Il y avait des ténèbres à la surface de l’abime

Lors de sa création la terre était tohu et bohu – informe et vide selon la traduction de Louis Segond. Et il y eut des ténèbres sur toute cette abime chaotique – non pas une obscurité physique, qui serait vide de sens devant la vision du Créateur – mais les ténèbres spirituelles étaient présentes depuis le début et allait bientôt commencer à se manifester leur présence subversive dans la création de Dieu.

« Et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » Cela indique une surveillance délibérée du chaos ci-dessous avec un plan pour ce qu’il deviendrait. La première indication de ce plan a été démontré lorsque Dieu a dit « Que la lumière soit », et instantanément il y avait de la lumière, et une démarcation claire entre la lumière et l’obscurité.

Bientôt Dieu fit que la terre sèche remonte de l’eau, et il a procédé à remplir la terre avec de la végétation, les animaux, les oiseaux et enfin l’humanité. La séquence des événements dans les jours de la création sont importants. Le conflit entre la lumière et les ténèbres, entre la mer et la terre, sont des thèmes qui se jouent tout à travers la Bible, et ces conflits existaient avant que l’homme a fait son apparition sur la terre.

Je ne vais pas dire beaucoup sur l’obscurité et la lumière, car je soupçonne que le concept de la puissance des ténèbres et le Dieu qui apporte la lumière sont au moins assez familiers à la plupart des gens. L’eau et la mer sont souvent utilisés dans la Bible en tant que symboles de l’état instable dans lequel la plupart des gens du monde existe. Considérez les versets suivants:

Apocalypse 17.15 – Et il me dit : Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues.
Psaumes 18.
5 – Les douleurs de la mort m’avaient environné, et les torrents des méchants m’avaient épouvanté.
Psaumes 65.
8 – Il apaise le mugissement des mers, le mugissement de leurs flots, et le tumulte des peuples.
Isaiah 8.7
– Voici, le Seigneur va faire monter contrer eux les puissantes et grandes eaux du fleuve, (le roi d’Assyrie et toute sa gloire): il s’élèvera partout au-dessus de son lit, et il se répandra sur toutes les rives.
James 1.6
– Mais qu’il la demande avec foi, sans douter, car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre.

Il y a des créatures redoutables dans cette eau, dont Léviathan semble être le chef. La description de Léviathan dans le livre de Job a conduit de nombreux commentateurs des années passées à lui identifier comme un crocodile. Redoutable comme peut être un crocodile, l’agitation et la dévastation causée par Léviathan va bien au-delà de ses pouvoirs. Des écrivains plus récents conjecturent que Léviathan était un dinosaure vivant dans l’eau. Peut-être cela nous amène un peu plus près à la description physique, mais les passages bibliques décrivant Léviathan allaient au-delà même de cela. Ils semblent décrire une puissance spirituelle qui est derrière l’agitation des eaux et le mugissement des vagues de ce monde – Satan lui-même.

Isaiah 27.1 – En ce jour, l’Éternel frappera de sa dure, grande et forte épée, le léviathan, serpent fuyard. le léviathan, serpent tortueux ; et il tuera le monstre qui est dans la mer.

La terre sèche – eretz – est destiné à être un lieu de sécurité et de stabilité pour ceux qui mettent leur confiance en Dieu. Néanmoins, l’Apocalypse nous montre les prototypes de deux formes de fausses religions. On se lève de la mer de l’humanité confuse qui ne connaît pas Dieu et son pouvoir vient du dragon, ou Léviathan. Ceci est le paganisme et toutes les formes de la fausse religion. L’autre se lève de la terre, a l’apparence d’un agneau, mais parle comme le dragon. Ceci est la contrefaçon et le christianisme et il est aussi dangereux que le premier.

Dieu a promis une terre à son peuple de l’Ancien Testament – Erets Israël. Ils la possédaient en paix pendant une courte période. L’enseignement Dieu règnera de nouveau d’un trêne en Erets Israël n’est que le fantasme et l’illusion. Il a préparé quelque chose bien meilleure pour son peuple. La description de la Nouvelle Jérusalem montre un pays où il n’y a pas plus de ténèbres et où la mer est maintenant une mer solide et sûre de cristal. Il n’y a pas plus de monstres ; il n’y a pas de mal, pas de douleur. Les rachetés de tous les âges y habiteront dans la paix et la joie en présence de leur Seigneur et Rédempteur.

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La dispensationalisme jusitifie la crucifixion – partie 2

LA CONSPIRATION
Il est
écrit que depuis longtemps les principaux sacrificateurs et les chefs du peuple avaient observé de près le Seigneur et leurs espions avaient suivis ses pas, étant dans un état d’alerte à cause des multitudes qui avaient été attirées à lui par les miracles qu’il a faits ; et il est écrit aussi que leur alarme a été grandement augmentée par la résurrection de Lazare. Lorsque le rapport de ce miracle leur était apporté, ils étaient dans la consternation, se rendant compte qu’une action immédiate et drastique de quelque sorte était nécessaire pour causer sa destruction. Par conséquent, ils ont réuni en hâte un conseil des chefs des prêtres et les pharisiens pour dresser un plan (Jean 11.46, 47). Il a été possible de convoquer le Sanhédrin rapidement à ce moment-là, parce que la Pâque s’approchait, au cours de laquelle saison tous les hommes éminents de la nation se rassemblaient à Jérusalem. Ce que les principaux sacrificateurs craignaient était que, à cause de ses « nombreux miracles » — non, que ce soit noté, en raison de ce qu’il a prêché ou enseigné — tout le peuple croirait en Lui, c’est-à-dire, le reconnaître comme le Messie promis et le roi, dont la conséquence serait que les armées romaines allaient marcher contre eux et enlever à la fois « et notre ville et notre nation » (Jean 11.48). Dans leur manière de voir les choses, ils étaient menacés d’un catastrophe nationale et d’extinction. Par conséquent, sur les conseils de Caïphe, qui était président du Sanhédrin cette année (lesquels conseils étaient en réalité une prophétie) la mort immédiate du Christ a été décidée comme une nécessité politique impérative — « Que la nation entière ne périsse pas » (Jean 11. 50). Le plan convenu pour la réalisation de cet objet était de l’accuser du crime de fomenter la sédition contre César. Il était un plan très astucieux ; pour, en cas de succès, il n’aurait pas seulement amené à la mort de Jésus, mais aussi donné une preuve convaincante de leur fidélité à César. En parfait accord avec ceci est le fait enregistré que lorsque Pilate, dans le cadre du procès de Jésus sur la charge de vouloir faire de lui-même un roi, leur demanda: « Crucifierai-je votre roi ? ». Les principaux sacrificateurs écrièrent, « Nous n’avons pas de roi que César » (Jean 19.15).

UN PROCÈS JUDICIAIRE EXTRAORDINAIRE
On pourrait chercher en vain les pages de l’histoire pour trouver un autre cas où une personne accusée d’un crime capital a été soumis successivement à un procès par deux tribunaux différemment constitué. Et cette caractéristique unique du procès de Jésus-Christ est le plus extraordinaire parce que les deux tribunaux devant lesquels il a été successivement mis en accusation étaient de nationalité diverse – l’un juif, l’autre romaine – et aussi divers ordres – l’un ecclésiastique, l’autre civile. Il a été premièrement accusé devant le Sanhédrin juif, sur laquelle Caïphe a présidé, étant « souverain sacrificateur cette année-là » (Jean 11.49) : puis devant le gouverneur romain. Et donc il faut qu’elle eût été, afin que les Écritures soient accomplies, qui ont prédit la manière de sa mort (Matthieu 27.35). Car la méthode habituelle d’exécution pratiquée par les Juifs était la lapidation ; d’ailleurs, au cours de la période de domination romaine, il n’a pas été permis pour eux de mettre un homme à mort (Jean 19.31).

L’ACCOMPLISSEMENT DE PROPHÉTIE
Les événements de clôture de la vie de notre Seigneur ont été clairement annoncés par les prophètes. Ainsi, dans le deuxième psaume, nous lisons : « Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l’Éternel et contre son oint ? —  Brisons leurs liens, Délivrons-nous de leurs chaînes ! — »

Il n’y a aucune incertitude quant à l’accomplissement de cette prophétie ; car les disciples, après avoir récité ces versets du Psaume, a déclaré : « En effet, contre ton saint Fils Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d’Israël, pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d’avance »(Actes 4. 24-28).

Ainsi, la grande confédération des Juifs et des Gentils, les rois de la terre et les dirigeants, ayant eux-mêmes mis au mépris contre l’Éternel et contre son Christ, ne réussit qu’à accomplir ce que ses conseils éternels avaient décrété avant d’être fait. C’est pourquoi, à travers tous les siècles jusqu’à nos jours, le peuple de Dieu ont été parfaitement convenus que le chemin, et le seul chemin possible, au trône de David pour lui, et le seul moyen possible de salut pour eux, était le chemin de la croix, le chemin de sa mort et sa résurrection ; que Christ souffrît ces choses mêmes avant qu’il pourrait entrer dans sa gloire promise ou être le Sauveur de son peuple (Luc 24: 25-27).

  • traduit de l’œuvre de Philip Mauro. À suivre.
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La dispensationalisme justifie la crucifixion

[Ce qui suit ci-dessous est la première partie d’un ouvrage écrit il y un siècle par Philip Mauro, éminent avocat de New York. Au commencement de sa vie chrétienne, il a entendu et cru la doctrine de dispensationalisme. Cependant, après l’avoir examiné de plus près, il l’a abandonné. Par la suite, il a écrit plusieurs livres au sujet de l’accomplissement des prophéties de la Bible. Ceci est la plus courte.]

« Le lieu appelé Calvaire » (Luc 23.33) a obtenu une distinction durable et sanctifié bien au-dessus et au-delà de toutes autres lieux de la terre, car à cette place la peine de mort qui avait été prononcée par les deux tribunaux — la juive et la romaine, l’ecclésiastique et la civique — a été dûment exécuté sur Jésus de Nazareth.

Cette pénalité a été effectuée en stricte conformité avec le processus de la loi répandue à cette époque et lieu, la procédure pénale de la Rome impériale. Même l’exigence selon laquelle l’infraction pour laquelle la peine de mort a été exigé devrait être placardée au-dessus de la tête du criminel, a été dûment observé dans ce cas. Notre attention est dirigée vers ce détail de la crucifixion de notre Seigneur par l’importance impressionnante qu’elle est donnée dans chacun des quatre évangiles ; et, comme on peut comprendre de cette seule circonstance, l’incident est d’une signification profonde. Il était Pilate lui-même qui a formulé cette « accusation » et qu’il avait l’intention délibérée de la rédiger comme il l’a fait, est fait très évident ; quand les principaux sacrificateurs faisaient des remontrances à lui, lui demandant de « N’écris pas, Roi des Juifs ; mais écris qu’il a dit, je suis Roi des Juifs ; Pilate répondit sèchement : « ce que j’ai écrit, je l’ai écrit » (Jean 19.l9-21).

Ne laissons pas passer la signification de cela. Ce que Pilate avait écrit était la vérité ; mais on ne doit pas supposer qu’il le savait, donc on est conduit vers l’hypothèse où il dicta ces mots sous la contrainte de l’Esprit de vérité. Nous rappelons que lorsque Christ, en répondant à une question de Pilate, avait dit : « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité », « Qu‘est-ce que la vérité », le gouverneur a demandé à sa fameuse question, (Jean 18.37, 38). Et maintenant Pilate, agissant en sa qualité officielle en tant que représentant de l’Impériale César, le chef suprême du monde, a proclamé la vérité, l’amenant à être inscrit en hébreu et en grec et en latin, pour atteindre les oreilles et remuer les cœurs de tous les futurs générations de l’humanité.

De même Caïphe, lorsqu’il préside le Sanhédrin en sa qualité officielle au moment où ils prenaient conseil contre le Seigneur et contre son Oint, avait été contraint par l’Esprit à prophétiser que Jésus devait mourir pour le peuple (Jean 11.49-52 ; 18.14).

Mais alors que Pilate, sans doute involontairement et sous la contrainte divine, a écrit ce qui était vrai et de la plus haute importance, ce que les principaux sacrificateurs l’ont exhorté à écrire était infâme et fausse ; car notre Seigneur Lui-même ne s’est jamais proclamé roi des Juifs. Il est nécessaire que cela soit soigneusement noté. Ce qu’ils ont exhorté Pilate à écrire était en effet l’accusation qu’ils avaient décidée, en conclave solennel, pour amener contre lui, mais c’était une fausse accusation et les accusateurs avaient lamentablement échoué dans leurs efforts pour le soutenir par le témoignage des témoins. Pilate lui-même avait ainsi jugé pendant le procès (Luc 23.4, 14).

On voit donc que la question que nous sommes sur le point d’étudier implique un problème entre la parole de Pilate et celle des accusateurs du Christ. Qui avait raison ?

Il n’y a pas, bien sûr, aucun doute dans l’esprit de tout chrétien que Jésus de Nazareth a été et est le Messie promis d’Israël ; le Fils de David si longtemps attendu, qui devrait sauver son peuple de la main de leurs ennemis ; pour cela est en effet « la vérité ». Qu’il était et qu’il est « le Christ, le Fils du Dieu vivant » et qu’il est l’Oint de Dieu est donc la vérité fondamentale du christianisme (Matthieu 16.l & 18). Par conséquent, étant véritablement « Le bienheureux et seul souverain, le roi des rois et le Seigneur des seigneurs » Il était vêtu avec le plein pouvoir et autorité de faire tomber les puissants de leurs sièges et de déposer même César Impérial du trône du monde. Et non seulement cela, mais il aurait pu, même à ce moment-même, appeler à l’exécution de son royal dicte plus de douze légions d’anges (Matthieu 26.53). Quant à tout cela, il n’y a pas lieu pour la discussion. La question qu’un système moderne de doctrine qui a trouvé acceptation avec beaucoup de chrétiens orthodoxes impose sur nous est la suivante : est-ce que notre Seigneur, au cours de son ministère terrestre, faitt (ou autoriser d’autres à faire) des actes manifestes, ou prononcé (ou autoriser ses disciples à prononcer) des paroles qui relevaient de la trahison ou de la sédition ? A-t-il jamais fait ou autorisé des actes ou prononcé ou autorisé des paroles d’une nature subversive du gouvernement qui existait sur la terre ? Plus précisément, a-t-il jamais présenté ou annoncé lui-même comme roi terrestre, le prétendeur du trône de David ? A-t-il jamais offert aux peuples opprimés de Judée, que ce soit en personne ou par la bouche de ses disciples, le royaume terrestre qu’ils avaient appris à attendre ? Avait-il jamais, par parole ou action, cherché à inciter à l’insurrection contre la domination de César, ou donné aucune encouragement quel que ce soit aux ambitions politiques des Juifs?

Ce sont, en substance, les choses dont il a été accusé par les dirigeants des Juifs ; et maintenant nous, chrétiens du vingtième siècle, se trouvent confrontés à une situation qui exige de notre part une enquête sur les dossiers inspirés dans le but de déterminer s’ils appuient ces accusations ou si, au contraire, la preuve qu’ils contiennent les réfute complètement. L’enquête proposée peut être facilement fait ; pour ces dossiers comprennent quatre comptes séparés et détaillés des faits et gestes de notre Seigneur. D’ailleurs, ces comptes rendus sont si clairs ; si complètes, si simplement écrits que « le peuple », qui a toujours « l’écoutait avec plaisir », sont aussi bien en mesure de comprendre et d’évaluer les éléments de preuve qu’ils contiennent et de trancher sur la question en cause, qu’une faculté d’érudits ou un banc de juristes avisés.

– à suivre

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Qu’est-ce qui rend attrayante une église ?

La fréquentation aux églises est en chute libre à travers le Canada depuis des années. Certes, on construit de nouvelles églises, quelques-uns très grandes. Beaucoup d’autres ont été démolies ou utilisés pour d’autres buts. C’est probablement la majorité des gens dans notre pays qui n’ont jamais mis les pieds dans une église. De nos jours, la plupart des mariages et des funérailles ne se déroulent pas dans une église. Que peut-on faire pour redresser cette chute d’intérêt ?

Les églises chrétiennes se sont toujours engagés pour aider les veuves et les orphelins, les pauvres et les laissés-pour-compte. Ils ont appelé cela la charité, et pour le plupart c’était vraiment motivé par l’amour. Une nouvelle idée est survenue – la charité est humiliante pour les pauvres. Les églises pourraient se faire pluse efficases en exerçant une pression sur le gouvernement de prendre soin des pauvres, des malades, des nécessiteux. Nous avons donc maintenant l’état-providence, un filet de sécurité pour sauver ceux qui tombent, ou sont poussés, dehors les rangs de ceux qui peuvent subvenir à leurs propres besoins. Mais les agences gouvernementales opèrent par des règles et il l’amour n’est pas très évident.

Pendant ce temps, les gens en masse ont laissé les églises qui prônent ce système, en pensant que si la réforme sociale est la chose importante, ils peuvent accomplir davantage par la politique et d’autres moyens séculiers. Vraiment, ce que ces églises prêchent c’est l’évangile de l’argent ; et l’argent ne peut pas acheter l’amour, ni le bonheur, et n’est surtout pas capable de lier ensemble les membres d’une église.

Plus récemment, de nombreuses églises se sont refait leur manière de faire l’église afin de devenir plus ouvertes à ceux qui cherchent. Cela se manifeste de plusieurs façons – petits groupes, très informels avec des cultes non structurés, jusqu’aux méga-églises avec beaucoup de panache. Très souvent, il y aura du café disponible avant, pendant ou après le culte. Ce qui est nouveau et différent intéresse des gens pendant un certain temps, ils finissent par las d’être nourris seulement du dessert, jamais d’un repas substantiel. L’évangile de ce qui est nouveau et différent est-il encore l’évangile de Jésus-Christ?

Le noyau de l’Évangile de Jésus-Christ est ; « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même ».

N’est-ce pas ceci ce que les gens désirent ? Comment faisons-nous pour que notre église soit plus comme ça ? La réponse est que nous ne le pouvons pas. L’essence d’une véritable église, vivant et dynamique, ne se trouve pas en ce qu’on fait, mais en ce qu’on est. Nous pouvons essayer de convaincre les membres de notre église d’être plus convivial, plus accueillant, plus soucieux aux besoins des gens autour d’eux. Ce sont toutes les bonnes choses à faire. Mais si ces actions ne viennent pas d’un véritable amour embrasé dans leur cœur par le Saint Esprit, leurs actions vont crier l’hypocrisie à tous ceux qui les voient.

L’idéal est une église où chaque membre est pleinement conscient de la bonté de Dieu, aime Dieu avec tout son être et n’est pas gêné de laisser les autres voir cet amour. Cela veut dire que je dois commencer par moi-même et arrêter de pousser les autres à faire ce que je sais que je devrais faire. Aucun de nous ne fera des choses sans fautes, nous avons donc besoin de discerner l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie de nos frères et sœurs et ne pas les juger par leur maladresse en suivant l’Esprit. Nous devons aimer nos voisins assez pour désirer qu’ils sachent le même amour et la même paix que nous avons.

Si nous essayons de faire les choses qu’un vrai chrétien devrait faire, sans être un vrai chrétien, cela ne marchera pas. Si notre but est d’aimer le Seigneur notre Dieu de tout notre cœur, âme et force, nous trouverons des possibilités infinies à faire et à dire des choses qui démontrent cet amour aux autres. Le plus d’entre nous qui le font, la plus attrayante sera l’église.

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Samson – une figure de Jésus-Christ

En Jésus-Christ est aussi rapporté la figure de Samson, lequel a été un Nazarien du Seigneur dès la ventre de sa mère, et un juge en Israël. Il a pris une fille des Philistins, laquelle chose son père et sa mère n’entendaient pas être fait par le Seigneur.

Il déchira le lion comme un chevreau ; il tua mille hommes Philistins avec une mâchoire d’âne ; il mit les portes de Gaza sur les épaules et les porta sur la montagne de Hebron. Il a aussi aimé plusieurs autres femmes païennes et étrangères et pour l’amour d’elles a perdu sa force. Étant tombé entre les mains des ennemis qui lui ont crevé les yeux et se sont moqués de lui, jusques à ce que ses cheveux ont crûs encore et qu’il a reçu nouvelle force.

Et quand les princes des Philistins furent rassemblés pour sacrifier à leur dieu Dagon, se réjouissant de ce que Samson, leur ennemi, était prisonnier, ils le firent venir pour jouer devant eux. Alors il prit les colonnes sur lesquelles la maison se soutenait, l’un de la main droit et l’autre de la gauche et s’inclinait de toute sa force, tellement que la maison tomba. Par ce moyen furent beaucoup plus tués en sa mort qu’il n’avait tuée en sa vie.

Tout cela est spirituellement accompli en Jésus-Christ, car il est le vrai Nazarien, le saint fils du Souverain, le vrai juge sur l’Israël de Dieu, qui a pris en amour les païens et gentils et a fait d’eux une église par la prédication de l’évangile. Cette chose les juifs n’ont pu entendre et comprendre comme étant pourvu et ordonné par le Seigneur.

Le lion, c’est l’adversaire des chrétiens, à savoir le diable, lequel il a vaincu et de laquelle victoire est sortie tout le douceur, grâce et divine consolation pour les âmes. Avec la mâchoire d’un âne, c’est à dire par ses apôtres, gens ignorants et méprisés par le monde, il a défait les incirconcis de cœur, les sages du monde, les scribes et les ennemis de l’évangile. De cette simple parole de la croix, laquelle est tenue par plusieurs pour folie, le Seigneur donne les eaux vives du Saint Esprit, par la foi, pour le réconfort des âmes altérés à tous vrais adorateurs.

De plus, il a rompu les portes de l’enfer, emmené captifs une grande multitude de prisonniers. Il a porté les péchés du monde sur la croix avec son corps, il a dépouillé sa forme divine et sa clarté éternelle, s’anéantissent soi-même pour l’amour qu’il avait pour nous, qui étions les païens et gentils marchant en toute idolâtrie. Par l’ordonnance de Dieu son Père et pour notre salut il est tombé entre les mains de ses ennemis, les princes Philistins, à savoir Anne et Caïphe avec les Pharisiens et l’assemblée des Juifs. Ils l’ont mis en prison, l’ont diffamé, se moquant de lui et se réjouissant de ses souffrances.

Toutefois, c’est le Seigneur Jésus-Christ, le fidèle Sauveur, qui s’est vengé de ses ennemis, les ayant vaincus par sa souffrance de mort, ayant ôte la puissance du diable et englouti la mort, acquérant pour nous la vie et le salut éternel, rendant la mort morte et ayant la victoire sur l’enfer. Mais les Juifs n’ont pas voulu qu’il régnât sur eux, en raison de quoi il les a châtiés et mis leur ville en ruines.

excerpté de la Restitution Spirituelle, par Theodore Philippe, version français de 1626

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La psychologie versus l’évangile

L’attention de la personne est dirigée sur elle-même et non sur Jésus-Christ. C’est là un défaut très grave. Il n’y a pas de victoire dans le moi. L’examen de soi n’est pas un remède. Les bons marins ne jettent pas l’ancre à l’intérieur du navire. Nous avons besoin de quelqu’un plus grand que nous-mêmes et ce quelqu’un est Jésus-Christ. Tôt ou tard, nous devons réaliser que nous occuper du Seigneur est le chemin de la victoire dans la vie chrétienne (2 Corinthiens 3.18).

La psychothérapie travaille en complète contradiction avec le Saint-Esprit, en mettant l’accent sur l’importance d’avoir une bonne image de soi-même et une saine estime de soi. Le Saint-Esprit cherche plutôt à convaincre les pécheurs de leur culpabilité et à les amener à la repentance. Il cherche à restaurer les croyants rétrogrades et à les conduire à confesser leur péché. Toute forme d’estime de soi qui n’est pas fondée sur le pardon de péchés et sur la position de l’homme en Jésus-Christ est foncièrement fausse.

– excerpté de L’invasion de la psychologie dans l’église, par William MacDonald

 

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Le mariage, est-ce qu’il vaut la peine?

Un grand nombre d’hommes et de femmes de nos jours n’en voit dans le mariage que les risques, les dangers et la perte de leur liberté. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais connu un foyer uni, content et durable.

S’ils se marient, ils le font avec une clause échappatoire dans l’esprit. Quelque chose comme : « Si ceci ne marche pas je peux toujours partir et trouver quelqu’un d’autre. » Cela n’est pas très loin d’être une garantie que le mariage ne durera pas. Lorsque les chicanes surgissent il n’y aura pas assez de motivation de chercher de s’entendre ou de se réconcilier. Puis, leurs enfants grandissent dans un milieu des chicanes, de séparations et des parents que changent leurs partenaires. Et le cycle continue.

Il y a une meilleure façon de faire le mariage. Elle commence avec un homme et une femme qui ont chacun fait un engagement à faire tout ce qui est en son pouvoir pour que leur vie ensemble marche. Cela veut dire que chacun soit prêt à écouter l’autre. Il faut considérer les sentiments et les croyances de l’autre. Chacun fait des ajustements pour faire le bonheur de l’autre. Ils n’avaient pas honte de faire des apologies. Ils sont prêts à pardonner.

Qui doit comprendre ces choses si ce n’est pas des chrétiens ? Pourquoi donc voit-on tant de foyers brisés parmi les chrétiens ?

N’est-ce pas parce que trop de jeunes chrétiens voient le mariage tout en rose ? « Il (elle) me donne des frissons, qu’est-ce que ne peut pas marcher ? » Bientôt ils trouvent qu’il y a tant de petites choses qui ne marchent pas comme ils ont espérées. S’ils n’avaient pas appris à pardonner l’un l’autre pour les petites fautes, elles prennent plus en plus d’ampleur et les dérobent de la joie qu’ils ont tellement attendue.

Il y a toujours de l’espoir dans de telles circonstances. S’ils sont vraiment des chrétiens engagés, ils trouvent leurs réponses dans la Bible et en réponse à leurs prières. Ce serait mieux encore s’ils peuvent trouver un pasteur qui sait les donner de bons conseils. Et la meilleure serait d’être parti d’une assemblée où se trouvent des frères et sœurs murs dans la foi qui peuvent servir comme modèles et guides. De tels gens existent toujours, il faut les chercher et prendre leur foi et leurs vies comme modèles à suivre.

L’amour, le pardon, l’humilité et la patience sont des outils indispensables pour faire un foyer heureux. Un foyer qui encourage l’épanouissement de chacun des parents et des enfants. Il y a des couples qui ont été mariés pour quarante ans et plus qui vous diront qu’il vaut la peine de s’exercer à faire marcher le mariage. Ils ont essayé maladroitement à enseigner des valeurs chrétiennes à leurs enfants et cela a souvent semblé d’être peine perdu. L’un des plus grands récompenses est de voir ces mêmes enfants qui maintenant essaient enseigner à leurs enfants les mêmes valeurs.

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La régénération, ou nouvelle créature

Or les enfants n’ont point cette foi, car ils sont sans entendement, ainsi que chacun enseigné de Dieu peut bien savoir, vu que l’Écriture le témoigne clairement, et l’expérience le nous montre aussi. Toutefois ils sont sauvés gratuitement par Jésus-Christ, et plaisent à Dieu en leur simplicité et innocence, aussi bien que les âgés et entendus par leur foi. Jésus-Christ avec l’apôtre Paul nous mettent au-devant les enfants pour exemple, non point qu’il nous faille être enfants de sens et d’entendement, mais de malice. Quant au sens et entendement, que les hommes déjà tout grands aient toujours égard et considération sur la simplicité et l’humilité des enfants pour les suivre dans leur innocence.

Mais, quant à la régénération qui procède de Dieu le Père par Jésus-Christ, par le changement et renouvellement qui est fait en l’homme par le Saint Esprit, cela compte aux entendus, lesquels doivent être régénérés d’en haut d’eau, d’esprit, et de semence incorruptible, c’est-à-dire, par la Parole de Dieu vivant, par le lavement de régénération dans la Parole et le renouvellement du Saint Esprit.

-Théodore Philippe, édition française de 1626

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L’importance de la pureté de l’église

La première allusion définie au baptême des petits enfants se trouve dans un écrit de Tertullien, en 197, qui condamne cet usage, récemment introduit. Une autre modification frappante fut celui qui fit du repas en mémoire du Seigneur et de sa mort – la sainte cène – un acte accompli miraculeusement par un prêtre. Ces deux faux enseignements marquèrent encore davantage la distinction erronée entre le clergé et les laïques. Il se développa un système clérical placé sous la domination des évêques, soumis eux-mêmes à des métropolites établis sur de vastes territoires.

Tout écart du modèle initial tracé pour les églises dans le Nouveau Testament rencontra dès le début une vive résistance et amena, en quelques cas, la formation dans les églises décadentes de groupes de croyants se gardant du mal et espérant être le moyen de la restauration de l’ensemble. Quelques-uns de ces groupes furent exclus et se réunirent en assemblées séparées. D’autres, ne pouvant se conformer aux opinions dominantes quittèrent leurs églises pour former de nouveaux corps de croyants. Souvent ces derniers allaient grossir les rangs de ceux qui, dès le début, avaient maintenu les pratiques apostoliques. Dans les siècles qui suivaient, il est fréquemment fait allusion aux églises qui avaient adhéré à la doctrine apostolique et revendiquaient une succession ininterrompue de témoins depuis les premiers jours de l’église. Avant comme après l’époque de Constantin, les membres de ces assemblées furent souvent nommées Cathars (Purs). Mais ils ne semblent pas s’être jamais donné ce nom eux-mêmes.

-excerpté de L’Église ignorée, tracuction française de The Pilgrim Church, écrit par E.H. Broadbent.

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Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et par le jeûne

Jésus a envoyé ses apôtres en mission envers les juifs, pour prêcher le royaume des cieux. Il les a donnés le pouvoir de guérir les malades, ressusciter les morts, purifier les lépreux et chasser les démons.

Quelque temps après leur retour de cette mission, un homme leur apporta son fils, possédé d’un esprit muet. Les disciples ont déjà fait cette sorte de chose, ils connaissaient comment le faire. Mais cette fois cela n’a pas marché.

Puis Jésus est arrivé et il a chassé le démon. Lorsque les disciples l’ont interrogé au sujet de leur impuissance, il a dit « Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et par le jeûne. »

Est-ce que c’est-là une recette que Jésus nous a donné avec ces mots ? Quelque chose comme: « jeûner six jours et adonnez-vous à dix heures de prière chaque jour et aucun esprit malsain peut résister à vous » ? Je crois que non.
Le but du jeûne est de nous renier de ce qui soutient notre force naturelle. Il ne fera pas de jeûner afin d’avoir la force ; nous devons plutôt renoncer à toute revendication d’avoir la force qui vient de nous-mêmes. La prière sert alors à nous relier à la puissance qui vient de Dieu.

Le jeûne physique peut aider à nous séparer de nos appétits naturels, mais il ne peut pas nous donner le pouvoir sur les forces des ténèbres. Il semble même que de jeûner donne à certaines un sentiment de supériorité spirituelle, ce qui les laisse alors sans défense contre les tentations de l’orgueil et de l’exaltation.

Je crois que ces paroles de Jésus sont un avertissement contre la confiance en soi qui peut nous amener à penser « Je peux le faire. » Je pense que ce que Jésus veut dire ici par le jeûne est de nier tout orgueil, ambition ou désir d’être loué, et de faire confiance en lui seul pour nous donner le pouvoir à résister aux tentations. Peut-être le résultat ne sera pas très évident aux autres, mais il a la promesse d’une vie de victoire spirituelle.

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