C’est écrit dans l’Ancien Testament que Dieu a dit: « Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir. » (Ésaïe 28.16)
Il est aussi écrit dans l’Ancien Testament que Dieu a dit : « Car je suis l’Éternel, je ne change pas » (Malachie 3.6)
Dans le Nouveau Testament, Jésus a dit, en référence à lui-même: « Sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle ». (Matthieu 16.18)
L’apôtre Paul a dit: « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 3.11)
Et dans l’épître aux Hébreux, on peut lire : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreux 16.18)
En sommaire, Dieu est immuable, Jésus-Christ est immuable, et le fondement de la foi chrétienne est immuable. Ne devons-nous pas croire que la foi elle-même est immuable (constant, durable, inaltérable, indéfectible) ? Pourquoi donc existe-t-il tant de doctrines, tant de dénominations, tant de controverses parmi ceux qui prétendent être adeptes de Jésus-Christ ?
Jésus a établi un royaume spirituel qui « n’est pas de ce monde », c’est-à-dire qu’il n’est en aucune façon lié aux royaumes politiques de ce monde. À peine quelques centaines d’années se sont écoulées avant que nombre de ceux qui se disaient fidèles à Jésus et à son royaume ne concluent une alliance avec l’empereur romain Constantin. Cela a ouvert la voie à de nombreuses autres déviations par rapport à la pureté de la foi, comme le baptême des nourrissons.
Le Credo des apôtres était une formulation très ancienne des éléments essentiels de la foi chrétienne. En 390 après J.-C., on proposa l’ajout des mots « il descendit aux enfers », et en 650 après J.-C., l’Église catholique romaine l’officialisa. Le concile de Nicée, convoqué par Constantin en 325 après J.-C., a produit le Credo de Nicée, qui ne contient pas l’expression « descendu aux enfers ». Ce credo affirme que le Saint-Esprit « procède du Père et du Fils ». Ce credo a été adopté par les Églises orthodoxes d’Europe de l’Est, mais celles-ci ont omis « et du Fils ».
Certaines innovations apparemment mineures ont donné lieu à des controverses et des divisions majeures. Mais il y a toujours eu des chrétiens qui estimaient que la foi de l’époque apostolique suffisait et qu’aucune adaptation ni innovation n’était nécessaire. La foi pure et vivante ne doit pas être recherchée chez les disciples des « héros de la foi », mais chez les gens simples qui s’en tiennent à la foi telle qu’elle était au commencement, cette foi immuable fondée sur le rocher, Jésus-Christ.
