Pourquoi Marie ?

L’histoire n’est guère crédible pour nos esprits modernes. Une fille de quinze ans informe ses parents — je suppose que ses parents vivaient encore, bien qu’il n’y soit pas mention d’eux — qu’un ange lui a rendu visite et qu’elle est maintenant enceinte du Messie tant attendu.

Nous ne nous attendons pas à la naissance du Messie, peu de gens connaissent les Écritures comme les Juifs le faisaient à l’époque. Pourtant, je soupçonne que sa famille a haussé les sourcils lorsque Marie leur a raconté la visite de l’ange et de sa conception miraculeuse.

Elle est donc allée rendre visite à sa cousine Élisabeth, sans doute accompagnée d’un membre de la famille pour des raisons de sécurité ; c’était une longue marche de Nazareth à Hébron. Marie était de la tribu de Judah et Élisabeth de la tribu de Lévi ; la relation doit avoir été par le biais de leurs mères. Quand elle est arrivée au domicile d’Élisabeth, elle a trouvé des choses exactement comme Gabriel lui avait dit.

Élisabeth l’a saluée en s’écriant d’une voix forte : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ? » Un salut étonnant d’une dame âgée à son très jeune cousine.

L’accueil d’Élisabeth a sûrement dissipé les doutes que Marie pouvait avoir sur la réalité de l’événement divin qui lui arrivait. Sa réponse : « Mon âme exalte le Seigneur… », révèle une compréhension profonde des Écritures et montre qu’elle savait comment cet événement s’inscrivait dans le passé, le présent et l’avenir d’Israël et du monde.

Encore une fois, du point de vue de notre époque, nous pouvons à peine comprendre qu’une fille de quinze ans pourrait avoir une telle compréhension. Mais Marie l’avait, et elle n’était probablement pas si unique à son époque.

Mais Dieu ne l’a pas choisie à cause de ses connaissances. Pourquoi Gabriel a-t-il été envoyé à Marie, parmi les nombreuses jeunes filles de la lignée davidique qui vivaient ? La simple réponse de Marie au message de Gabriel révèle la réponse : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. »

Les paroles d’Élisabeth soulignent la puissance de la foi et de la confiance simple de Marie : « heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. »

Luc nous en dit plus sur Marie que tout autre écrivain du Nouveau Testament. Il devait l’avoir connu et l’avoir entendu raconter son histoire du début à la fin. Elle avait confiance, cherchant toujours pour voir ce que Dieu ferait ensuite. Elle a éprouvé un chagrin plus grand que n’importe quelle mère n’a jamais connu, mais elle a toujours fait confiance. Elle était là avec le petit groupe de croyants au début du livre des Actes. Sans doute, elle a connu l’effusion du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte et a été témoin du début glorieux de l’église.

Il n’y a rien que Marie puisse faire pour nous aujourd’hui. Mais nous pouvons reconnaître sa bénédiction et suivre son exemple de foi, de confiance et d’obéissance.

À propos de Bob Goodnough

Vivre aujourd'hui à la lumière de l'histoire et de l'éternité
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