La noble leçon, continuée

Si quelque personne veut faire de bons œuvres
L’honneur de Dieu le Père devrait être le commencement
Et appeler l’aide de son Fils glorieux, fils chéri de la vierge Marie
Et le Saint-Esprit qui nous donne la bonne voie.
À ces trois, le Saint Trinité, n’étant qu’un Dieu, nous devrions prier,
Plein de toute puissance, toute sagesse et tout bonté.
Pour cela nous devrions souvent prier
Qu’il nous donne la force de rencontrer nos ennemis
Que nous les puissions vaincre avant notre fin
Lesquels sont le monde, le diable et la chair,
Et qu’il nous donne la sagesse, accompagné par le bonté
Que nous puissions connaître la voie de la vérité,
Et garder pur l’âme que Dieu nous a donné.
L’âme et le corps dans la voie de charité,
Aussi que nous aimions le Sainte Trinité
Et le prochain, car Dieu l’a commandé.
Non seulement ceux qui nous fassent le bien,
Mais aussi ceux qui nous fassent le mal
Ayant ferme espérance dans le roi du ciel
Qu’à la fin il nous reçoive dans sa demeure glorieuse.

Maintenant, celui qui ne fasse pas ce qui est contenu dans cette leçon,
N’entrera pas dans la sainte maison.
Il n’est pas difficile à se tenir avec les gens avares
Qui aiment l’or et l’argent
Et qui rejette les promesses de Dieu,
Qui ne gardent ni la loi ni les commandements,
Ni les font garder par les gens bons,
Mais les empêchent avec toute leur puissance.
Comment est-ce que ce mal est entré dans l’humanité?
Parce que Adam a péché dès le commencement,
Car il a mangé de la pomme que leur était défendu
Et de lui est germé le semence du mal,
Et apporté le mort à sa postérité.
Bien peut-on dire que c’était un mal morceau.
Mais Christ a racheté les bons par sa passion,
Mais nous trouvons en cette leçon
Qu’Adam n’a pas cru Dieu son Créateur.
Nous pouvons voir aussi de nos jours
Que les hommes abandonnent Dieu le Père omnipotent
Et croient aux idoles à leur destruction.
Ce qui est défendu par la loi dès la commencement
Appelé loi naturel, commun à tous les gens
Lequel Die plaça au cœur du premier homme qu’il a formé
Lui donnant le pouvoir de faire le bien ou le mal.
Le mal il lui a défendu, le bien il lui a commandé.
Ceci vous pouvez voir a été mal gardé
Car nous avons laissé le bien pour faire le mal,
Comme a fait Caïn, le premier fils d’Adam
Qui a tué son frère Abel sans aucune cause,
Sauf qu’il a été bon,
Et avait sa foi en le Seigneur et non en aucun créature.
Ici nous prenons exemple de la loi de la nature,
Laquelle nous avons violée et transgressée.
Péché contre le Créateur et offensé le créature.

– à suivre –

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Quatre genres des personnes

Il y a, dans toute association humaine, quatre genres de personnes. Il y a des éclaireurs, ceux qui sont constamment à la recherche de nouvelles pistes, nouvelles façons d’agir. Puis, il y a des pionniers, ceux qui saisissent un de ces nouvelles façons d’agir et commencent à la mettre en pratique. Après eux, il y a des conservateurs qui sont contents avec des anciennes voies et peu enclins à changer. Finalement, il y a des pessimistes qui peuvent proposer cent et une raisons pourquoi les nouvelles façons d’agir ne marcheront jamais.

Tous les quatre sont nécessaires pour la bonne fonctionnement de l’association. Sans les éclaireurs, l’association ne sauront pas adapter aux circonstances chageantes et elle dégénérera dans la stagnation. Mais ce sont les pionniers qui savent sélectionner les pistes les plus prometteuses et qui commencent à les développer. Cependant, il prend la grande masse de gens conservateurs de les mener à plein réalité. Celles-là attendent jusqu’à ce qu’elles peuvent voir des premiers résultats positifs avant de suivre la nouvelle piste. Les pessimistes sont nécessaires de freiner l’enthousiasme des éclaireurs et pionniers pour qu’ils considèrent les dangers et les chose qui peuvent mal tourner. Sans eux, il y aura tout d’un série de faux départs qui aboutiront dans l’échec.

Tout cela s’applique également à l’église de Dieu. C’est vrai que nous avons le Saint-Esprit pour nous diriger; cependant, la grande masse des membres sont d’une tendance très conservatrice et le trouvent difficile à comprendre quand il est temps d’ajuster leur façon d’agir pour faire face aux temps qui changent autour d’eux.

C’est bon d’être conservateur, mais il faut savoir quoi conserver. La foi une fois livrée aux saints n’a aucune besoin d’ajustement; les doctrines sont pour tous les temps. Mais comment pouvons-nous bien présenter ces doctrines aux gens du vingt et unième siècle? Les gens de nos jours sont sourds aux moyens d’évangélisation qui portaient beaucoup de fruit il y a cinquante ans. Il faut trouver de nouveaux façons d’exprimer les vérités éternelles, des nouvelles moyens de semer la bonne semence.

Il y a tant de possibilités, tant d’idées de comment agir. C’est pourquoi on a besoin de tout ce que les quatre genres de personnes puissent apporter à nos délibérations. Oui, Dieu nous guide, mais Il ne donne pas toute la vérité à une seule personne. On a besoin des contributions de tout le monde pour discerner la direction que Dieu a pour nous.

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La noble leçon

[Je présente ici les premières lignes d’un écrit des Vaudois de la douzième siècle.]

Ô frères, entendez une noble leçon
Nous devrions souvent veiller et prier,
Car nous voyons le monde près de s’achever.
Nous devrions désirer faire de bons œuvres,
En voyant combien la fin du monde s’approche.
Déjà mille et cent ans sont accomplis
Depuis qu’il était écrit : nous sommes dans les derniers temps
Nous ne devrions pas convoiter, il y a peu de temps qui reste.

Les signes s’accomplissent chaque jour,
En l’accroissement du mal et la diminution du bien.
Ce sont les périls desquels parlent les Écritures
Dans les Évangiles et les lettres de Paul,
Qu’aucun homme peut connaître la fin.
Nous devrions craindre, car ce n’est pas certain
Si nous périrons aujourd’hui ou demain.

Mais quand vient le jour du jugement
Chacun recevra sa pleine récompense.
Selon qu’il aurait fait le mal ou le bien.
L’Écriture dit, et nous devrions la croire,
Que tous les hommes partiront par deux chemins,
Les bons iront au gloire, les félons au tourment.
Que celui qui ne croit pas ce départ
Recherche les Écritures dès la commencement
Depuis qu’Adam a été formé jusqu’au temps présent.
Là il trouvera, s’il a de l’entendement,
Que peu sont sauvés de tout l’humanité.

— à suivre —

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Aimer Dieu

Il est important d’avoir l’assurance que Dieu m’aime tel que je suis. Mais cela est-il le facteur le plus important dans la vie chrétienne?

La loi et les Évangiles nous disent que: « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. » Cette citation est tirée de Luc 10.27, mais les mêmes instructions se trouvent dans Deutéronome, Matthieu et Marc.

Maintenant donc, puisque l’amour est le don de Dieu, une partie du fruit de l’Esprit, nous n’avons pas à se préoccuper de savoir si nous aimons Dieu – n’est-ce pas ? Dans un sens, il est vraiment aussi simple que cela, mais nous, les humains, ont un talent de rendre compliquées les choses simples.

Tout d’abord, je commence par la pensée que Dieu vois les choses de la même manière que je les vois et que ce qu’il veut pour moi est exactement le même que ce que je veux pour moi. Ce n’est pas difficile d’aimer un tel Dieu. Toutefois, les choses commencent à mal tourner, tout ne se passe pas comme je pensais avoir droit d’attendre – et ma relation avec Dieu commence à devenir un peu amer. Pourquoi est-ce que Dieu ne m’écoute pas?

Après un certain temps, un peu de sagesse commence à se développer – Dieu savait tout le temps que les choses que je voulais ne seraient pas bon pour moi, ils ne finiront pas comme je m’y attendais. Il a essayé de m’avertir – c’est moi qui n’était pas à l’écoute. Une dure leçon.

Je vive pour un temps dans un état constant d’agitation et de tension entre les choses que je veux et ce que Dieu veut pour moi. Ce n’est pas bon de vivre ainsi, les problèmes deviennent de plus en plus grandes – au point qu’il devient presque impossible de croire qu’il existe un moyen d’en sortir.

Combien d’années faut-il avant que la lumière s’allume? Mes problèmes sont grandes parce que je n’ai pas permis à Dieu d’être Dieu dans ma vie. Oh, j’ai toujours voulu le servir et je ne me suis pas égaré loin de Lui. Mais je n’ai jamais vraiment compris combien il est grand. Je lui ai relégué à un petit coin de ma vie et tenté de conquérir mes problèmes tout seul, avec juste un peu de conseil de lui de temps à autre.

Pourquoi ne pas laissais-lui prendre charge de l’ensemble de ce grand désordre ? Les choses ne tourneront pas comme j’avais prévu, ils vont se révéler beaucoup mieux, parce que maintenant je permets à Dieu de me montrer ce qui a vraiment de valeur.

Lorsque j’apprends à laisser Dieu être Dieu, et l’aime avec chaque fibre de mon être, mes problèmes ne disparaissent pas. Mais maintenant, ils sont éclipsés par ce grand et merveilleux Dieu qui a contrôle de ma vie.

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J’ai rêvé qu’il n’y avait pas Dieu

(Extrait du journal intime d’une jeune fille de 13 ans)

31 mai 1897 : Aujourd’hui nous avons lavé les moutons. Je suis allée les chercher au champ avec P’pa. En arrivant à la maison, on pouvait entendre ceux des Munro et ceux des Wilson qui descendaient la route. Les Wesley nous ont rejoints avec les leurs et nous les avons fait descendre ensemble par la route jusqu’à la crique, à deux kilomètres au sud du croisement.

Quand nous sommes arrivés à la crique, ils les ont fait entrer dans un grand enclos triangulaire en rondins qui avait été construit exprès, avec un coin donnant sur la crique.

Ensuite les hommes les ont tous fait passer un par un dans la crique et les ont lavés, puis relâchés pour qu’ils courent sur la route quelques jours afin de sécher. Après, ils seront tondus.

Alors que j’écris dans mon journal, je peux entendre les agneaux et les brebis bêler de toute part. C’est un son des plus esseulés et des plus mélancoliques que celui d’une brebis qui ne peut pas trouver son agneau, ou d’un agneau qui ne peut pas trouver sa mère.

Mais quand ils se retrouvent, le son qu’ils émettent est on ne peut plus joyeux et réconfortant, comme si toute peine était passée et déjà presque oubliée.

Je pense que je vais rester éveillée longtemps ce soir, guettant les lamentations mélancoliques se transformer en bêlements de réjouissance. Puis je m’endormirai.

Je suppose que c’est un tout petit peu comme Le Repos… que les anges se réjouissent quand un pécheur trouve Dieu.

1er juin 1897 : C’est dimanche matin, et aussi le premier jour de juin. Tous les autres dorment tranquillement alors que le soleil vient juste de se lever au dessus des arbres du fossé. Si je me suis réveillée de bonne heure comme ça, c’est parce que j’ai fait un cauchemar et que je ne pouvais plus dormir. Je pensais que peut-être, en sortant par ce superbe matin, je pourrais m’extirper de l’abîme du désespoir qui m’avait engloutie pendant mon rêve.

Je parlerai de mon rêve très bientôt, mais d’abord je voudrais redevenir bien et sentir que Dieu est tout près car c’était une sensation des plus horribles que de me sentir séparée de Lui.

Je suis donc assise là dehors, sur la véranda regardant le soleil se lever et sentant les doux parfums que la nuit répand sur la terre pour qu’elle soit fraîche le matin quand les gens se lèvent. C’est vraiment dommage que les enfants en ville ne puissent avoir des matins de campagne.

Les petits agneaux perdus ont maintenant tous retrouvé leur propre mère. Je peux les voir gambader sur les bords de la route. On ne penserait jamais qu’ils étaient si mélancoliques hier au soir, et les bonnes vieilles mamans-mouton semblent avoir purement oublié leur inquiétude d’avoir perdu leurs agneaux.

Dehors dans le verger, les oiseaux célèbrent un culte de chants et se font presque rompre la gorge à essayer de faire comprendre au monde combien ils se sentent heureux de ce charmant matin de juin. Et derrière, là dans le pré, les chevaux et les vaches sont juste en train de se lever pour une autre bonne journée dans l’herbe. La vieille Nell à tout à fait l’air d’une grande dame !

Quelque part dans la Bible il y a un verset qui dit : «On ne fera pas de tord, et on ne détruira pas, dans toute ma sainte montagne ; car la terre sera pleine de la connaissance de l’Eternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer.» Et c’est à cela que le monde ressemble ce matin. Il n’y a personne qui, ayant une âme dans le corps et des yeux pour voir, puisse regarder la terre par un matin pareil sans être assuré que c’est Dieu qui la créée et qu’Il aime les gens qui s’y trouvent.

Pourtant cette nuit j’ai rêvé qu’il n’y avait pas Dieu. Et même s’il ne s’agissait que d’un rêve, que je suis maintenant éveillée à nouveau et persuadée qu’Il est plus près de moi que l’air du matin que je respire, je suis triste à l’idée de penser qu’il doit y avoir des millions de personnes et de petits enfants malheureux qui, au loin dans les terres païennes, éprouvent en permanence la sensation déprimante que j’ai eue pendant que je rêvais. Car ils ne savent rien sur Dieu.

Dans mon rêve les enfants n’obéissaient pas à leurs parents mais faisaient comme ils voulaient. Personne de toute façon, ne voulait s’ennuyer avec des enfants et il leur fallait veiller sur eux-même. Les parents se critiquaient l’un l’autre, critiquaient les supérieurs, n’étaient pas fidèles l’un envers l’autre et ne cessaient d’entretenir de mauvais sentiments. Les supérieurs ne faisaient que ce qui leur plaisait sans se soucier de ceux qui en souffraient, mais ils vivaient constamment avec la crainte que quelqu’un ne les domine. Chacun avait peur de tous les autres et personne n’avait la foi.

J’avais même peur de m’man puisque ce qui nous maintient unies semblait ne plus être là du tout et que l’amour et la tendresse avaient fait place à la crainte et à la méfiance.

Chacun marchait seul et n’avait aucun ami.

Je dormais dehors sur la route essayant de me tenir cachée et je m’étais blottie dans le noir à coté d’un des moutons puisque c’était la plus gentille chose que je pouvais trouver et que je n’en avais pas peur. Je pensais que m’man ne m’aimait plus mais qu’elle me demandait de me débrouiller toute seule, et il ne servait à rien de prier Dieu car là il n’y avait pas Dieu.

J’aurais souhaité de tout mon coeur ne jamais être née et j’espérais que je mourrais bientôt parce que s’il n’y avait pas Dieu, le Paradis n’existait pas non plus et si le Paradis n’existait pas, il y avait peu de chances qu’il y ait un Enfer et plutôt qu’être aussi pitoyable que je l’étais, je préférais n’être rien du tout.

C’est à ce moment qu’un mouton a bêlé un peu et que je me suis réveillée. De tous les cauchemars que j’ai faits, celui-ci est de loin le pire. Il n’y régnait aucune émotion mais uniquement un désespoir pesant car il n’y avait aucune chance d’y échapper et nulle part où se tourner pour trouver de l’aide.
Je n’avais encore jamais été aussi heureuse de me réveiller et de constater qu’il ne s’agissait que d’un mauvais rêve. Je ne serais pas surprise que l’enfer consiste simplement à être privé des soins de Dieu.

Je sais que certains dans ce monde disent ne pas croire en Lui, même s’ils vivent en sécurité et en paix parce que d’autres croient et agissent en conséquence. Mais je pense qu’ils doivent avoir l’impression qu’il y a un Dieu qui prend soin de nous, même s’ils ignorent peut-être l’avoir.

Je pense que quand Dieu donne la vie à un enfant, il place dans son âme le sentiment qu’Il existe. On dit que même les païens ont l’instinct qu’il y a une Présence de ce genre : ils essayent de la trouver en permanence et tentent de connaître sa volonté, même si c’est si obscurément et doutant tellement qu’ils ne connaissent jamais une paix véritable tant ils sont remplis des terreurs qui habitent leur esprit. Je suppose que les enfants éprouvent tous ce que j’ai éprouvé cette nuit dans mon rêve.

P’pa est debout maintenant et il a été surpris de me voir dehors assise ici sur la véranda. Ça m’a fait du bien de voir son visage uniquement empreint de gentillesse, et de savoir qu’il est un homme bon et qu’il marche dans les voies de Dieu. Ça m’a fait du bien aussi de savoir que m’man est toujours m’man, que nous pouvons être assurés de son amour et que nous pouvons encore être ensemble. Et il est agréable aussi d’être assurés de l’amour de Dieu : qu’Il est ici-même veillant sur nous tous, et qu’aucun d’entre nous n’a à avoir peur. Je pense que je ferais mieux maintenant de commencer à mettre la table pour le petit déjeuner. P’pa allume le feu.

Mary McKenzie, Waubuno, Ontario

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«Plain People»

Regarder les vêtements comme signe de son position dans la société n’est pas une chose nouvelle. En fait, il y a quelques siècles, il y avait des lois pour définir quels vêtements on pourrait porter selon son position dans la société. Elles étaient appelés lois somptuaires, et ils ont permis de discerner instantanément si quelqu’un était prêtre, évêque, duc, chevalier ou paysan. Il y avait une impulsion morale, ou religieuse, derrière ces lois, un désir d’éviter les vêtements coûteux ou voyantes. Cependant, les gens au sommet de la pyramide pourrait porter des choses interdites aux classes inférieures. Soie et pourpre, par exemple, étaient interdits à la plupart des gens.

Au même temps, il y avait certaines règles de conduite. Si on rencontrait quelqu’un sur la rue d’un statut plus élevé, on a dû enlever son chapeau. On pouvait tutoyer ses égaux, et ceux de moindre statut, mais ceux d’un statut plus élevé devaient être abordées avec le plus respectueux «vous».

Au moment où les Quakers sont survenus dans le 17ème siècle, les lois somptuaires n’étaient plus en vigueur en Angleterre, mais le désir des gens de garder leurs prérogative n’a pas changé. Les Quakers ont décidé qu’ils porteraient tous la même style de vêtements, quel que soit leur métier ou leur poition sociale. Ils ont déclaré qu’ils ne retiraient pas leur chapeau pour personne, et ont adopté un style à larges bords pour souligner le point. Ils ont également choisi de tutoyer tout le monde.

Vers la fin du 17e siècle, Jacob Amman, le chef spirituel des Mennonites en Alsace, a décidé que les Mennonites avaient glissé trop loin en suivant les modes du monde. Il a imposé des règles strictes à propos de la coupe de vêtements, plus ou moins selon le style traditionnel des paysans alsaciens. Ceci a provoqué une séparation d’avec les Mennonites de la Suisse et le groupe d’Amman est devenu connu comme Amish.

Beaucoup de Quakers et Amish ont émigré vers la Pennsylvanie et la similitude de leurs perspectives les ont valu le sobriquet de «plain people». De nos jours les Quakers ont abandonné les vêtements simples, mais il y a une variété ahurissante de groupes Mennonites et Amish «plain», chacun avec leur propre ensemble de règles régissant le coupé de vêtements qu’ils peuvent porter. Les différences entre les groupes sont souvent très mineur, mais ils sont strictement appliquées.

En 1697, peu de temps après la division Amish, Gerhard Roosen, un ancien de l’église Mennonite de Hambourg, en Allemagne, a écrit les mots suivants à ceux qui étaient concernés :

«Je suis sincèrement peiné que vous avez été tellement perturbé par ceux qui pensent hautement d’eux-mêmes, et qui font des lois sur les choses qui ne sont pas exigés dans l’Évangile. S’il avait été spécifié dans les lettres apostoliques comment un croyant devrait être habillé, ou s’il pourrait aller dans tel ou tel pays, et cela a été désobéi, puis ceux-ci auraient quelque chose de quoi parler; mais il est plus contraire à l’Évangile de fixer la conscience à un modèle de chapeaux, des vêtements, des bas, des chaussures, ou le les cheveux de la tête (Colossiens 2: 14-18), ou de faire une distinction dans quel pays on vit; et ensuite, pendant on à entrepris l’application de ces règlements en punissant avec l’interdiction tous ceux qui ne les acceptent pas, et d’expulser de l’église comme levain tous ceux qui ne veulent pas éviter les personnes punies, bien que ni le Seigneur Jésus dans son Évangile, ni les saints apôtres nous ont lié aux choses externes, ni l’ont jugé utile de fournir de tels règlements et lois. Je suis d’accord avec ce que l’apôtre Paul nous dit dans Colossiens 2 (verset 16) que le royaume des cieux, ou le royaume de Dieu, n’a pas obtenu par le manger ou la boire, ni dans tel ou tel style de vêtements, à laquelle choses externes notre Sauveur ne nous oblige pas.

Je tiens qu’il est correct d’adapter la manière de se vêtir aux coutumes actuels de notre environnement, mais il est raisonnable que nous nous abstenons de luxe, de l’orgueil,, et des convoitises mondaines charnels (1 Jean 2, versets 16, 17), et de ne pas immédiatement adopter la dernière mode des vêtements, ce qui est certainement quelque chose à être repris, mais quand il est devenu d’usage commun, puis il est honorable à suivre cet usage commun, et à marcher dans l’humilité.

La Sainte Écriture doit être notre guide; pour cela, nous devons céder à elle, ne pas courir en avant, mais suivre, avec de la soin, la peur, et le regret, car il est dangereux d’entrer dans le jugement de Dieu et de lier ce qui n’est pas lié dans le ciel.»

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La non-résistance en pratique

Beaucoup de ceux qui sont en faveur du service militaire sont d’accord pour dire que la guerre est répugnante. Pourtant, ils pensent que l’on ne peut refuser le combat lorsque la sécurité nationale est en danger. Ces gens croient qu’il faut être généreux et savoir pardonner dans la cie privée, mais qu’en temps de guerre, il faut remplir son devoir de citoyen.

Un non-résistant ne peut se sentir à l’aise dans ce genre de raisonnement. Il part d’une perspective entièrement différente ; il se demande : «Qu’est-ce qu’un chrétien?» Puis il tente de faire face aux problèmes en tant que chrétien.

Une petite histoire qui nous vient du Moyen-Age aidera peut-être à illustrer la position du chrétien non-résistant. Un dimanche, un paysan se promenait sur la terre qu’il cultivait lorsqu’il eut la surprise de rencontrer son évêque, homme fort honorable, mais qui ce jour-là chasait le lapin. Le paysan osa faire une rémarque :

— «Je suis surpris que Monseigneur aille à la chasse un dimanche.»

— «Je ne chasse pas en tant qu’évêque», répondit l’évêque ; «je chasse en tant que prince».

Le paysan se gratta la tête et répondit : «Si le diable attrape le prince, qu’est-ce qui arrivera à l’évêque ?»

Le chrétien non-résistant croit qu’il ne peut faire en tant que citoyen ce qu’il ne pourrait faire en tant que chrétien.

J.C. Wenger, L’évangile de paix, © «Les Cahiers de Christ Seul» Montbéliard 1982

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La force se trouve dans la faiblesse

Maria Braun a été arrêté en 1966 pour enseigner une idéologie étrangère aux jeunes enfants de la République kirghize soviétique. Elle avait organisé des classes pour enseigner aux enfants au sujet de la foi en Jésus-Christ. Une autre femme a été arrêté avec elle et à leur procès, le juge a condamné l’autre femme à cinq ans de prison, mais a donné à Maria seulement trois ans en raison de son jeune âge. Maria a exigé la même peine que son amie, déclarant qu’elle était capable de le supporter.

En prison, Maria a continué à être un témoin zélé de Jésus-Christ — pendant trois ans. Puis, tout à coup elle a déclaré qu’elle avait été délivré de la foi en Jésus-Christ et maintenant elle avait foi en elle-même.

Qu’est-ce que s’est passé? Certains ont blâmé les conditions de détention et la propagande soviétique iincessante. Toutefois, les croyants virent qu’elle avait été fidèle pendant les trois années de sa peine initiale et crurent que l’orgueil l’a amenée hors de l’abri de la main protectrice de Dieu.

Lorsque nous exprimons le désir d’être des chrétiens forts, comprenons-nous ce que nous demandons? Ne voyons-nous pas le danger de croire que nous sommes des chrétiens forts? «Je ne pourrais jamais faire ce qui a fait Mme. Untel. Ma foi est forte, je ai reçu l’enseignement tellement bon, je ne pourrais jamais tomber comme ça.  »

En disant cela, nous sortons du couvert protecteur de Dieu pour défier Satan de faire son pire. Il le fera, et nous allons tomber.

L’apôtre Paul a compris cela. «Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est à dire, dans ma chair» (Romains 7.18). Il a compris le message quand Dieu lui a dit que sa force s’accomplit dans la faiblesse. «C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort» (2 Corinthiens 12.10).

Nous ne sommes pas capables de nous-même de faire de grandes choses pour Dieu. Pourtant, lorsque nous reconnaissons notre faiblesse, Il est capable de faire des choses surprenantes à travers nous. Puissions-nous être assez humble pour permettre à Dieu de nous surprendre.

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Loi et liberté

Si rien n’est vrai, si le monde est sans règle, rien n’est défendu ; pour interdire une action, il faut en effet une valeur et un but. Mais, en même temps, rien n’est autorisé ; il faut aussi une valeur et un but pour élire une autre action. La domination absolue de la loi n’est pas la liberté, mais non plus l’absolue disponibilité. Tous les possibles additionnés ne font pas la liberté, mais l’impossible est esclavage. Le chaos lui aussi est une servitude. Il n’y a de liberté que dans un monde où ce qui est possible se trouve défini en même temps que ce qui ne l’est pas. Sans loi, point de liberté.

Camus, A., L’homme révolté, Gallimard, 1972, p. 94-95

J’ai trouvé cette citation sur la site questionsuivante.fr

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La vie est dans le sang

Jésus par ton sang précieuse, enlève mon iniquité…
Lavé dans le sang de l’agneau, je serai plus blanc que la neige.
A. Humbert

Le caractère sanglante du christianisme est gênant pour beaucoup de gens ; ils préféreraient une forme du christianisme plus propre, sans effusion de sang. Mais ce sera un christianisme sans vie — la vie est dans le sang.

La loi de l’Ancien Testament mentionne à plusieurs reprises que la vie de toute chair est dans le sang. Considérons un instant les nombreuses façons dont notre vie dépend sur le sang qui coule dans nos veines. Le sang transporte de l’oxygène et des nutriments à chaque cellule de notre corps. Le sang purifie le corps, ramassant des quantités infimes de déchets dans tout le corps et les emportant à être éliminés. Le sang contient des cellules qui recherchent, détruisent et éliminent les cellules envahisseurs qui causent les maladies. Le sang arrête le saignement et répare les blessures. Nous ne pouvions pas vivre sans les choses que le sang fait pour nous.

Dans un sens spirituel le sang de Jésus-Christ fait pour nous tout ce qui est fait pour notre corps naturel par le sang dans nos veines. Il nous purifie de tout péché et nous donne la vie ; c’est le remède pour toutes les maladies spirituelles qui font la guerre contre l’âme, la source de guérison pour l’âme blessée.

Bientôt, nous commémorerons la résurrection de notre Sauveur. C’est d’une importance vitale pour notre vie spirituelle, mais rappelons-nous que nous n’aurons aucune vie du tout, si ce n’était pas pour le sang.

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