Les mennonites ne sont pas des protestants

J’applaudis la sincérité et le courage de Martin Luther lorsqu’il a cloué ses 95 thèses à la porte de l’église de Wittenberg il y a 500 ans. Je suis consterné par la sauvagerie de son discours aux armées qui luttaient contre la révolte des paysans, quand il les a appelés à « sabrer, poignarder, tuer autant que vous le pouvez », et leur a promis une entrée sûre au ciel s’ils mouraient à la bataille. Il a trouvé un moyen d’utiliser l’Écriture pour démontrer que ce meurtre ne serait qu’un acte de miséricorde, comme il l’a fait plus tard lorsqu’il a appelé à l’extermination des anabaptistes et des juifs.

J’ai peur que Martin Luther ait pris un mauvais tournant lorsqu’il a décidé de s’appuyer sur le pouvoir séculier pour établir sa réforme de l’église. Il a réussi d’effectuer une réforme de certaines des pratiques les plus flagrantes qui étaient caractéristiques de l’Église catholique romaine de son époque, mais même Luther ne croyait pas que sa réforme avait produit des gens qui étaient des meilleurs chrétiens.

Les anabaptistes et les mennonites ont toujours soutenu que seuls les chrétiens devraient être membres de l’église chrétienne. C’est-à-dire des personnes qui sont nées de nouveau et dont la vie porte la preuve d’une transformation intérieure. Nous n’avons jamais enseigné que le salut peut être gagné par les œuvres, comme l’ont fait les catholiques romains à l’époque de Luther. Mais nous ne croyons pas non plus qu’une personne dont la vie est dépourvue de tout signe de régénération puisse être chrétienne, comme Luther semblait le dire en mettant l’accent sur Sola Fides.

Quand une personne est née de nouveau, une nouvelle vie commence. Les œuvres sont les signes de vie. S’il n’y a pas d’œuvres, la foi est morte ou inexistante. Un chrétien né de nouveau n’est jamais pleinement conscient de combien sa vie a changé. Il est simplement reconnaissant pour la paix que Dieu lui a donnée et il essaie de maintenir sa connexion avec Dieu. Ses œuvres ne sont pas faites pour obtenir l’approbation des autres, et son assurance ne dépend pas de ce que pensent les autres. Ils sont simplement les effets d’une transformation intérieure.

Les réformateurs protestants croyaient que la survie de leurs églises réformées méritait de tuer ceux qui n’étaient pleinement d’accord avec eux ; les anabaptistes croyaient que la survie de leur paix avec Dieu valait la peine d’être tués.

À propos de Bob Goodnough

Vivre aujourd'hui à la lumière de l'histoire et de l'éternité
Cette entrée, publiée dans Histoire et écrits des mennonites, est marquée , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s