Charité

Une des trois vertus théologales, par laquelle nous aimons Dieu comme notre souverain bien. La fin de la religion, l’âme des vertus et l’abrégé de la foi, c’est la charité.

Émile Littré, dictionnaire le Littré

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Gerhard Roosen et l’origine des Amish

C’était l’année 1697 ; des Mennonites qui fuient la persécution en Suisse avaient déjà vécu en Alsace pour quelque temps. Il y avait des dangers du dehors parce que Louis XIV avait envoyé ses troupes pour annexer l’Alsace à la France. Il y avait des dangers dedans la groupe Mennonite parce que Jacob Amman, l’un des ministres, a accusé l’église d’apostasie et de mondanité. Il a exigé une stricte conformité à une certaine forme de vêtements et d’autres choses externes. Jacob Amman et ses disciples avaient excommunié la partie des Mennonites en Alsace qui ne voient pas les choses dans la même manière. Ils étaient à leur tour excommuniés par les autres Mennonites. Par la suite, les partisans de Jacob Amman vient d’être connu comme Amish.

Au milieu de toute cette confusion, quelqu’un a écrit à Gerhard Roosen, un ministre âgé de Hambourg. Les paragraphes ci-dessous sont des extraits de sa réponse. Roosen avait 85 ans quand il a écrit ces mots et il est resté actif jusqu’à sa mort en 1711 à l’âge de 99 ans.

Il faut noter que les premiers colons Mennonites en Pennsylvanie avaient laissé la Suisse pour la Hollande, puis émigré en Amérique. Ils n’avaient donc aucun rôle dans cette triste affaire.

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Je suis de tout cœur désolé que vous avez été troublé par certains qui pensent hautement d’eux-mêmes et qui font des lois sur des choses qui ne sont pas exigés dans l’Évangile. Si les écrits apostoliques avaient indiqué comment et avec quoi un croyant doit se vêtir, et une personne voyageant dans d’autres pays auraient rencontrés des personnes qui vivaient contraire à ces règles, alors cette position pourrait être valide. Mais pour contredire l’Évangile en liant la conscience à une certaine forme de chapeaux, de vêtements, de chaussures, de chaussettes ou des cheveux, qui diffèrent d’un pays à un autre, et de prendre sur lui l’autorité d’excommunier ceux qui n’acceptent pas ces règles et de chasser de l’église comme un levain ceux qui n’évitent pas un tel, est quelque chose que ni le Seigneur Jésus dans les Évangiles, ni les saints apôtres ont commandé, d’être lié par ces choses externes, et n’ont donné ni loi ni règle dans cette question.

Dans toutes les lettres de Paul, nous ne trouvons pas un seul mot qu’il a donné des commandements aux croyants sur la forme ou style de vêtements qu’ils devraient porter, mais plutôt qu’il nous exhorte à nous accommoder aux choses humbles. Je considère qu’il est bon et droit de se comporter comme les coutumes du pays dans lequel on séjourne. Mais il est raisonnable et juste que tout luxe, orgueil et luxure charnelle soit évitée (1 Jean 2), et de ne pas accepter rapidement de nouveaux styles de vêtements, ni les modifier pour se conformer à la mode. Cela est quelque chose d’être discipliné. Mais là où il est devenu l’usage courant dans un pays, il est honorable et bon d’accepter un tel usage, si on le fait dans l’humilité.

Merci à Dieu, je ne veux pas la convoitise des yeux, ni l’orgueil de ce monde, mais j’ai toujours porté à peu près le même style de vêtements. Mais si j’aurais porté un autre style, selon l’usage du pays, devrais-je être excommunié à cause de cela ? Cela serait déraisonnable et contraire à l’Écriture.

Le Seigneur a ordonné, bien sûr, qu’il doive y avoir de la discipline dans l’Église de Dieu pour les membres obstinés et tels que résistent à la loi de Dieu dans l’Évangile. Par conséquent, on doit se demander si ce que nous voulons lier y seront également lié, ou commandé à être lié.

Les Saintes Écritures doivent être notre norme. Nous devons nous y soumettre ; non pas courir en avant, mais les suivre, non pas impétueusement, mais avec prudence, crainte et affliction ; car il est une chose périlleuse dans le jugement de Dieu de lier sur la terre ce qui n’est pas lié dans le ciel.

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Canons d’Hippolyte

L’évêque Hippolyte de Rome, mort martyr en 235, nous a laissé une liste de professions interdites aux chrétiens. Voici quelques extraits de ce livre :

Qu’on fasse un enquête sur les metiers et professions de ceux qu’on amène pour les instruire.

Si quelqu’un est tenacier d’une maison qui entretient des prostituées, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.

Si quelqu’un est sculpteur ou peintre, qu’on lui apprenne à ne pas faire des idoles ; s’il ne veut pas cesser, qu’on le renvoie.

Si quelqu’un est acteur, ou qu’il donne des représentations théâtrales, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.

De même, qu’un conducteur, ou quelqu’un qui prend part aux jeux publics, ou qui y va, cesse, ou qu’on le renvoie.

Qu’un gladiateur, ou quelqu’un qui apprend aux gladiateurs à combattre, ou quelqu’un qui s’occupe de la chasse, ou un officier public qui s’occupe des jeux des gladiateurs, cesse, ou qu’on le renvoie.

À un soldat qui se trouve auprès d’un gouverneur, qu’on dise de ne pas mettre à mort ; s’il en reçoit l’ordre, qu’il ne le fasse pas ; s’il n’accepte pas, qu’on le renvoie.

Que celui qui possède le pouvoir de glaive, ou le magistrat d’un cité qui porte le pourpre, cesse, ou qu’on le renvoie.

Si un catéchumène ou un fidèle veut se faire soldat, qu’on le renvoie, car il a méprisé Dieu.

-extrait du livret Les chrétiens évangéliques adeptes de la non violence, par Jules Lambotte, Jr., Éditions « Le Phare », Flavion, Belgique, 1966.

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Les petits héros

Récemment, dans une petite ville dans l’ouest de la France, un père était à la maison avec ses deux petits enfants, âgés de cinq et deux ans, tandis que sa femme travaillait dans une ville 12 km de chez eux. Soudainement, le père s’effondrait et n’a pas répondu aux questions du garçon de cinq ans.

Le garçon a décidé d’aller dire à sa mère ce qui est arrivé. Il a mis une veste, monté sur son vélo et a commencé sur la route. Il était allé trois kilomètres quand un agriculteur, au retour de chez lui après un cours d’art, l’a vu et l’a arrêté pour voir ce qui n’allait pas. Le garçon avait seulement son pyjama sous sa veste et des tongs aux pieds. Il était nuit, froid et il pleuvait ; le garçon était trempé et il frissonnait. Il a dit à l’agriculteur, « Mon papa est mort. »

L’agriculteur a pris le garçon dans sa voiture pour se réchauffer, tandis qu’un autre passant a téléphoné au numéro d’urgence. Le garçon ne savait pas son nom de famille ou son adresse. Les services d’urgence ont appelé le maire de la ville de 2 000. Il a digéré le peu d’informations que l’agriculteur et le garçon pouvait donner et a suggéré une adresse. Une ambulance est allée à cette adresse et a trouvé le père, qui n’était pas mort, mais avait subi une crise cardiaque, et l’a transporté à l’hôpital.

Le père fut bientôt en mesure de retourner à la maison pour récupérer. J’espère que, après une nuit tellement tumultueuse, le petit a obtenu au moins un jour de congé d’école.

Cette histoire m’a fait rappeler un incident qui a fait les nouvelles pendant que nous vivions à Montréal. Une jeune mère avait un type grave de diabète et s’inquiétait de ce qui se passerait si elle tombait dans un coma diabétique pendant que son mari était au travail. Elle a essayé de montrer à sa fille de trois ans comment composer le 911, mais la petite fille semblait penser que c’était un jeu et la mère a abandonné, pensant que l’enfant était tout simplement trop jeune.

Un jour, il est arrivé — la mère a glissé dans un coma diabétique. La petite fille alla au téléphone, décrocha le combiné et poussa le 9-1-1. Quand quelqu’un a répondit, elle a dit « Maman bobo, maman bobo », posa le téléphone et a ouvert la porte pour attendre l’arrivée de secours.

En peu de temps elle a vu arriver un camion de secours des pompiers, puis une ambulance, puis une voiture de police. Avec tous ces gens formés dans les soins d’urgence la mère a été rapidement fait sortir du coma, puis emmené à l’hôpital pour être examiné. Le mari est arrivé à l’hôpital pour constater que tout était maintenant bien et il fut bientôt en mesure de prendre sa famille et retourner à la maison.

Sans doute, ces deux petits enfants ont sauvé la vie de leurs parents. Les enfants doivent être enseigné leur nom complet, leur adresse et le numéro à appeler en cas d’urgence (911 en Amérique du Nord, 112 en Europe). Ne jamais sous-estimer la capacité d’un enfant d’aider.

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Laïcité et les anabaptistes

Selon le Petit Robert, laïcité est le « Principe de la séparation de la société civile et de la société religieuse, l’État n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Églises aucun pouvoir politique. »

Cela s’accorde bien avec le génie de l’église primitive, dont les membres se sont abstenus du culte des dieux nationales, mais en même temps l’ont considéré comme un devoir d’obéir à toutes les autres lois qui ne s’ingéraient pas dans la pratique de leur foi. Le concept même de la séparation entre l’État et l’Église est fondé sur les enseignements du Nouveau Testament, même si l’histoire nous démontre combien difficile c’était pour beaucoup de ceux qui s’appelaient chrétiens de l’accepter.

Le christianisme véritable ne réclame aucune droit d’exercer l’autorité sur autrui. Si on n’est pas chrétien par sa propre choix, il n’est pas vraiment chrétien. Je ne veux pas ignorer l’entremise du Saint Esprit dans ce choix, mais l’Esprit ne contournera jamais le libre arbitre de l’homme.

Donc, en tant qu’Anabaptiste/Mennonite, je crois dans la liberté de conscience, pour moi-même et pour tous le monde. Je me tiens à ce principe même pour ceux qui croient des choses que je considère d’être abominables. C’est seulement lorsqu’un tel croyance devient un menace à la sécurité de mes concitoyens que je crois que l’État a le droit, et le devoir, d’intervenir.

Vivre dans une société libre et ouverte ne veut dire que je peux m’exempter du devoir de défendre ma foi. Les paroles de Pierre sont valables en toutes circonstances : « Mais sanctifier le Seigneur dans vos cœurs et soyez toujours prêts à répondre, avec douceur et avec respect, à chacun qui vous demande raison de l’espérance qui est en vous. » (1 Pierre 3.15)

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Les anges dans nos compagnes

Les anges dans nos campagnes
Ont entonné des chœurs joyeux.

Les messages des anges au temps de la naissance de Jésus-Christ :

Un ange a parlé à Zacharie, le père de Jean-Baptiste (Luc 1.11-19) : Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l’autel des parfums. Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s’empara de lui. Mais l’ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit-Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. Zacharie dit à l’ange : A quoi reconnaîtrai-je cela ? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge. L’ange lui répondit : Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu ; j’ai été envoyé pour te parler, et pour t’annoncer cette bonne nouvelle.

Un ange a parlé à Marie (Luc 1.26-38) : Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L’ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L’ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin. Marie dit à l’ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n’est impossible à Dieu. Marie dit : Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! Et l’ange la quitta.

Et à Joseph (Matthieu 1.18-24) : Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.

Au bergers (Luc 2.8-14) : Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie: c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant: Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, paix sur la terre et bienveillance envers les hommes !

Aux mages et à Joseph (Matthieu 2.12-15) : Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Lorsqu’ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu’à ce que je te parle ; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : J’ai appelé mon fils hors d’Égypte.

Et encore à Joseph (Matthieu 2.19-21) : Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte, et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts. Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère, et alla dans le pays d’Israël.

Joyeux Noël !

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Être dans le monde, non pas du monde

Avec le Nouveau Testament une nouvelle idée a été lancée ; le monde a été traité à un concept nouveau et révolutionnaire de la société, à savoir que les hommes peuvent s’accorder dans la place du marché, même si elles n’adorent pas au même sanctuaire. Le Nouveau Testament conçoit de l’humanité comme une chose composite ̶ qui est composée de factions. Il suppose que certains hommes célèbrent la même croix sur lesquelles les autres hommes trébuchent… Et il suppose que telle diversité sur le plan de la religion ne signifie pas cacophonie sur la place publique. Il pense que, même si les hommes diffèrent essentiellement et radicalement au sujet du lieu d’adoration, ils ne doivent pas se heurter dans la place du marché.

Dans cette nouvelle façon de regarder une société, il est clairement impliqué qu’il y a des ressources dans le cœur humain non encore régénéré… qui sont adéquats pour les affaires de l’État, les loyautés qui sont adéquates pour le niveau politique.

Dans la vision du Nouveau Testament, ce que nous appelons aujourd’hui l’État et ce que nous appelons aujourd’hui l’Église sont des organismes qui répondent aux différentes loyautés. L’État exige une loyauté que l’homme peut donner, indépendamment de son orientation religieuse, l’Église exige une loyauté que lui seul peut donner qui croit en Christ. L’État a une épée avec laquelle elle gouverne les hommes, les contraignant le cas échéant. L’Église a une épée aussi, mais elle est l’épée de la Parole de Dieu, une épée qui ne va pas plus loin que la persuasion morale.

Le Nouveau Testament n’envisage pas de difficulté dans l’accomplissement du cette division du travail – tant que les deux côtés jouent dans le registre qui leur est désignée ; il n’envisage la difficulté que lorsque l’un des deux va en dehors de sa province, comme dans Actes 4:18, lorsque les hommes dans l’uniforme de l’État disent aux gens s’ils peuvent prêcher et ce qu’ils peuvent dire. Le Nouveau Testament implique que tant que l’Église et l’État désherbent chacun dans son propre jardin, il y aura un modus vivendi acceptable.

Ce fut un nouveau perspectif, aussi nouveau pour être révolutionnaire. Le monde n’a jamais vu de semblable auparavant. Car toute la société pré-chrétienne est sacrée. Par sacrée, nous voulons dire liés par une loyauté religieuse commune. Par la société sacrée, nous voulons dire la société tenue ensemble par une religion à laquelle tous les membres de cette société se sont engagés.

Il était parce que les Juifs de l’époque de Jésus étaient pré-chrétienne, et donc incapable d’envisager une société non-sacrée, que la question, « est-il permis, ou non, de payer le tribut à César » leur semblait être un problème insoluble. Comment peut un homme, ils ont demandé, être fidèle à la communauté politique en payant ses impôts, sans pour autant être déloyal envers la communauté religieuse, l’Église ? Ils ne savaient pas de réponse à cette question. Elle les tourmentait chaque fois qu’ils s’emmêlaient avec elle. Et pour cette raison, ils ont confronté le Maître avec elle, afin qu’il puisse être gêné par elle et être mise au pied de mur. Comment grande doit avoir été leur surprise de la facilité avec laquelle Jésus, agissant sur le nouveau perspectif qu’il est venu à communiquer, a navigué à travers le dilemme avec « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est de Dieu » Dans sa façon de penser il n’y avait même pas de problème.

Il est impliqué dans la vision du Nouveau Testament que le christianisme n’est pas une chose pour créer une culture mais plutôt une qui influent sur la culture. Partout où l’Évangile est prêché la société devient composite ; donc, puisque la culture est le nom donné à l’héritage spirituel total de tout un peuple, il ne peut jamais y avoir une telle chose comme une culture chrétienne ; il ne peut y avoir que des cultures dans lesquelles l’influence du christianisme est plus ou moins apparente. Le Nouveau Testament ne dresse pas une « culture chrétienne » contre une culture non chrétienne ; il introduit plutôt un levain dans toute culture existant dans lequel il se glisse.

Le christianisme primitif a agi sur l’idée que Jésus était venu pour créer « un peuple à l’intérieur d’un peuple » ; il a compris que c’est par l’acte de foi que les hommes deviennent les Fils de Dieu, une filiation qui n’est pas simplement en continuité avec la filiation qui est par nature… Le monde du christianisme primitif était peuplé de gens qui étaient témoins et des gens à qui on a témoigne. Il a donc conçu d’une société composite, et non monolithique.

Traduit du The Reformers and Their Stepchildren, écrit par Leonard Verduin. © 1964 par Wm. B. Eerdmans Publishing Company

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Le cinquième trompette sonne toujours

« Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clef du puits de l’abîme lui fut donnée, et elle ouvrit le puits de l’abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise ; et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre ; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu’ont les scorpions de la terre. » Apocalypse 9.1-3

L’union monstreuse du pouvoir séculier et du christianisme déchu avait, dès Constantin,  assuréla domination d’un paganisme comouflé d’Évangile. Sauvagerie de luttes doctrinales, esprit dominateur et dissolu du clergé, superstition, absurdité de notions et de pratiques idolâtres, toutes ces choses ont transformé la saine et bienfaisant piété qu’avait apportée Jésus-Christ en une scandaleuse réligion. Mahomet, qui tirait vanité de n’avoir jamais voulu apprendre à lire ni à écrire, était dans l’impossibilité morale de prendre contact avec la révélation du christianisme véritable.

[Mahomet] ambitionna bientôt de réformer les idées de son peuple, qui était alors mi-paiën et mi-christianisé. Il lui offrit mieux que le paganisme en faisant disparaître la notion de la pluralité des dieux ; il lui apporta plus que la christianisme dégénérée en faisant revivre certains principes élémentaires d’ordre, de sagesse, de moralité, de justice, et de piété, lamentablement perdus de vue par les faux disciples de Jésus-Christ.

Mais il lui donna moins que le christianisme primitif, en combattant la doctrine de la Trinité, en ignorant la rédemption, en laissant de côté la véritable spiritualité et en ouvrant de nouvelles avenues à la nature charnelle de l’homme par des avantagews terrestres et par des promesses célestes entièrement contraires à l’esprit de l’Évangile.

L’Islam est devenu, sur des territoires immenses et pour plus de mille ans, l’obstacle le plus insurmontableque l’Évangile ait jamais rencontré dans l’histoire. L’élémentaire de sa doctrine et de sa pratique a gagné les cœurs. Instinctivement moulé sur les penchants de l’homme naturel, il ne lui demande qu’un insignifiant minimum de sacrifices contre un maximum de privélèges. Comme substitution au christianisme évangélique, l’Ennemi ne pouvait mieux inventer. Réligion de moindre effort, l’Islam a immobilisé la pensée, la morale et les ambitions spituelles de ses adeptes. Et cela de telle manière que ceux qu’il a conquis sur le paganisme ont été assez satisfaits de cette avance trop facile pour imaginer que d’autres progrès réligieux leur fussent possibles ou mêmes désirables.

Il eût été presque inconcevable que, dans une prophétie de « ce qui devait arriver », n’eût pas été mentionné un bouleversement aussi capital, intéressant non seulement la province des sept églises d’Asie, mais l’Orient tout entier et jusqu’à notre propre nation. … Jusqu’à nos jours l’Islam eest demeuré la problème missionnaire le plus déroutant de tous, et, pour les états civilisés, le problème estérieur le plus fertile en embarras politiques, sociaux, culturels et moraux.

-Robert Dubarry, prédicateur baptiste français, d’un livre qui apparut dans l’an 1954.

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Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix

Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix,
Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d’amour.

Là où demeure la haine,
Que nous apportions l’amour.
Là où se trouve l’offense,
Que nous cherchions le vrai pardon.

Là où grandit la discorde,
Que nous cherchions l’unité.
Là où l’erreur est presente,
Que nous parlions la vérité.

Là où persistent les ombres,
Que nous mettions la lumière.
Là où règne la tristesse,
Que nous fassions chanter la joie.

Là où s’attarde le doute,
Que nous apportions la foi.
Là où s’installe la crainte,
Que nous fassions briller l’espoir.

Fais de nous ceux qui consolent,
Non ceux qu’il faut consoler.
Fais de nous ceux qui comprennent,
Non ceux qui doivent être compris.

Car c’est à celui qui donne,
Qu’en retour Dieu donnera.
Car à celui qui pardonne,
À son tour on pardonnera.

Ce poème, ou prière, n’était pas connu avant l’an 1912, lorsqu’il est apparu dans un livret des dévotions publié à Paris. Le nom de l’auteur n’était pas donné, mais depuis l’an 1925 il est souvent attribué à St. François d’Assise. L’évidence de cela est toujours introuvable. N’importe qui les ont écrits, ce sont des bonnes paroles pour guider nos méditations après le carnage à Paris hier soir.

Sans doute, le gouvernement français ripostera contre ceux qui sont à l’origine de cette œuvre de haine. C’est son devoir. « Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. » (Romains 13.4)

Mais enfin, on doit se rendre compte que la haine ne peut pas être vaincu par la haine. En tant que chrétiens, disciples du Prince de la Paix, nous devrions avoir le cœur pur, exempt de haine et d’amertume. Nos rapports avec les gens autour de nous devraient toujours être empreintes d’amour, de gentillesse et d’honnêteté. Si nous regardions tous les musulmans et tous ceux qui ont l’air d’être Arabe comme nos ennemis, comment donc pourraient-ils croire que le christianisme est une religion d’amour et de paix ?

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Baptême le moindre des commandements

Le baptême est le moindre de tous les commandements que Dieu nous a donnés. Il est un commandement beaucoup plus important d’aimer vos ennemis, faire du bien à ceux qui font le mal à vous, de prier en eMennoSimonssprit et en vérité pour ceux qui vous persécutent, à subjuguer la chair sous la Parole de Dieu, de fouler aux pieds tout orgueil, convoitise, impureté, haine, envie et intempérance, pour servir votre prochain avec l’or, l’argent, avec maison et biens, vie et mort, et même d’être libre de tout désir malsain, paroles inconvenantes et mauvaises œuvres, d’aimer Dieu et sa justice, sa volonté et ses commandements de tout ton cœur, et de porter la croix du Seigneur Jésus-Christ avec un cœur joyeux. Peut-on comparer le commandement du baptême à tout cela ? Je le répète, il est le moindre des commandements qui nous ont été donnés, car il n’est plus d’une petite œuvre externe, à savoir l’application d’une poignée d’eau. Maintenant, celui qui a obtenu ce qui est la plus importante, à savoir l’œuvre intérieur, ne dira jamais, « Qu’est-ce que l’eau peut faire pour moi ? » mais avec un cœur reconnaissant et obéissant il entendra et accomplira les paroles de Dieu. Mais tant qu’il n’a pas l’œuvre intérieur, il peut très bien dire, « Qu’est-ce que l’eau peut faire pour moi !»

-Menno Simons

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