Dieu a fait trembler les évêques

En mai 1382, la campagne de Courtenay commença. Il a convoqué au couvent des Blackfriars à Londres un conseil de la province de Canterbury, devant lequel il a présenté les opinions de Wickliffe pour qu’il les juge. La doctrine de la consubstantiation figurait en premier dans la lignée des hérésies, puis la proposition selon laquelle un prêtre souffrant de péché mortel ne pouvait pas administrer les sacrements et que Christ n’avait pas ordonné les cérémonies de la messe. Deux autres hérésies étaient d’égale note : si un homme soit contrit, toute confession extérieure est superflue ou inutile, et après Urbain VI, personne ne devrait être reçu comme pape, mais que les hommes vivent, à la manière de l’église grecque, sous leurs propres lois. Les vues de Wickliffe sur les temporalités du clergé et l’inutilité des ordres réguliers ont également été condamnées. Les Lollards ont été pour la première fois définitivement mises sous l’interdiction de l’église et la guerre a été officiellement déclarée par les évêques contre les prédicateurs itinérants.

Le conseil de Blackfriars a été présenté dans l’ensemble de l’Angleterre comme un nouveau et important mouvement dans le jeu. Un étrange accident a permis aux amis de Wickliffe de se vanter que, même si leur maître a été condamné par les évêques, les évêques ont été condamnés par Dieu. C’est le 19 mai que les thèses ont été déclarées « hérésies et erreurs ». Vers deux heures de l’après-midi, alors que les ecclésiastiques étaient assis autour de la table à leur travail pieux, la maison fut secouée par un terrible tremblement de terre qui effraya tous les assistants, à l’exception de la sévère et zélée Courtenay. Il a insisté que ses subordonnés reprennent leur place et continuer à travailler, mais le choc semble avoir été plus violent que d’habitude dans notre pays, abattant des pinacles et des clochers et fait tomber quelques pierres des murs du château. Cela a enlevé à l’acte solennel de censure un peu au moins l’effet sur lequel l’évêque avait compté, et Wickliffe n’a pas laissé passer l’occasion de pointer le moral. Un tel présage n’était pas pris à léger dans un tel âge.

—G.M. Trevelyan, England in the Age of Wycliffe, pages 293-294. ©1909

À propos de Bob Goodnough

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