La noble leçon, IV

[Voici un autre portion de ce poème vaudois, écrit il y a 900 ans dans l’ancien provençal. Je voudrais bientôt en finir de publier par tranches cette version dans un langage un peu plus moderne.]

Après ils péchèrent grièvement, abandonnant la loi, c. à d. la loi de nature,
Car c’est bien prouvé par l’Écriture
Que cinq cités périrent, lesquelles faisaient le mal
En feu et en soufre Dieu les condamna
Il détruisit les félons et les bons délivra
Ce fut Loth et ceux de sa maison que l’ange en tira
Quatre furent-ils par nombre, mais l’un se condamna,
Ce fut la femme parce qu’elle regarda contre défense.
Ici a grand exemple à toute humaine gent
Qu’ils se doivent garder de ce que Dieu défend.

En ce temps fut Abraham, homme plaisant à Dieu,
Et engendra un patriarche dont furent les Juifs
Noble gent furent ceux-là en la crainte de Dieu
En Égypte habitèrent entre autre méchante gent
Là furent opprimés et contraints par longtemps,
Et crièrent au Seigneur, et il leur transmit Moïse,
Et délivra son peuple et détruisit l’autre Gent :
Par la mer Rouge passèrent, comme par belle issue ;
Mais les ennemis d’eux, lesquels les persécutaient, y périrent tous.
Maintes autres signes Dieu à son peuple fit ;
En les nourrissant quarante ans au désert, et leur donna la loi
En deux tables de pierre la transmit par Moïse :
Ils la trouvèrent écrite et ordonnée noblement.
Ceci démontre un Seigneur à toute gent,
Auquel ils dussent croire et aimer de tout leur cœur, et craindre et servir jusqu’au jour de la fin
Et un chacun aimât son prochain comme soi
Consoler les veuves, et les orphelins soutenir,
Héberger les pauvres, et les nus revêtir,
Nourrir les affamés et les voyageurs diriger,
Et la loi de ces mots garder avec diligence ;
À ceux qui le gardent est promit le règne céleste.

Le service des idoles leur mit en défense,
Homicides, adultères et toute fornication,
Mentir et parjurer et fausse promesse
Usure et rapine et mauvaise convoitise,
Ensuite avarice et toute félonie ;
Aux bons est promit la vie, et aux méchants la mort.
Alors était justice en sa seigneurie,
Car ceux qui transgressaient et faisaient méchamment
Iront à la mort et détruits sans pardon ;
Mais l’Écriture dit, et beaucoup est manifeste,
Que trente mille furent les restés au désert,
Trente mille et plus, selon que dit la loi,
Ils furent tués de glaives, de feu et de serpents,
Et plusieurs autres périrent de l’extermination,
La terre s’ouvrira, et les reçut en l’enfer.
Ainsi nous nous pouvons reprendre de notre grand assoupissement.
Mais ceux qui firent bien le plaisir du Seigneur héritèrent la terre de promesse.

À propos de Bob Goodnough

Vivre aujourd'hui à la lumière de l'histoire et de l'éternité
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