Searait-il possilbe qu’une telle chose arrive dans notre époque?

AD 1199.- Il est écrit qu’à cette époque, les Albigeois, qui étaient une même église avec les Vaudois, avaient tellement augmentés dans le comté de Toulouse, que, comme les papistes sont plaints, «presque un millier de villes ont été contaminés avec eux.»

Le seigneur de Saint-Aldégonde était en accord avec cela lorsqu’il a dit: «Malgré que Pierre de Bruys ait été brûlé comme hérétique à Saint-Gilles, près de Nîmes, la doctrine a néanmoins été répandu dans la province de Gascogne, dans le comté de Fois, Querci, Agenois, Bourdelais, et dans presque toute la Languedoc, et le comté de Jugrane, maintenant appelé Venise. En Provence également cette doctrine a été presque universellement accepté, et les villes, Cahors, Narbonne, Carcassonne, Rhodes, Aix-la-Chapelle, Mesières, Toulouse, Avignon, Montauban, S. Antonin, Puflarens, et le pays de Bigorre ont été remplis avec elle, avec beaucoup d’autres villes qui leur étaient favorables, comme Tarascon, Marseille, Percés, Agenois, Marmande, et Bordeaux ; par laquelle cette doctrine est répandu encore, d’un côté vers l’Espagne et l’Angleterre, de l’autre en Allemagne, la Bohême, l’Hongrie, la Moravie, la Dalmatie, et même en Italie.

«En effet, cette doctrine est répandue de telle manière que malgré tous les efforts des papes et tous leurs laquais, aidés par les princes et les magistrats, de les exterminer, d’abord par les disputes, puis par l’exil, l’excommunication et les anathèmes papales, la proclamation des croisades, les indulgences offerts à tous ceux qui commettaient des violences contre eux, et enfin par toutes sortes de tortures, les bûchers, les potences, et l’effusion de sang cruelle, oui, tellement que tout le monde était en émoi à cause de cela; mais ils (les papistes) ne pouvaient empêcher les cendres de s’envoler aux quatre vents, presque même à toutes les extrémités de la terre ».

Ce qui on lit ci-dessus semble merveilleux, mais ce n’est pas merveilleux en ce qui concerne le Seigneur Dieu, pour qui rien n’est merveilleuse, ni impossible. Au même temps, nous voyons comment Dieu a permis ce grain de sénevé des Vaudois, ou Pauvres de Lyon, de grandir en un grand arbre, et cela au milieu de leurs persécutions. Oh, le grand pouvoir, la sagesse et l’amour de Dieu, qui n’abandonne jamais son peuple!

-traduit du Martyrs Mirror, page 290

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Préface à l’Enchiridion de Théodore Philippe

Vu que plusieurs d’un bon cœur et d’une intention chrétienne désirent savoir ce que nous croyons, (bien que quelques-uns par amertume et d’autres par légèreté y contredisent, et toutefois ne savent quelle est notre foi mais parlent d’elle comme les aveugles de la couleur) nous voulons par la grâce de Dieu, selon la doctrine de Saint Pierre, donner un brève et simple témoignage de l’espérance de foi qui est en nous, de notre salut, et déclarer succinctement (autant que Dieu nous a donné de son Esprit) ce que nous pensons du baptême et de la Cène du Seigneur. Mais nous voulons par la miséricorde de Dieu et par la charité de Jésus-Christ que chacun qui se vante de la foi chrétienne et de l’évangile lise ceci notre confession sans partialité et lui mesurer et juger par l’Écriture Sainte, comme la vraie et unique mesure de vérité, en souvenant les paroles de l’apôtre qui a dit «Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience ; il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité, et que, revenus à leur bon sens, ils se dégageront de la piège du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté

Ô que ceux qui s’estiment être chrétiens, et surtout ceux qui sont regardés d’être prédicateurs de la Parole divine, étaient ainsi affectionnés, d’un tel zèle chrétien et d’un tel esprit apostolique, usant de patience envers leurs adversaires : il irait mieux entre ceux qui se disent être chrétiens qu’il ne fait au temps présent.

Mais maintenant hélas il se trouve en eux tout le contraire : car en leur bouche il n’y a que criailleries, blâmes et jugement avec condamnation envers nous. Et spécialement s’élève et s’émeut contre nous tout le monde, nous donnant ce titre d’Anabaptistes et hérétiques, avec plusieurs autres charges, desquelles nous sommes innocents. Ils supportent mieux les délits énormes et l’iniquité publique avec les œuvres mortes de la chair, qui ne sont pas notre foi.

Or bien, nous recommandons tout cela à Dieu et à son jugement et nous nous abandonnons totalement à sa miséricorde. Toutefois, qu’on nous blâme toute que l’on voudra, le Seigneur tout-puissant (qui éprouve les cœurs et les reins et qui est juge de nos pensées, devant lequel il faut rendre compte de notre foi et vie) sait bien que nous ne cherchions autre chose que son honneur et le salut de nos âmes, et cela par la grâce de Jésus-Christ qui est le Sauveur de toutes les fidèles. Néanmoins quelques-uns disent que nous voulons être sauvés par nos œuvres, qui est une chose tellement différent de note foi que le ciel de la terre. Car nous croyons et confessons que nous serons sauvés par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, et que nous avons la rémission de nos péchés seulement par son sang.

Or, quand même que nous serions de tels gens (combien que nous ne sommes pas par la grâce de Dieu) et que nous serions défaillants en quelque chose par l’ignorance et la faiblesse humaine, n’est-ce que chacun qui se dit chrétien doit avoir compassion de nous et prier le Seigneur pour nous ; considérant que l’apôtre Paul avait grande tristesse et tourment continuel en son cœur pour ses frères, et désirait lui-même être séparé de Christ pour eux, qui étaient ses parents selon la chair et qui avaient un zèle pour Dieu , mais sans connaissance, car ils ne croyaient en Jésus-Christ. Moïse aussi a prié fidèlement pour les Israélites, qu’il aurait aimé mieux être effacé par Dieu du livre de vie que de lui voir punir le peuple d’Israël si horriblement en sa fureur.

Mais loué soit Dieu qui nous a donné la foi qui est en Jésus-Christ, en qui nous mettons tout notre espérance, sans nous amuser de quelque image ou statue d’or ou d’argent, pour quelque adoration que ce soit; nous adorons seulement en esprit et en vérité le seul vrai Dieu vivant, Seigneur du Ciel et de la terre, et nous servons son Fils, Jésus-Christ, n’ayant confiance en aucune idole. Ce confiance, chacun qui se dit être chrétien, ne peut-il pas au moins démontrer une telle patience envers nous que Saint Paul a usé vers les Juifs incrédules et Moïse vers les idolâtres Israélites?

Qui plus est, Jésus-Christ nous est un vrai modèle et exemple de charité et patience, présenté à nous par Dieu et mis devant tous les fidèles; lequel nous a appris et enseigné par paroles et œuvres que nous devrions montrer toute charité et miséricorde à tous les hommes et que nous ne jugions personne injustement. Pourtant dit l’apôtre : «Un seul est législateur et juge, c’est celui qui peut sauver ou perdre.» Et : «Qui es-tu, toi qui juge un serviteur d’autrui?» De plus : «car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement
Nous admonestons donc chaque chrétien, et supplions par la passion de notre Seigneur Jésus-Christ, de ne juger plus avant qu’il est commandé. «C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant,» ou de s’ingérer de son jugement.

Nous ne disons pas ceci pour notre avancement ou support, mais pour avertir chacun. Car nous sommes consolés par la grâce de Dieu à souffrir pour l’évangile tout ce que le Seigneur permettra, et espérons aussi en sa miséricorde, qu’il nous donnera force et vertu en temps de tribulation. Nous n’estimons rien de ce que le monde tient et dit de nous faussement, mais nous nous soumettons avec toute humilité au jugement de tous vrais chrétiens enseignés de Dieu, devant lesquels nous confessons notre foi, selon l’exemple de Saint Paul en sa défense devant le grand Gouverneur, lorsqu’il a dit : «Je t’avoue bien que je sers le Dieu de mes pères selon la voie qu’ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes.» Ainsi disons nous aussi, que selon cette voie, que plusieurs tiennent pour hérésie, nous servons le seul Dieu tout-puissant et vivant, et son Fils Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur bénit éternellement, croyant entièrement Moïse et les prophètes, Christ et ses apôtres, tenant toute la Sainte Écriture de la Bible pour bonne et vraie, comme démontre les articles de notre foi suivants, et les deux signes sacramentaires du Seigneur, pourvu toutefois qu’on les lise purement, sans aucune partialité, d’un cœur attentif et patient. Ce que le Dieu tout-puissant donne par sa grâce à tous qui le désirent.

Préface à : Enchiridion, ou manuel de la réligion chrétienne, adapté de la version française de 1626.

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Pourquoi apprendre le français?

Un livre de référence dit qu’il n’y a que soixante-dix millions de personnes qui parlent le français dans le monde. Ce n’est pas un nombre très important, pourquoi dois-je l’apprendre?

Pas si vite! Si vous regardez de près, ce livre donne le nombre estimé de personnes dont le français est leur langue maternelle (même ceci est discutable, je vais revenir sur ce sujet plus tard). A côté de ce nombre est le nombre de pays où le français est parlé par un nombre important de personnes. Ce nombre est soixante, faisant que le français est parlé dans plus de pays qu’aucun autre langage, à l’exception de l’anglais.

Des estimations plus réalistes du nombre de personnes qui parlent le français varient quelque peu, Wikipedia dit 340 millions. À l’heure actuelle, le nombre de personnes d’expression française en Europe et en Afrique est presque égal, mais la situation évolue rapidement. Comme la scolarité devient de plus en plus accessible à la population des pays francophones de l’Afrique, le français est en train de remplacer les langues autochtones. Ainsi, les estimations qui supposent que tous les Africains ont un langue autochtone comme langue maternelle sont de moins en moins réaliste. On estime que d’ici 2050 il pourrait y avoir 500 millions, ou plus, les personnes de langue française dans la seule Afrique.

Le nombre de personnes qui connaissent le français dans certains autres pays peuvent vous surprendre : plus de 10 millions en Allemagne et au Royaume-Uni, près de 3 millions en Égypte, plus de 2 millions aux États-Unis, environ un demi-million dans Viet Nam, Cambodge et Thaïlande, et ainsi de suite.

Il y a plus de 10 millions de francophones au Canada, c’est une de nos langues officielles. Beaucoup de parents, même ici en Saskatchewan, envoient leurs enfants dans des écoles d’immersion français parce qu’ils croient que la connaissance du français et de l’anglais sera un atout formidable pour leurs enfants.

Il ya beaucoup de communautés rurales à travers la Saskatchewan qui ont été établis il y a cent ans par des ressortissants francophones du Québec, de la France et de la Belgique. (Même des États-Unis ; mes grands-parents sont nés dans l’État de New York et ma grand-mère parlaient français. Malheureusement, la connaissance du français a sauté une génération — mon père n’a appris que quelques mots de sa mère.) Le français est en voie de disparition dans certains de ces communautés, mais pas tous.

Beaucoup de gens francophones ont migré vers les villes où leur nombre a été augmentée par les immigrants francophones. Il y a une division scolaire francophone qui opère des écoles dans quelques petites villes et la plupart de nos grandes villes. Les jeunes familles essaient de garder la langue. Lorsque j’entends des gens qui parlent français à Saskatoon, ils sont presque toujours de la jeune génération. Beaucoup d’immigrants qui n’ont ni l’anglais ni le français comme langue maternelle veulent que leurs enfants parlent couramment les deux langues.

Avec une population francophone en plein essor dans le monde, les possibilités pour l’évangélisation sont également en augmentation. Ici au Canada nous sommes idéalement placés pour apprendre le français pour répondre à ce besoin. L’internet nous donne accès à la littérature chrétienne en langue français aussi bien que des renseignements sur la culture d’autres pays. Je suis membre du comité de correction d’épreuves français de l’Église de Dieu en Christ, Mennonite, je vais donc vous proposer un site Web qui contient certaines des traités que nous avons revues: http://gospeltract.ca/fr/index.php

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Une lettre d’un ministre vaudois

Un épître de la Barbe Bartholémi Tertian aux églises évangéliques de Pragela, écrit vers 1420 AD.

Jésus soit avec nous.

À tous nos fidèles et bien-aimées frères en Jésus Christ. Je vous salue tous. Amen.

Le présent est pour avertir votre fraternité, payant la dette que m’est donnée pour vous de la part de Dieu, pour le salut de vos âmes, selon la lumière de la vérité qui nous est donnée par le Très-Haut. Qu’il plaise à chacun de vous de maintenir, accroître et chérir autant que possible, et non affaiblir, les bons principes, usages et coutumes donnés à nous par nos aïeux, dont nous ne sommes pas dignes.

Car cela serait pour nous un pauvre profit d’avoir reçu l’enseignement paternel et la lumière que Dieu nous a donnée, si nous nous adonnons à une vie mondaine, diabolique et charnelle, abandonnant le bien qui vient de Dieu et le salut de nos âmes pour une vie courte et temporelle. Car le Seigneur a dit dans l’Évangile : «Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ?» Et, «Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.»

Car dans la justice de Dieu nous ne serons pas excusés et notre condamnation sera plus grande. Car un plus fort tourment sera donné à ceux qui connaissent le plus. Pour cette cause, je vous prie par l’amour de Dieu de ne pas diminuer mais d’accroître dans l’amour, la crainte et l’obéissance que lui est du, et entre vous de garder les bons coutumes que vous avez reçus et entendus de la part de Dieu. Et que vous purgiez d’entre vous tout défaut et manquement qui troublent la paix, l’amour et l’accord, avec tout ce qui serait un entrave à votre liberté dans la service de Dieu, à votre salut et à l’administration de la vérité si vous désirez que Dieu vous prospère dans les bien temporelles et spirituelles. Car vous ne pouvez faire aucune chose sans lui.

Si vous désirez être héritier de sa gloire, faites ce qu’il dit. «Si tu veux entrer dans la vie, garde mes commandements.» Prenez garde que personne d’entre vous ne se jouisse de jeux, ni gourmandise, ni débauche, ni bal, ni d’autre désordre, ni questions, ni fraude, ni usure, ni malveillance, ni discorde. Ainsi, ne permettre ou supporter parmi vous aucune personne de mauvaise vie, qui pourrait être une scandale ou mauvais exemple. Mais, que la charité, le fidélité et tout bon exemple règnent parmi vous, faisant l’un à l’autre ce que vous voulez qu’on fasse pour vous. Car autrement il n’est pas possible qu’aucun soit sauvé, ni avoir grâce et faveur avec Dieu et les hommes en ce monde ni en le monde glorieuse à venir.

Tout ceci appartient principalement aux dirigeants et gouverneurs. Car lorsque la tête est infirme, tous les membres souffrent. Si donc vous espérez et désirez posséder la vie éternelle et avoir bonne réputation et bonne volonté et prospérer en ce monde dans les biens temporels et spirituels, purifier vous-mêmes de toute voie désordonné parmi vous afin que Dieu soit toujours avec vous, lequel n’abandonne jamais ceux qui espèrent en lui. Mais sachez pour certain que Dieu n’exauce le pécheur, ni l’âme malveillant, ni l’homme soumis au péché. Pour cette cause, que chacun pense sobrement de sa vie et fui les dangers s’il ne veut pas périr en eux.

Nul autre pour le présent, sinon que vous mettiez en pratique ces choses et que le Dieu de paix soit avec vous tous et accompagne nos prières dévots et humbles en saluant tous les fidèles et bien-aimés de Christ. Amen.

Batholémi Tertian, prêt à vous servir en toutes choses dans notre pouvoir selon la volonté de Dieu.

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Mais votre censure, a quoi sert-il ?

La question à la tête de cet article fait partie de la réponse de Job aux arguments d’Éliphaz de Théman et se trouve dans Job 6.25. Le verset au complet dit : «Oh ! Combien sont fortes les paroles de vérité ! Mais votre censure, a quoi sert-il ?»

J’admette que j’ai parfois agi comme Éliphaz. Quand quelqu’un n’a pas reconnu la vérité de mes arguments, je les ai répété avec plus de vigueur et plus d’impatience. Cela n’a jamais bien marché, ni pour Éliphaz, ni pour moi. J’ai enfin compris que des mots cinglants étaient un aveu de la faiblesse de mes arguments, une reconnaissance que je n’ai pas pleinement considérés les implications de ce que je disais.

Il n’est certainement pas une chose mauvaise qu’un chrétien voulait défendre ce en quoi il croit. Pourtant, il semble que beaucoup de chrétiens, surtout les nouveaux chrétiens, ont tendance à être un peu trop emphatique, trop strident, dans leur défense de la foi.

Desiderius Erasmus a critiqué ouvertement des erreurs et des abus de l’Église catholique romaine, mais il a choisi de rester membre de cette église plutôt que de se joindre à la Réforme. Il a donné ses raisons dans une lettre datée du 1529:

Regardez autour de vous sur cette génération «évangélique», et observer s’il y a parmi eux moins d’indulgence au luxe, à la luxure, à l’avarice, que parmi ceux que vous détestez. Montrez-moi une seule personne qui, par cet Évangile, a été réclamé de l’ivresse à la sobriété, de la fureur et la passion à la douceur, de l’avarice à la libéralité, de l’injure à la politesse, de la débauche à la modestie…. Je n’ai jamais entré dans leurs assemblées, mais je les ai parfois vus retourner de leurs sermons, leurs visages affichant le colère, et un merveilleux férocité, comme s’ils étaient animés par l’esprit du mal …. Qui a jamais vu dans leurs réunions quelqu’un d’entre eux verser des larmes, se frapper la poitrine, ou faire le deuil de ses péchés? …

La phrase «Je les ai parfois vus retourner de leurs sermons, leurs visages affichant le colère» m’a particulièrement frappé. Elle m’a fait rappeler ce qu’un ami m’a dit. Il était concessionnaire d’automobile dans une petite ville. Dans cette ville il y avait une église dont le nom proclamait sa descente de la Réforme. Cette église tenait des séances d’étude biblique chaque mercredi, et après l’étude biblique plusieurs membres sont allés magasiner avant de rentrer chez eux – et mon ami m’a dit qu’ils semblaient toujours être en colère !!

Je ne veux pas pointer le doigt aux personnes ou confessions paticulières, ce que je veux dire ici s’applique à tous ceux qui se disent chrétiens. Quand nous essayons de convaincre les autres de la vérité de notre évangile, ce serait vraiment bien s’ils pouvaient voir quelque petite évidence que l’Évangile a eu un effet de purification et de maturation sur nous. Sinon, toutes nos efforts de persuasion ne sont que peine perdu.

«Car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu» (Jacques 1.20).

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Accusations malveillantes

En parlant des Pauliciens et des Bogoumiles, E. H. Broadbent écrivit :

Si l’on cherche à connaître l’histoire de ces églises par les extraits tirés des écrits de leurs ennemis, on observe que le style insultant de ces ouvrages est d’une violence qui touche à la folie. On ne saurait donc fonder sur cette lecture des accusations dignes de foi. D’autre part, toute admission de quelque bien incontestable est fortement amoindrie par l’attribution de motifs impurs ; elle est faite de mauvaise grâce. On ne peut accepter l’accusation réitérée de manichéisme, étant donné que les accusés ne cessèrent de la repousser. En outre, ils enseignèrent constamment les doctrines scripturaires contraires au manichéisme et souffrent beaucoup pour les maintenir. Leur soi-disant profession de manichéisme ne s’accorde guère avec le fait reconnu qu’ils possédaient, au moins en grande partie, les Écritures dans toute leur pureté et qu’ils les étudiaient. La doctrine de Mani ne pouvait être suivie que par ceux qui rejetaient les Écritures, ou les falsifiaient. Les récits se rapportant à leur conduite inique sont en flagrante contradiction avec leur réputation d’être très pieuse, menant une vie morale supérieur à celle des gens de leur entourage. On ne saurait non plus raisonnablement conclure que leur bonne conduite n’était que de l’hypocrisie. Le caractère des rapports volumineux de leurs ennemis, contrastant avec les quelques rares écrits qui nous sommes parvenus de ces chrétiens, amènent le lecteur impartial à rejeter sans hésitation la légende de manichéisme et d’une conduite immorale. On en vient à reconnaître dans ces églises persécutées des rachetés du Seigneur qui maintinrent avec une foi et un courage indomptables le témoignage de Jésus-Christ.

Extrait de L’Église ignorée, traduction française publiée par Éditions Impact, Cap-de-la-Madeleine, Québec.

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Dernière lettre de Jacques le Chandelier à sa femme

[Jacques de Roore, ou Jacques le Chandelier, était ministre de l’église de Dieu pendant le temps où l’église souffrait de la persécution de la part de l’église catholique romain, allié aux autorités espagnols qui régnaient sur ce qui est maintenant la Belgique et le Pays-Bas. Il a été condamné au bûcher, ce qui a été fait le 10 juin 1569 à Bruges.]

Ma bien-aimée femme en Dieu, pour témoignage de l’amour que je vous ai portée, je n’ai pu lasser de vous encore écrire cette petite lettre de départ en ce jour qu’on nomme le jour du Sacrement, après dîner et après avoir reçu le message qu’il me fallait mourir le lendemain. Or, ma bien-aimée femme, cette lettre que je vous envoie pour un départ et congé, n’est pas une lettre de divorce, telle que le peuple d’Israël écrivait pour la dureté de leur cœur, pour délaisser leurs femmes; mais ce que je vous délaisse maintenant est pour l’amour du Seigneur. Car pour cette cause doit on délaisser toutes choses, c’est lui qui nous a conjoint ensemble et c’est lui qui nous sépare maintenant, laquelle chose je reçois volontiers et de bon cœur, et n’a été mon courage et mon affection encore meilleur ni si bon qu’il est à cette heure. Pour cette effet loué soit Dieu.

Par ainsi ma bien-aimée femme en Dieu, je vous recommande maintenant au Seigneur, avec mes enfants, lequel vous sera comme un mari et à eux comme père si vous demeurez fidèlement avec lui. C’est lui qui aura soin de vous et vous pourvoira tant des chose spirituelles que corporelles. Car Saint Pierre dit : Comme la divine puissance nous ayant donné tout ce qui appartient à la vie et piété par la connaissance de celui qui nous a appelé pour sa propre gloire et vertu. Par lesquelles nous sont donnés les grandes et précieuses promesses, afin que par eux vous soyez faites participants de la nature divine, après vous être retirés de la corruption qui est au monde en concupiscence. Pourtant, si nous lui demeurons ainsi loyaux et que nous nous gardions de la corruption et souillures de ce monde, il nous sera Père très loyal, lequel nous pourvoira. Car c’est lui qui donne viande à toute chair. Et les yeux de tous s’attendent après lui, dit David, et il leur donne viande en leur temps.

Par ainsi ma bien-aimée femme, je vous recommande maintenant avec nos enfants au Seigneur, et ce par foi et pour confirmer l’alliance que nous avons faite avec lui. Ainsi qu’Abraham a sacrifiait son fils au Seigneur par foi, et Jephté offrit sa fille au Seigneur pour confirmation de la promesse qu’il avait faite à Dieu, ainsi vous rends-je, donne et recommande maintenant par foi et amour avec mes enfants au Seigneur, en espérance et confiance qu’il vous pourvoira. Ici donc, ma bien-aimée femme en Dieu, je vous dit un adieu perpétuel, jusqu’à ce qu nous nous voyons l’un l’autre en la joie éternelle dont le Seigneur nous en veuille faire la grâce. Adieu ma bien-aimée femme en Dieu, tenez vous toujours pure et nette et enseignez bien vos enfants en les nourrissant en la crainte de Dieu, leur faisant entretenir et continuer la prière et l’action de grâces devant et après le repas, comme je leur ai enseigné, je vous en prie.

Adieu Henry et Clément, Pierre de H. et sa femme, Joffe de la H. et sa femme et tous ceux que je connais qui demeurent à l’alentour, je dis à tous ceux-là adieu de bon cœur. Par moi, Jacques de Roore. Écrit en grand hâte, après avoir reçu message qu’il me fallait faire mon sacrifice. Je vous prie d’user charité envers ma femme et recréer son courage par bonne visitation avec elle, accompagnée d’un familiarité amiable. Car cela recrée fort une personne, principalement ceux qui ont perdu leur compagnon et se trouvent seuls. Pourtant je vous prie tout ensemble d’aller voir et visiter avec sa famille et d’être familiers avec eux.

Que ceux-là donc qui souffrent par la volonté de Dieu lui recommandent leurs âmes comme au fidèle Créateur en bien faisant. 1 Pierre 4,19

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Les églises qui persécutent d’autres chrétiens

On pense souvent que, lors de l’établissement de la Réformation, l’Europe fut divisée en deux camps : les protestants (luthériens ou suisses) et les catholiques romains. On perd de vue un grand nombre des chrétiens qui n’appartenaient à aucun des deux camps. La plupart d’entre eux formaient des églises indépendantes. Ne comptant pas, comme les autres, sur l’appui du pouvoir civil, elles s’efforçaient de pratiquer les principes de l’Écriture comme aux temps apostoliques. Ces églises étaient si nombreuses que les deux grandes confessions liées à l’État les craignaient, pensant qu’elles constituaient une menace pour leur propre pouvoir, voire pour leur existence. Si un mouvement si important occupe peu de place dans l’historie de cette époque, c’est parce que les grandes Églises, catholique et protestante, faisait constamment appel au pouvoir civil, l’anéantirent presque totalement… Le parti victorieux réussit encore à détruire une partie considérable de [leur] littérature, puis, se constituant historien de ces églises, ils les représenta comme attachées à des doctrines qu’elles ont constamment répudiées et leur donna des noms ayant une signification odieuse.

En 1527, sous la présidence de Michaël Sattler et d’autres, une conférence fut tenu à Baden. On y décida : 1) que seuls les croyants devaient être baptisés ; 2) que la discipline devrait être exercée dans les églises ; 3) que la Sainte Cène serait célébrée en mémoire de la mort du Sauveur; 4) que les membres de l’Église ne devaient pas s’allier au monde ; 5) que le devoir des conducteurs du troupeau était d’enseigner, d’exhorter, etc. ; 6) que le chrétien ne devait pas employer l’épée ou recourir à la loi ; 7) qu’il ne devait pas prêter serment.

Sattler était infatigable à prêcher la Parole dans plusieurs contrées. Au printemps de 1527, il se rendit à Strasbourg et en Wurtemberg. Il fut arrêté à Rottenberg et condamné à mort pour ses doctrines. Conformément au jugement du tribunal, il fut honteusement mutilé en différentes parties de la ville, puis ramené à la porte de la cité, où ce qui restait de lui fut jeté au feu. Sa femme et d’autres chrétiennes furent noyées et bon nombre de frères qui avaient été avec lui en prison furent décapités. Ces exécutions furent les premières d’une terrible série à Rottenberg.

-extrait du L’Église ignorée, E. H. Broadbent

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La croix n’est pas le rhumatisme

La croix n’est pas le rhumatisme ; elle n’est pas synonyme d’un malheur quelconque que nous aurions à supporter, soit maladie, soit faiblesse particulière. Nous aidons à mal comprendre la croix du chrétien en voulant appeler «croix» chacune de nos souffrances personnels.

La croix de Christ, comme il est dit en Philippiens 2, était le prix de son obéissance entière, le résultat extrême de son amour. Christ, qui aurait bien pu se défendre autrement contre les hommes n’a rien fait que d’aimer ; voilà la cause et le sens de sa croix.

Pour le chrétien, la croix ne peut être que la même chose, le résultat de son amour et de son obéissance dans un monde rebelle, qui n’aimera pas le serviteur plus qu’il n’a aimé son Maître.

– extrait de Principes et Doctrines Mennonites, Pierre Widmer et John Howard Yoder, Publications Mennonites, Montbéliard et Bruxelles, 1955

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Quatre types de péché

À mon avis, les Écritures parlent de différents types de péché. Le premier type est la nature corrompue et pécheresse, à savoir, la convoitise ou désir de notre chair contraire à la loi de Dieu, et contraire à la justice originelle ; le péché qui est hérité à la naissance par tous les descendants et les enfants d’Adam pécheur et corrompu, et n’est pas improprement appelé le péché originel. De ce péché David dit : Voici, je suis né dans l’iniquité; et ma mère m’a conçu dans le péché. Le Seigneur a dit à Noé : Les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. Paul dit aussi, Nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres.

Oui, chers lecteurs, puisque nous tous avons part à ce mal, nous serions tous continué dans la mort si la justice, l’intercession, la mort, et le sang de Jésus-Christ ne nous était pas donné comme une réconciliation avec Dieu notre Père céleste. Romains 5.8. Mais maintenant, à cause de Christ, il n’est plus imputé comme péché à nous. Romains 3.5, 6, 8.

Le deuxième type de péché est le fruit de ce premier péché et n’est pas improprement appelé le péché actuel par les théologiens. Ils sont les suivants : l’adultère, la fornication, l’avarice, la dissipation, l’ivresse, la haine, l’envie, le mensonge, le vol, le meurtre, et l’idolâtrie. Ils sont aussi appelés œuvres de la chair par Paul (Galates 5) ; parce qu’ils ont leur origine dans la chair corrompue et pécheresse qui est né d’Adam. Romains 5 ; Éphésiens 5.

Partout où le péché originel, qui est la mère, et le péché actuel, qui est le fruit, sont liés ensembles, il n’y a pas de pardon, ni promesse de la vie ; mais la colère et la mort demeurent, à moins qu’on ne se repent de ces péchés, comme témoignent les Écritures.

Si maintenant le pouvoir du péché originel doit être brisé, et le péché pardonné, alors nous devons croire la Parole du Seigneur, être né de nouveau par la foi et en vertu de la nouvelle naissance, et par la vraie repentance résister au péché originel et mourir au péché actuel si nous voulons être pieux. Parce que la naissance naturelle qui est d’Adam est impure et pécheresse, et engendre tout mal et injustice jusqu’à la mort selon la volonté du diable, par contre la naissance céleste qui est de Dieu est propre et pure, et engendre tout justice et piété à la vie selon la volonté de Dieu. Romains 5.1 ; 1 Jean 3.5.

Le troisième type de péché est la faiblesse humaine, les erreurs et les faux pas qui sont encore trouvés quotidiennement parmi des saints, ceux qui ont été régénérés, comme les pensées insouciantes, les paroles imprudentes, et les manquements de conduite non prémédités. Ceux-ci, bien qu’ils jaillissent des péchés mentionnés ci-dessus, comme font les péchés des incrédules et impénitents, ne sont pas identiques avec eux. Il y a cette difference : les incrédules qui sont encore inchangées dans leur première naissance commettent le péché avec plaisir et audace, et sans hésitation. En raison de l’aveuglement de leur nature corrompue, ils ne savent pas combine leurs péchés sont vilains et d’ailleurs ils ne considèrent pas leurs actions d’être péchés, à cause de leur incrédulité. La loi n’a pas encore fait connaître à eux leur péché.

Mais ceux qui sont nés d’en-haut ont peur de tout péché. Ils connaissent par la loi que tout ce qui est contraire à la justice originelle est le péché, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, importante ou insignifiante. Par conséquent, ils se battent tous les jours en esprit et avec foi contre leur faible chair. Ils soupirent et se lamentent sur leurs erreurs, qu’ils abhorrent sincèrement avec Paul et à laquelle ils ne consentent pas. Ils savent qu’ils sont contraires à la justice originelle et à la loi de Dieu, et sont donc un péché. Ils s’approchent du trône de la grâce chaque jour avec des cœurs contrits et prient, Père saint, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Ils ne sont pas rejetés par le Seigneur à cause de ces défaillances qui ne sont pas commis délibérément et intentionnellement mais contrairement à leur volonté, simplement par faiblesse et manque de prévenance — nous avons comme exemple Pierre, qui a trois fois renié le Seigneur — car ils sont sous la grâce et non sous la loi, comme dit Paul. La semence de Dieu, la foi en Jésus-Christ, la naissance qui est de Dieu, et l’onction de l’Esprit Saint demeurent en eux. Ils s’exercent dans une bataille constante et sans fin ; ils crucifient leurs convoitises tant qu’ils vivant ; ils veillent et prient sans cesse ; et même s’ils sont des enfants pauvres et imparfaits, ils se réjouissent néanmoins avec confiance dans des mérites du Christ, et louent le Père pour sa grâce.

Voici cette nature défectueuse et faible les saints ont toujours déploré. Par conséquent Jean dit, Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. 1 Jean 1.8, 9.

La quatrième sorte de péché est la suivante. Après qu’on est illuminé dans son cœur par l’éclat céleste de la vérité éternelle, a reçu la vraie connaissance de Christ et de sa sainte Parole, a goûté les dons célestes, la bonté du Seigneur, et la puissance du monde à venir, a reçu le Saint-Esprit et est né de Dieu ; mais carrément par la méchanceté, la malice et l’obstination, contraire à son cœur et à l’Esprit qui est en lui, renonce à toutes les connaissances et la grâce, rejette l’Esprit et la Parole de Dieu ; éjecte le doux vin nouveau dont il a bu ; hait et blasphème et insulte toute la vérité, consciemment et volontairement avec les pharisiens et les scribes, l’attribuant au diable, malgré que sa conscience lui convainc que c’est la volonté, Parole, puissance et œuvre de Dieu ; et il revient ensuite au chemin large, et dit en son cœur avec tous les mauvais esprits, je refuse d’être soumis. Quel genre de péché c’est je vais laisser au jugement de la Parole du Seigneur. Nombres 15; Matthieu 12; Marc 3; Luc 12; 1 Jean 5; Hébreux 6.

Cher lecteur, ne vous méprenez pas. Je ne parle pas des restes de la vieille nature, même si elles sont aussi grandes que la chute de David (de laquelle puisse le grand Seigneur éternellement sauve ceux qui lui appartiennent) qui a été si misérablement trompé par les convoitises de la chair. Mais je parle de ceux qui par méchanceté, carrément, volontairement et à dessein foulent aux pieds le Fils de Dieu, jugent que le sang du Nouveau Testament est impur, et profane l’Esprit de la grâce.

Ô cher lecteur, prenez garde et n’oubliez pas qu’il est écrit, C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant. Hébreux 10.31.

Et même si un tel blasphème et péché volontaire n’avait pas de sacrifice en Israël (Nombres 15), et bien que pour le péché contre le Saint-Esprit il n’y a pas de pardon comme Christ a dit (Matthieu 12 ; Marc 3 ; Luc 12), néanmoins je conseille tous ceux qui craignent Dieu, autant que je suis capable, que si quelqu’un est revenu aux œuvres de la chair et de la mort après sa confession et le baptême, à considérer la chose avec sagesse et de ne pas faire une erreur dans un tel cas par une jugement prémature et inopportun. Car le Seigneur, à qui rien n’est caché, sait ce qu’est le péché qu’il a commis, s’il a péché contre le Saint-Esprit ou non. Mais qu’ils exhortent un tel homme selon la Parole du Seigneur. S’il se repent de bon cœur, s’il montre de vrais fruits de la repentance selon les Écritures, s’il reçoit un cœur brisé, contrit et repentant une fois de plus, et un esprit paisible, joyeuse et heureux, alors il est évident qu’il n’a pas péché contre le Saint-Esprit. Mais s’il reste impénitent, continue dans son entêtement, et méprise volontairement jusqu’à la fin Christ et Sa Parole, puis son comportement montre ce qu’est le péché qu’il a commis, et que sa fin et sa récompense sera la mort. Romains 1.8 ; 1 Corinthiens 6 ; Galates 5 ; Éphésiens 5 ; 1 Jean 3.5 ; Apocalypse 21.22.

Voici, cher lecteur, ainsi nous croyons que tous les péchés externes et internes ont leur réconciliation dans le mérite et la puissance du sang du Seigneur, si on se repent vraiment d’eux selon les Écritures.

Que chacun prenne garde qu’il marche dans la crainte du Seigneur et accepte sa grâce, de peur qu’il ne soit livré au mauvais esprit, pour tomber dans le jugement du Seigneur, et que la repentance qui prévaut devant Dieu lui soit refusé. Car Christ dit : Quiconque se livre au pèche est esclave du péché. Pierre dit : Car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. Que personne donc ne soit pas vaincu par le péché, de peur qu’il ne devient pas esclave du péché. Ceci est incontestable.

-Menno Simons

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