L’audace sans fondemnt des défenseurs de l’immersion

Je ne connais vraiment aucune hérésie (mot que j’utilise dans son sens originel, c.-à-d., « opinion ») dans l’église chrétienne qui a moins de fondement que celle de l’immersion, pourtant ses défenseurs utilisent les déclarations les plus téméraires, qui ont gagné du terrain parmi les critiques et les lexicographes – qui se suivent les uns les autres comme un troupeau de moutons – entièrement par l’audace de l’affirmation.

— Robert Young, auteur de Young’s Analytical Concordance of the Bible

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À Diognète

(Cette épître remonte au deuxième siècle. À mon avis, elle s’agit du plus beau exposition de la foi de l’église primitive en dehors des écrits apostoliques.)

CHAPITRE 1

1. Je vois, très excellent Diognète, que tu es désireux de t’instruire sur la religion des chrétiens, et que tes questions les concernant sont formées avec précision et avec soin, en ce qui concerne leur confiance en Dieu et la manière du culte qu’ils lui rendent. D’où vient leur dédain du monde et leur mépris de la mort ? Pourquoi ne tiennent-ils aucun compte de ceux qui sont considérés comme des dieux par les Grecs, et n’observent-ils la superstition des Juifs ? Quelle est la nature de l’affection qu’ils entretiennent les uns envers les autres ? Et pourquoi est-ce que cette nouvelle manière de vivre est apparu dans nos jours et non pas avant ?

2. J’accueille volontiers ce zèle en toi, et je demande à Dieu, qui nous donne à la fois la parole et l’ouïe, afin qu’il m’accorde de parler de manière à te rendre meilleur et que tu puisses écouter de façon à ne pas être un sujet de tristesse pour moi.

CHAPITRE 2

1. Viens donc, débarrasse-toi de toutes les idées préconçues qui occupent ton esprit, et rejete l’habitude qui t’égare, et devienne un homme nouveau, dès le début, à l’écoute d’une nouvelle histoire comme tu l’avais avoué toi-même. Vois non seulement avec tes yeux, mais aussi avec ton esprit, de quelle substance ou de quelle forme ils sont, ceux que vous appelez et considérez être dieux.

2. L’un, n’est-ce pas une pierre, comme celle que nous foulons aux pieds, et une autre en bronze, pas mieux que les vases forgés pour notre usage. Un autre du bois, qui est déjà pourri, et une autre en argent, qui a besoin un homme pour le garder par crainte des voleurs. Un autre du fer, déjà rongé par la rouille, et une autre faïence, pas plus agréable que celle fournie pour les usages les plus vils ?

3. Tous ces éléments ne sont-ils pas de matières périssables ? Ne sont-ils pas forgés par le fer et le feu ? Le sculpteur n’a-t-il pas fabriqué l’un, un fondeur un autre, l’orfèvre un autre et le potier un autre ? Avant qu’ils ne soient façonnés dans cette forme par les artisans, n’avait-il pas été possible que chacun d’entre eux ait changé de forme pour devenir ces divers ustensiles ? Les ustensiles qui sont maintenant fabriqués à partir du même matière, s’ils rencontraient les mêmes artisans, ne seraient-ils pas semblables à ceux-là ?

4. Ces dieux que vous adorez maintenant ne pourraient-elles pas être transformés en ustensiles comme les autres ? Ne sont-ils pas tous sourds et aveugles, ne sont-ils pas sans âme, insensés, immobiles ? Ne sont-ils pas tous sujet à la corruption ?

5. Voilà ce que vous appelez dieux ; ce que vous adorez ; et vous finissez par devenir tout à fait comme eux.

6. C’est pourquoi vous haïssez les chrétiens, car ils ne les considèrent pas comme des dieux.

7. Pourtant, vous qui les croyez et les adorez, ne les méprisez-vous pas davantage que ne les font les chrétiens ? Ne moquez-vous pas d’eux et les insultez, adorant ceux qui sont en pierre et en terre sans leur donner de gardes, mais ceux qui sont en argent et en or vous les tenez sou clef pendant la nuit, et mettez des gardes sur eux le jour pour éviter qu’on ne les dérobe ?

8. Et quant aux honneurs que vous croyez leur offrir, s’ils en ont la conscience, ils sont pour eux plutôt désagréables ; alors que, s’ils sont insensibles, vous leur reprochez d’être en leur donnant le sang et la graisse de vos sacrifices.

9. Que l’un de vous subisse ce traitement, qu’il se soumette à ce qu’on lui fasse. Non, pas même un seul personne se soumettra volontiers à une telle punition, car l’homme a de la sensibilité et de la raison ; mais une pierre se soumet, car elle est insensible. Par conséquent, vous reconnaissez sa sensibilité.

10. Eh bien, je pourrais en dire beaucoup plus sur le fait que les chrétiens ne soient pas asservis à de tels dieux ; mais si ce qui a été dit est insuffisant, je considère qu’il est inutile d’en dire plus.

CHAPITRE 3

1. Ensuite, j’imagine que tu ess surtout soucieux d’apprendre pourquoi ils ne pratiquent pas leur religion de la même manière que les Juifs.

2. Alors, les Juifs, dans la mesure où ils s’abstiennent du mode de culte décrit ci-dessus, font bien de croire en un seul Dieu et de le considérer comme Maître de l’univers. Mais dans la mesure où ils suivent l’exemple des païens déjà mentionnées et lui offrent le même genre de culte, ils sont tout à fait dans l’erreur.

3. Car, alors que les Grecs, en offrant ces choses à des images insensées et sourdes, font une démonstration de manque de bon sens ; les Juifs, qui les présentent à Dieu, comme s’il en avait besoin, devraient considérer que c’est de la folie et non piété.

4. Car celui qui a créé les cieux et la terre et tout ce qui s’y trouve, qui nous donne à tous ce dont nous avons besoin, n’a lui-même besoin d’aucune de ces choses qu’il accorde lui-même à ceux qui s’imaginent lui donner.

5. Mais ceux qui pensent lui faire des sacrifices avec du sang et de la graisse, des holocaustes entiers et l’honorer avec de tels honneurs ne me semblent en rien différents de ceux qui montrent le même respect pour les images sourdes, car les uns pensent pouvoir faire des offrandes à des choses incapables de prendre part à l’honneur, les autres à Celui qui n’a besoin de rien.

CHAPITRE 4

1. Mais encore leurs scrupules concernant les viandes, et leur superstition concernant le sabbat et la vanité de leur circoncision et la dissimulation de leur jeûne et de leurs nouvelles lunes, je suppose que vous n’avez pas besoin d’apprendre de moi, ils sont ridicules et indignes. de toute considération.

2. Parmi tout ce qui est créé par Dieu pour l’usage de à l’homme, recevoir certains comme ayant été bien créé, mais en refuser d’autres comme inutiles et superflus, n’est-ce pas impie ?

3. Accuser Dieu de nous défendre de faire du bien le jour du sabbat, n’est-ce pas profane ?

4. Encore une fois, pour vanter la mutilation de la chair comme gage d’élection comme si, pour cette raison, ils étaient particulièrement aimés de Dieu, n’est-ce pas ridicule ?

5. Surveiller le cours étoiles et la lune pour règler les mois et les jours, et distinguer les arrangements de Dieu et les changements des saisons selon leurs propres impulsions, pour en faire des fêtes et jours de pénitence, est-ce là une exposition de piété ? N’est-ce pas bien plus de folie ?

6. Que les chrétiens ont donc raison de se tenir à l’écart de la bêtise et de l’erreur des Juifs et de leur ritualisme et de leur orgueil, je considère t’en avoir suffisamment instruit. Mais en ce qui concerne le mystère de leur propre religion, n’espérez pas que l’homme puisse vous instruire.

CHAPITRE 5

1. Car les chrétiens ne se distinguent pas du reste de l’humanité, ni dans la localité, ni dans le langage, ni dans les vêtements.

2. Car ils n’habitent pas dans leurs propres villes, ils n’utilisent pas une langue différente, ni ne mènent une vie extraordinaire.

3. Leur doctrine n’a pas été découverte par aucune intelligence ou étude d’hommes ingénieux, ils ne font pas des champions d’aucun dogme humain comme tant d’autres.

4. Mais tandis qu’ils habitent dans des villes de Grecs et de barbares, selon le sort de chacun, et suivent les usages locaux en vêtements, en nourriture et en autres arrangements de vie, tout en obsservant les lois extraordinaires et paradoxales de leur propre citoyenneté spirituelle.

5. Ils habitent dans leur pays, mais seulement en tant que étrangers ; en tant que citoyens, ils s’acquittent de toutes leurs devoirs et supportent toutes les épreuves comme étrangers. Chaque pays étranger est pour eux une patrie et chaque patrie une terre étrangère.

6. Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants, mais ils n’abandonnent pas leur nouveaux-nés.

7. Ils ont leurs repas en commun, mais non pas leurs femmes.

8. Ils se trouvent dans la chair, et pourtant ils ne vivent pas selon la chair.

9. Leur existence est sur la terre, mais leur citoyenneté est au ciel.

10. Ils obéissent aux lois établies et les surpassent dans leur propre vie.

11. Ils aiment tous les hommes et ils sont persécutés par tous.

12. Ils sont ignorés et pourtant ils sont condamnés. Ils sont mis à mort et pourtant, ils ont la vie.

13. Ils sont pauvres et enrichissent beaucoup. Ils manquent de tout et pourtant ils abondent en tout.

14. On les méprise et dans ce mépris ils trouvent leur gloire.. On les calomnie, et pourtant ils sont justifiés.

15. On les insulte et ils bénissent. On les outrage et ils respectent.

16. En faisant le bien, ils sont punis comme des malfaiteurs ; étant punis, ils se réjouissent, comme s’ils étaient ainsi animés par la vie.

17. Les Juifs les font la guerre comme à des étrangers ; et les Grecs les persécutent, et pourtant ceux qui les haïssent ne peuvent pas dire la raison de leur haine.

CHAPITRE 6

1. En un mot, ce que l’âme est dans un corps, c’est ce que les chrétiens sont dans le monde.

2. L’âme se répand dans tous les membres du corps et les chrétiens dans les diverses villes du monde.

3. L’âme a sa demeure dans le corps, et pourtant ce n’est pas du corps. Ainsi, les chrétiens ont leur demeure dans le monde et pourtant ils ne sont pas du monde.

4. L’âme qui est invisible est gardée dans le corps qui est visible : ainsi les chrétiens sont reconnus comme étant dans le monde, et pourtant leur religion reste invisible.

5. La chair hait l’âme et fait la guerre avec elle, bien qu’elle ne reçoive aucun mal, parce qu’elle

l’empêche de se livrer à des plaisirs ; le monde hait donc les chrétiens, bien qu’il ne reçoive aucun mal de leur part, car ils se sont opposés à ses plaisirs.

6. L’âme aime la chair qui la hait et ses membres : ainsi les chrétiens aiment ceux qui les haïssent.

7. L’âme est enfermée dans le corps, et pourtant c’est elle qui maintient le corps. ainsi les chrétiens sont detenus dans le monde comme dans une prison, et pourtant c’est eux qui maintiennent le monde.

8. L’âme bien qu’immortelle habite dans un tente mortel ; ainsi les chrétiens séjournent au milieu de choses corruptibles, tout en attendant l’incorruptibilité des cieux.

9. L’âme, lorsqu’elle est privée de viandes et de boissons, devient meilleure. ainsi, les chrétiens punis multiplient de jour en jour.

10. Le rôle pour lequel Dieu les a désignés est si grand qu’il ne leur est pas permis de décliner.

CHAPITRE 7

1. Car ce n’est pas une découverte terrestre, comme je l’ai dit, qui leur a été confiée, ce qu’ils se soucient de conserver avec autant de soin n’est pas une invention mortelle, ni la dispensation de mystères humains.

2. Mais c’est en vérité le Tout-Puissant Créateur de l’univers, le Dieu invisible lui-même qui l’envoyant du ciel, établit parmi les hommes la vérité et le saint enseignement qui surpasse l’esprit de l’homme et le fixa fermement dans leurs cœurs. Non comme un homme pourrait l’imaginer, qu’il ait envoyé à l’humanité un subordonné, ange, ou dirigeant, ou l’un de ceux à qui est chargé les affaires de la terre, ou l’un de ceux à qui ont été confiées les dispensations dans le ciel, mais bien l’artisan et le créateur de l’univers, par qui Dieu a fait les cieux, par qui il a enfermé la mer dans ses propres limites, dont tous les éléments observent fidèlement les mystères, dont le soleil a reçu même la mesure de la marche du jour pour les garder, de qui la lune obéit comme il lui ordonne de briller de nuit, à qui les étoiles obéissent en suivant le cours de la lune, par qui toutes choses sont ordonnées et liées et placées en soumission, les cieux et les choses qui sont dans les cieux, la terre et la les choses qui sont dans la terre, la mer et la les choses qui sont dans la mer, le feu, l’air, les abysses, les choses qui sont dans les hauteurs, les choses qui sont dans les profondeurs, les choses qui sont entre les deux. C’est lui qu’il leur a envoyé.

3. A-t-il été envoyé, pensez-vous, comme tout homme pourrait le supposer, pour établir une tyrannie, pour inspirer la peur et la terreur ?

4. Nullement. Mais dans la clémence et la douceur il l’a envoyé, comme un roi peut envoyer son fils qui est un roi. Il l’a envoyé comme envoyé à Dieu ; Il l’a envoyé comme un homme aux hommes ; Il l’a envoyé, en tant que Sauveur, en utilisant la persuasion, non pas la violence : car la violence n’est pas un attribut de Dieu.

5. Il l’envoya pour nous appeler à lui, non non pour nous accuser ; Il l’a envoyé parce qu’il nous aimait, non pour nous juger.

6. Un jour viendra où il l’enverra pour juger, et qui alors supportera son avènement?…

7. Ne les vois-tu pas jetés aux bêtes féroces pour qu’ils renient le Seigneur et qu’ils ne soient pas vaincus ?

8. Ne vois-tu pas que plus on fait de martyrs, plus les chrétiens se multiplient ?

9. De telles choses ne ressemblent pas aux œuvres d’un homme ; ils sont la puissance de Dieu ; ils sont les preuves de sa présence.

CHAPITRE 8

1. Car quel homme savait-il ce qu’était Dieu avant qu’il fut venu lui-même ?

2. Ou acceptez-vous les déclarations vaines et absurdes de ces philosophes prétentieux : à qui certains diraient que Dieu était le feu (ils appellent Dieu ce feu où ils iront eux-mêmes), à d’autres de l’eau, ou quelque autre des éléments qui ont été créés par Dieu ?

3. Et pourtant, si l’une de ces doctrines est digne d’être acceptée, toute autre chose créée pourrait aussi bien être proclamé Dieu.

4. Non, tout cela est le charlatanisme et la mensonge.

5. Personne d’entre les hommes ne l’a ni vu ni connu, mais c’est lui-même qui s’est manifesté.

6. Et Il s’est révélé par la foi, par lequel seul il est donné de voir Dieu.

7. Car Dieu, le Maître et Créateur de l’Univers, qui a tout créé et tout rangé dans l’ordre, s’est révélé non seulement plein d’amour envers les hommes, mais aussi patient depuis longtemps.

8. Et tel en effet il a toujours été, est et sera, bienveillant et bon, impartial et vrai, et Lui seul est bon.

9. Et ayant conçu un dessein vaste et ineffable, il ne l’a communiqué qu’à son Fils unique.

10. Tant qu’il a réservé son sage dessein comme un mystère, il a semblé nous négliger et ne pas se soucier de nous.

11. Mais lorsqu’il l’eut révélé par son Fils bien-aimé et manifesta le but qu’il avait préparé depuis le début, il nous offrit tout à la fois, et de participer à ses bienfaits, et de voir et comprendre ; qui de nous s’y serait jamais attendu ?

CHAPITRE 9

1. Ayant ainsi tout prévu en lui-même avec son Fils, il nous a souffert pendant le passé de nous laisser emporter à notre gré par les impulsions désordonnées, égarés par les plaisirs et les convoitises, pas du tout parce qu’il éprouvait un malin plaisir à nous voir pécher, mais parce qu’il a toléré, non pas parce qu’il a approuvé cette saison d’iniquité, mais parce qu’il préparait la présente saison de justice, de sorte que, étant condamnés par le passé par nos propres actes comme indignes de la vie, nous pourrions devenir dignes par la bonté de Dieu. Après avoir clairement démontré notre incapacité à entrer dans le royaume de Dieu par nous-mêmes, la puissance de Dieu nous en rend maintenant capables.

2. Lorsque notre iniquité fut à son comble et qu’il était pleinement établi que punition et mort étaient attendues comme récompense, alors arriva le temps que Dieu avait ordonné pour manifester sa bonté et sa puissance (O grande bonté et amour de Dieu). Il ne nous haïssait pas, il ne nous rejetait pas, il ne nous portait pas la malice, mais il nous supportait avec patience. Par pitié envers, il prenait nos péchés lui-même, et livrait lui-même son propre Fils comme une rançon pour nous, le saint pour les transgresseurs, l’innocent pour les méchants, le juste pour les injustes, l’incorruptible pour les corrompus, l’immortel pour les mortels.

3. Car quoi d’autre que Sa Justice aurait couvert nos péchés ?

4. En qui pouvons-nous être justifiés, hommes sans loi et impies, sauf par le Fils de Dieu ?

5. O doux échange, O opération impénétrable, O les avantages inattendus ; que l’iniquité d’un grand nombre est enseveli dans la justice d’un seul, et que la justice d’un seul justifie ceux qui sont iniques !

6. Ayant alors démontré à l’époque passé que notre nature était incapable d’obtenir la vie, et ayant maintenant révélé un Sauveur capable de sauver même des créatures dépourvues de toute capacité, il a voulu que, pour les deux raisons, nous eussions foi en sa bonté et que nous lui voyions en tant que nourricier, père, maître, conseiller, médecin, intelligence, lumière, honneur, gloire, force et vie.

CHAPITRE 10

1. Cette foi, si tu le désires aussi, apprends d’abord à connaître le Père.

2, Dieu a aimé les hommes, pour eux il a créé le monde, il leur a soumis tout ce qui est sur la terre, il leur a donné la raison et l’intelligence ; à eux seuls il a permis de regarder vers le ciel ; il leur a créé à son image ; il leur a envoyé son Fils unique ; il leur a promis le royaume des cieux qu’il donnera à ceux qui l’auront aimé.

3. Et quand tu auras atteint cette pleine connaissance, quelle joie crois-tu remplira ton cœur. Combien aimeras-tu celui qui t’a tant aimé le premier ?

4. Et si tu l’aimeras, tu imiteras sa bonté. Et ne t’étonne pas qu’un homme puisse être un imitateur de Dieu. Il peut, si Dieu le veut.

5. Car le bonheur ne consiste pas en tyrannisant son prochain, ni en le désir d’emporter sur les plus faibles, ni en la possession de richesses et en utilisant la violence envers les inférieurs ; ce n’est pas ainsi qu’on imite Dieu ; non, ceux-ci sont étrangers à sa majesté.

6. Mais quiconque prend sur lui le fardeau de son prochain, quiconque dans le domaine où il a quelque supériorité veut en faire bénéficier un autre moins fortuné, quiconque fournit à ceux qui sont dans le besoin des biens qu’il a reçus de Dieu devient un Dieu pour ceux qui les reçoivent de lui, il est un imitateur de Dieu.

7. Alors, bien que tu sois placé sur la terre, tu verras que Dieu règne dans les cieux ; alors tu commenceras à parler les mystères de Dieu ; alors tu aimeras et admireras ceux qui sont punis parce qu’ils ne renieront pas Dieu ; alors tu condamneras la tromperie et l’erreur du monde ; quand tu perçois la vraie vie qui est dans les cieux, quand tu méprises la mort apparente qui est ici sur terre, quand tu crains la mort réelle, qui est réservée à ceux qui seront condamnés au feu éternel qui punira ceux livré à elle jusqu’à la fin.

8. Alors tu admireras ceux qui endurent le feu d’ici pour la justice, et tu les compteras bénis quand tu apercevras cet autre feu…

CHAPITRE 11

1. Mon discours n’est rien d’étrange ni mes questions perverses, mais ayant été disciple des apôtres, je m’avance comme enseignant des nations, en transmettant des leçons qui ont été transmise à ceux qui sont les disciples de la vérité.

2. Celui qui a été correctement instruit et engendré par la bienveillance de la Parole ne cherchent pas à apprendre pleinement toutes les leçons révélées ouvertement par la Parole aux disciples. La Parole est apparue et leurs a déclaré clairement, non perçus par l’incroyant, mais les expliquant à ses disciples qui, étant comptés fidèles par lui, reçurent la connaissance des mystères du Père.

3. C’est la raison pour laquelle il a envoyé la Parole, afin de paraître au monde entier. Lui qui était déshonoré par son peuple a été prêché par les apôtre et cru par les nations.

4. Cette Parole, qui était depuis le commencement, qui est apparue comme nouvelle et dont il a été prouvé qu’elle était ancienne est toujours jeune dans le cœur des saints,

5. Celui qui est éternel, qui aujourd’hui est reconnu comme Fils, par lequel l’Église s’enrichit et où la grâce se dévoile et se multiplie parmi les saints, grâce qui confère l’intelligence, qui révèle les mystères qui annoncent les saisons, qui se réjouit sur les fidèles, qui est accordé à ceux qui la cherchent, en respectant les règles de la foi et en ne transgressant pas les bornes des pères.

6. La crainte de la loi est chantée, la grâce des prophètes est reconnue, la foi des évangiles est établie, la tradition des apôtres est préservée et la joie de l’Église bondit.

7. Si to n’attristes pas cette grâce, tu connaîtras les secrets que la Parole tient par la bouche de ceux qu’il veut, quand il lui plaît.

8. Tout ce que la volonté de la Parole nous ordonne, nous inspire à prononcer avec zèle, nousle partageons avec vous, par amour pour des choses qui nous ont été révélées.

CHAPITRE 12

1. Confrontés à ces vérités et les écoutant avec attention, vous saurez combien Dieu accorde à ceux qui l’aiment véritablement. Ils deviennent un paradis de délices, un arbre qui porte toutes sortes de fruits et qui fleurit et grandit en eux et ils sont eux-mêmes et ornés de plus riches fruits.

2. Car, dans ce jardin, un arbre de la connaissance et un arbre de la vie ont été plantés ; pourtant l’arbre de la connaissance ne tue pas, mais la désobéissance tue.

3. Car les Écritures indiquent clairement comment Dieu dès le commencement a planté un arbre de la connaissance et un arbre de la vie au milieu du paradis, révélant l’accès à la vie à travers la connaissance ; et parce que nos premiers parents ne l’utilisaient pas véritablement, ils ont été rendus nus par la duperie du serpent.

4. Car il n’y a pas de vie sans connaissance, ni de connaissance solide sans la véritable vie ; donc l’un arbre est planté près de l’autre.

5. En discernant la force de ceci et en accusant la connaissance qui est exercée en dehors de la vérité des préceptes qui mènent à la vie, l’apôtre dit : « La science enfle, mais la charité édifie ».

6. Car l’homme qui croit savoir quelque chose sans la véritable connaissance dont témoigne la vie, est ignorant, il est trompé par le serpent, car il n’aime pas la vie ; tandis que celui qui, avec peur, reconnaît et désire la vie, celui-là plante dans l’espérance et peut en espérer des fruits.

7. Que la science s’identifie à ton cœur ; que la Parole de la vérité, reçue en toi, devienne ta vie.

8. Si cet arbre grandit en toi et si tu désires son fruit, tu ne cesseras de récolter ce que tu désires de Dieu et le serpent ne touchera pas, ni l’imposture infester. Ève n’est plus séduite, mais demeurant vierge, proclame sa foi.

9. Le salut est annoncé, les apôtres sont remplis d’intelligence, et la Pâque du Seigneur s’approche, les s’accomplissent, l’ordre établit, et la Parole se plaît à enseigner les saints, par qui le Père est glorifié, à qui soit la gloire dans les siècles des siècles. Amen.

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Le talon d’Achille des Bibles de référence

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Une ancienne confession de foi vaudoise stipule que leurs prédicateurs étaient tenus, avant d’être ordonnés, de mémoriser les évangiles de Matthieu et de Jean, toutes les épîtres et une bonne partie des écrits de Salomon, de David et des prophètes. Bien sûr, cela était nécessaire à leur époque, avant l’invention de la presse à imprimer. En effet, une copie manuscrite des Écritures aurait été beaucoup trop encombrante pour emporter.

De nos jours, nous avons des Bibles de référence et des Bibles électroniques qui nous permettent de rechercher des versets pertinents sur tout sujet qui nous intéresse. Avec toutes ces informations sur la Parole de Dieu à portée de main, on pourrait penser que la connaissance et la compréhension de la Parole augmenteraient à un rythme exponentiel. Est-ce que cela s’est produit ?

Pas autant qu’on puisse voir. Ce qui manque à cette utilisation des outils de recherche, c’est que la connaissance et la compréhension de la Bible sont contextuelles et cumulatives. Si nous ne comprenons pas le contexte dans lequel un passage de l’Écriture a été écrit et comment il est relié à tout le reste de l’Écriture, nous sommes pratiquement illettrés dans l’Écriture.

Nous devons lire toute la Bible et la lire encore et encore. Ce faisant, nous commençons à voir la situation dans son ensemble. et nous constatons que la Bible s’interprète elle-même. Lorsque nous ne lisons que des bribes ici et là, nous lisons les Écritures hors du contexte tout le temps et nous avons alors besoin de quelqu’un pour nous dire comment tout cela s’emboîte. Beaucoup de gens sont tout à fait disposés à le faire, mais pouvons-nous nous fier à leurs interprétations ? Comment pouvons-nous même savoir s’ils sont dignes de confiance si nous ne connaissons pas vraiment la Bible nous-mêmes ?

La Bible ne doit pas être traitée comme une boîte noire de laquelle nous pouvons extraire un court passage de l’Écriture chaque matin pour nous inspirer pour ce jour-là. Nous manquons tellement si nous ne lisons pas un livre de la Bible du début à la fin, en lisant une partie chaque jour. C’est ainsi que nous comprendrons mieux ce que Dieu était en train de faire dans le monde à travers les années et ce qu’il attend de nous. Le plan du salut est implicite dans l’Ancien Testament, mais nous ne le voyons pas clairement avant de lire le Nouveau. Mais nous ne comprenons pas vraiment ce que dit le Nouveau Testament si nous ne lisons pas l’Ancien.

Toute la Bible est interdépendante et s’intègre de manière à révéler la main de Dieu à l’œuvre au cours des nombreux siècles nécessaires à l’achèvement du livre. C’est un puits d’eau spirituelle sans fond, mais nous devons le puiser pour nous-mêmes. Ne buvons pas dans les flaques d’eau stagnantes que quelqu’un d’autre a puisées et délaissées.

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Le sel de la terre

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. » (Matthieu 5.13).

« Non seulement les Hébreux utilisaient généralement le sel dans la nourriture de l’homme et de la bête, mais ils l’utilisaient aussi dans leurs services religieux pour accompagner les diverses offrandes présentées sur l’autel… La signification que le sel, avec son pouvoir de renforcer la nourriture et de préserver de la putréfaction et de la corruption, donnait au sacrifice était la véracité sans faille de cette reddition au Seigneur incarné dans le sacrifice, par lequel toute impureté et hypocrisie étaient repoussées. » Dictionnaire biblique de Unger

« L’humanité gisant dans l’ignorance et la méchanceté était comme un vaste tas, prête à la putréfaction ; mais Christ a envoyé ses disciples, par leurs vies et leurs doctrines, pour l’assaisonner de connaissance et de grâce. S’ils ne sont pas tels qu’ils devraient être, ils sont comme du sel qui a perdu sa saveur. Si un homme peut assumer la profession du Christ tout en restant impitoyable, aucune autre doctrine, aucun autre moyen ne peut le rendre profitable. Notre lumière doit briller, en faisant les bonnes œuvres que les hommes peuvent voir. Ce qui est entre Dieu et nos âmes doit être gardé pour nous-mêmes ; mais pour ce qui est ouvert aux hommes, nous devons nous efforcer de le faire conforme à notre profession et d’être digne de louange. Nous devons viser la gloire de Dieu. » – Matthew Henry

Selon cette explication, que je considère comme la bonne, Jésus faisait référence à l’utilisation du sel comme agent de conservation. À l’époque de la Bible, c’était la seule substance qui pouvait empêcher les aliments de pourrir. Jésus a appliqué cela métaphoriquement aux chrétiens comme étant les seuls capables de préserver de la pourriture les membres de la société qui les entoure, de la chute dans le péché et de la condamnation.

Donc, selon la métaphore de Matthew Henry, nous avons ce grand tas d’humanité qui commence à se pourrir. Ailleurs, sans doute contre le vent, nous avons ce tas de sel. Comment cela cadre-t-il avec la parabole de Jésus ? Le sel est-il utile s’il n’est pas appliqué là où le problème existe ?

Si nous appliquons un peu de la putréfaction à nous-mêmes et à notre message pour tenter de nous faire entendre, cela ne servira à rien à cette masse de putréfaction. La Bible nous dit que nous devons nous préserver des souillures du monde. Si cela veut dire quelque chose, c’est que tout soupçon d’orgueil ou de condescendance fera perdre notre saveur de sel.

La vérité est que nous sommes aussi enclins à la putréfaction que tout autre humain et que notre goût salé n’est que le produit de la grâce de Dieu dans nos vies lorsque nous nous soumettons à la direction de son Saint-Esprit. Alors, en toute humilité, nous pouvons nous mêler aux gens du monde et le sel en nous apportera à eux ce qui peut les purifier et les guérir.

« Le sel est une bonne chose ; mais si le sel devient sans saveur, avec quoi l’assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres. » (Marc 9.50-51).

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Les principales erreurs du piétisme

Le piétisme comme mouvement a commencé au sein de l’Église luthérienne vers l’an 1600. Les piétistes ont insisté sur la nouvelle naissance, la vie spirituelle intérieure du cœur et une vie morale pure. Il y avait des piétistes ici et là auparavant, mais ce fut le début d’un mouvement distinctif et dynamique. L’influence des piétistes allemands a grandi et s’est étendue au-delà de l’Église luthérienne pour devenir l’influence principale sur le christianisme évangélique moderne.

À première vue, le piétisme peut ressembler beaucoup à la foi anabaptiste / mennonite. Pourtant, le piétisme représente un compromis avec le monde dans trois manières.

Christianisme sans la croix

Les piétistes restaient membres de l’église luthérienne d’État pour éviter la persécution ; ils faisaient baptiser leurs bébés, assistaient à des cultes et participaient à la Sainte Cène luthérienne. Ils se sont rencontrés en privé afin de partager leurs expériences et de s’encourager mutuellement. Ils étaient connus comme die Stillen im Lande (des gens tranquilles du pays).

Au cours de l’histoire, les anabaptistes et les mennonites ont emprunté le chemin de la croix, en évitant tout compromis avec des religions corrompues. Autant que possible, ils ont vécu une vie tranquille et paisible, mais leur refus de faire semblant de se conformer aux religions majoritaires oppressives leur a souvent valu la persécution.

Pierre de Bruys au XIIe siècle et Menno Simons au XVIe siècle furent d’abord prêtres de l’Église catholique romaine. Une fois spirituellement éclairés, ils ont abandonné cette église, l’ont appelée Antéchrist, et sont devenus d’ardent évangélistes d’un christianisme pur, non souillés par les pratiques non scripturales de leur ancienne religion. Au temps de Menno, les persécuteurs comprenaient également les luthériens et les églises réformées.

Les anabaptistes et les mennonites ont pris très au sérieux l’avertissement de Paul dans Éphésiens 5:11 – Et ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. Ils croyaient que Jésus voulait dire exactement ce qu’il avait dit dans Luc 9:23 – Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

Amitié sans fraternité

Les premiers piétistes étaient des membres de l’Église luthérienne qui se réunissaient de manière privée sans organisation formelle. Ils avaient une foi individualiste, chacun croyant pouvoir adorer Dieu seul, appréciant la communion de croyants qui partageaient les mêmes idées, mais n’ayant pas besoin des restrictions d’un corps organisé.

Les anabaptistes et les mennonites ne considéraient pas leur église comme une entité restrictive, mais comme un réseau de soutien indispensable pour les aider à grandir dans la foi et à maintenir leur pureté spirituelle. Ils étaient une fraternité ; leurs chefs étaient des frères, pas des seigneurs. Ils ont vu l’église telle qu’elle est décrite dans le Nouveau Testament : un corps dont Christ est la tête et chaque membre est nécessaire pour que le corps fonctionne efficacement.

1 Peter 5 : 5 – De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.

Conversion sans devenir disciple

Les piétistes et les anabaptistes se sont tous deux efforcés d’annoncer l’évangile à ceux qui n’ont pas une connaissance personnelle du Sauveur. Les piétistes, cependant, font de la nouvelle naissance le point central de leur évangélisation. Certes, il y a de la joie au ciel pour un pécheur qui se repent. Mais est-ce suffisant ? Pour les piétistes, cela semble être le point final de l’évangélisation.

Pour les anabaptistes et les mennonites, c’est le point de départ. La Grande Mission dit : Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Matthieu 28 : 19-20.

Les pécheurs doivent non seulement se repentir et se convertir, mais aussi apprendre à vivre en chrétien. Colossiens 2 : 6 – Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui. Il est vrai que c’est le Saint-Esprit qui nous enseigne à marcher avec Christ, mais cela se fait mieux en compagnie d’autres croyants qui aideront, encourageront, enseigneront et corrigeront. En d’autres termes, on ne devrait pas abandonner les nouveaux croyants à trébucher en partie dans la lumière et en partie dans l’obscurité, mais il faut les offrir le soutien dont ils ont besoin pour devenir la personne que Christ veut qu’ils soient.

Cela ne signifie pas vivre selon les règles : cela ne conduit pas à une croissance spirituelle. Mais il existe des dangers spirituels et des ressources spirituelles que les croyants matures connaissent et que les nouveaux croyants ignorent souvent. Galates 5:13 – Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres.

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Que puis-je faire ?

Mon beau-fils peut tout réparer, il voit le problème d’un coup d’œil et a les outils et le savoir-faire pour corriger tout ce qui ne fonctionne pas. Moi, je peux également régler la plupart des problèmes, mais cela prend au moins dix fois plus de temps, car je commence généralement avec la mauvaise pièce de rechange ou le mauvais outil, puis je dois corriger ce que j’ai fait.

D’autres connaissent les mots justes pour exprimer de la sympathie, des encouragements ou un léger désaccord. Ces mots me viennent aussi à l’esprit, mais quinze minutes après l’occasion est passé pour les dire.

Ne puis-je rien faire comme je devrais ? Lorsque mes pensées commencent à suivre cette piste, un dicton d’un écrivain inconnu me vient à l’esprit : « L’homme montre ce qu’il est par ce qu’il fait avec ce qu’il a. »

Qu’est-ce que j’ai ? J’ai vécu toute une vie d’expériences, positives et négatives : les impressions laissées par mes parents, mes professeurs et toutes les personnes que j’ai rencontrées ; les choses que j’ai apprises des erreurs que j’ai faites ; les choses que j’ai vues, lues et entendues.

Alors que j’étais encore à l’école sécondaire, j’ai lu des livres d’histoire qui racontaient une histoire différente de celle que l’on nous enseignait à l’école et je me suis rendu compte que la narration de l’histoire dépend du point de vue de celui qui la raconte. C’était peut-être le début d’une tournure d’esprit analytique. Depuis lors, j’ai travaillé comme acheteur de grain, technicien en assurance qualité et commis comptable. Tout cela nécessitait une certaine habileté pour discerner ce qui est correct de ce qui ne l’est pas.

Ainsi, il m’a semblé naturel que j’applique ce même discernement à la lecture d’écrits sur la doctrine et l’histoire chrétiennes. Il semble qu’il y ait un grain de vérité dans presque chaque article ou livre, mais il est souvent enfoui dans beaucoup de détritus d’invention humaine.

Mon objectif comme écrivain est de révéler la vérité nue et sans fard. D’autres peuvent être en désaccord avec ce que j’écris, c’est leur privilège. Je n’écris pas pour des applaudissements, mais pour découvrir et partager ce qui a une base solide et qui résistera à l’épreuve du temps.

La Bible dit : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon ;» « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir » et « Tout ce que vous faites, fais-le de bon cœur, comme pour le Seigneur, et non pour les hommes ».

C’est ce que j’essaie de faire avec le peu qui m’a été donné.

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Études et orages

J’ai passé les derniers jours à rendre visite aux frères et sœurs de l’assemblée à Roxton Falls, au Québec, et j’ai assisté avec eux au service d’adoration dimanche dernier. Le but de ce voyage était d’avancer la révision éditoriale d’un livre d’histoire d’église récemment traduit en français.

Les trois autres membres du comité de rédaction français sont membres de l’assemblée de Roxton Falls. Nous faisons de fréquentes sessions en ligne, mais cela augmente notre productivité si nous pouvons nous réunir une fois par an et siéger autour de la même table. Nous l’avons fait vendredi et samedi derniers.

La nature a produit d’impressionnants spectacles son et lumière pendant ce temps. Mon avion a atterri à Montréal jeudi soir dernier au moment même où un orage impressionnant déferlait sur la région. D’autres avions ont retardé leur décollage jusqu’à la fin de la tempête. Nous nous sommes assis sur le tarmac pendant 15 minutes jusqu’à ce que notre avion puisse monter jusqu’à la rampe de chargement pour que nous puissions débarquer. Une tornade liée à ce système de tempête a frappé Saint-Roch-de-l’Achigan, au nord de Montréal, et a causé des dommages importants.

Dans la soirée de dimanche dernier, ma femme m’a informé qu’un orage accompagné de vents forts qui traversait notre région avait produit 18 mm de pluie. Plus tard, nous avons appris qu’une rafale descendante provenant de cette tempête avait frappé la ville d’Eston, à environ 150 km au sud-ouest de nous, détruisant une maison, endommageant de nombreux autres aussi que le hangar à la piste d’atterrissage locale. Encore plus tard, nous avons appris que la foudre avait frappé un hangar dans la cour d’un cousin vivant à l’ouest de Saskatoon.

Hier après-midi, avant mon arrivée, un autre orage a traversé cette région et laissé autant de pluie que le dimanche soir. Aucun rapport de dégâts pour le moment. Malgré les dégâts causés aux bâtiments par toutes ces tempêtes, aucune personne n’a été blessée.

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C’est le temps de faire une pause

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Si tout se passe comme prévu, au moment où cet article paraît en ligne, un avion comme celui ci-dessus m’aura emmené à Montréal et je serai assis dans une église mennonite dans une petite ville de Québec.

À bientôt.

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D’autres questions au sujet du baptême par immersion

Le pouvoir de la propagande est tel que, quand quelque chose est proclamé assez fort et assez souvent de gens sont persuadés que la chose doit être vrai, que c’est le seul moyen possible de comprendre les circonstances données. Mais le plupart du temps, lorsqu’on y regarde de près, l’argument semble beaucoup plus fragile qu’il ne le semble en premier lieu.

Prenons par exemple la question du baptême par immersion. Les partisans de l’immersion le font paraître simple et évident. Ce dont ils ne parlent pas, ce sont les énormes différences d’opinion au sein de leur propre camp.

Un converti devrait-il être baptisé au nom de Jésus ou au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?

Le converti doit-il aller sous l’eau une fois, ou trois fois, une fois pour chaque personne de la Trinité ?

Le converti doit-il se pencher en avant ou en arrière pour aller sous l’eau ?

Est-il acceptable de baptiser par immersion dans un bassin à l’intérieur, ou faut-il le faire à l’extérieur dans un plan d’eau naturel ?

Si à l’extérieur, un lac est-il correct ou doit-il être fait dans l’eau courante d’une rivière ?

Ce n’est pas mon désir de ridiculiser qui que ce soit. Les personnes dévouées et bien intentionnées sont convaincues d’avoir trouvé des preuves infaillibles dans la Bible pour chacune de ces pratiques, et elles sont également convaincues que ceux qui adhèrent à aucune autre opinion se trompent. Je signale simplement à quel point la question peut devenir compliquée. Ces opinions ont toutes été la cause de divisions entre églises et il existe aujourd’hui des églises qui tiennent fermement à chacune de ces méthodes de baptême.

Peut-être que la vraie question est : sommes-nous sauvés par le baptême ? Je crois que la réponse biblique est oui, mais le baptême qui sauve est le baptême du Saint-Esprit. Il n’y a pas de pouvoir salvatrice dans l’eau appliquée à l’extérieur du corps.

L’immersion était pratiquée à Babylone et en Égypte, basée sur la conviction que l’eau avait un pouvoir de purification spirituel. Les chrétiens croient que ce pouvoir est dans le sang de Jésus et non dans l’eau.

La plupart des synagogues disposent d’un bassin d’immersion rituelle pour se purifier des souillures. Comme un flux de sang est une souillure, les femmes doivent pratiquer cette immersion tous les mois. En général, il s’agit d’un acte personnel, sans témoins. Il n’y a pas de parallèle ici au baptême chrétien.

Le baptême d’eau témoigne du fait que l’église accepte le fait qu’un converti est né de nouveau et baptisé du Saint-Esprit et que la vie qu’il vit maintenant montre la preuve de l’action du Saint-Esprit dans son cœur. Le baptême fondé sur la prétention auto-authentifiée d’une personne d’être né de nouveau ne suffit pas à la faire jouir d’une communion spirituelle avec d’autres chrétiens vraiment nés de nouveau.

Il y a trente ans, j’ai visité un musée à Montréal avec une réplique des catacombes à Rome. En se promenant, il y avait une petite grotte à chaque tournant et à l’intérieur se trouvaient des représentations de la vie des premiers chrétiens qui passèrent une grande partie de leur vie à se cacher dans les catacombes. Une de ces grottes représentait une scène de baptême. Ceux qui étaient en train d’être baptisé étaient des adultes et le baptême se faisait par aspersion. Ce musée a été créé par l’Église catholique romaine et je crois que c’était une représentation assez exacte des chrétiens à cette époque. Je crois que le musée n’existe plus.

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Façons d’aborder la Bible

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Tous ceux qui se disent chrétiens réclament avoir une foi construite uniquement sur Jésus-Christ, le roc séculaire, et qu’ils dépendent sur la Bible pour la vérité spirituelle et pour recevoir des instructions afin de mener une vie agréable pour leur Sauveur. Mais comment est-il vraiment ?

Certaines personnes basent leur foi sur des textes d’appui rassemblés ci et là dans la Bible et s’efforcent de construire une vie chrétienne en utilisant ce matériel. Ils seraient très sérieux dans l’explication de ces textes, mais ne connaissent souvent pas le contexte dans lequel ces versets se trouvent. En réalité, ils n’ont pas découvert ces textes d’appui par eux-mêmes, mais les ont appris auprès de divers livres, prédicateurs et enseignants. Ils étaient probablement convaincus d’une interprétation particulière de l’Écriture avant de rechercher des versets pour appuyer ce point de vue dont ils ont déjà été persuadés d’accepter comme vérité. Cela n’est pas une foi biblique et l’assurance tirée de la certitude de connaître les textes d’appui est souvent une fausse assurance. Un tel système de croyance d’occasion ne permet pas aux gens de contrer les tentations venant du monde, de la chair et du diable.

D’autres commencent avec le désir de bâtir leur foi sur la Bible, mais avec le temps, ils commencent à faire confiance à leur imagination pour interpréter ce que dit la Bible. C’est souvent parce qu’ils trouvent le sens ordinaire de la Bible trop contraignante. Peut-être ils ont expérimenté une ou deux événements remarquables qui provenaient véritablement du Seigneur et ensuite ils pensaient que Dieu a un rôle spécial pour eux. Ils recherchent une confirmation de cela dans la Bible et interprétèrent tous les événements de leur vie à la lumière de ce qu’ils imaginent être leur vocation particulière. À ce stade, ils ne recherchent plus la vérité de Dieu dans la Bible, mais cherchent plutôt de valider leurs découvertes remarquables. Ils prétendent toujours avoir une foi basée sur la Bible, mais sont loin du chemin étroit qui mène au Ciel.

Rares sont ceux qui examinent leurs pensées, leurs désirs, leurs imaginations et leurs expériences à la lumière de la Bible en permettent à Dieu de prouver ce qui est authentique et ce qui est un bagage inutile. Ils seront bénis en lisant la Bible. Ils trouveront la direction pour leurs vies, la force pour les batailles quotidiennes avec les forces du mal et l’assurance que Dieu les dirige. Il y a de la paix et du repos quand ils n’ont rien à prouver, mais sont bien disposés à laisser Dieu prouver leurs pensées et leurs désirs intérieurs par sa Parole et par la direction du Saint-Esprit.

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