Nous avons besoin de l’aide de Dieu

René Descartes et Jean-Jacques Rousseau pensaient que toutes les connaissances utiles pouvaient être découvertes par le raisonnement pur, sans enseignement par d’autres personnes. En fait, une personne serait plus heureuse et plus noble si elle ne recevait aucune aide d’autrui pour découvrir le sens et le but de la vie. Dans le cadre de cette philosophie, toute influence provenant du foyer et de la religion sont considérées comme négatives et néfastes.

Jérémie, le prophète de l’Ancien Testament, voyait les choses sous un jour différent : «Je le sais, ô Éternel! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir; Ce n’est pas à l’homme, quand il marche, à diriger ses pas.» (Jérémie 10.23)

Après quelques générations d’apprentissage par la découverte, au cours de laquelle la religion, la famille et l’héritage culturel ont été dévalorisés, y a-t-il des signes indiquant que la génération actuelle est plus noble, plus gentille, plus heureuse?

Je pense que non. Ce que j’ai vu et vécu pendant huit décennies me dit que Jérémie avait raison. Nous avons besoin de l’aide de Dieu.

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Fixer vos yeux sur quelque chose, vous vous dirigez vers elle

C’est ce qu’on a enseigné à ma femme lors de son cours de conduit. Si vous voyez un danger sur la route et que vous le fixez du regard de peur de le heurter, vous vous dirigerez inconsciemment dans la direction où vous regardez et vous le heurterez à coup sûr. Pour éviter un danger, il faut chercher à le contourner et fixer votre regard sur la façon d’éviter le danger.

Il en va de même dans beaucoup d’autres circonstances de la vie. Lorsque j’étais enfant, j’étais douloureusement conscient des caractéristiques désagréables de mon père; je me suis juré de ne jamais être comme lui. Surprise – bien des années plus tard, je me suis rendu compte que j’avais acquis toutes les caractéristiques que je n’aimais pas chez mon père, mais aucune de ses caractéristiques admirables. Or, il avait beaucoup de qualités admirables.

À l’époque, nous nous rendions souvent en ville en autobus. Inévitablement, mon père trouvait quelqu’un à qui parler, dans l’autocar, à la gare, partout où nous allions. Avant longtemps, il posait une question comme : «Que pensez-vous de Christ?» Alors j’avais envie de me cacher dans un trou, ou au moins de rester le plus loin possible pour que personne ne pense que j’étais de sa famille.

Et bien, devinez quoi? Aujourd’hui, je souhaite ressembler davantage à mon père sur ce point. J’ai parfois fait des efforts pour rencontrer des gens. J’ai même été missionnaire dans une grande ville. Dans un tel contexte, il est facile de s’impliquer dans la réponse aux besoins de quelques personnes au point de perdre de vue la situation dans son ensemble. Il est tentant de penser que l’évangélisation consiste à distribuer des traités et à organiser des réunions d’évangélisation. Aucune de ces idées n’est mauvaise, mais si je ne suis pas prêt à m’impliquer personnellement avec les gens autour de moi, rien de tout cela ne fonctionnera.

Voici quelques réflexions :

1) Plus je rencontre de gens, plus j’ai de chances de trouver des gens qui désirent à discuter le sens spirituel de la vie.

2) Si je me présente comme quelqu’un qui a toutes les réponses, les gens m’éviteront comme la peste.

3) Il est préférable de poser des questions que d’avoir une dissertation préparée et polie sur les problèmes du jour.

4) Il est préférable de pointer les gens à la Bible plutôt qu’à moi-même.

5) Il n’y a pas de mal à confesser ne pas savoir la réponse à une question. L’humilité est attractive, elle me met au même niveau que mon interlocuteur.

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Le triple objectif de l’Église

À mesure que je lis le Nouveau Testament, les preuves s’accumulent pour montrer que l’existence de l’Église a un triple objectif. Chacun de ces objectifs est lié aux deux autres et en dépend. Nous pourrions peut-être appeler cela un tabouret à trois pieds, et lorsqu’un des pieds est plus court que les autres, cela crée une situation instable.

  1. Glorifier Dieu
    Le premier objectif est de glorifier Dieu. «Après ces choses, je regardai, et voici, une grande foule que personne ne pouvait compter, de toute nation, et tribus, et peuples et langues, qui se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de longues robes blanches; et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est par notre Dieu, qui est assis sur le trône, et par l’agneau! Et tous les anges se tenaient autour du trône et des anciens et des quatre êtres vivants; et ils tombèrent devant le trône sur leur face et adorèrent Dieu, disant : Amen! la bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance et la force à notre Dieu, aux siècles des siècles, amen» (Apocalypse 7.9-12). Ce passage se déroule autour du trône de Dieu dans les cieux, mais nous devons commencer à glorifier Dieu ici et maintenant pour pouvoir continuer dans l’éternité.

Le fruit de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix et tout le reste doivent être évidents dans l’église. La joie ne doit pas être étouffée au nom de l’humilité ni forcée par sens du devoir. La paix doit être authentique, fondée sur la reconnaissance pour le pardon de Dieu et la volonté de pardonner aux autres.

  1. Être un lieu sûr pour le peuple de Dieu
    Le deuxième objectif est de fournir une bergerie au troupeau de Dieu – un endroit où il peut être nourri, où ses blessures sont soignées et où il est protégé des ennemis qui cherchent à lui faire du mal. «Jusqu’à ce que nous atteignions tous à l’unité de la foi et de la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’homme parfait, à la mesure de la stature de la plénitude de Christ; afin que nous ne soyons plus de petits enfants, flottants et portés çà et là par tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes par leur adresse dans l’art de l’égarement, nous croissions à tous égards en celui qui est la tête, le Christ, de qui tout le corps bien coordonné et étroitement lié par le moyen de toutes les jointures de soutien, opère l’accroissement du corps avec une efficacité proportionnée à chaque partie, pour qu’il soit lui-même édifié dans l’amour» (Éphésiens 4.13-16).

L’église doit être un lieu où les blessés et ceux qui sont fatigués peuvent trouver un véritable amour fraternel qui sera un baume sur leurs blessures et accélérera leur guérison. Mais l’Église doit aussi être pure. Les membres faibles doivent se sentir les bienvenus, ceux qui vivent dans la désobéissance volontaire doivent être réprimandés et, s’ils ne se repentent pas, ils ne doivent pas être retenus dans la bergerie, de peur que leur désobéissance ne soit un piège pour les autres.

  1. Faire de nouveaux disciples dans nos communautés d’origine et dans le monde entier
    Le troisième objectif est de proclamer aux autres l’Évangile salvateur de Jésus-Christ. «Jésus s’étant approché, leur parla, en disant : Tout autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre; allez donc, faites disciples toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur enseignant à observer toutes les choses que je vous ai commandées; et voici que, moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement de l’âge. Amen» (Matthieu 28.18-20). «Et toutes choses viennent de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui-même par l’intermédiaire de Jésus-Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation; à savoir que Dieu était dans le Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs offenses et ayant mis en nous la parole de la réconciliation. C’est donc par le Christ que nous sommes ambassadeurs, comme si Dieu exhortait par notre intermédiaire; c’est par le Christ que nous supplions : Soyez réconciliés avec Dieu» (2 Corinthiens 5.18-20).

La Grande Mission dite d’enseigner, de faire de toutes les nations des disciples. La proclamation de l’Évangile n’est qu’un début. Lorsque ceux qui sont ici se convertissent, il s’agit encore de l’étape préliminaire à l’accomplissement de la mission que Jésus nous a confiée. Les nouveaux convertis ont besoin de l’aide de chrétiens expérimentés pour discerner si une vie nouvelle a germé en eux, ou s’il s’agit simplement d’un désir de vie nouvelle. Ils ont besoin d’être enseignés, soutenus et encouragés alors qu’ils abandonnent leurs anciennes habitudes et apprennent à marcher avec Jésus. Nous avons tous besoin du soutien de croyants authentiques tout au long de notre vie chrétienne.

Je ne sais pas si l’un de ces trois objectifs a la prééminence sur les autres. Si nous sommes vraiment conduits par le Saint-Esprit, nous accomplirons les trois. Si nous laissons l’Esprit faire son œuvre parfaite en nous, il n’y aura pas d’hésitation dans la manière dont l’Église est perçue par les autres.

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Lisons toute la Bible

Ces dernières années, le christianisme officiel a eu mauvaise presse. On nous assure constamment que les églises sont vides parce que les prédicateurs insistent trop sur la doctrine — le dogme ennuyeux, comme on l’appelle. Le fait est exactement l’inverse. C’est la négligence du dogme qui est à l’origine de l’ennui. La foi chrétienne est le drame le plus passionnant qui ait jamais frappé l’imagination de l’homme — et le dogme est le drame.

Dorothy L. Sayers, 1893-1957

Sachant que Dieu a créé un nouveau moyen de communication, l’alphabet phonétique, pour transmettre son message à l’humanité, cela nous indique qu’il considère ce message comme étant d’une importance vitale. «Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour corriger dans la justice; afin que l’homme de Dieu soit accompli, étant entièrement forme pour toute bonne œuvre.» (2 Timothée 3.16)

La Bible n’est pas une mine, où nous devons déblayer le sol et les rochers pour atteindre le précieux minerai : tout n’est que de l’or. Elle n’est pas non plus une boîte noire dans laquelle nous plongeons la main pour en extraire quelques versets et les interpréter sans tenir compte du contexte dans lequel ils se trouvent. La Bible est un livre unique, inspiré par Dieu, dans lequel chaque verset est lié au reste du livre.

Si nous lisons de petites portions de la Bible, en sautant d’un jour à l’autre d’un endroit à l’autre, nous ne faisons que jouer à la marelle sur sa surface. Il n’est pas étonnant que nous trouvions le jeu ennuyeux au bout d’un certain temps. La Bible n’est pas un recueil de contes moraux, c’est l’histoire de personnes réelles, de personnes qui ont souvent fait des bêtises, et de la manière dont Dieu les a enseignées et conduites pas à pas à comprendre les bénédictions qu’il avait préparées pour ceux qui écouteraient et obéiraient à sa voix.

Si nous nous plongeons dans la Bible et commençons à la lire comme Dieu l’a voulu, en lisant un livre entier avant de passer à l’autre, nous découvrons que les grands hommes de Dieu n’étaient pas ceux qui faisaient tout bien. Certains d’entre eux ont fait des choses horribles. Certaines des femmes les plus connues de la Bible ont commencé par faire des choses qui choqueraient les chrétiens bien-pensants de notre époque. Mais lorsqu’elles ont remis leur avenir entre les mains de Dieu, il les a conduits pour démontrer sa grâce et pour accomplir ses desseins.

Lisons toute la Bible. Comme Dorothy L. Sayers, je vous garantis que ce n’est pas un livre ennuyeux.

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Moïse apprend à lire et à écrire

L’Éternel avait un message qui serait essentiel au bien-être de tous les peuples, à travers tous les temps. Le point de départ était de prendre un groupe de personnes et de leur enseigner un alphabet phonétique, c’est-à-dire un ensemble de caractères où chaque caractère représentait un son spécifique et où ces caractères pouvaient être assemblés pour former des mots.

Image par Oberholster Venita de Pixabay 

Rien de tel n’existait avant que Moïse ne monte sur le mont Sinaï. Il existait différents types de pictogrammes représentant des personnes, des animaux, des arbres, etc., mais rien qui puisse représenter sous forme écrite tous les mots et toutes les nuances d’une langue parlée.

Tous les historiens s’accordent à dire que l’alphabet hébreu a été le premier alphabet phonétique. Les deux premières lettres étaient Aleph et Bet (qui sont devenues Alpha et Beta dans l’alphabet grec), d’où le mot alphabet.

Ainsi, alors que Moïse était sur la montagne, l’Éternel lui enseigna les 22 caractères de l’alphabet hébreu et la manière de les utiliser pour communiquer son message à l’humanité.

Les réflexions suivantes sont tirées du Commentaire biblique d’Adam Clarke :

Écrites avec le doigt de Dieu (Exode 31.18) — Toutes les lettres ont été gravées par Dieu lui-même. Winder, dans son History of Knowledge, pense qu’il est probable que ce fut la première écriture en caractères alphabétiques jamais montrée au monde, bien qu’il ait pu y avoir des marques ou des hiéroglyphes gravés sur du bois, de la pierre, etc. avant cette époque; voir Exode 17.14. Les passages suivants semblent prouver que ces tables furent écrites, non par le commandement, mais par la puissance de Dieu lui-même : «Et l’Éternel dit à Moïse : Monte vers moi sur la montagne, et demeure là; je te donnerai les tables de pierre que j’ai écrites, pour les instruire;» Exode 24.12. «Il lui donna les deux tables de Témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu;» Exode 31.18. «Alors Moïse retourna et descendit de la montagne, les deux tables du Témoignage en sa main; les tables écrites deux cotées. Et les tables étaient l’ouvrage de Dieu; l’écriture aussi était l’écriture de Dieu, gravée sur les tables;» Exode 32.15, Exode 32.16. «L’Éternel prononça ces paroles [les dix commandements] à toute votre assemblée, sur la montagne, du milieu du feu, de la nuée et de l’obscurité, d’une voix forte, et il n’y ajouta rien, puis il les écrivit sur deux tables de pierre», Deutéronome 5.22. Il est donc évident que cette écriture était proprement et littéralement l’écriture de Dieu lui-même. Dieu écrivit maintenant sur des tables de pierre ce qu’il avait écrit à l’origine sur le cœur de l’homme, et, par miséricorde, il plaça devant ses yeux ce qui, par le péché, avait été effacé de son âme; il nous montre par là ce qui, par l’Esprit du Christ, doit être réécrit dans l’esprit, 2 Corinthiens 3.3; et cela conformément à l’alliance que Dieu avait promis longtemps auparavant de conclure avec l’humanité, Jérémie 31.33.

«Aucune époque,» dit Dr A. Bayley, «ne semble aussi appropriée que celle-ci pour dater l’introduction des lettres parmi les Hébreux, car après cette période nous trouvons des mentions continuelles de lettres, de lecture et d’écriture, dans le sens actuel de ces mots.» Voir Deutéronome 27.8; Deutéronome 31.9. Moïse, dit-on, επαιδευθη, fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, dans toute la science qu’ils possédaient; mais il est évident qu’il n’avait appris d’eux aucune méthode d’écriture, autrement il n’y aurait pas eu besoin de l’action et de l’assistance de Dieu pour écrire les deux Tables de la loi, il n’y aurait pas eu besoin d’une écriture miraculeuse. Si Moïse avait connu cet art, l’Éternel aurait pu lui dire, comme il le fait souvent par la suite : Écris ces paroles; Exode 34.27. Écris sur les pierres les paroles de cette loi; Deutéronome 27.3. Écris pour toi ce cantique; Deutéronome 31.19. On dira peut-être que le fait que Dieu ait écrit la loi lui a donné une sanction. C’est vrai; mais pourquoi n’enseignerait-il pas aussi le premier usage des lettres, à moins qu’il ne soit prouvé qu’elles étaient en usage avant cette opération ? On pourrait croire qu’il est excessif d’affirmer que les lettres, pas plus que le langage, ne sont une découverte naturelle, qu’il est impossible que l’homme ait inventé l’écriture, et qu’il ne l’a pas inventée : pourtant, cela peut sembler vrai d’après les réflexions suivantes :

  1. La raison peut nous montrer combien il était presque impossible qu’un nombre juste et approprié de caractères convenant aux sons du langage fût naturellement trouvé par un homme quelconque, pour lequel il était facile d’imiter et de varier, mais non d’inventer.
  2. Il ressort de l’histoire mosaïque que l’introduction de l’écriture chez les Hébreux n’est pas due à l’homme, mais à Dieu.
  3. Il n’y a pas de vestiges évidents de l’existence de lettres chez les autres nations jusqu’à la transmission de la loi au mont Sinaï, et encore, chez certains, jusqu’à une date très tardive.
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Dieu veut parler avec vous

Abraham a parlé avec Dieu, Moïse a parlé avec Dieu, David a parlé avec Dieu, mais le peuple israélite en général voulait voir à qui il était censé parler. Ils se sont donc fabriqué un taureau en or. Le taureau était la créature la plus puissante et la plus virile qu’ils connaissaient et ils pensaient que cela leur montrerait ce à quoi Dieu ressemblait.

Image par Gaertringen de Pixabay

Avez-vous déjà essayé de converser avec un taureau? J’en ai été le plus proche un automne pendant mon adolescence alors que je travaillais dans une ferme. Il y avait un pâturage à côté du champ de foin et dans ce pâturage il y avait un troupeau de bovins hereford, dont un énorme taureau. Le taureau considérait que c’était son privilège légitime de franchir la clôture tous les jours pour atteindre les bonnes choses dans le champ de foin.

Là, il broutait tranquillement jusqu’au soir et c’était alors mon devoir de le ramener dans le pâturage. Je marchais jusqu’au coin du pâturage, j’ouvrais la barrière et je revenais vers le taureau. Heureusement, c’était un gentleman et il savait ce qu’on attendait de lui. Il se dirigeait calmement vers la barrière et retournait dans le pâturage. Puis je fermais la barrière. Nous n’avons jamais vraiment eu de conversation. Il savait que j’étais là, mais ne me regardait jamais. Je marchais à une distance respectueuse derrière lui et ne lui disais jamais de se dépêcher.

Je vis à une époque différente de celle des anciens israélites. Dieu voulait leur parler et entendre ce qu’ils avaient à dire. Il voulait être leur père. Cela semblait être totalement au-delà de leur capacité de compréhension. Ils voulaient un Dieu qu’ils pouvaient voir, Dieu voulait des gens qui lui parlaient. Il voulait être leur père.

Pouvez-vous imaginer avoir un taureau comme votre père? Cela correspond-il à l’idée que vous vous faites d’une famille chaleureuse? Les israélites commençaient tout juste à apprendre à quel genre de Dieu ils avaient affaire. Nous commençons tous avec d’idées drôles au sujet de Dieu et il nous faut parfois des années pour apprendre à le connaître avant de pouvoir nous débarrasser de ces drôles d’idées.

Pour avoir une relation avec Dieu et découvrir qui il est vraiment, nous devons lui parler et l’écouter lorsqu’il nous parle. Il nous parle tout le temps, généralement de manière inaudible, et nous devons être attentifs pour saisir ce qu’il nous dit. Mais apprendre à l’écouter apporte de grands bienfaits. Et il attend que nous lui parlions.

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Ce qui était dépassé est devenu le dernier cri

J’ai rejoint les personnes qui ont adopté la dernière tendance technologique. Je porte désormais un Moleskine dans ma poche, où que j’aille.

Le nom moleskine vient d’un type de tissu fabriqué en Angleterre. Pendant plus de 100 ans, un petit relieur de Tours, en France, a fabriqué un petit carnet dont la couverture ressemblait à de la moleskine. Le carnet était muni d’une bande élastique pour le maintenir fermé, d’un signet et d’une pochette à l’intérieur de la couverture arrière. Le carnet Moleskine a été très prisé par les artistes et les écrivains parisiens. L’entreprise a cessé ses activités en 1986. Onze ans plus tard, une entreprise milanaise a relancé le Moleskine, dans plusieurs formats, et le vend dans le monde entier.

Image par Loyloy Thal de Pixabay 

Le Moleskine est un carnet robuste avec une couverture rigide, des coins arrondis qui résistent à l’usure et un papier de haute qualité. Il présente de nombreux avantages par rapport à n’importe quel appareil électronique pour prendre des notes, faire des dessins ou noter des inspirations au fur et à mesure qu’elles se présentent à l’esprit.

Avec un Moleskine, je suis le système d’exploitation, le logiciel de traitement de texte et l’imprimante. Il n’y a pas besoin de piles, de fils, d’une prise électrique ou d’une connexion internet. Si je tombe en panne, pour une sieste ou pour la nuit, rien de ce que j’ai écrit n’est perdu. Lorsque je me réveille, il n’est pas nécessaire d’attendre que le carnet démarre.

J’ai une tablette électronique avec un clavier, aussi un téléphone intelligent, mais l’utilisation de ces petits claviers est lente et sujette aux erreurs. Le lien entre la pensée, la main et le papier est plus intuitive, moins encombrante et donc plus productive. J’ai de nombreux carnets qui sont tout simplement trop grands pour être emportés partout. Tout ce dont j’ai besoin, c’est d’un Bic et d’un Moleskine.

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Pourquoi y a-t-il deux histoires dans l’Ancien Testament ?

Les récits des livres de Samuel et des Rois racontent une histoire d’Israël, tirée de documents sources plus anciens. Les Chroniques sont une histoire couvrant la même période, tirée des mêmes documents sources, mais elles sont différentes. Comment cela se fait-il ?

La réponse est simple : les premières histoires ont été écrites par Jérémie avant la captivité babylonienne pour avertir le peuple du jugement imminent de Dieu; la seconde histoire a été écrite par Esdras après la captivité pour rappeler au peuple l’amour et la miséricorde de Dieu. Si vous doutez de ces attributions, comparez les quatre derniers versets de 2 Rois avec les quatre derniers versets de Jérémie. Ils sont identiques, mot pour mot. (Il se peut que la rédaction effective de Samuel et de Rois ait été faite par Baruch selon les instructions de Jérémie). Ensuite, comparez les deux derniers versets de 2 Chroniques avec le début d’Esdras. Ils sont à nouveau identiques, mot pour mot.

Jérémie a souligné les manquements des rois d’Israël et de Juda, mentionnant comment le cœur de Salomon était détourné par ses femmes et mettant particulièrement l’accent sur la méchanceté de Manassé. Esdras ne dit rien de négatif au sujet de Salomon et rapporte la repentance de Manassé et la façon dont il a passé les années suivantes de sa vie à réparer le mal qu’il avait fait.

En d’autres termes, si Jérémie relate l’infidélité du peuple de Dieu, Esdras relate la fidélité de Dieu.

Tous deux sont des rappels nécessaires pour le peuple de Dieu à toutes les époques, y compris aujourd’hui. Nous devons nous rappeler que Dieu jugera nos péchés, mais nous devons aussi être assurés qu’il est miséricordieux et juste pour pardonner nos péchés lorsque nous nous repentons.

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La place centrale de Jésus-Christ

L’ordre des livres de l’Ancien Testament dans nos Bibles ne suit pas la séquence d’origine des Écritures hébraïques. Nos Bibles suivent l’ordre qui est apparu pour la première fois dans la traduction grecque appelée la version des septante, qui a été faite au 3e siècle avant Jésus-Christ.

À l’origine, les Écritures hébraïques étaient écrites sur des parchemins et conservées dans trois compartiments dans les synagogues. Les Bibles hébraïques imprimées suivent la même disposition, comme indiqué ci-dessous.

LA LOI
Genèse
Exode
Lévitique
Nombres
Deutéronome

LES PROPHÈTES
Les anciens prophètes
Josué
Juges
Samuel
Rois

Les derniers prophètes
Ésaïe
Jérémie
Ézéchiel
Les Douze (Osée à Malachie, tous en un seul rouleau)

LES ÉCRITS
Livres poétiques
Psaumes
Proverbes
Job

Les cinq rouleaux
Cantiques des Cantiques
Ruth
Lamentations
Esther
Ecclésiaste

Livres historiques
Daniel
Esdras-Nehémie (un rouleau)
Chroniques

Ceci n’est pas seulement d’un intérêt historique. Il y a d’autres éléments que j’aimerais souligner dans de futurs articles, mais l’élément le plus significatif est que les Écritures hébraïques se terminent avec le peuple juif autorisé par Cyrus, roi de Perse, à retourner à Jérusalem et en Judée. Mais à ce stade, ils n’ont ni roi ni royaume. Ils sont toujours un état vassal de la Perse, mais attendent avec impatience la venue du Messie et la restauration du royaume.

Après ça, tout est silencieux pendant 400 ans. Puis le Nouveau Testament commence avec l’évangile de Matthieu. Les Chroniques commencent avec plusieurs généalogies. Matthieu choisit l’une d’entre elles, la lignée royale de David, et la prolonge jusqu’à la naissance de Jésus de la vierge Marie, et raconte comment cela était l’accomplissement de ce qui avait été promis dans les Écritures hébraïques.

Le chapitre deux de Matthieu commence par un groupe d’étrangers qui se présente à Jérusalem et demande où ils peuvent trouver le nouveau-né, le roi des Juifs. Au chapitre 3, Jean-Baptiste annonce que le royaume des cieux est proche. Peu après, Jésus commence à prêcher la bonne nouvelle du royaume. Matthieu indique au moins 16 fois comment un événement dans la vie de Jésus est un accomplissement des Écritures.

Voyons-nous comment l’ordre traditionnel des Écritures hébraïques s’accorde parfaitement avec le Nouveau Testament ? Les Chroniques nous laissent avec des questions sur la manière et le moment où les types et les prophéties non accomplis pourraient se réaliser. L’Évangile de Matthieu révèle comment tous ces types et prophéties s’accomplissent en la personne de Jésus-Christ.

En Luc 24.44, Jésus raconte aux apôtres comment les trois parties des Écritures hébraïques ont été accomplies en lui : «il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes».

Ainsi, Jésus est le personnage central de l’histoire de l’humanité. Toutes les Écritures de la Genèse aux Chroniques l’indiquent; toutes les Écritures de Matthieu à l’Apocalypse le montrent comme étant le remède à notre besoin le plus profond : le besoin d’être réconcilié avec notre Créateur.

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Se pourrait-il que j’aie des préjugés ?

Fady Dagher est né au Liban, a grandi en Côte d’Ivoire et est venu au Canada en tant que jeune adulte. Il a été agent de police dans la ville de Montréal pendant de nombreuses années et, il y a quelques années, il a été engagé comme chef de la police de la ville de Longueil. Il y a quelques mois, il est devenu chef de la police de la ville de Montréal.

C’est déjà une remarquable histoire de réussite canadienne. La raison de son retour à Montréal est encore plus intrigante. Cette ville très cosmopolite a été, ces dernières années, le théâtre d’incidents de violence interethnique et des accusations de racisme ont été portées contre la police municipale. On a estimé que M. Fady avait les compétences, la vision et l’ouverture d’esprit nécessaires pour apaiser la situation.

Il ne nie pas l’existence de préjugés chez certains policiers et dans le grand public. Il avoue même avoir eu lui-même certains de ces sentiments. Il ne pense pas que la solution consiste à discipliner les policiers pour chaque petit incident, mais à créer une atmosphère de compréhension. Il affirme que le racisme, et les préjugés en général, est si subtil et sournois qu’une personne peut même ne pas en avoir conscience. La solution consiste à apprendre à se connaître et à prendre conscience de ses propres suppositions sur les autres.

Ce dernier paragraphe est une paraphrase de ce que j’ai retenu d’une récente interview de Fady Dagher par un journal. J’ai été frappé par le fait que c’est quelque chose que beaucoup d’entre nous, qui sont des disciples de Jésus-Christ, doivent encore apprendre. Nous sommes tous enthousiasmés pour les missions dans les nations lointaines, mais lorsque des gens de ces nations immigrent au Canada et se présentent dans nos quartiers, nous avons tendance à nous méfier d’eux. Il est vrai que beaucoup d’entre eux ont tendance à former des communautés de gens comme eux. Mais ne faisons-nous pas de même? Comment pouvons-nous nous comprendre les uns les autres si nous ne faisons aucun effort pour apprendre à nous connaître?

Jésus nous a dit de faire des disciples de toutes les nations. Je crois que cela s’applique autant aux personnes de ces nations qui vivent parmi nous qu’à celles qui restent dans leur pays d’origine.

Je ne sais pas vraiment comment m’y prendre, mais je veux faire un effort plus sérieux pour franchir ces frontières invisibles qui nous séparent de ceux qui ne nous ressemblent pas.

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