Les Mennonites « Holdeman »

J’ai été membre de l’Église de Dieu en Christ, Mennonite pendant la moitié de ma vie (dans quelques mois, ce sera 40 ans sur 77). Le nom de l’église est un peu compliquée. Idéalement, nous aimerions nous appeler simplement l’Église de Dieu, mais au moins 50 autres dénominations ont eu la même idée.

Certaines dénominations semblent avoir essayé d’intégrer leur déclaration doctrinale dans leur nom, par exemple, la Maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, le pilier et le fondement de la vérité, Inc. Je n’essaie pas de me moquer d’eux, c’est juste une illustration de la difficulté de trouver un nom pour différencier clairement une église d’une autre.

Il y en a parmi nous, du moins ici au Canada, qui aimeraient supprimer « mennonite » du nom de l’église, mais il y a un hic. C’est qu’il existe déjà une Église de Dieu en Christ et qu’il s’agit de la deuxième plus grande dénomination pentecôtiste aux États-Unis, revendiquant plus de membres que l’Église de Dieu en Christ Mennonite. En outre, ils utilisaient le nom avant nous. Donc c’est définitivement un non-aller.

Les premiers exemplaires du périodique anglais de l’église portaient le nom d’Église de Dieu, une branche mennonite. Cela ressemble étrangement à ce qu’il ait peut-être été écrit dans une autre langue (nommément l’allemand) et traduit maladroitement en anglais. Le nom actuel a été adopté il y a environ 100 ans.

Est-ce que nous nous opposons à ce qu’on nous appelle  les Mennonites « Holdeman » ? Eh bien, nous le faisons nous-mêmes, au moins dans une conversation informelle, de sorte que nous ne pouvons pas vraiment nous opposer lorsque d’autres le font. Mais il y a un petit problème avec les deux noms : ni Jean Holdeman ni Menno Simons ne se considéraient comme les fondateurs d’une église.

Menno Simons était un prêtre catholique romaine du 16e siècle en Hollande qui a connu la nouvelle naissance et a commencé à prêcher des sermons évangéliques dans l’Église catholique romaine. Au bout d’un an, il se retira et commença à s’associer aux restes des anabaptistes, dispersés et démoralisés par la persécution. Bientôt, il fut invité à devenir ministre. Il a beaucoup écrit pour expliquer et défendre la foi aux autres. Bientôt, son nom fut associé de manière indélébile à la foi et tous ceux qui étaient de la même foi étaient considérés comme des disciples de Menno. Ce n’était pas tout à fait vrai, il y avait d’autres leaders aussi importants que lui, mais Menno était le nom le plus connu des personnes extérieures à l’église.

Jean Holdeman, membre de l’Église mennonite au 19e siècle, avait le sentiment que cette église s’est éloignée de la foi historique. Son intention n’était pas de créer une nouvelle église, mais d’encourager les mennonites à retourner à l’ancien fondement de la foi. Aucun retour de ce type n’a eu lieu, alors un petit groupe de mennonites, situés à trois endroits différents, a commencé à se réunir séparément pour les cultes. Jean Holdeman était le dirigeant principal dans les premières années, mais au fur et à mesure que l’église grandissait, de nombreuses autres personnes travaillaient à ses côtés.

Ainsi, il n’est pas totalement inexact lorsqu’on nous appelle les Mennonites « Holdeman », même si je suis tout à fait sûr que ni Jean Holdeman ni Menno Simons n’approuveraient.

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Il ne faut pas exiger ce qui n’est pas exigé par l’Évangile

Il faut noter que les premiers colons Mennonites en Pennsylvanie avaient laissé la Suisse pour la Hollande, puis émigré en Amérique. Ils n’avaient donc aucun rôle dans cette triste affaire.

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Je suis de tout cœur désolé que vous avez été troublé par certains qui pensent hautement d’eux-mêmes et qui font des lois sur des choses qui ne sont pas exigés dans l’Évangile. Si les écrits apostoliques avaient indiqué comment et avec quoi un croyant doit se vêtir, et une personne voyageant dans d’autres pays auraient rencontrés des personnes qui vivaient contraire à ces règles, alors cette position pourrait être valide. Mais pour contredire l’Évangile en liant la conscience à une certaine forme de chapeaux, de vêtements, de chaussures, de chaussettes ou des cheveux, qui diffèrent d’un pays à un autre, et de prendre sur lui l’autorité d’excommunier ceux qui n’acceptent pas ces règles et de chasser de l’église comme un levain ceux qui n’évitent pas un tel, est quelque chose que ni le Seigneur Jésus dans les Évangiles, ni les saints apôtres ont commandé, d’être lié par ces choses externes, et n’ont donné ni loi ni règle dans cette question.

Dans toutes les lettres de Paul, nous ne trouvons pas un seul mot qu’il a donné des commandements aux croyants sur la forme ou style de vêtements qu’ils devraient porter, mais plutôt qu’il nous exhorte à nous accommoder aux choses humbles. Je considère qu’il est bon et droit de se comporter comme les coutumes du pays dans lequel on séjourne. Mais il est raisonnable et juste que tout luxe, orgueil et luxure charnelle soit évitée (1 Jean 2), et de ne pas accepter rapidement de nouveaux styles de vêtements, ni les modifier pour se conformer à la mode. Cela est quelque chose d’être discipliné. Mais là où il est devenu l’usage courant dans un pays, il est honorable et bon d’accepter un tel usage, si on le fait dans l’humilité.

Merci à Dieu, je ne veux pas la convoitise des yeux, ni l’orgueil de ce monde, mais j’ai toujours porté à peu près le même style de vêtements. Mais si j’aurais porté un autre style, selon l’usage du pays, devrais-je être excommunié à cause de cela ? Cela serait déraisonnable et contraire à l’Écriture.

Le Seigneur a ordonné, bien sûr, qu’il doive y avoir de la discipline dans l’Église de Dieu pour les membres obstinés et tels que résistent à la loi de Dieu dans l’Évangile. Par conséquent, on doit se demander si ce que nous voulons lier y seront également lié, ou commandé à être lié.

Les Saintes Écritures doivent être notre norme. Nous devons nous y soumettre ; non pas courir en avant, mais les suivre, non pas impétueusement, mais avec prudence, crainte et affliction ; car il est une chose périlleuse dans le jugement de Dieu de lier sur la terre ce qui n’est pas lié dans le ciel.

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Contes de Noël : Père Martin ou Papa Panov ?

Le Père Martin, un conte de noël au sujet d’un vieux cordonnier qui voulait voir Jésus, est apparu plus d’il y a 130 ans. c’était l’œuvre de Ruben Saillens, écrivain, musicien et pasteur baptiste de Marseille. À son insu, le conte a été traduit en anglais et circulé sans le nom de l’auteur.

L’écrivain russe Léon Tolstoï a lu la traduction anglaise du conte, et, pensant qu’il s’agissait d’un vieux folk-tale anglais, l’a fait une adaptation en russe. La version de Tolstoï s’est vite répandu autour du monde, sans doute aidé par le renommé de son nom.

Lorsque Ruben Saillens est appris que son conte circulait sous le nom d’un aute, il éest écrit à Tostloï qui lui a fait une apologie en 1888. Dix ans plus tard, voyant que le conte attribué à Tolstoï était toujours en circulation, Ruben Saillens lui a encore adressé une réclamation courtoise. Tolstoï a répondu avec la lettre suivante (écrit en français) :

Monsieur,
Comme je vous l’ai écrit, dans toutes les éditions russes qui se font de mes écrits il est dit que le récit Ou est l’amour est Dieu, a été emprunté d«, une traduction faite du française. (1) Pour ce qui est des traductions qui se font de ce récit en Amérique ou ailleurs, il m’est toute à fait impossible de les contrôler, d’autant plus qu’il y a plus de 15 ans je me suis dédit de tous me droits d’auteur pour tous mes ouvrages parus après 1881 en Russie de même q’à l’étranger.
Recevez, Monsieur, l’assurance de mes sentiments distingués.
Léon Tolstoy
20 Mars 1899
(1) et qui n’est autre que votre récit : Le Père Martin

Le récit de Tolstoï, à part d’être situé en Russie, semble donner une moindre importance à la Bible. Dans le conte de Ruben Saillens, le vieux cordonnier, Père Martin a eu des malheurs dans la vie et il semble qu’il n’est que récemment qu’il a obtenu une grande Bible qu’on le voit souvent en train de lire. Dans le récit de Tolstoï, Papa Panov cherche la vieille Bible de famille, qu’il n’avait pas lu depuis longtemps. Après ce point, les histoires sont presque identiques.

Si quelqu’un veut avoir le conte de Ruben Saillens, le droit d’auteur est maintenant expiré et je peux l’envoyer par courriel (la texte seulement, sans illustrations). Aussi, parce que je n’ai jamais trouvée ce conte en anglais je l’avais traduit. Envoie-moi un courriel à l’adresse trouvé sou Me contacter en haut pour demander ce conte en français ou anglais, ou les deux.

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Pour rencontrer Jésus, il faut descendre de l’autobus

C’était dimanche matin. Papa était retourné à la maison avec des seaux de lait fumant et tournait le séparateur de crème ; maman préparait le petit-déjeuner et je mettais la table. À la radio, la voix d’Ernest Manning nous dit à nouveau comment les événements mondiaux se profilaient, comme annoncé dans le livre de Daniel et dans Ézéchiel 38 et 39. Gog et Magog (Russie soviétique) et leurs alliés étaient sur le point d’attaquer Israël, ce qui déclencherait la bataille d’Armageddon.

Papa avait vécu une déception écrasante lorsque l’Église méthodiste wesleyenne de sa jeunesse s’est disparu dans l’église unie du Canada. Maintenant c’était une église qui enseignait que Jésus, s’il avait existé réellement, était notre modèle pour redresser les maux de la société. Papa n’aimait pas cet évangile social, il voulait entendre parler de Jésus qui pourrait nous sauver de nos péchés.

Peu de temps après, il entendit William Aberhart prêcher à la radio et s’était rendu à Calgary pour visiter le Prophetic Bible Institute. Quand Aberhart forma le parti du crédit social (aucun lien avec l’évangile social) et fut élu premier ministre de l’Alberta en 1935, papa décida que le moyen de vaincre l’évangile social, le socialisme et le communisme consistait à élire des hommes chrétiens au gouvernement. À la mort d’Aberhart, en 1943, Ernest C. Manning prit la tête du Prophetic Bible Institute, conférencier sur les ondes de la Canada’s National Back to the Bible Hour et premier ministre de l’Alberta. Il occupa ces rôles pendant encore 25 ans.

Nous avons écouté Manning tous les dimanches matin et une fois, lorsque l’équipe de radiodiffusion a organisé un service à Regina, nous sommes allés l’entendre prêcher en personne. Je suppose qu’il a parlé d’autres choses pendant toutes ces années, mais tout ce dont je me souviens, c’est Gog, Magog et l’ours russe.

J’étais conscient qu’il y avait des gens qui proposaient d’autres versions de la prophétie biblique. J’avais écouté quelques fois la Voice of Prophecy, par curiosité. Selon eux, la « voix de la prophétie », la seule source fiable de vérité biblique, était les écrits d’Ellen G White. Ils ont également parlé d’un millénium, mais avaient une interprétation différente. Et ils avaient beaucoup à dire sur le jour du sabbat. Des personnes s’appelant des témoins de Jéhovah se sont parfois présentées devant notre porte. Papa les appelait Russellites, d’après Charles Taze Russell, leur fondateur. Ils avaient une autre explication sur la façon dont les choses se dérouleraient lorsque Jésus reviendrait.

Je me suis converti puis marié en 1970. À l’hiver de 1971-1972, un vieux ministre a mené une série d’études bibliques dans lesquelles il a exposé la doctrine pré-millénaire. Nous l’avons tout avalé. Après tout, il avait des versets de la Bible pour prouver chaque point et la façon dont il l’a racontée, cela semblait tout à fait pertinent aux événements dans le monde à cette époque. Je me suis procuré une Bible de référence Scofield et lu des livres de Lewis Sperry Chafer, Dwight Pentecost, John Walvoord, Hal Lindsey et autres.

Ces quatre personnes étaient toutes associées au Séminaire théologique de Dallas, mais j’ai commencé à noter quelques divergences. Ensuite, j’ai commencé à me demander si ces versets bibliques que le vieux prédicateur avait cités s’emboîtaient comme il l’a dit. Il semblait qu’il ne serait pas possible de trouver ces significations simplement en lisant la Bible, on avait besoin d’un guide pour lui montrer comment démonter la Bible et la mettre dans le bon sens. À ce stade, ma confiance dans leurs enseignements s’est effondrée.

Il me semblait que tous les différents enseignements prophétiques que j’avais jamais entendus ressemblaient à des autobus touristiques, amenant les gens à visiter des villes anciennes et montrant uniquement les sites qu’ils souhaitaient montrer, dans l’ordre dans lequel ils voulaient que vous les voyiez. J’ai décidé qu’il serait préférable de descendre du bus et de parcourir la Bible moi-même, avec seulement le Saint-Esprit pour me guider.

Plus tard, j’ai lu comment les écrivains jésuites tentaient de contrecarrer la critique évangélique de la papauté. Les anabaptistes ont identifié la papauté comme étant l’Antéchrist des centaines d’années avant la Réforme. Luther et Calvin l’ont saisis de ce vérité et l’ont répété dans leurs attaques contre l’Église catholique romaine.

Pour se défendre, l’Église catholique romaine a d’abord exigé que ses membres ne pouvaient lire que des livres approuvés par l’église. Deux jésuites du 16e siècle ont écrit des livres expliquant que l’Antichrist n’était pas la papauté, mais un individu qui apparaîtrait à la fin de l’ère chrétienne, deviendrait le souverain du monde et abolirait le christianisme. Ces livres n’étaient pas lus par beaucoup de gens, mais en 1791 un autre jésuite, Manuel Lacunza du Chili, écrivit un livre sous le pseudonyme de Rabbi Ben Ezra. Ce livre a été traduit en anglais et en français et semble avoir été le tremplin de la ferveur millénaire qui a suivi.

Edward Irving, un ancien prédicateur presbytérien, a formé l’Église catholique apostolique en Angleterre et a commencé à exposer les enseignements de Lacunza au sujet de l’Antéchrist de la fin des temps. John Nelson Darby, ancien membre du clergé de l’Église d’Angleterre qui a rejoint les Frères de Plymouth, a repris les enseignements de Lacunza et les a étendus à la doctrine pré-millénaire que j’ai entendu il y a 45 ans.

Une jeune fille de l’église d’Irving, âgée de quinze ans, avait un jour une songe que les chrétiens seraient retirés de la terre avant la venue de l’Antéchrist. Darby alla aussi entendre la jeune femme raconter son rêve. C’est l’origine de l’enseignement de l’enlèvement secret. Personne n’a jamais trouvé cet enseignement dans la Bible, puisque toutes les mentions du retour du Christ parlent du son de la trompette, de la voix de l’archange et que « tout œil le verra ».

Au milieu des années 1800, de nombreuses sociétés d’autobus millénaire ont été créées, chacune offrant sa propre vision des événements à venir. Comme vous pouvez le constater, j’ai participé à quelques-unes de ces tours et j’ai finalement décidé qu’elles m’éloignaient de Jésus plutôt que de m’approcher plus près de lui.

Ce que je désirais ardemment, et que je ne trouvais pas lors de ces tours en autobus, était un lieu de repos et de joie près du cœur de mon Sauveur. J’ai réalisé que tout ce qui se trouve entre moi et ce lieu de repos et de joie est l’Antéchrist. Ce mot signifie « à la place de Christ » ou « devant Christ ». Si nous abandonnions les guides touristiques et recherchons Christ seul, nous le trouverons.

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La Bible, dit-elle que la peau noire est évidence d’une malédiction ?

En court, la réponse est non.

Le livre de Genèse raconte des malédictions sur Caïn et Canaan. Dans l’ancien folklore juif, la malédiction sur Caïn était liée à l’esclavage et la malédiction sur Canaan, en quelque sorte transférée à son père, Cham, à la peau noire. Plus tard, cette mythologie a été reprise par le peuple islamique et les deux concepts ont été fusionnés pour justifier l’asservissement du peuple noir. Dans l’histoire égyptienne, grecque ou romaine, rien n’indique que la couleur de la peau ait une incidence sur le statut social.

Le développement des plantations de canne à sucre et de coton dans le Nouveau Monde au dix-septième siècle a créé un besoin de main-d’œuvre bon marché et ce folklore a été saisi comme fournissant une prétention de justification biblique pour l’utilisation des esclaves africains.

Les colonies catholiques et protestantes ont utilisé des esclaves africains. Cependant, dans les territoires catholiques, les esclaves étaient considérés comme des personnes ayant droit aux ministères de l’Église et pouvaient être libérés par leurs propriétaires ou acheter leur propre liberté. Par contre, la conscience de beaucoup de protestants ne les permettait pas de posséder un autre être humain. C’est ainsi que la mythologie de la malédiction s’est développée pour les convaincre que ces créatures à la peau noire étaient une espèce sous-humaine sans âme. Ainsi, les esclaves noirs dans les pays protestants étaient souvent traités comme du bétail, exclus des services de culte, et mari, femme et enfants étaient souvent séparés et vendus à différents propriétaires.

Les marchands d’esclaves et les propriétaires de plantations étaient parmi les membres les plus en vue des églises protestantes en Angleterre et en Amérique. Les dirigeants d’église, les prédicateurs et les commentateurs de la Bible ont été complices de la propagande de cette vision sous-humaine du peuple noir.

Que dit vraiment la Bible ? Caïn et ses descendants étaient des gens entreprenants, construisant des villes, possédant des troupeaux, forgeant des objets en laiton et en fer, des musiciens… rien n’indique qu’il s’agisse d’esclaves ou d’une classe inférieure.

Dans le chapitre neuf de la Genèse, on répète trois fois que c’est Canaan qui a été maudite, non pas Cham. Des passages ultérieurs parlent de l’immoralité des cités cananéens de Sodome et Gomorrhe et de leur destruction. Plus tard, Dieu ordonna aux Israélites de détruire les Cananéens à cause de leur idolâtrie, qui incluait des sacrifices d’enfants. Tyr et Sidon étaient aussi des villes cananéennes et les anciens villes ont été submergés sous la Méditerranée.

Un autre fils de Cham s’appelait Cusch, ce qui signifiait « brûlé noir par le soleil ». Ses descendants sont appelés éthiopiens, se référant généralement à la couleur de leur peau plutôt qu’à leur pays d’origine. La Bible ne donne aucune allusion à une malédiction sur Cusch ou sur quiconque à cause de la couleur de sa peau.

Il y a une exemple dans la Bible de préjugé basé sur la couleur de la peau. Dans Nombres 12.1, Marie et Aaron critiquèrent Moïse à cause de sa femme « éthiopienne ». La femme de Moïse était Séphora, une Madianite, probablement son peau était d’une couleur un peu plus foncée que les Hébreux. La réponse de Dieu fut de punir Marie de la lèpre, ce qui lui laissait avec un visage très pâle. Elle a été bannie du camp jusqu’à ce qu’elle se repente et qu’elle retrouve un peu de couleur dans les joues. Ce n’est pas un signe que la peau blanche est une malédiction de Dieu, seulement une preuve dramatique de la répudiation par Dieu des préjugés fondés sur la couleur de la peau.

Dans Actes 17.26, l’apôtre Paul, s’adressant aux Athéniens qui se croyaient distincts et supérieurs à tous les autres peuples du monde, déclara : « Et il (Dieu) a fait d’un seul sang tout le genre humain, pour habiter sur toute l’étendue de la terre » Il n’y a qu’une seule race humaine.

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Une exposition de 1 Corinthiens chapitre trois

Un frère aîné, un ministre, m’a un jour suggéré d’écrire mes commentes sur une partie de ce chapitre. Il ne m’a pas dit ce que je devais écrire, mais semblait avoir confiance en ma capacité à dissiper les interprétations erronées des paroles de l’apôtre Paul qui sont souvent répétés de nos jours et à rendre clair ce qu’il disait vraiment.

Vingt ans ont passé, le frère ne parcourt plus cette terre. Mais cette suggestion et la confiance qui y est implicite ont continué à résonner dans les recoins de mon esprit. Aujourd’hui, il est temps de s’asseoir et d’en faire. Je vais discuter de tout le chapitre car je ne crois pas que nous puissions en comprendre une partie si nous ne comprenons pas le tout.

1 Corinthiens 3.1 ¶ Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ.
2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels.
3 En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ?
4 Quand l’un dit : Moi, je suis de Paul ! et un autre : Moi, d’Apollos ! n’êtes-vous pas des hommes ?

Les frères de Corinthe ne faisaient pas confiance l’un à l’autre ni à l’église. Ils avaient été convertis, mais ils pensaient toujours selon le modèle païen de suivre un enseignant plutôt que de suivre Christ. Alors, Paul leur dit qu’ils étaient encore des bébés, au tout début de la vie de foi, ne se nourrissant que de la plus simple nourriture spirituelle.

5 ¶ Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun.
6 J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître,
7 en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître.
8 Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail.
9 Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.
10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

Paul dit aux Corinthiens que la nouvelle vie spirituellequ’ils ont trouvée est venue de Dieu, lui et Apollos ne sont que des serviteurs. Il commence par la métaphore d’une vigne qu’ils ont plantée et arrosée, mais la vie dans la vigne est venue de Dieu, pas de Paul ni d’Apollos. Puis il passe à la métaphore d’un bâtiment, en disant que tous ensemble, ils ne forment qu’un seul bâtiment. La fondement a été posée et beaucoup bâtissent sur elle, mais ils doivent faire attention comment ils y construisaient.

11 ¶ Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.
12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ;
13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.
14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.
15 Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.

Le seul fondement possible pour l’édifice de Dieu, l’église, est Jésus-Christ. Comme il n’y a qu’une seule fondement, il n’y a qu’un seul bâtiment. Les versets suivants ne sont pas destinés à être compris de manière individualiste. Ils parlent des matériaux utilisés pour construire l’église, certains sont des métaux et des pierres précieuses qui viennent de Dieu et ne peuvent pas brûler. Mais les ministres, les parents, nous tous réellement, utilisons parfois notre propre raisonnement pour essayer de construire l’église, mais ces matériaux tendent à affaiblir la structure plutôt qu’à la renforcer.

Pourtant, il y a de la grâce pour ceux qui bâtissent sur le vrai fondement, même si certains matériaux ne résistent pas à l’épreuve du feu. Paul ne dit pas que notre salut personnel est en danger lorsque, par ignorance, nous utilisons des matériaux de qualité inférieure, ses paroles devraient nous conduire à la sanctification, à laisser brûler ce qui va brûler afin que nous puissions continuer à construire avec des matériaux durables.

16 ¶ Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
17 Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes.

Les écrivains et évangélistes anglophones ont une grande influence sur tout le monde chrétien. Mais les lecteurs anglophones d’aujourd’hui trouvent ces versets difficiles à comprendre. La langue anglais a abandonné les pronoms singuliers thee et thou, et même le pronom pluriel ye, en les remplaçant tous par le pluriel you. Cette distinction n’a pas été créée par des traducteurs vieillis il y a 400 ans, c’est exactement ce que Paul a écrit en grec. Ces pronoms avaient un but et nous devons les comprendre pour comprendre ce qui est dit dans des passages tels que celui-ci.

Lorsque Paul utilise le pronom pluriel vous dans ces versets, il s’adresse à l’ensemble de l’église, à tous les membres. Mais le temple de Dieu est singulier. Il ne dit pas « tu es le temple de Dieu » ou « vous êtes les temples de Dieu ». Il dit que nous faisons tous partie d’un seul temple ou d’une seule église.

D’autres passages qui parlent de l’église comme un seul bâtiment ou temple se trouvent dans 2 Corinthiens 6.16 ; Éphésiens 2. 19-22 ; 1 Timothée 3.15 ; 1 Pierre 2. 5-7 et Apocalypse 3.15.

Un seul passage dit quelque chose d’un peu différent : « Quoi ? Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez de Dieu et que vous n’êtes pas à vous ? » (1 Corinthiens 6.19). Certaines personnes veulent prendre ce verset comme la clé pour comprendre tous les autres que nous venons de citer. Mais c’est faire en sorte que ces versets contredisent ce qu’ils énoncent si clairement. La meilleure façon de comprendre ce verset est peut-être de le lire à la lumière du passage de 1 Pierre qui parle de pierres vivantes. Le temple de Dieu n’est pas construit avec des pierres qui n’ont pas de vie en eux. Comme dans le cas du temple de Salomon, ils doivent être prêts avant d’être ajoutés au temple.

Lorsque nous interprétons 1 Corinthiens 3.16 comme faisant référence à chaque croyant en tant que temple individuel, il est facile d’interpréter le verset 17 comme faisant référence à des choses qui souillent notre propre corps, telles que le tabagisme, la consommation de drogue et l’immoralité. Ce sont des préoccupations sérieuses, et elles sont traitées dans 1 Corinthiens 6.18-20). Mais ce verset va plus loin que cela.

Pensons plutôt à Acan dans le chapitre 7 de Josué. Acan prit des choses qu’il savait qu’il ne devrait pas avoir et les cacha dans sa tente, pensant que ce que d’autres ignoraient ne pouvait lui nuire. Mais son action a souillé toute l’assemblée du peuple de Dieu et Dieu ne les a pas aidés à lutter contre leur ennemi, entraînant de nombreuses pertes en vies humaines. Quand le péché d’Achan fut puni, Dieu donna encore une fois la victoire au peuple sur ses ennemis.

Nous sommes tentés de penser comme Acan : « Personne ne voit ni ne sait ce qui se passe dans mon monde privé. Quel mal peut-il faire ? » Cela fait beaucoup de mal, pas seulement à moi, mais à toute l’église, même si personne ne connaît la source de ce mal. Une pierre vivante dans le mur du temple de Dieu qui se permet une telle souillure provoque la profanation de tout le temple. Cette pierre n’a plus la vie de Dieu à l’intérieur et doit être enlevée et rejetée.

La différence entre une telle personne et Acan réside dans le fait qu’à l’époque de l’Évangile, la pierre souillée avait de nouveau la possibilité de rallumer le feu du Saint-Esprit, puis de revenir à une place dans la muraille du temple.

18 ¶ Que nul ne s’abuse lui-même : si quelqu’un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage.
19 Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il écrit : Il prend les sages dans leur ruse.
20 Et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages, Il sait qu’elles sont vaines.

La sagesse de ce monde nous dit qu’une fois qu’une personne a donné son cœur à Dieu, il lui est impossible de se perdre à nouveau. Nous avons un ennemi qui se réjouit de nous nourrir de ce type de sagesse, car elle nous empêche d’entendre l’appel de Dieu à se repentir et à consacrer à nouveau nos vies à lui. Il est préférable de se considérer comme des fous et de demander à Dieu de nous diriger de la manière qui nous mènera vers notre foyer éternel au ciel.

21 ¶ Que personne donc ne mette sa gloire dans des hommes ; car tout est à vous,
22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses à venir.
23 Tout est à vous ; et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu.

Dieu a donné des serviteurs à l’église pour prêcher l’évangile, enseigner et guider son peuple. Que nous honorions et respections de tels hommes ; mais nous ne devons pas les glorifier ou les comparer les uns aux autres. Chacun a des dons pour aider à bâtir des murs de Sion. Ces dons sont donnés pour nous aider et pour glorifier Jésus-Christ et Dieu.

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Il y a cinquante ans

Cela fait 50 ans que le mouvement des Jesus people a commencé en Californie. Cela suivait de très près le Summer of Love, cette brève période au cours de laquelle des jeunes désillusionnés croyaient avoir trouvé la remède à tous les problèmes du monde. « All you need is love » par les Beatles était leur thème. Ils se sont réunis à San Francisco, vêtus de vêtements tye-dye, des fleurs dans leurs cheveux, fumant de la marijuana et avalant le LSD, jouant des guitares et aimant tout le monde. C’était le début d’une nouvelle ère de paix et d’amour.

Mais non, cela n’a pas duré très longtemps. Beaucoup de filles ont découvert qu’elles étaient enceintes sans aucun soutien. Il y a eu une explosion des MST, l’argent s’est épuisé, quelques-uns ont eu l’esprit stupéfie en permanence, et l’amour a commencé à se déchirer.

Au milieu de cette déception, certains ont découvert Jésus et l’ont trouvé d’être ce qu’ils cherchaient depuis le début. Soudain, il y avait des jeunes partout qui ressemblaient toujours à des hippies, mais avec les Bibles dans leurs mains et prêts à parler de Jésus à qui que ce soit. Et ils étaient sérieux, la Bible avait les réponses à la vie, le péché était réel et il fallait s’en repentir. C’est ainsi qu’ils ont trouvé un véritable amour pour tout le monde autour d’eux.

Le mouvement s’est répandu comme une traînée de poudre. En 1970, un jeune homme rebelle, originaire d’une petite ville du Manitoba, a trouvé Jésus dans les rues de Vancouver. Par la suite, il devient inquiet de ce qu’il avait fait chez lui, d’actes de vandalisme, le vol d’essence dans les cours des agriculteurs et le manque de respect pour ses parents et ses aînés. Ses nouveaux amis du Jesus people lui ont dit qu’il devait retourner chez lui et rectifier les choses. Donc, il l’a fait.

Alors qu’il traversait la communauté en confessant les torts qu’il avait commis et en s’efforçant de les rétablir, tout en parlant de sa nouvelle foi en Jésus, cela avait fait beaucoup de bruit. Il était de retour à l’église où il avait grandi et d’autres jeunes ont commencé à trouver Jésus et à réparer les torts qu’ils avaient causés.

Le pasteur a salué cet enthousiasme pour la vérité évangélique et a fait de son mieux pour l’encourager. Il a fait des études bibliques avec les jeunes et ceux-ci ont commencé à organiser des cafés mercredi soir en ville, ouverts aux jeunes de près ou de loin, où ils ont chanté les chansons qui sortaient du mouvement des Jesus people et ont partagé leurs témoignages.

Je suis né de nouveau au printemps 1970 et je me suis marié cet été. À l’été 1971, mon épouse et moi avons commencé à fréquenter cette église. Nous étions enthousiasmés par l’amour de Jésus et de la Bible manifesté par ces jeunes et par les changements réels qui se produisent dans leurs vies. J’étais un peu plus âgé, mais aussi un nouveau croyant et je ressentais des âmes sœurs dans la plupart d’entre eux.

Il y avait juste un petit doute. Pas à propos du mouvement dans son ensemble, mais à propos de quelques-uns qui ont semblé suivre le mouvement simplement parce que c’était la chose la plus populaire à ce moment, pas parce qu’ils avaient une foi personnelle authentique. Le pasteur ne semblait pas capable de discerner la différence. Rien qui n’aurait pu être corrigé avec l’aide de chrétiens plus âgés et plus expérimentés.

Au lieu de cela, l’assemblée a limogé le pasteur. L’enthousiasme de la jeunesse leur faisait trop peur. Le pasteur s’est rendu dans une église située à quelques kilomètres de là. Les jeunes ont suivi et nous aussi. Le manque de discernement est devenu plus évident.

Je ne doute pas que le mouvement du Jesus people dans son ensemble était une véritable œuvre du Saint-Esprit. Mais les églises n’étaient malheureusement pas préparées pour accueillir et guider les nouveaux croyants. Certains étaient consternés, certains étaient prêts à accepter tout le monde sans discernement. Un nombre incalculable de personnes ont vraiment rencontré Jésus par le biais de ce mouvement. Certaines ont fait naufrage, mais la majorité a continué à vivre une vie chrétienne sanctifiée.

Les églises aujourd’hui sont de retour là où elles étaient il y a 50 ans. Les jeunes sont désillusionnés, laissant les églises en masse pour chercher leur épanouissement ailleurs. Est-il possible que l’histoire se répète ? Pourquoi est-il si difficile de transmettre la foi d’une génération à l’autre ?

Jésus a fait deux déclarations qui semblent contradictoires, mais ne le sont pas vraiment. Dans Luc 9.49-50, nous lisons : « Jean prit la parole, et dit : Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom ; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas. Ne l’en empêche pas, lui répondit Jésus, car qui n’est pas contre nous est pour nous. » Évidemment, Jésus n’a aucun problème avec des personnes extérieures à son cercle immédiat qui travaillent en son nom. Alors nous ne devrions pas non plus.

Mais un peu plus tard, il a dit : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse » (Luc 11.23). L’image de l’église dans le Nouveau Testament est d’un corps fonctionnel dont Jésus est la tête. Les parties de corps éparpillés, chacune interprétant les instructions venant de la tête selon sa propre compréhension, ne peuvent pas être l’église.

Le baptême immédiat de tous ceux qui professaient la foi en Jésus était une faiblesse fondamentale parmi les Jesus people, conduisant à la fragmentation du mouvement. Selon le modèle du Nouveau Testament, il est nécessaire d’enseigner aux nouveaux croyants avant leur baptême, afin de s’assurer qu’ils ont véritablement rencontré Jésus et qu’ils suivent la direction du Saint-Esprit.

Dans les églises anabaptistes, les nouveaux croyants doivent raconter leur expérience à l’assemblée de croyants. Lorsque l’assemblée peut dire « Oui, nous croyons que cette personne a vraiment rencontré le Seigneur et que nous avons vu la preuve qu’elle marchait avec lui tous les jours », alors le baptême signifie quelque chose. L’acceptation et le soin des croyants sont essentiels au maintien d’une foi et d’une vie chrétiennes authentiques.

Une étude canadienne récente montre que les jeunes sont plus enclins à conserver leur foi après leur départ de la maison s’ils ont eu une relation significative avec des croyants adultes autres que leurs parents. Où est-ce possible, sinon dans une assemblée de vrais croyants ?

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Trois raisons pour l’église

En lisant le Nouveau Testament, les preuves accumulent qu’il existe trois raisons pour l’existence de l’église. Chacun de ces raisons est lié aux autres et en dépend. Nous pourrions peut-être appeler cela un tabouret à trois pieds et lorsqu’une jambe est plus courte que les autres, cela crée une situation instable.

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1. Glorifier Dieu
Le premier objectif est de glorifier Dieu. « Après cela, je regardais, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tiennent devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et de paumes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau. Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants ; et lis se prosternèrent sur leur face devant le trône, et ils adorèrent Dieu, en disant : Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâce, l’honneur, la puissance, et la force soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 7.9-12). Ce passage est placé autour du trône de Dieu dans les cieux, mais nous devons commencer à glorifier Dieu ici et maintenant afin de pouvoir continuer dans l’éternité.

Le fruit de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix et tout le reste doit être évident dans l’église. La joie ne doit pas être étouffée au nom de l’humilité, ni forcée par sens du devoir. La paix doit être authentique, fondée sur la gratitude pour le pardon de Dieu et la volonté de pardonner aux autres.

2. Être un lieu de sécurité pour le peuple de Dieu
Le deuxième objectif est de fournir une bergerie au troupeau de Dieu – un endroit où ils pourront être nourris, se faire soigner leurs blessures et être protégés des ennemis cherchant à leur nuire. « Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions en tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien cordonné et formant un solide assemblage, tire un accroissement selon la force qui convient à chacun de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité »(Éphésiens 4.13-16).

L’église doit être un lieu où les blessés et les fatigués peuvent trouver le véritable amour fraternel qui sera un baume pour leurs blessures et accélérera leur guérison. Mais l’église doit aussi être pure. Les membres faibles doivent se sentir les bienvenus, mais ceux qui vivent dans la désobéissance volontaire doivent être réprimandés et s’ils ne se repentent pas, ils ne doivent pas être retenus dans la bergerie de peur que leur désobéissance ne soit un piège pour les autres.

3. Faire de nouveaux disciples dans nos communautés et dans le monde entier
Le troisième objectif est de proclamer l’évangile salvateur de Jésus-Christ à d’autres. « Jésus s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours., jusqu’à la fin du monde. Amen ! » (Matthieu 28.18-20). « Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous, nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu » »(2 Corinthiens 5.18-20).

La Grande Mission dit de faire des disciples de toutes les nations. La proclamation de l’évangile n’est que le début. Lorsque quelques-uns sont convertis, c’est encore l’étape préliminaire de la mission que Jésus nous a confiée. Les nouveaux convertis ont besoin de l’aide de chrétiens expérimentés pour discerner si une nouvelle vie est née en eux, ou simplement le désir pour une nouvelle vie. Ils ont besoin d’enseignement, de soutien et d’encouragement pour abandonner leurs anciennes voies et apprendre à marcher avec Jésus. Nous avons tous besoin du soutien de croyants authentiques tout au long de notre vie chrétienne.

Je ne sais pas si un de ces objectifs a la prééminence sur les autres. Si nous sommes vraiment guidés par le Saint-Esprit, nous accomplirons les trois. Si nous laissons l’Esprit faire son œuvre parfaite en nous, il n’y aura pas de vacillement dans la façon dont l’église est perçue par les autres.

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L’église sur le rocher

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Mont-Saint-Michel, Normandie

LA PIERRE

« Sur cette pierre je bâtirai mon église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » Il n’y a pas de mystère ni besoin de spéculation sur ce que Jésus voulait dire dans ce verset ; il se référait simplement à Ésaïe 28.16, « C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : voici, j’ai posé en Sion une pierre, une pierre angulaire, éprouvée et précieuse, solidement posée : celui qui s’y appuiera ne s’enfuira point. » Jésus lui-même est la pierre sur laquelle il construit l’église.

L’ÉGLISE

Qu’est-ce que c’est ? Le mot utilisé par Jésus était ekklesia, ce qui signifie appelé. L’église est la communauté de ceux qui ont été appelés hors du monde à une nouvelle relation avec Jésus et avec d’autres disciples de Jésus.

Pourquoi est-ce nécessaire ? Quand nous suivions Jésus nos valeurs et notre but sont différents des valeurs et des buts que nous avions autrefois et des gens qui ne connaissent toujours pas Jésus. Nous devons nous rassembler pour nous entre-aider et pour encourager les uns les autres et être dans un lieu où Jésus peut continuer à nous enseigner ses voies.

LA MISSION

« Allez donc et instruisez toutes les nations (faites-en des disciples), les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Amen. »

La mission confiée aux apôtres, et à l’église, n’est pas simplement de faire des convertis, mais de faire des disciples. Un disciple est un apprenant, un qui veut être enseigné. Nous sommes enseignés par la Parole, par le Saint-Esprit et par l’église.

Jésus bâtit l’église parce que nous devons être dans un lieu où nous pouvons être enseignés et disciplinés afin que nous ne nous égarassions pas du bon chemin et ne revenions pas là où nous étions avant de rencontrer Jésus. Ce lieu est où nous sommes tous unis sur le fondement de Jésus-Christ et bâtissons ensemble sur ce fondement.

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Panne de courant

bureau désordonné

Une salade de câbles

Il y a quelques jours, j’ai réorganisé notre bureau à domicile. Quand j’ai tourné le bureau de ma femme un quart de tour, tous les fils qui étaient cachés derrière lui étaient maintenant un gâchis à l’air libre. Pas aussi mauvais que l’illustration ci-dessus, mais suffisamment grave pour être nuisible et peut-être dangereux.

Je m’apprêtais à mettre un peu d’ordre dans la confusion. J’ai réussi à éliminer une barre d’alimentation et à tout brancher en l’autre. Maintenant le cordon d’alimentation du moniteur était trop court pour le placer par le mur derrière l’ordinateur. J’ai donc tiré un cordon de la prise murale et l’ai branché sur la barre d’alimentation, puis branché le cordon d’alimentation du moniteur sur la prise murale. Tout semblait bien maintenant. Mais rien n’a fonctionné. L’imprimante, l’ordinateur, le moniteur, le routeur internet étaient tous morts.

Je pensais que peut-être en réarrangeant les cordons j’avais appuyé par inadvertance sur l’interrupteur de la barre d’alimentation. Mais rien ne fonctionnait à l’une ou l’autre position de l’interrupteur. Comment la barre d’alimentation aurait-elle pu échouer aussi vite que ça ?

La plupart des cordons étaient beaucoup plus longs que nécessaire pour cette configuration et je ne savais pas trop quel cordon est allé à quel appareil. J’ai suivi le cordon branché dans la dernière prise de la barre d’alimentation, elle a fait une boucle – et s’est révélée être le cordon d’alimentation de la barre d’alimentation !

Ces barres d’alimentation sont une chose merveilleuse : il y a plusieurs années le modem dans un ordinateur était frite pendant un orage et je ne voulais pas risquer que de tels événements se reproduisent. Mais ils n’ont aucun pouvoir en eux-mêmes – ils doivent être branchés sur une source de pouvoir. Tout a bien fonctionné une fois que la barre d’alimentation a été branchée une fois de plus dans la prise murale. Et si le cordon du moniteur est un peu court, nous en acheterons un plus long.

Moi aussi, je tombe en panne dans la vie chrétienne si je ne suis pas branché à la source de pouvoir. Je ne peux pas vivre comme chrétien par mon propre pouvoir – je ne l’ai tout simplement pas au-dedans de moi. Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi. » Le désir de l’apôtre Paul était « de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection. » J’ai donc besoin d’un lien vivant avec la source de la puissance spirituelle – Jésus-Christ – pour vivre en vrai chrétien.

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