L’actu de chez nous

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— Trois jeunes ont été baptisés dans notre assemblée dimanche le 5 août.

— Tami Klassen, notre petite-fille, a célébré son 14e anniversaire de naissance le 4 août.

— Le 48e anniversaire de mariage pour ma femme et moi était le 1er août.

— Il y a deux semaines, notre voisinage a enfin eu de la pluie, une série d’orages qui nous ont versés environ 50 mm en trois jours.

— La canicule s’est installé la semaine dernière, la température a atteint 37° le vendredi. Cela aurait pu être pire s’il n’y avait pas eu l’écran de fumée qui s’est installé dans notre province, suite aux incendies de forêt en Colombie-Britannique.

— J’ai coupé notre herbe une fois en juin, une fois en juillet et une fois encore samedi.

— J’ai fait mon bilan de santé de mes yeux de six mois le 30 juillet (tout va bien) et une molaire a été réparée le 2 août à la clinique dentaire à Outlook. Un morceau était cassé et nos dentistes réguliers étaient en vacances.

— Les colibris grouillent notre mangeoire, Chris a compté six ou sept à un moment donné dimanche matin. Ils vont bientôt nous laisser sur leur long voyage vers le sud, notre premier indice que la fin de l’été approche.

— Notre grand voyage de l’année s’est déroulé du 21 au 24 juillet. Nous sommes arrivés chez nos amis près de Grande Prairie, Alberta le samedi soir, une distance de 1,000 km de chez nous. Après deux jours avec nos frères et sœurs de l’assemblée de Heart Valley nous avons retracé la route, avec un arrêt à St-Albert pour rendre visite à une cousine âgée de 93 ans.

— Mon cousin Ted a atteint l’âge de 80 ans le 26 juillet et la est rassemblée à une parc le prochain soir pour célébrer et partage nos souvenirs.

— Mon ordinateur me fait des cauchemars ces derniers jours. C’est l’infâme écran bleu de la mort qui le fait arrêter à des moments inattendus. J’ai enfin eu la pensée que peut-être Windows n’était pas en bons termes avec le navigateur Firefox et j’ai changé à Chrome. C’est trop tôt pour savoir si cela a résolu le problème.

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C’est quoi un talent?

Jésus a raconté une parabole d’un homme qui se rendait dans un pays lointain et qui distribuait des talents à ses serviteurs. Les talents donnés dans cette parabole étaient l’argent et non l’aptitude, car il est dit qu’il a donné « à chacun selon sa capacité » (Matthieu 25.15).

Après des générations où les gens ont compris à tort ce passage, nous en sommes venus à penser qu’un talent signifie une capacité. Ce n’est pas une si mauvaise chose, et de toute façon nous ne pouvons rien faire pour le corriger. Mais c’est un grave malentendu d’interpréter cette parabole comme enseignant que lorsqu’on devient chrétien, Dieu lui donnera une nouvelle capacité qu’il n’avait jamais eu auparavant. Cela n’est pas enseigné dans cette parabole, ni nulle part ailleurs dans la Bible.

Ce que cette parabole enseigne, c’est que Dieu veut que nous développions les capacités dont nous disposons afin qu’ils puissent être employés pour le bien de son royaume.

Je pensais à cela l’autre jour comme nous étions à Saskatoon. Notre premier arrêt était à la librairie chrétienne. Je suis impressionné par tout le personnel ici, mais je n’en mentionnerai qu’un. Ce magasin a un programme de fidélité qui exige que la personne à la caisse entre le numéro de téléphone du client. Tanaya ne demande jamais mon numéro de téléphone, mais la fiche de caisse apparaît toujours avec mon nom et un résumé de mon compte de fidélité.

Cette jeune femme a évidemment un mémoire phénoménal, mais ce n’est qu’un de ses talents. Je ne reçois pas de traitement privilégié par rapport aux autres clients, elle fait en sorte que chacun de nous pense que nous sommes particulièrement bienvenus dans le magasin. Nous disons qu’elle a un talent particulier pour le travail qu’elle fait.

Je ne crois pas que ce soit un talent qui lui a été donné au moment de la conversion, ou à un moment particulier. C’est plutôt le résultat de ses efforts pour développer les capacités dont elle disposait d’une manière d’aider les autres.


Le même jour, nous avons dîné avec nos amis Ray et Ruth. Ray est un artiste accompli. il a gagné sa vie par d’autres moyens, mais a pu vendre
quelques-uns de ses œuvres à des prix avantageux. En tant qu’enfant, il était capable de voir les choses autour de lui d’une manière qui lui permettait de dessiner des représentations précises.

Son instituteur de troisième année se souvient des dessins d’oiseaux et d’animaux en marge de son travail scolaire. Il a étudié pour affiner et approfondir la capacité avec laquelle il a commencé. Il a peint une fresque de 60 pieds dans l’église à laquelle il assiste et qui retrace l’histoire du monde, de la création jusq’au jugement dernier. Il a également un talent pour enseigner les techniques artistiques de base aux enfants et aux personnes de tous âges.

Finalement, j’ai eu un rendez-vous avec mon ophtalmologue. Cet homme m’a donné de nombreuses injections pour la dégénérescence maculaire, qui est maintenant stable, et a prodigé une chirurgie de la cataracte sur chacun de mes yeux. Sa compétence est la raison pour laquelle je peux encore voir pour taper cet article. Quelqu’un à l’INCA m’a dit un jour que ce médecin est le meilleur dans l’Ouest canadien pour les maladies de la rétine.

Pour chacun de nous, il existe un moyen de développer les capacités naturelles dont nous disposons et de les utiliser dans le royaume de Dieu. Nous ne devrions pas sentir que nous serons inutiles jusqu’à ce que Dieu nous accorde un talent particulier. Ne méprisons pas la capacité que nous avons déjà, aussi insignifiante qu’elle puisse paraître à nous, et soyez prêt et bien disposé quand il nous donne l’occasion d’utiliser cette capacité pour son honneur et sa gloire.

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Une église d’inconnus

Les historiens semblent croire que partout où il y avait quelque chose d’important, il devait y avoir des grands personnages. Quand ils regardent l’histoire du christianisme, les catholiques et les protestants ont eu tous les grands personnages. Comme ils ne trouvent pas de tels personnages du côté de ceux que nous appelons anabaptistes, ils supposent que rien ne se passait.

Mais l’essence même du christianisme est qu’il ne peut y avoir qu’un seul grand personnage, et c’est Dieu lui-même. Même Jésus ne s’est pas conduit comme un grand personnage. Ceci était une problème pour les scribes et les pharisiens avaient ; ils attendaient un Messie qui balaierait les oppresseurs romains pourt gouverner le monde de Jérusalem. Les dispensationalistes sont entièrement d’accord avec cela, et disent que puisque son plan a été déjoué à son premier avènement, le royaume terrestre sera établi à sa seconde venue. Le problème avec cette ligne de pensée est que cela ferait de Jésus un fomenteur de sédition et fournirait une juste cause aux Romains pour l’exécuter. Mais Jésus a dit clairement : « Mon royaume n’est pas de ce monde », et le gouverneur romain n’a trouvé aucune faute en lui, allant jusqu’à se laver les mains de toute l’affaire.

Donc, Jésus n’est pas un grand personnage aux yeux du monde. Il est l’homme le plus important dans l’histoire du monde, mais il n’était rien aux yeux du monde. Ses disciples, depuis les apôtres jusqu’à nos jours, ont également été des inconnus.

Nous ne devrions pas, cependant, lire trop dans l’opinion du Sanhédrin que les apôtres étaient des hommes sans instruction. Les apôtres parlaient couramment l’araméen et le grec, connaissaient mieux les Écritures que la plupart d’entre nous aujourd’hui et connaissaient bien la culture grecque qui les entourait. Mais ils n’ont pas été instruits dans toutes les petites intrigues d’interprétations et de règlements rabbiniques.

Une fois que nous cessons de chercher les personnages importants dans le mouvement diversement connu comme Donatiste, Cathare, Anabaptiste, Vaudois, etc., il devient évident qu’il y avait beaucoup de choses se passaient. Thieleman van Braght parcourut les anciens registres et publia ses découvertes dans le Mirror des Martyrs.

Un livre plus récent est The Anatomy of a Hybrid par Leonard Verduin. L’hybride dans le titre du livre se réfère aux églises qui ont uni le pouvoir de l’état avec le pouvoir reliieux, commençant lorsque l’empereur romain Constantin a professé le christianisme et a alors assumé l’autorité sur l’église catholique romaine. Verduin est un érudit approfondi qui montre clairement les évidences d’un mouvement d’église alternatif continu à partir du moment où l’hybride a d’abord quitté la foi une fois livré aux saints. Il souligne que le mouvement mennonite a commencé dans des endroits où les Vaudois avaient récemment prospéré.

Une autre facette de la recherche des personnages importants est évidente dans l’attention que les historiens accordent aux conseils des évêques catholiques romains, appelés par un empereur romain, pour décider des questions essentielles de la doctrines chrétienne. Je crois que ces questions ont été décidées bien avant les conseils par le Saint-Esprit travaillant à travers un groupe des inconnus.

Que le monde ait ses prédicateurs dynamiques et charismatiques. Nous prions pour qu’ils fassent du bien en faisant connaître l’Évangile salvateur de Jésus-Christ. Mais nous craignons, comme l’écrivait un jour Menno Simons : « Aussi longtemps que le monde fera don de telles maisons splendides et de gros revenus à leurs prédicateurs, les faux prophètes et les trompeurs seront nombreux ».

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Souvenirs d’un constructeur de ponts

Agnes Letkeman, ma mère, est née en Manitoba dans une famille qui parlait Plautdietsch (bas allemand) à la maison et l’allemand à l’église. Ces langues étaient censées être un mur protecteur, empêchant les gens de ce héritage de se sentir chez eux avec les gens d’un autre héritage qui les entouraient. Ils ont également censés servir à exclure les gens autour d’eux de leur église et de leurs familles.

Maman parlait seulement le bas allemand jusqu’à ce qu’elle commença l’école. Là, elle a appris l’allemand et l’anglais. À l’approche de l’âge adulte, elle a mémorisé le catéchisme allemand de son église et s’est fait baptiser, devenant membre de l’Église Mennonite Sommerfelder.

Les écoles qui enseignaient l’allemand ont fermés. Pendant un hiver, l’église organisa des classes d’allemand pour les enfants, puis s’arrêta. Les huit frères et sœurs plus jeunes de maman n’ont jamais appris l’allemand, donc ne comprennent rien à la lecture de la Bible, à la prédication ou aux hymnes à l’église. Beaucoup d’entre eux n’ont pas pris la peine d’y assister. Maman commença à se demander comment la langue dans laquelle le message chrétien était prêché pouvait être plus importante que le message chrétien lui-même.

Elle écouta les messages chrétiens en anglais à la radio et a appris des cantiques anglais. En 1935, sa sœur Katherine épousa Art Goodnough et maman a commencé à faire connaissance avec la famille Goodnough. En 1940, elle épousa Walter, le frère aîné d’Art. Je suis né en 1942, le seul enfant de Walter et Agnes.

Lorsque j’étais petit, maman laissa tomber parfois un mot ou deux de bas allemand. Mais elle a choisi à devenir parti de la société canadienne anglophone et elle était une femme déterminée. Elle étudia son dictionnaire et bâtit un vocabulaire anglais plus extensif que la plupart des gens autour d’elle. Elle perdra complètement son accent bas allemand.

Quand nous déménageons à Craik, elle s’est jointe au groupe des femmes de l’Église anglicane et aux auxiliaires de l’hôpital et a tissé des liens avec les autres dames de la communauté. Bien qu’elle n’ait eu que six années de scolarité, elle était mon premier et meilleur enseignant. Elle était intéressée par mon travail scolaire et a toujours voulu connaître mes enseignants.

Elle n’avait aucun préjugé que j’ai jamais discerné. La couleur de la peau et l’origine ethnique n’étaient pas des obstacles pour elle. Elle a parfois exprimé le souhait qu’elle avait pu apprendre le français quand elle était plus jeune. Elle n’a jamais oublié le bas allemand et l’allemand, mais ils ne lui étaient plus d’aucune utilité, si ce n’est en visitant quelques-uns de sa parenté.

Parce que j’étais son seul enfant, maman a déterminé qu’elle accepterait et aimerait celui que je déciderais d’épouser. C’est ce qu’elle a fait ; Chris et elle sont devenus très proches. Elle a aimé sa seule petite-fille et cet amour a été rendu. Maman avait déjà 90 ans quand Michelle attendait son premier enfant ; Michelle l’a dit à sa grand-mère avant qu’elle ne l’a dit à ses parents.

Maman était un constructeur de ponts, pas un constructeur de murs. C’est l’héritage qu’elle nous a laissé pour chérir et continuer.

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L’essor de l’Afrique


Quelle image vous vient à l’esprit quand vous pensez à l’Afrique ? Un village reculé de huttes de boue avec des gens légèrement vêtus se grattant leur subsistance du sol avec des outils à main ? Ou des villes modernes avec des gratte-ciels, des usines, des hôpitaux et des universités?

Les deux scénarios existent, mais beaucoup plus de gens vivent dans les villes. Le Nigeria est le plus grand pays d’Afrique, avec la plus grande population. Il y a 20 000 millionnaires au Nigeria et 20 milliardaires.

L’homme le plus riche du Nigeria est Aliko Dangote, qui s’intéresse à la fabrication de ciment, de sucre et de produits pétroliers. La quatrième personne la plus riche du Nigeria est Folorunsho Alakija, une femme qui a commencé en tant que créatrice de mode et qui a maintenant des investissements dans l’industrie pétrolière. Elle a créé une fondation pour aider les veuves et les orphelins par le biais de bourses d’études et de subventions aux entreprises.

Le Nigeria a l’un des taux de diplomation universitaire les plus élevés au monde. Les émigrants du Nigeria sont parmi les immigrants les plus prospères au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni.

C’était il y a 10 ans quand j’ai lu pour la première fois que le cœur du christianisme évangélique se trouve maintenant en Afrique, pas en Amérique du Nord. Les églises nigérianes voient l’Amérique du Nord et l’Europe comme des champs de mission. À Saskatoon, notre ville la plus proche, il y a cinq ou six assemblées du Redeemed Christian Church of God, y compris une assemblée de langue française. Il y a aussi une assemblée de l’Église Biblique de la Vie Profonde. Les Églises anglicanes de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine ont rompu tous liens avec l’Église anglicane du Canada et l’Église épiscopale des États-Unis et dirigent maintenant la création d’un nouveau mouvement anglican en Amérique du Nord plus fidèle à la Bible, en particulier dans le domaine de la moralité.

Ce qui est vrai du Nigeria est également vrai d’autres pays africains à des degrés divers. Il est vrai qu’il y a encore beaucoup de pauvreté dans certains endroits, mais les taux de croissance économique sont étonnants.

Il y a des actes de terrorisme dans divers lieux par des islamistes intransigeants. Je n’ai aucune vision prophétique de la façon dont tout cela va se jouer dans les années à venir, mais je me demande si ces actes pourraient ne pas être un effort déséspéré pour freiner la vague qu’ils voient balayer l’Afrique.

Est-il temps de jeter un nouveau regard sur l’Afrique et les peuples africains ? Les preuves montrent que ces personnes à la peau noire ne sont nullement inférieures aux personnes à la peau blanche. Nous sommes égaux, en intelligence, en foi, en capacité de gestion, et nous devons nous respecter les uns les autres en tant qu’égaux.

L’aide internationale tend plus à retenir l’Afrique dans la pauvreté qu’à l’aider à aller de l’avant. L’aide d’urgence en cas de catastrophe est toujours correct, mais il serait probablement préférable de la faire administrer par les gens locales autant que possible. L’envoi de vêtements usagés et de moustiquaires peut nous réchauffer le cœur, mais est-ce que cela sape la production locale de ces marchandises?

L’appel à proclamer la foi une fois livrée aux saints et à faire des disciples dans le monde entier n’a pas expiré. Mais nous nous rendons inaptes à la tâche si une illusion de supériorité persiste encore dans la façon dont nous communiquons avec les autres. Peut-être que nous avons autant à apprendre de l’Afrique que nous avons à enseigner.

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Réalité

Ce monde appartient à mon Père. Je n’ai pas demandé à être ici. Je ne peux pas choisir d’être dans un autre monde. Ce monde est tout ce qu’il y a et je devrais me réconcilier d’y vivre aussi bien que possible.

Je suis fait à l’image de mon Père. Même si je suis terrestre, comme les animaux, avec toute la capacité de sauvagerie que cela implique, je suis aussi un être spirituel, capable de connaître et de communiquer avec mon Père, avec toutes les merveilleuses possibilités que cela m’offre.

Ce monde, cette vie, n’est pas tout ce qu’il y a. Des voix viennent d’au-delà de ce monde, m’attirant au mécontentement, à l’envie, à la colère, à la rébellion. D’autres voix, des voix plus douces, me poussent à aimer et à être aimé. Ma destination après cette vie dépend des voix que je choisis d’écouter et d’obéir.

C’est la réalité. Je pourrais souhaiter que ce ne soit pas comme ça ; Je peux choisir de croire que ce n’est pas comme ça. Mais à la fin, je ne peux pas l’éviter. Nier la réalité ne me rendra pas heureux, maintenant ou jamais. Le bonheur ne peut être trouvé que dans la vie en ce monde tel qu’il est réellement, pas comme je peux le souhaiter d’être. Le bonheur ne vient pas en cherchant le bonheur pour moi seul mais lorsque je vis pour rendre heureux les autres,.

Il y a des gens autour de moi qui n’acceptent pas la réalité – beaucoup de gens, probablement la plupart des gens que je rencontre. Ils le montrent par leurs attitudes, la façon dont ils choisissent de vivre leur vie. Pourtant, sous le masque, il y a encore une personne faite à l’image du Père. Une personne qui est parfois capable de grands actes de gentillesse, une personne qui pourrait être touchée par la gentillesse d’autres.

Ce n’est pas à moi de les démasquer, ou de arracher leur armure anti-Dieu, seul le Père lui-même peut le faire. Les paroles et les actes d’amour et de bonté feront plus de bien que des paroles de criticisme qui les blessent. Ils reçoivent déjà assez de critiques. Et sous cette dure coquille il y a toujours l’image du Père et la réalisation que leur rébellion contre Lui ne fonctionne pas comme ils ont espéré.

Montrer de l’amour et de la bonté, c’est ne pas d’accepter leur rébellion contre le Père. C’est leur montrer que le bonheur véritable se trouve lorsque nous sommes prêts à vivre la vie pour laquelle le Père nous a créés.

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À propos de cette barbe sur mon visage

Pourquoi ai-je jamais décidé de faire pousser des cheveux sur mon visage?

La réponse devrait être évidente – je n’ai pas. Il a grandi tout seul, sans aucune décision ou effort de ma part.

Cela soulève une autre question – Pourquoi est-ce que je le laisse là ? La meilleure réponse est la plus simple – j’ai décidé que si Dieu faisait pousser les cheveux sur mon visage, cela serait probablement agréable à lui si je les laissais voir.

C’était tout ce qu’il y avait à faire. Je ne me suis pas engagé dans quelque profonde réflexion théologique lorsque j’ai pris cette décision. Je n’ai pas non plus trouvé de commandement dans la Bible qui me disait que je devais porter une barbe. Il n’y a pas de telle commande dans la Bible. Je crois que la raison en est que Dieu ne donne pas à tous les hommes le potentiel de pousser les cheveux sur le visage. Ainsi, il doit être en accord avec le fait que ces hommes n’ont pas de barbe, et le reste d’entre nous devrait être aussi.

Il y a des indications dans la Bible, cependant, que c’est une honte pour un homme qui a une barbe de l’avoir enlevé. Je ne pense pas que ce soit vraiment une preuve doctrinale de la nécessité d’une barbe. Juste une autre indication que ce serait une bonne idée pour moi de laisser le mien être vu.

Je taille ma barbe régulièrement. Je ne veux pas ressembler à un vieux prospecteur qui vit dans une cabane isolée et qui se montre rarement en public.

Les cheveux sur ma tête deviennent plus rares avec les années qui passent. Un coiffeir a essayé de me consoler une fois en disant que nous ne perdions pas vraiment nos cheveux à mesure que nous vieillissons. C’est juste qu’ils commencent à apparaître dans différents endroits – les sourcils deviennent plus touffus, des touffes de cheveux poussent hors de nos oreilles et de nos narines.

Au moins, je pense qu’il essayait de me consoler. On devrait faire face aux changements apportés par le passage des années avec humour. Mon coiffeur coupe maintenant mes sourcils chaque fois que je me fais couper les cheveux. Et je fais de mon mieux pour garder les poils de l’oreille et du nez taillés afin qu’ils ne deviennent pas perceptibles.

Pour la même raison, si une femme trouve des poils foncés sur son menton, je crois qu’il lui est tout à fait permis de prendre toutes les mesures nécessaires pour les faire disparaître. En fait, je recommande fortement qu’elle le fasse.

Mais je suis tout à fait à l’aise avec les cheveux qui poussent sur mon visage. Cependant, je ne laisse pas ma barbe pousser trop longue. Une de mes petites-filles avait exprimé un intérêt de les tresser. Je pensais qu’il était préférable de garder la barbe suffisamment courte pour que ce ne soit pas possible.

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Je veux être un D.E.L.

Nous savons tous ce que c’est, non ? Ces choses qui dégagent une belle lumière claire mais ne vous brûleront pas si vous vous rapprochez trop d’eux. C’est ce que je veux être – un Disciple Émettant de la Lumière.

Il y a un problème, cependant – je ne suis pas capable de produire de la lumière par moi-même. Mais je suis certainement capable de produire de la chaleur. Bien trop souvent, j’ai essayé d’éclairer quelqu’un et cette personne a dû reculer de peur de se faire brûler.

Cela n’a jamais été ce que je voulais faire, mais il m’a fallu des années pour me rendre compte que lorsque je commence à me réchauffer, la possibilité de convaincre quelqu’un de ce que je crois être la vérité tombe à presque zéro.

J’ai reçu une leçon à ce sujet dans ma jeunesse – d’une vache. Les vaches entraient dans la grange et je devrais amener l’une d’elles dans une stalle différente de celle qui avait été sa demeure jusque-là. Elle n’avait aucune idée de ce que je voulais qu’elle fasse ou pourquoi, elle voulait juste entrer dans sa vieille stalle familière. J’ai commencé à crier après elle et à la gifler. Elle avait peur et a essayé de s’éloigner de moi. Finalement, je me suis rendu compte que j’avais perdu cette bataille. J’attendis que nous nous soyons apaisés, puis je l’ai pris par le licou et l’a conduit à la stalle où je voulais qu’elle aille. Une fois qu’elle a compris ce que je voulais, elle était contente.

On aurait pensé que cela aurait pu être assez pour apprendre la leçon, mais il m’en fallait d’autres, avec des gens et des animaux, avant que la leçon ne soit apprise. Si en effet il a été appris, et je pense qu’elle a pour la plupart.

À travers tout cela, j’ai compris ce dont Jacques parlait quand il écrivait :

Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Jacques 3 : 14-17

Il dit que la chaleur vient d’en bas et que la lumière vient d’en haut. Si je veux vraiment être un disciple émettant de la lumière, je dois me débrancher de la source de la chaleur et me brancher à la source de la lumière.

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Service chrétien

Mardi, après les funérailles de ma cousine, j’ai parlé avec quelques cousins et cousines d’une génération plus jeune. (Cela veut dire ceux qui étaient dans la cinquantaine.)

Ron est directeur exécutif d’une organisation qui transporte des bénévoles dans des communautés nordiques éloignées pour diriger l’école biblique de vacances pendant l’été et pour garder contact à d’autres moments de l’année. Ils tiennent aussi des études bibliques avec les jeunes dans ces communautés ; parfois ils vont dans les écoles pour prier avec les élèves et les enseignants. Les gens de ces communautés sont principalement De, Cri et Ojibwé. La mission est bien reçue, les écoles bibliques de vacances atteignent 5 000 enfants chaque été et les communautés sont bien disposés envers eux.

Jackie (pas son vrai nom) était la directrice exécutive d’un centre de désintoxication basé sur la foi. Le programme était largement financé par le gouvernement et, il y a deux ans, le gouvernement a décidé de retirer son financement. On a tenté de recueillir suffisamment d’argent grâce à des dons pour continuer, mais cela n’a pas fonctionné.

Le gouvernement a dit qu’il voulait soutenir des programmes fondés sur des preuves, non pas des programmes basés sur la foi. Je me demandais à ce sujet, surtout lorsque Jackie a mentionné que beaucoup de leurs clients avaient des problèmes de culpabilité. Ce serait probablement le point de friction. Du point de vue psychologique, les sentiments de culpabilité sont le problème. La thérapie psychosociologique vise à aider les gens à se débarrasser de tels sentiments.

En tant que chrétiens, nous reconnaissons qu’il y a parfois des sentiments de culpabilité qui tourmentent l’esprit, mais qui ne sont pas produits par une culpabilité réelle. Mais le plus souvent le seul moyen efficace de se libérer des sentiments de culpabilité est de reconnaître que nous sommes vraiment coupables. Alors il devient possible de chercher le pardon et de pardonner aux autres. C’est le chemin de la délivrance. Ne vous attendez pas à ce que les gouvernements comprennent cela. Au moins non pas dans les temps où nous vivons.

Grâce à Dieu, il y a encore beaucoup d’organisations confessionnelles qui sont financées par des dons et qui font un travail efficace que la psychologie et les gouvernements ne peuvent pas accomplir.

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Écrire et témoigner efficacement

Il y a deux sortes d’écrivains. Le premier est le novice qui a un désir ardent de raconter une histoire ou d’annoncer une vérité. Se sentant peu sûr de ses capacités, il adopte un ton formel, utilise les mots les plus impressionnants qu’il puisse trouver, ajoute des adjectifs – beaucoup d’adjectifs audacieux, beaux, glorieux, exubérants. Il ne laisse rien échapper, pas même le moindre détail ; pourtant, il oublie des informations importantes parce que tout le monde le sait quand même. Sa famille et ses amis disent que l’écriture est merveilleuse ; il devrait le publier. Les autres ne disent pas grande chose, mais ils arrêtent de lire après le deuxième paragraphe.

Le deuxième type est celui qui pense au lecteur du début jusqu’à la fin de son écriture. Elle considère ce qu’un lecteur pourrait ne pas connaître et tisse cela dans l’écriture. Elle élague des informations non pertinentes, essaye d’éliminer tous les adjectifs, et n’utilise jamais un grand mot lorsqu’un petit fera l’affaire. Il y a de fortes chances qu’un éditeur soit intéressé par cette écriture.

La plupart d’entre nous commencent comme le novice, mais finissent par apprendre la douloureuse vérité que personne ne s’intéresse à notre ton pompeux. En fait, ils ne sont guère intéressés en nous. Peu à peu, nous apprenons à nous faire disparaître dans le décor et à mettre l’histoire au premier plan. Nous nous demandons : comment puis-je le dire pour retenir l’attention des lecteurs et lectrices?

La même approche s’applique lorsque nous voulons partager notre foi. Si nous faisons beaucoup d’effort à exposer nos qualifications pour partager le message chrétien, les gens sont rebutés. Ils arrêtent d’écouter.

Parfois, une personne se sent obligée de déclarer son humilité abjecte. C’est la même chose. Il se vante de sa qualification d’homme de Dieu pour nous faire savoir que nous devrions écouter son message. Toutes ces vantardises sont vaines.

Si notre famille a été chrétienne pendant plusieurs générations, nous sommes tentés de créditer notre salut à l’exemple et à l’enseignement de nos parents et grands-parents. C’est confondre notre généalogie avec notre héritage spirituel, et cela donne aux autres l’impression que s’ils ne s’inscrivent pas dans ce genre de généalogie, ils n’appartiennent pas dans les cercles chrétiens.

Dieu n’a pas de petits-enfants. Combien de fois avons-nous entendu cela ? Est-ce qu’il s’est enfoncé dans notre cœur?

Si nous sommes chrétiens aujourd’hui, cela signifie qu’à un certain moment le Saint-Esprit nous a montré que nous étions perdus. Nous étions des pécheurs, n’ayant aucun espoir dans quoi que ce soit de ce monde. La justice de nos parents ne pouvait pas nous sauver. Il n’y avait pas de vertu salvatrice dans notre généalogie. Nous étions seuls devant la justice absolue et la sainteté du Dieu Tout-Puissant, sans rien de cette terre à laquelle s’accrocher. À ce moment-là, nous avons plaidé pour la miséricorde et le pardon et, par le sang de Jésus-Christ, la miséricorde et le pardon nous ont été accordés. Nous sommes devenus des enfants de Dieu et nous pourrions dire comme David : « Car toi, ô Dieu ! tu exauces mes vœux, tu me donnes l’héritage de ceux qui craignent ton nom » (Psaume 61.6).

Cela ne donne aucun lieu pour la vantardise, c’est Dieu qui est glorifié, pas nous-mêmes. Cela indique aux autres qu’il existe un moyen par lequel eux aussi ils peuvent devenir des participants de cet héritage.

Tout comme dans l’écriture efficace, afin d’être des témoins efficaces de la grâce salvatrice de Dieu, nous devons nous mettre à l’arrière-plan et le message au premier plan. Dieu est le message, non pas nous.

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