la Bible – source de lumière

[Répétition d’un article publié ici il y a quatre ans.]

Pendant beaucoup d’années l’Église catholique romaine au Québec interdisait la possession de la Bible par ses membres. C’était à peu près d’il y a 175 ans que des missionnaires suisses et autres commençaient à parcourir les routes de campagne pour vendre les Bibles et parler de la voie du salut. L’histoire racontée ci-dessous remonte de ce temps-là. Elle se trouve dans le livre Histoire du protestantisme français au Canada et aux États-Unis par R.-P. Duclos, publié pour la première fois en 1912.

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Zéphirin Patenaude, dans une de ses courses de colportage dans la paroisse de St-D., c’était en février à la fin d’une journée de travail, commença à s’enquérir d’un endroit où il pourrait passer la nuit ; partout il rencontrait un accueil glacé et recevait un refus. Enfin, il frappe à une porte et demande une place au coin du feu, n’osant pas solliciter une plus grande faveur ; on la lui accorde. Les quatre hommes présents, connaissant qu’il était, commencèrent de parler de religion. On peut s’imaginer ses craintes, s’attendant à être mis à la porte.

D’un autre côté, sa conscience parlait, un instant il éleva son âme vers Dieu et trouva le courage de rendre son témoignage ; puis il osa demander un gîte pour la nuit. L’un des hommes lui dit : « Je m’en vais chez moi dans un instant, venez avec moi, je puis vous loger. » Il lui offrit un bon souper, une bonne chambre et un excellent déjeuner.

Le matin, lorsque M. Patenaude remerciait son hôte pour son hospitalité, il lui dit : « Il faut que je vous dise pourquoi je vous ai traité de la sorte ; il y a deux semaines, j’eus un singulier rêve, à deux heures de la nuit ; je rêvais qu’un homme frappait à ma porte ; elle s’ouvrit, il entra, sortit de sa poche un petit livre et lorsqu’il l’eut ouvert, la maison fut rempli de lumière. Je fus si frappé que je n’ai pas dormi le reste de la nuit. En vous voyant entrer chez mon voisin, je vous ai reconnu pour l’homme que j’avais vu dans mon rêve. Voilà pourquoi je tenais à causer avec vous et à vous entendre. »

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Adieu 2018

2018 tire à sa fin. Qu’est-ce qui nous attend en 2019 ? Dieu seul le sait. Puissions-nous lui prendre la main et marcher avec lui tout au long de l’année.

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Ô Seigneur Éternel ! une nouvelle année
Par ta grande bonté nous est encor donnée :
Ah ! donne nous aussi d’y vivre par la foi,
Et de la consacrer uniquement à toi.

Que ce soit pour nous tous l’an de la bienveillance,
Que ce soit l’an de grâce et de la délivrance !
Que notre âme, docile à ta puissante voix,
Jésus, trouve la paix à l’ombre de ta croix !

Nos jours sont en tes mains, notre course est bornée,
Et plusieurs sont entrés dans leur dernière année :
Veillons donc et s’il faut bientôt quitter ces lieux,
Nous savons que là-haut nous attend notre Dieu.

— Charles Recordon

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Bonne et heureuse année 2019 !

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Leçons pour la vie prises de l’épître de Jacques

1. Si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est pas celle qui vient d’en haut, mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. (3.14-15)

Même si j’ai raison sur un sujet, si je parle avec colère et amertume, j’ai tort.

2. La colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. (1.20)

Je pourrais penser que je me tiens pour la défense de la vérité de Dieu, mais si je me fâche, je porte préjudice à sa cause.

3. L’épreuve de votre foi produit la patience (1. 3)

Je ne peux pas augmenter ma patience en évitant les situations qui le mettent à l’épreuve. Même si j’échoue parfois à l’épreuve, j’apprends que je ne peux pas me fier uniquement à moi-même dans ces circonstances.

4. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. (3.17)

Je ne suis pas naturellement doué de ce genre de sagesse. Je dois le chercher d’en haut, de Dieu.

5. Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable et il fuira loin de vous. (4.7)

Pourquoi ne pourrais-je pas apprendre par moi-même comment faire ce qui est bien ? Instinctivement, je résiste à l’idée de soumission à Dieu, cela ressemble à un échec. Mais je constate que c’est ma résistance tenace qui mène à l’échec et que la soumission est la voie de la victoire.

6. Confessez donc vos péchés les unes aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste à un grand efficace. (5.16)

Mais d’autres ne me comprendront pas. Ils ne connaissent pas les problèmes, les tentations et les frustrations auxquels je dois faire face. Cependant, lorsque nous partageons nos luttes, nous réalisons à quel point nous sommes semblables et que nous sommes tous confrontés au même ennemi spirituel. Par la prière, nous avons tous accès au pouvoir pour vaincre nos doutes, nos épreuves et nos tentations.

7. Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture : Tu aimera votre prochain comme toi-même, vous ferez bien (2.8)

C’est à juste titre qu’on l’appelle la loi royale. C’est la règle unique pour les citoyens du royaume des cieux. Tout le reste n’est que commentaire.

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Qui suis-je ?

C’était dans une petite église près de St. Marys en Ontario que ma femme et moi avons été baptisés et sommes devenus membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. Après le service, le ministre qui nous avait baptisés nous a conseillé de « Soyez vous-mêmes ».

C’était un accueil très gentil et généreux, mais je ne savais pas comment en faire. Je ne savais pas vraiment qui j’étais. J’ai passé les quarante années qui se sont écoulées depuis ce jour à passer au crible les bagages que j’ai ramassés tout au long de ma vie et à essayer de discerner lesquelles de ces choses ont leur place dans la définition de qui je suis.

L’héritage ethnique et religieux de ma mère ne fait pas partie de moi. Sa langue maternelle était le bas allemand et sa langue seconde l’allemand, langue de l’église à laquelle sa famille s’appartenait et à laquelle elle s’était jointe dans sa jeunesse. Après quelques années, elle s’est rendu compte que l’allemand était la foi de l’église et que les choses qu’elle avait apprises dans le catéchisme n’étaient que des décorations. Cette église n’avait aucun message pour quiconque ne connaissait pas l’allemand, y compris les huit plus jeunes frères et sœurs de Maman.

Elle a quitté cette église et a épousé mon père, un départ très déterminé de son passé. Une fois, ma grand-mère m’a envoyé un livre d’introduction en allemand, dans l’espoir que j’apprenne l’allemand pour devenir chrétien. Je ne veux exprimer aucun manque de respect envers ma grand-mère, je l’aimais, mais c’était comme ça qu’elle avait été formée pour penser. Ce manuel d’introduction allemand m’intriguait, mais maman ne manifestait aucun enthousiasme pour l’enseignement de l’allemand. Si je posais des questions, elle y répondrait, mais c’était tout. J’ai bientôt arrêté de poser des questions.

Je ne m’intéresse pas au christianisme culturel. Cela ne fait pas partie de qui je suis.

Mon père était originaire des États-Unis, de descendance puritaine mais méthodiste wesleyenne par la foi. Cette dénomination a été engloutie dans les mouvements de l’évangile social et de l’union des églises. Mon père n’avait aucune interêt pour tout ce qui avait trait à l’évangile social, que ce soit dans la religion, la politique ou les affaires (le mouvement coopératif). Je ne m’intéresse non plus au christianisme en tant que mouvement social.

La mère de mon père parlait français. Papa était fier de son héritage français, mais il le trouvait genant que sa mère parlait la langue. Il souhaitait que tout le monde parle une seule langue, à savoir l’anglais. Maman a raconté comment son père avait toujours regretté de ne pas avoir appris le français quand il en avait eu l’occasion dans sa jeunesse ; elle a souhaité qu’elle aurait pu avoir l’occasion d’apprendre le français. J’ai écouté maman plutôt que papa.

J’ai des problèmes d’allergies depuis mon enfance. Cela a limité le type de travail que je peux faire. Petit à petit, j’ai appris ce que je pouvais faire et ce que je ne pouvais pas faire et je me débrouille bien, mais la sensibilisation aux allergies fait toujours partie de moi. Je suis végétarien, mais pas pour des motifs religieux ou philosophiques. Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais j’ai arrêté de manger de la viande il y a 65 ans. Peut-être que cela avait quelque chose à voir avec mes allergies. Peut-être que cela avait plus à voir avec les boucheries que j’ai vues comme garçon.

Quand nous irions quelque part en voyage, mon père avait l’habitude d’aborder un inconnu pour lui demander : « Que pensez-vous de Jésus? » Cela me gênait énormément quand j’étais jeune, maintenant j’aimerais pouvoir être plus comme ça. Je ne suis pas aussi audacieux que mon père, mais je ne le suis pas non plus aussi argumentatif. Ceux qui me connaissent pourraient s’interroger sur cette dernière déclaration, mais croyez-moi, c’est vrai. Tu ne connaissais pas mon père.

L’anglais était la troisième langue de maman. Elle avait un gros dictionnaire qu’elle étudiait depuis des années et parlait anglais sans aucune trace d’accent. Je viens honnêtement par mon amour des dictionnaires. J’ai appris à lire à l’âge de quatre ans et je ne me suis jamais arrêté. Depuis longtemps j’écris pour essayer clarifier mes pensées et le désir de communiquer fait partie de ce que je suis.

Jusqu’à l’âge de dix ans j’ai vécu dans une ferme située dans les collines du Missouri Coteau, dans le sud-ouest de la Saskatchewan. Dans ma mémoire, des scènes de cette époque me paraissent presque paradisiaques. J’ai vécu dans nombreux autres endroits depuis lors : cinq provinces, zones rurales, villages, et des villes grandes et petites. Je vis sur un terrain rural en ce moment, mais je préférerais vraiment vivre dans une ville où il y a des gens autour de moi.

J’ai pris mes études dans l’école d’une petite ville et j’avais lu chaque livre de la bibliothèque avant de terminer mes études secondaires. J’ai appris quelque chose d’important dans cette lecture : deux historiens peuvent écrire sur les mêmes événements et se référer aux mêmes dates, aux mêmes personnes, tout en proposant différentes versions de ce qui se passait réellement. À mes années d’école, l’histoire était enseignée du point de vue de l’Ordre Orange. Je ne le comprenais pas vraiment à l’époque, mais ce point de vue a eu un effet négatif sur les relations entre Anglais et Français, Protestants et Catholiques, Blancs et Non-Blancs au Canada. Je ne suis pas du genre à penser que les chrétiens auraient intérêt à ne rien savoir de l’histoire. Je pense que nous ne pouvons pas vraiment comprendre ce qui se passe aujourd’hui si nous ne savons rien de l’histoire et des préjugés créés par les différentes perceptions du passé.

J’ai exercé des métiers qui ont favorisé ma tendance naturelle à être attentif aux détails : comme acheteur des graines, assurance de la qualité et comptable. J’ai probablement tendance à être parfois trop particulier.

En plus de mes parents, j’ai été influencée par mon épouse, ma fille, son mari, nos petits-enfants, des frères et des sœurs dans la foi, des prédicateurs, des enseignants et des collègues. Tous les gens que j’ai rencontrés ont probablement laissé une petite trace sur mon personnage.

Alors qui suis-je ? Je suis un chrétien né de nouveau et un mennonite, non pas par héritage, culture, langue ou philosophie, mais par l’appel de Dieu et par ma réponse à cet appel. Je suis Canadien, de naissance, d’éducation, d’expérience de la vie. Je suis originaire de la Saskatchewan, c’est mon chez-moi, mais j’ai pu me sentir chez moi presque partout au pays. Je parle les deux langues officielles du Canada et aucune autre, mais j’ai parfois essayé de maîtriser l’italien. Je me vois plus comme citadin que comme campagnarde. Et je suis écrivain. J’ai hésité pendant des années à l’avouer, surtout à moi-même, mais c’est ce qui me motive plus que tout.

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Joyeux Noël

Voici, l’enfant nous est né
Et le Fils nous est donné !
À Dieu gloire dans les cieux,
Grâce et paix dans ces bas lieux !

Il vient de l’humanité
Revêtir l’infirmité,
Et porter sur une croix
De nos péchés tout le poids.

Sois le bienvenu, Seigneur !
Viens habiter dans mon cœur ;
Que, vaincu par ton amour,
Il soit à toi sans retour.

Je t’adore, ô divin Roi !
Qui t’abaisses jusqu’à moi ;
Viens établir pour jamais
En nous ton règne de paix.

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Dix belles choses de l’hiver en Saskatchewan

1. Paysages étincelants. Le moment est imprévisible, mais de temps en temps, chaque arbre, buisson et plante se transforme en une structure cristalline éblouissante sous l’effet du givre.

2. La pureté de la neige. Tout ce qui est laid et sale est enterré sous une couverture blanche.

3. L’absence de mouches, de fourmis et d’autres insectes. Ils reviendront au printemps, mais nos hivers ont jusqu’ici empêché les fourmis de feu, les abeilles tueuses et les pythons de Birmanie de s’aventurer dans la province.

4. L’absence d’équipes de construction sur nos routes. Finis les détours et les retards.

5. Les oiseaux à nos mangeoires. Beaucoup sont partis pour la saison mais les mésanges, les pics et d’autres oiseaux sont toujours là et apprécient la nourriture que nous offrons.

6. Enfants patinant sur des patinoires extérieures. Je me souviens du temps où j’avais ce même enthousiasme et je me réjouisse de voir les jeunes pour qui c’est bien plus qu’un souvenir.

7. Entrer pour se réchauffer. Entrer se rafraîchir pendant une chaude journée d’été n’a tout simplement pas le même charme.

8. Chanteurs de Noël. Entendre claquer les portes des voitures et le son des voix heureuses, puis quelques vieux hymnes de Noël chantés de tout cœur devant notre porte, c’est une partie réconfortante du vieillissement.

9. Les visages resplendissants des enfants qui chantent et disent leurs parts lors d’un concert de Noël. Nous aimons entendre le programme présenté par les enfants de notre école chrétienne, tout comme beaucoup de nos voisins.

10. Le printemps. Comment peut-on vraiment apprécier le printemps s’il n’a pas survécu un vrai hiver ?

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Laisse aller mon peuple

Au cours de ma vie, j’ai entendu l’histoire de la Nativité racontée sous différentes formes lors de concerts de Noël et j’en ai lu d’autres dans des livres pour enfants. Certains sont restés assez proches du récit biblique, d’autres sont dérivés vers une monde fantaisiste, ce qui m’a laissé perplexe.

Ne crains rien, je ne suis pas sur le point de me lancer dans une diatribe grincheuse. Je pense qu’il sera plus constructif de décrire les contours d’un récit caché en pleine vue dans nos Bibles. Ce sont les parallèles étonnants entre Moïse et Jésus.

Tous deux avaient eu la condamnation à mort au moment de leur naissance. Dans le cas de Moïse, le décret de Pharaon stipulait que tous les nouveaux-nés mâles hébreux devaient être tués. Dans le cas de Jésus, Hérode décréta que tous les enfants de moins de deux ans de la région de Bethléem seraient tués.

Les deux étaient protégés par une jeune femme nommée Miryam. Pour Moïse, c’était sa sœur, pour Jésus, c’était sa mère. Ils s’appellent Marie dans la Bible, mais pour leur propre peuple, à leur époque, ils étaient tous deux Miryam.

Les deux ont reçu une aide précieuse des gentils. Moïse a été adopté par la fille de Pharaon et a été élevé non loin de l’homme qui avait voulu le tuer. Les cadeaux apportés à Jésus par les mages ont sans doute été d’une grande aide pour soutenir Joseph, Marie et Jésus pendant leur fuite en Égypte.

Plus tard dans leur vie, ils se sont tous deux lancés dans la mission de délivrer leur peuple de leurs oppresseurs. Moïse a fait beaucoup de miracles en Égypte pour rompre l’oppression du peuple hébreu et, finalement, le jour de la Pâque, les a menés à travers la mer Rouge vers la liberté. Jésus a fait des miracles pour démontrer son pouvoir sur l’oppression de Satan et finalement, par sa mort et sa résurrection au temps de la Pâque, a brisé le pouvoir de Satan sur l’humanité.

Cinquante jours après la première Pâque (dix jours de marche dans le désert et quarante jours sur la montagne), Moïse est descendu de la montagne avec les lois de Dieu gravés sur des tables de pierre. Cinquante jours après la dernière Pâque, le jour de la Pentecôte, Jésus a envoyé le Saint-Esprit du ciel pour écrire les lois de Dieu sur le cœur des croyants.

Il y a une différence majeure entre Moïse et Jésus. Moïse, en tant que représentant de la loi, ne pouvait pas conduire son peuple à travers la Jordanie pour entrer la terre promise. Cela a été laissé à Josué. La forme hébraïque de Josué est Yehowshua. C’est le nom que Jésus a porté à son époque, parmi son propre peuple. Jésus vient de la forme grecque de son nom. Jésus, le Yehowshua du Nouveau Testament, a délivré son peuple de son esclavage au péché et nous a précédés pour nous préparer une place dans la terre promise éternelle.

Je serais ravi si les enseignants de l’école du dimanche, les enseignants chrétiens et les écrivains chrétiens pour enfants pouvaient étoffer le récit biblique pour donner aux enfants de notre époque une image fidèle de qui est Jésus et de ce qu’il a fait pour nous.

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Le prix du péché

Le péché t’enseignera plus que tu n’as jamais voulu savoir,

Le péché te conduira plus loin que tu n’as jamais prévu d’aller,

Le péché te coûtera plus cher que tu n’as jamais voulu payer,

Le péché te retiendra plus longtemps que tu n’as jamais prévu de rester.

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Les yeux de Dieu

Il y a vingt ans, un correspondant de l’Afrique a partagé cette pensée avec moi :

Dieu peut voir une fourmi noire,
sur un rocher noir,
au fond d’une caverne,
au milieu de la nuit,
lorsque le ciel est assombri par des nuages.

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Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte (Hébreux 4.13) .

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Le sabbat

Dieu a institué un jour par semaine pour le repos parce que, après six jours de travail, le corps et le cerveau humain ont besoin de repos. C’est logique, non ? Sauf que – la Bible ne dit rien de la sorte.

Ce que nous trouvons dans la Bible, c’est que Dieu a achevé tout le travail de la création en six jours et s’est ensuite reposé le septième jour. Rien ne laisse présager que le premier jour de la semaine suivante, Dieu commença une autre semaine de travail. Son travail a été achevé dès la fondation du monde (Hébreux 4 : 3).

Le septième jour a été le début d’un repos sans fin pour Dieu et la promesse qui nous est faite est que nous pouvons entrer dans ce repos. Le sabbat d’une fois par semaine était commandé comme un mémorial et un avant-goût du repos spirituel qui deviendrait disponible à travers le Messie.

Malheureusement, l’esprit humain trouve qu’il est beaucoup plus facile de saisir l’idée de repos physique que de repos spirituel. Nous avons été aidés à cet égard par les raisonnements des philosophes grecs et de leurs disciples dans les églises.

Le quatrième commandement ordonne que tout travail cesse le jour du sabbat, mais il ne donne aucune indication que cela est dû au besoin de notre corps de se reposer physiquement et mentalement. C’était plutôt l’occasion de se séparer des pensées matérialistes et de contempler les réalités éternelles. Le Nouveau Testament indique clairement que le travail qui doit cesser est notre tentative futile de gagner le salut.

Dans Matthieu 11 : 28-29, Jésus nous invite à cesser nos travaux, à déposer nos fardeaux et à trouver du repos pour nos âmes. Hébreux 11 : 1-10 est une invitation à cesser nos travaux et à entrer dans le repos de Dieu, le sabbat. « Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. » (Hébreux 4:10).

Nous entrons dans ce repos quand nous sommes nés de nouveau. Nous connaissons Dieu comme notre Père et nous sommes assurés qu’il nous connaît en tant que son enfant. Il nous remplit d’amour, de joie, de paix et de tout le fruit de l’esprit. Il nous guide, nous réconforte et nous aide dans tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés dans la vie.

Nous ne sommes plus inquiets pour la nourriture, les vêtements ou la santé de notre corps. Notre Père sait ce dont nous en avons besoin et il le pourvoira (Matthieu 6 : 25-34). Nous ne devrions pas considérer cela comme disant que nous sommes maintenant dispensés du travail physique, il est toujours nécessaire et bon pour nous. Mais nous n’avons plus besoin de nous inquiéter et de nous demander comment tout cela se déroulera.

Nous sommes entrés dans le sabbat, pas un jour sur nos calendriers terrestres, mais un temps qui se poursuivra jusqu’à la fin du temps et dans l’éternité. Les réalités spirituelles ont maintenant priorité sur les réalités matérielles. Nous n’avons pas besoin de nous inquiéter de notre statut aux yeux des autres. Ce qui compte, c’est que nous soyons un enfant de Dieu, entouré de son amour.

Vivre pendant le sabbat exige également que nous pardonnions aux autres, ne gardions aucune rancune, ne privilégiez pas une personne plutôt qu’une autre, mais que nous voyions les autres comme Dieu les voit. Certains sont des enfants de Dieu, Dieu veut que tous soient ses enfants, nous devrions le souhaiter ainsi.

Dieu a donné au prophète Isaïe une belle image de la bonne façon de jeûner et d’observer le sabbat. Est-ce que ces versets ressemblent à quelque chose que l’on devrait faire à certaines occasions seulement, ou un jour par semaine ? Ne représente-t-il pas plutôt le royaume de Dieu du Nouveau Testament quand les enfants de Dieu vivront le sabbat tous les jours ?

« Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés, et que l’on rompe toute espèce de joug ; partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne te détourne pas de ton semblable. Alors ta lumière poindra comme l’aurore, et ta guérison germera promptement ; ta justice marchera devant toi, et la gloire de l’Eternel t’accompagnera. Alors tu appelleras, et l’Éternel répondra ; tu crieras, et il dira : Me voici ! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, les gestes menaçants et les discours injurieux, si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l’âme indigente, ta lumière se lèvera sur l’obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi. L’Éternel sera toujours ton guide, il rassasiera ton âme dans les lieux arides, et il redonnera de la vigueur à tes membres ; tu seras comme un jardin arrosé, comme une source dont les eaux ne tarissent pas. Les tiens rebâtiront sur d’anciennes ruines, tu relèveras des fondements antiques ; on t’appellera réparateur des brèches, celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable. Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, si tu fais du sabbat tes délices, pour sanctifier l’Éternel en le glorifiant, et si tu l’honores en ne suivant point tes voies, en ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, alors tu mettras ton plaisir en l’Éternel, et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père ; car la bouche de l’Éternel a parlé. » (Esaïe 58 : 6-14)

Le quatrième commandement ne donne aucune instruction au sujet d’une rassemblement pour le culte un jour par semaine. À l’époque de l’Ancien Testament, il n’y avait que trois festivals annuels où tous les hommes adultes devaient se rassembler pour le culte à Jérusalem.

De plus, l’Ancien Testament ne donne aucune instruction pour l’établissement de synagogues et les rassemblements pour l’adoration un jour par semaine. C’est une tradition qui semble avoir commencé pendant la captivité babylonienne ; et c’était une bonne tradition. Les chrétiens ont adopté cette tradition et le culte hebdomadaire est devenu la principale source de soutien de notre vie spirituelle. Ce n’est pas une loi écrite sur des tables de pierre, mais ce devrait être une loi écrite sur notre cœur que nous voudrions rassembler où et quand la nourriture spirituelle est servie.

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