribuées à l’Antéchrist, le baptême des enfants sur une foi morte est également énuméré, et est appelé la troisième œuvre de l’Antéchrist. Puis il y a encore dénoncé, la messe, le culte des images et des reliques, ou les ossements des saints.

«La sixième œuvre de l’Antéchrist;» ces gens disaient, «consiste en ceci, qu’il tolère les péchés ouverts, et n’excommunie ni ne sépare pas les impénitents.»

«La septième œuvre de l’Antéchrist consiste en ceci, qu’il ne gouverne pas ou ne protège pas son unité par le Saint-Esprit, mais par la puissance séculière, unissant ces derniers aux choses spirituelles, pour son aide.»

«La huitième œuvre de l’Antichrist est qu’il persécute les membres de l’église du Christ, les recherche, les appréhende et les tue.»

Ainsi il est tout à fait évident que dans ces premiers temps, il y en avait déjà beaucoup qui non seulement confessaient la pureté de la vraie foi; mais même qu’ils attaquaient, avec des armes spirituelles de la sainte Parole de Dieu, le siège de Rome, malgré ce qu’ils ont été persécutés, recherchés, appréhendés et tués, comme il ressort de la huitième œuvre de l’Antéchrist; dont nous parlerons plus amplement au bon endroit.

L’an 1126: À cette époque, il y avait beaucoup de chrétiens à Arles, Narbonne, Toulouse, en Gascogne, et à d’autres endroits en France, qui ont ensuite été appelés Petrobrusiens, après Pierre de Bruys, leur plus éminent professeur, et qui aussi n’ont ni sanctionné ni pratiqué le baptême des enfants. Ceci est attesté par Pierre, abbé de Cluny, qui dit, au début de son traité contre les Pétrobrusiens : «Ils nient que les enfants qui n’ont pas encore atteint les années d’intelligence puissent être sauvés par le baptême du Christ; la foi d’un autre ne peut pas aider ceux qui ne peuvent pas utiliser leur propre foi; car, selon leur point de vue, ce n’est pas la foi d’un autre, mais la foi de chacun, qui sauve par le baptême, parce que le Seigneur dit : “Celui qui croit et est baptisé, sois sauvé, mais celui qui ne croira pas sera damné.”» Bapt. Hist., page 598, H. Mont. Nietigh., page 83, de Biblioth. Patr. Déchiré. 12, partie 2, folio 206. Aussi, Baron., A.D. 1126.

[Traduit du Martyrs Mirror]

* Cette œuvre se trouve sous la rubrique l’Antéchrist en haut de cette page

Publié dans Les anciens vaudois | Marqué , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’importance du français

Un de nos ministres s’est rendu en Côte d’Ivoire et a été invité à prêcher le sermon lors d’un culte dominical. Il parlait en anglais, le missionnaire traduisait en français et un frère local traduisait dans la langue locale. Quelqu’un pourrait demander : « Pourquoi le missionnaire n’a-t-il pas appris la langue locale ? » La réponse à cette question est une autre question : « Laquelle ? » Il existe une centaine de langues tribales en Côte d’Ivoire.

De nombreuses langues du monde servent à identifier un groupe de personnes d’héritage commun et à les distinguer des autres groupes tribaux. Imaginez essayer de diriger un gouvernement, un système juridique, un système scolaire, un système médical, une force de police, une armée, en utilisant 100 langues différentes. Ces langues servent de barrières, de murs en fait, autour des groupes tribaux individuels.

Une autre langue est nécessaire pour servir de pont pour relier tous ces groupes tribaux et permettre l’administration unifiée du pays et de toutes ses fonctions. C’est là qu’intervient le français. Beaucoup de gens peuvent encore parler leur langue tribale, mais ce n’est probablement qu’une langue orale. Pour les affaires et à bien d’autres fins, l’utilité du français comme langue nationale est devenue de plus en plus évidente. Non seulement au sein de la Côte d’Ivoire, mais aussi dans leurs relations avec d’autres pays et pour la possibilité d’accéder à toutes les ressources disponibles en langue française.

Il y a 75 millions de personnes dans le monde qui ont le français comme langue maternelle. Si on s’arrête là, le français ne semble pas être une langue très importante. Mais si l’on considère le français comme une langue de pont, une langue que les gens utilisent quotidiennement, ce nombre est beaucoup plus élevé, probablement environ quatre fois plus élevé. Et ce nombre augmente rapidement. On estime que 100 à 125 millions de personnes apprennent le français et qu’en 2050 le nombre de francophones dans le monde atteindra 500 millions. Certains disent 600 ou 700 millions.

L’anglais et le français sont les deux seules langues parlées sur tous les continents et par au moins quelques personnes dans tous les pays du monde. Il existe d’autres langues parlées par un grand nombre de personnes, mais ils ne servent pas de ponts entre les personnes d’origine ethnique différente. Le swahili sert de langue de pont dans certaines parties de l’Afrique de l’Est, mais n’est pas particulièrement utile en Europe ou en Amérique du Nord.

Sur la scène locale, 6 000 enfants à Saskatoon, notre ville la plus proche, reçoivent leur éducation en français. Certains sont issus de familles francophones et fréquentent une école française, la plupart fréquentent des écoles d’immersion française. Parmi ceux-ci se trouvent de nombreux nouveaux Canadiens d’origine asiatique et hispanique.

Que lisent tous ces gens ? Il existe une abondance d’informations et de divertissements disponibles en français, mais l’offre de documentation qui dépeint une foi anabaptiste-mennonite authentique est limitée. C’est la raison de l’existence et de l’activité du comité de rédaction français de l’Église de Dieu en Christ, mennonite, dont je suis membre.

Publié dans Les mennonites | Marqué , , , , , | Laisser un commentaire

La sagesse

La connaissance de l’univers serait en quelque sorte défectueuse si aucun résultat pratique ne s’ensuivit.
-Cicéron

Image par DEZALB de Pixabay
Publié dans Citations | Marqué , , | Laisser un commentaire