Le suicide est un esprit

Une nuit, quelque part ici au Canada, une jeune femme autochtone s’est retrouvée aux prises avec des pensées suicidaires. Elle était chrétienne, elle savait que ce n’était pas ce qu’elle voulait faire, mais la pensée lui revenait toujours qu’il serait si facile d’échapper à ses ennuis. Tout ce qu’elle avait à faire était d’aller à la cuisine, de prendre le grand couteau bien aiguisé et de mettre fin à ses jours. Elle priait et lisait la Bible, mais elle se retrouvait bientôt à marcher vers la cuisine ; elle s’arrêtait et se retournait pour prier encore. Elle savait que ces pensées venaient d’un esprit, un esprit qui était plus puissant qu’elle ne l’était et ne la laisserait pas seule. Elle a prié pour que Dieu vienne à son aide, mais la pensée d’aller à la cuisine et de ramasser ce couteau lui revenait. Elle lisait dans sa Bible et trouva un passage dans les Psaumes qui semblait être une réponse pour elle, mais la pensée du suicide continue de revenir.

Finalement, à 3 heures du matin, elle a pris son téléphone pour appeler son pasteur. Il écouta et comprit le grand danger dans lequel elle se trouvait. Il ouvrit sa Bible et l’idée lui vint de lui lire un passage du livre des Psaumes. C’était le même passage qu’elle avait lu plus tôt! Elle comprit maintenant avec certitude que le Saint-Esprit était avec elle pour l’aider dans cette bataille. Le pasteur a prié avec elle au téléphone et quand ils ont raccroché, elle a su que la bataille était terminée, que l’esprit ennemi était vaincu et que la paix de Dieu était rétablie dans son cœur. Elle se coucha et dormit paisiblement.

J’ai lu ce récit il y a plusieurs années et j’ai essayé maintenant de le raconter comme je m’en souviens. Puissions-nous nous rappeler, lorsque des pensées suicidaires nous viennent, que ces pensées ne sont pas nos propres pensées mais viennent d’un ennemi qui veut nous détruire. La seule façon de triompher de ces pensées est de chercher l’aide de l’Esprit qui est plus puissant, le tout-puissant. La jeune femme qui a raconté sa rencontre avec l’esprit du suicide a cherché de l’aide dans toutes les bonnes manières : par la prière ; en lisant la Parole de Dieu ; et en parlant à un autre chrétien patient et compatissant.

Le larron ne vient que pour dérober, tuer et détruire ; mais moi, je suis venu pour que mes brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. Jean 10.10

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Nos voisins ne sont pas intéressés par notre foi

Que faisons-nous, ou ne faisons-nous pas, qui laisse nos voisins indifférents à notre foi ? Pour ma part, je reconnais que je viens d’une famille de gens opiniâtres et argumentateurs. Certaines personnes apprécient un bon argument, mais ce n’est pas la meilleure façon de partager l’Évangile. Beaucoup de gens se méfient de toute conversation qui menace de se transformer en dispute.

La déclaration la plus célèbre de Dale Carnegie était : “Vous pouvez vous faire plus d’amis en deux mois en vous intéressant à eux, qu’en deux ans en les rendant intéressés par vous.” Certaines personnes l’ont accusé d’être manipulateur. Les conseils de Carnegie peuvent être utilisés de manière manipulatrice, mais s’intéresser aux autres n’est pas une mauvaise chose.

Pouvons-nous appliquer cette pensée à la manière dont nous partageons l’Évangile ? Le fait d’aimer nos prochains comme nous-mêmes n’est-il pas l’un des fondements du christianisme ? J’ai besoin d’apprendre à être un meilleur auditeur. Comment ferai-je ça ? Voici quelques réflexions qui m’sont venue.

  • Posez des questions qui les invitent à parler d’eux-mêmes.
  • Laissez l’autre personne faire la majeure partie de la conversation.
  • Ne critiquez pas, mais essayez de comprendre leur point de vue.
  • Respectez leurs opinions ; même si nous ne sommes pas d’accord, notre objectif n’est pas de les condamner pour des choses qu’ils croient honnêtement.
  • Suggérer une meilleure façon de voir les choses d’une manière qui fait appel à leurs nobles instincts.
  • Racontez nos propres luttes et expériences quand elles semblent pertinentes.
  • Écoutez l’autre personne et la voix du Saint-Esprit.
  • Soyez patient, laissez notre attitude révéler une foi établie, enracinée et ancrée dans le roc solide.
  • Admettez-le lorsque nous faisons une erreur ou que nous ne connaissons pas la réponse à une question.
  • Faites en sorte que l’autre se sente respecté et valorisé.
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La loi ne nous apprend pas comment être chrétien

Or, avant que la foi vint, nous étions renfermés sous la garde de la loi, pour la foi qui devait être révélée. De sorte que la loi a été notre conducteur pour nous amener à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Or, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce conducteur. (Galates 3.23-25).

Conducteur = Paiadagogos = un tuteur, ou guide, de garçons. Un esclave de confiance chargé de superviser la vie et la morale du fils d’une famille grecque aisée. Le garçon n’avait pas le droit de sortir de la maison sans lui avant d’arriver à l’âge adulte.

La loi et les prophètes nous orientent vers Christ, mais ils ne nous apprennent pas comment être chrétien. Ils peuvent nous aider à éviter les ennuis jusqu’à ce que nous rencontrions Christ. L’Ancien Testament a encore cette valeur de révéler la futilité d’essayer de vivre une vie pieuse par nos propres efforts et de nous indiquer ainsi notre besoin de Christ. Mais Christ est le véritable enseignant qui nous donne le pouvoir de vivre ses enseignements.

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Que la paix de Christ règne dans vos cœurs

Que la paix de Christ règne dans vos cœurs – Que la paix de Dieu « juge, décide et gouverne » dans vos cœurs, comme le juge l’a fait lors des compétitions olympiques de l’époque de Paul. Aucun cœur n’est juste devant Dieu si la paix de Christ n’y règne pas, et la prévalence continuelle de la paix de Christ est la preuve décisive que le cœur est juste devant Dieu.

En un seul corps – Vous ne pouvez pas avoir la paix avec Dieu, en vous-mêmes ou entre vous, à moins de continuer dans l’unité ; et, comme un seul corps, continuez en connexion et en dépendance de celui qui est votre seule tête ; à cela vous avez été appelés.

Et soyez reconnaissants – C’est un état de salut glorieux, et vous devriez être à jamais reconnaissant d’être ainsi privilégié.

(Extrait du commentaire d’Adam Clarke sur Colossiens 3.15)

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L’ancien sentier

La Bible démontre encore et encore combien il est futile pour quelqu’un de penser qu’il est capable de comprendre et de décider par lui-même comment mener une vie heureuse et réussie. Mais nous continuons d’essayer.

Il y a quatre siècles, René Descartes a élevé cette propension humaine à un système de croyance philosophique qui dit qu’une personne peut découvrir tout ce qu’elle a besoin de savoir par sa propre capacité de raisonnement, à commencer par le concept simple, cogito, ergo sum (je pense, donc je suis). Cette philosophie s’est lentement répandue dans la pensée occidentale et c’est maintenant le fondement de notre pensée que la tradition et les principes historiques sont une forme d’esclavage. Nous ne devons accepter aucune croyance ou autorité qui ne vient pas de notre propre esprit.

Nous, les chrétiens, ne sommes pas meilleurs. Trop souvent, nous connaissons juste assez de la Bible pour choisir les parties qui nous autorisent à vivre comme nous voulons vivre. Nous ne voulons accepter aucune autorité qui vient de l’extérieur de nous-mêmes. Nous pensons qu’être chrétien nous rend meilleurs que les autres, et nous sommes dédaigneux envers ceux qui nous regardent et qui ne nous voient pas de cette façon.

Revenons au début. Nous sommes faits de terre, il n’y a rien de bon en nous. Nous pensons à David, Jérémie et Paul comme de grands hommes de Dieu, mais écoutons comment ils se voyaient: « tout homme debout sur la terre n’est que vanité » (David, dans Psaume 39.6) ; « Éternel ! je sais que la voie de l’homme ne dépend pas de lui, et qu’il n’est pas au pouvoir l’homme qui marche, à bien diriger ses pas » (Jérémie 10.23) ; « Car je sais que le bien n’habite point en moi, c’est-à-dire dans ma chair » (Paul, dans Romains 7.18).

Jésus a dit : « Personne n’est bon, sauf Dieu seul » (Marc 10.8). Par conséquent, s’il doit y avoir quelque chose de bon en nous, il faut qu’elle vienne de Dieu. C’est pourquoi il nous a donné le Saint-Esprit, non pas pour nous rendre parfaits, non pas pour nous faire sentir bien, non pas pour nous exalter au-dessus des autres, mais pour nous permettre de devenir ce qu’il a prévu que nous pouvons être, afin que nous puissions être une témoignage de sa bonté.

L’apôtre Paul n’a pas été doux envers nos sentiments d’estime de soi : « Or, par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous, de n’avoir pas de lui-même une plus houte opinion qu’il ne doit, mais d’avoir des sentiments modestes, selon la mesure de la foi que Dieu a départie à chacun »(Romains 12.3). « Car si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne sit rien, il séduit lui-même » (Galates 6.3).

Croyez-le ou non, c’est la recette d’une vie utile et heureuse. Les anciennes méthodes, les anciens enseignements, le respect de nos aînés et des autorités, nous permettent de développer notre capacité à servir les autres. Nous n’avons pas besoin de nous battre la tête contre le mur en essayant de faire accepter aux autres notre vision de la réalité. Le contentement et la paix intérieure viennent de l’acceptation de la vision révélée de la réalité par Dieu et de la recherche de l’approbation de Dieu.

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Un peu d’espoir?

1918, Moose Jaw, Saskatchewan. Les gens ont commencé à mourir de la grippe espagnole dans la première semaine d’octobre. Des soldats malades revenant du front européen ont été logés au manège militaire de Moose Jaw et la maladie s’est propagée à partir de là.

Le directeur de santé publique de Moose Jaw et district, le Dr Turnbull, a ordonné la fermeture de tous les lieux de rassemblement jusqu’à nouvel ordre. Cela comprenait les écoles, les lieux de culte, les salles de billard, etc. Il a demandé des bénévoles pour travailler avec les malades et que les gens portent des masques et ne se rassemblent pas. Le district militaire a renvoyé les soldats directement chez eux et a cessé de les héberger au manège militaire. Leurs papiers de décharge leur seraient envoyés par la poste. Le Dr Turnbull a transformé l’école Prince Arthur et l’hôtel de South Hill en hôpitaux.

Image by Vesna Harni from Pixabay 

Lorsque la guerre a pris fin la deuxième semaine de novembre, des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues pour célébrer. Le Dr Turnbull craignait un renouvellement de l’épidémie de la grippe, mais cela ne s’est pas produit. Les cinq semaines de fermeture ont permis à Moose Jaw de traverser le pire de l’épidémie. Ce n’était pas fini, mais la propagation rapide avait été stoppée, le nombre d’infections et de décès était plus faible. Le Dr Turnbull a rouvert des écoles, des salles de billard, des lieux de culte, des lieux de rassemblement et fermé un hôpital de «secours».

2020, France. Il y a un mois, face à une augmentation exponentielle des cas de COVID-19, le gouvernement a décrété une fermeture stricte. Au début, le nombre de cas et de décès a continué d’augmenter. Mais au cours de la semaine dernière, le nombre d’infections et de décès a diminué chaque jour. Le président Macron a maintenant annoncé un assouplissement progressif des règles de confinement, à compter de cette semaine.

Pendant ce temps, ici en Saskatchewan, les cas de COVID ne cessent pas d’augmenter et le gouvernement dit que de nouvelles restrictions seront annoncées aujourd’hui. N’est-ce pas une bonne nouvelle, selon les exemples que je suis venu de raconter?

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L’évangélisation au milieu de la persécution

Deux extraits des écrits de Menno Simons (1496-1561)

Menno Simons, 1610. Christoffel van Sichem. Bibliothèque universitaire, Amsterdam

C’est ma seule joie et le désir de mon cœur, que je puisse étendre les frontières du royaume de Dieu, faire connaître la vérité, réprouver le péché, enseigner la justice, nourrir les âmes affamées avec la Parole du Seigneur, conduire les brebis égarées dans le droit chemin, et gagner de nombreuses âmes pour le Seigneur par son Esprit, sa puissance et sa grâce.

À cette fin, nous prêchons autant que l’opportunité et la possibilité nous le permettent, de jour comme de nuit, dans les maisons et dans les champs, dans les forêts et les déserts, dans cette terre et à l’étranger, en prison et dans les fers, dans l’eau, le feu et l’échafaud, sur la potence et sur la roue, devant les seigneurs et les princes, oralement et en écrivant au péril des possessions et de la vie, comme nous l’avons fait ces nombreuses années sans cesse.

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Intervention divine

Daniel était dans un dilemme. Il était captif dans un pays étranger, mais on lui offrait maintenant une formation qui le préparerait à une carrière lucrative. Le seul problème était que l’un des avantages de ce programme de formation était qu’il recevrait la même nourriture que le roi. La nourriture elle-même n’était pas ce qui troublait Daniel. Ce serait une nourriture saine et nutritive ; mais c’était de la nourriture qui avait été offerte en sacrifice au dieu du roi. Daniel savait qu’il était en captivité parce que le peuple de Dieu s’était compromis pendant des années avec les dieux des peuples païens qui les entouraient.

Daniel se proposa donc dans son cœur de ne pas se souiller. Quelle décision capitale pour un jeune homme ! Il savait que sa décision risquait d’être exclue de la grande opportunité qui s’offrait à lui, qu’elle pourrait même avoir des conséquences fatales. Mais c’était sa décision et il s’y est tenu.

Dieu a béni la décision de Daniel. Cela lui a donné un homme à Babylone qui lui était entièrement dévoué et il utiliserait Daniel pour inciter le roi de Babylone à protéger le peuple de Dieu. Nous savons comment les choses se sont passées à partir de là. Le roi avait des rêves, Daniel les interpréta. Le roi a promu Daniel et ses trois amis aux plus hautes fonctions administratives de Babylone.

Les trois amis de Daniel ont été jetés dans un four surchauffé et en sont sortis sans même l’odeur de fumée. Le roi décréta alors une punition sévère pour quiconque dirait quoi que ce soit contre le Dieu des trois amis de Daniel.

Le roi a perdu la raison et a été mis au pâturage avec les animaux. J’imagine que tout le temps qu’il était avec les bêtes, il n’arrêtait pas de se dire : «Je suis le grand roi Nabuchodonosor, je peux simplement me lever et retourner dans le palais à tout moment et continuer comme avant.» Mais il ne pouvait pas. Ce n’est qu’après avoir admis que le Dieu du ciel était plus grand qu’il ne l’était, que sa raison lui revint. Maintenant, Nabuchodonosor a pleinement reconnu et soumis au Dieu du ciel comme suprême.

Le fils de Nabuchodonosor n’a rien appris de l’expérience de son père. Lorsqu’il devint roi, il organisa une grande fête et demanda que les vases du temple de Dieu soient sortis et utilisés pour boire du vin lors de sa fête. Puis il vit l’écriture sur le mur. Personne ne savait ce que cela signifiait, finalement sa mère est venue et lui a dit d’appeler Daniel. Daniel lui a dit que l’écriture disait qu’il avait été pesé et jugé insuffisant et que le royaume lui serait enlevé.

Babylone a été renversée cette même nuit par les Mèdes et les Perses. Daniel a continué en tant que conseiller de confiance du roi de Perse. Il y avait d’autres personnes dans le royaume perse qui risquaient leur vie pour être fidèles à Dieu, comme Esther, Mardochée et Néhémie. Il ressort de l’histoire que tant qu’il y avait des gens qui refusaient de se souiller avec le paganisme, Dieu intervenait directement dans les affaires des grands royaumes païens pour protéger son peuple.

À quel moment sommes-nous en Amérique du Nord ? Dieu est-il sur le point de révéler l’écriture sur le mur pour le Canada et les États-Unis ? Ou est-ce que l’écriture sur le mur sera pour nous en tant que chrétiens dans ces pays ? Dieu est-il sur le point de nous peser dans la balance et de déclarer que nous avons failli ?

Dieu est intervenu dans l’histoire de nos deux pays pour assurer notre liberté religieuse. Pourtant, il me semble que nous avons été enclins à honorer les hommes pour ce que Dieu a fait, même au point d’appeler nos nations des nations chrétiennes. Ils ne le sont pas et ne l’ont jamais été. Étiqueter une nation de ce monde comme chrétienne et considérer les hommes et les lieux et événements historiques presque comme des saints, des écrits sacrés et des lieux saints est-il bien différent de se souiller avec de la nourriture sacrifiée aux idoles ?

Dieu est intervenu directement pour assurer la liberté de conscience dans nos deux pays. Les délégués au Congrès continental de 1774 ont débattu de quelle église devrait être l’église officielle de l’État de la nouvelle nation, car presque tous les délégués ont convenu qu’une telle chose était nécessaire. Les États de la Nouvelle-Angleterre étaient congrégationalistes et n’autorisaient aucune autre église. Les États du sud n’autorisaient que l’Église d’Angleterre. Le Maryland était catholique romain. Seuls le Rhode Island et la Pennsylvanie n’avaient pas d’église officielle. En raison de ces divisions, les délégués n’ont pas pu se mettre d’accord et ont finalement abandonné l’idée d’avoir une église d’État pour la nouvelle république.

Ce n’était pas l’œuvre de grands hommes avec une vraie vision de la liberté de conscience. Cela ressemble plus à une intervention directe de Dieu pour préparer la voie à l’établissement de son église en Amérique du Nord.

De même au Canada, tant que le Haut-Canada et le Bas-Canada (Ontario et Québec) étaient des colonies distinctes, l’Église d’Angleterre était l’église d’État dans l’une et l’Église catholique romaine dans l’autre. Mais lorsqu’ils furent unis sous un seul gouvernement en 1841, il n’était plus possible d’avoir une église d’État pour tout le pays et comme le pays s’étendait vers l’est et vers l’ouest, il n’était pas possible de rendre une église officielle.

Lorsque les mennonites se sont installés pour la première fois dans le Haut-Canada vers 1800, ils étaient tolérés, mais ils ne pouvaient pas organiser de services matrimoniaux légaux. L’Ordre Orange était très puissant en Ontario et farouchement opposé à tout groupe qui n’était ni blanc, ni anglo-saxon, ni protestant. L’Église catholique romaine du Québec était tout aussi intolérante. Je considère qu’il s’agit d’une intervention divine que le Canada ait été réuni de telle manière qu’aucun des deux camps ne puisse dominer le pays, permettant ainsi la liberté de conscience au peuple de Dieu.

De nouveaux systèmes de croyances sont apparus et sont devenus prédominants dans les deux pays, propagés par les cathédrales de l’éducation (les universités) et l’ensemble du système éducatif. Nous arrivons maintenant à un point où la liberté de conscience est considérée comme une chose dangereuse, presque trahison.

La liberté dont nous avons joui ne nous a pas été accordée par de grands et nobles politiciens, mais par l’œuvre directe de Dieu. La solution à notre situation actuelle ne viendra pas de sources politiques. Nous devons rechercher la miséricorde et le but de Dieu dans nos cœurs pour ne pas nous souiller avec des idées, des croyances et des programmes qui viennent d’autres sources.

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Christianisme authentique

« Nous devons commencer par souligner qu’avec le lancement de la vision du Nouveau Testament, une nouvelle idée était en train d’être abordée ; un nouveau et très révolutionnaire concept de la société est introduit au monde, à savoir que les hommes peuvent s’entendre paisiblement sur le marché même s’ils n’adorent pas dans le même sanctuaire. Le Nouveau Testament conçoit la société humaine comme une chose composite, c’est-à-dire composée de factions . . . Il pense que même si les hommes diffèrent fondamentalement et radicalement au sanctuaire, ils n’ont pas besoin de s’affronter sur le marché. »
-Leonard Verduin, The Reformers and their Stepchildren, pp. 21-22, © 1964 Wm. B. Eerdmans Publishing Company

Comme Leonard Verduin l’a vu, lorsque l’Église et l’État s’unissent pour qu’être citoyen et chrétien soient la même chose, un hybride est créé. Cet hybride peut se dire chrétien, mais sa nature est contraire au christianisme authentique. Le christianisme authentique est caractérisé par la foi et l’amour, qui ne peuvent être ni produits ni imposés par le pouvoir de l’État. La religion de l’hybride n’est pas basée sur des croyances ou des doctrines, mais sur la participation aux cérémonies religieuses et aux sacrements mandatés par l’État. Il ne peut y avoir de mission dans un tel cadre ; il n’y a aucun sens que certains pourraient être sauvés et d’autres non sauvés, car tous sont sauvés en vertu de la citoyenneté et de l’appartenance à l’église. Refuser de participer aux sacrements mandatés par le gouvernement est un acte de trahison.

« Au cours du dernier demi-siècle, le monde a été témoin de la montée de gouvernements totalitaires et de sociétés monolithiques, c’est-à-dire de sociétés dans lesquelles tous sont censés partager la même loyauté ultime. Ce sont des sociétés dans lesquelles il n’y a pas de place pour la diversité des convictions. Je vois cette évolution avec inquiétude. Ma conviction est que pour qu’une personne soit elle-même, elle doit vivre en présence d’options authentiques, doit pouvoir exercer un choix, doit, en un mot, être libre de jouir d’une certaine souveraineté. Pour être pleinement humaine, une personne doit faire partie d’une société composite.

« De plus, je suis convaincu que la société composite est dans une large mesure le produit (quoiqu’un sous-produit) de la vision du monde du christianisme authentique. »
-Leonard Verduin, The Anatomy of a Hybrid, page 7, © 1976 Wm B.Eerdmand Publishing Co., Grand Rapids, Michigan

Telle a été la vision des chrétiens appelés anabaptistes, vaudois, mennonites, etc. tout au long de l’histoire. Leur refus de compromettre leur foi en se soumettant à l’hybride a provoqué des persécutions intenses à plusieurs reprises. Nous, qui prétendons être des descendants des anabaptistes, aurons-nous la même foi inébranlable lorsque la persécution reviendra?

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Les vrais chrétiens

Image par skeeze de Pixabay

Je travaillais dans le bureau d’une cliente la semaine dernière, calculant le paiement de la taxe de vente qu’elle aurait à payer. Quand je lui ai dit le montant, elle était bouleversée, se demandant comment elle allait payer cela et d’autres paiements à venir. Je savais qu’elle n’était pas en colère contre moi, c’était une réaction compréhensible d’un propriétaire d’entreprise.

Le lendemain, elle m’a envoyé un courriel pour s’excuser de sa réaction, et pour dire qu’elle était reconnaissante de la façon dont Dieu continue de répondre à tous les besoins de l’entreprise et que sa réponse fût en décalage avec les réalités de la fidélité de Dieu et qu’il mérite qu’on lui fasse confiance.

J’ai répondu que je n’avais pas senti qu’elle avait besoin de s’excuser auprès de moi, mais que j’étais reconnaissante de travailler avec quelqu’un qui a un lien avec Dieu qui l’amène à corriger de petites erreurs dans son attitude et son discours.

Les vrais chrétiens ne sont pas ceux qui ne font jamais d’erreurs, ce sont eux qui sont douloureusement conscients de leurs erreurs, les confessent et font de leur mieux pour les corriger.

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